Le Burkina et le Mali veulent relever ensemble leur défi commun contre le terrorisme

Le Burkina Faso et le Mali veulent donner un nouvel élan à leur coopération bilatérale et renforcer leur solidarité au sein de la Confédération des États du Sahel (AES). À l’occasion de la visite officielle du président malien Assimi Goïta à Ouagadougou, le jeudi 5 novembre 2026, les deux dirigeants ont réaffirmé leur volonté de conjuguer leurs efforts face aux défis communs, avec une attention particulière accordée à la lutte contre le terrorisme.

Au terme de cette rencontre, le Capitaine Ibrahim Traoré et le Général d’armée Assimi Goïta ont rendu publique une déclaration conjointe dans laquelle ils ont exprimé leur détermination à consolider les relations entre leurs deux pays. L’objectif affiché est de parvenir à apporter « ensemble, des réponses adéquates aux défis communs », notamment dans le domaine de la sécurité.

Dans cette perspective, les deux chefs d’État ont donné des instructions aux ministères chargés des Affaires étrangères afin qu’ils prennent les dispositions nécessaires pour organiser à Ouagadougou la 11e session de la Grande Commission mixte de coopération Burkina-Mali. Cette rencontre doit permettre de poursuivre les échanges et de renforcer les mécanismes de collaboration entre les deux États.

L’AES au cœur du rapprochement entre Ouagadougou et Bamako

Au-delà de leurs relations bilatérales, les deux dirigeants ont également abordé les avancées enregistrées au sein de la Confédération des États du Sahel. Ils ont exprimé leur satisfaction concernant les progrès réalisés dans plusieurs secteurs stratégiques, notamment la défense, la sécurité, la diplomatie, le développement, la santé et l’éducation.

Les présidents burkinabè et malien ont particulièrement salué les initiatives engagées pour promouvoir « la souveraineté pleine et entière » des trois pays membres de la Confédération. Ils ont, dans le même temps, insisté sur l’importance de consolider leur solidarité et leur partenariat pour favoriser « la paix, la stabilité et le développement durable » dans la sous-région.

La question des ressortissants au centre des échanges

La situation des ressortissants des deux pays a également occupé une place dans les discussions. Le Capitaine Ibrahim Traoré a exprimé sa reconnaissance à son homologue malien et au peuple du Mali pour l’accueil réservé aux Burkinabè refoulés de Guinée.

Les deux chefs d’État se sont par ailleurs félicités des conditions d’hospitalité et de sécurité dont bénéficient leurs compatriotes dans l’espace confédéral. Ils ont encouragé les différentes communautés à préserver cette dynamique de cohabitation harmonieuse entre les populations.

À l’issue de cette visite officielle, Assimi Goïta a salué la vision défendue par Ibrahim Traoré à la tête de l’AES, ainsi que les efforts déployés pour concrétiser les idéaux et les objectifs de la Confédération.

Le président malien en a également profité pour inviter son homologue burkinabè à effectuer une visite officielle au Mali. Une invitation acceptée par le Capitaine Ibrahim Traoré. La date de ce déplacement sera communiquée ultérieurement par voie diplomatique.

Burkina Faso : un partenariat sincère souhaité avec l’Union européenne

Le Burkina Faso entend redéfinir ses relations avec l’Union européenne sur de nouvelles bases. À Bruxelles, le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, a réaffirmé la volonté de son pays de construire un partenariat fondé sur la sincérité, le respect mutuel et la souveraineté nationale. Un message adressé aux responsables européens dans un contexte de relations diplomatiques marquées par plusieurs points de friction.

Les 3 et 4 novembre 2026, le chef de la diplomatie burkinabè a échangé avec Birgitte Nygaard Markussen, représentante spéciale de l’Union européenne pour le Sahel, puis avec Kaja Kallas, cheffe de la diplomatie européenne. Au centre des discussions : les perspectives de relance de la coopération entre Ouagadougou et Bruxelles.

Ces échanges interviennent alors que les relations entre les deux parties connaissent des tensions, notamment à la suite d’une résolution du Parlement européen consacrée à la situation sécuritaire au Burkina Faso. Face à ce climat, l’Union européenne a évoqué la possibilité d’une « approche renouvelée » à l’égard du Burkina Faso et, plus largement, du Sahel. Elle a également exprimé sa disponibilité à intensifier le dialogue politique en prenant en considération les intérêts communs.

Du côté burkinabè, la position reste clairement définie. Karamoko Jean Marie Traoré a assuré que son pays demeurait ouvert à la coopération avec l’ensemble de ses partenaires, à condition que ceux-ci respectent sa souveraineté et ses orientations stratégiques.

« Nous voulons des discours sincères fondés sur des faits justes, tirés de la réalité du terrain », a-t-il déclaré. Le ministre a également exprimé son désaccord avec les prises de position de l’eurodéputé français Christophe Gomart, qu’il estime déconnectées des réalités vécues au Burkina Faso.

Dans ses échanges avec les responsables européens, le chef de la diplomatie burkinabè a par ailleurs rejeté toute présentation du Burkina Faso comme un pays isolé sur la scène internationale. Il a notamment appelé à dépasser les perceptions européennes pour mieux appréhender les réalités politiques et sécuritaires du Sahel.

Au terme des discussions, les deux parties ont convenu de poursuivre le dialogue. Ouagadougou a néanmoins rappelé que cette démarche devait reposer sur des échanges francs, ouverts et respectueux des positions de chacun.

Burkina Faso : le projet du Mémorial Thomas Sankara déclaré d’utilité publique urgente

Le projet de construction du Mémorial Isidore Noël Thomas Sankara franchit une nouvelle étape. Réuni le jeudi 5 novembre 2026, le Conseil des ministres a adopté un décret déclarant d’utilité publique urgente les infrastructures prévues dans le cadre de ce projet à Ouagadougou. Cette décision vise à faciliter la mobilisation du terrain nécessaire à la réalisation de cet ensemble architectural, dont la livraison est envisagée à l’horizon 2028.

Au cœur du projet figure un complexe mémoriel composé de plusieurs infrastructures emblématiques. Les travaux prévoient notamment la construction d’une tour baptisée « Sankara », haute de 87 mètres, ainsi que d’un musée d’une superficie de 2 360 m². Un téléphérique est également annoncé pour relier le Mémorial au parc Bangr-Weogo.

Pour accueillir ces différentes installations, un terrain de 14 hectares, 61 ares et 66 centiares a été retenu dans le secteur 3 de l’arrondissement n°1 de la commune de Ouagadougou. Le site est délimité au nord par le Centre national de transfusion sanguine, au sud par le boulevard Thomas Sankara, à l’est par l’École nationale d’administration et de magistrature ainsi que l’Université Joseph Ki-Zerbo. À l’ouest, il jouxte les ministères de la Santé et des Finances.

Mais la disponibilité de cette emprise foncière représente un défi important pour la conduite du chantier. Sur la superficie nécessaire, environ 10 hectares sont actuellement occupés par des propriétés privées, des dépendances du domaine public et des enclaves diplomatiques. Une situation susceptible de compliquer la libération du site et de compromettre le respect du calendrier prévisionnel.

C’est pour lever cet obstacle que le gouvernement a décidé de recourir à la déclaration d’utilité publique urgente. L’adoption de ce décret doit ainsi faciliter la mobilisation du foncier indispensable à la construction du Mémorial Isidore Noël Thomas Sankara.

Burkina Faso : une agence de médecine traditionnelle au cœur de la réforme du ministère de la Santé

Le Burkina Faso réorganise son système de santé. Réuni le jeudi 5 novembre 2026, le Conseil des ministres a adopté un décret modifiant l’organigramme du ministère de la Santé. Parmi les principales mesures annoncées figure la création d’une agence consacrée à la médecine traditionnelle, avec pour ambition de mieux valoriser les savoirs médicaux locaux.

Cette réforme entend également rapprocher les services de santé des populations et renforcer la coordination des structures sanitaires sur l’ensemble du territoire. Présentée par le ministre de la Santé, Robert Lucien Jean-Claude Kargougou, elle introduit plusieurs changements dans l’organisation du département.

La nouvelle architecture prévoit notamment la création d’un Secrétariat général adjoint chargé de la coordination, de l’organisation et du fonctionnement des établissements hospitaliers et des sociétés d’État. L’objectif est d’assurer un suivi plus soutenu de ces structures, dans un contexte où les populations expriment des attentes croissantes en matière de qualité des soins.

Le décret prévoit également la mise en place de nouvelles structures spécialisées. Il s’agit notamment d’un Secrétariat permanent consacré à la lutte contre le sida, les infections sexuellement transmissibles (IST), les hépatites virales et la tuberculose, ainsi que d’un Secrétariat technique chargé de l’intelligence sanitaire.

Autre innovation majeure : la création du Faso Center for Disease Control (Faso CDC), appelé à renforcer les capacités nationales de surveillance et de riposte face aux maladies. La réforme prévoit aussi la mise en place de l’Agence burkinabè de médecine traditionnelle et alternative (ABMTA), destinée à contribuer à la mise en œuvre de la politique nationale dans ce domaine.

À travers cette nouvelle structure, les autorités entendent accorder une place plus importante aux pratiques médicales traditionnelles et mieux valoriser le patrimoine thérapeutique national.

Le réaménagement concerne également l’organisation territoriale des services sanitaires. Des directions provinciales de la Santé seront créées afin de renforcer l’encadrement administratif et la gestion de proximité. À cela s’ajoute la mise en place de centres hospitaliers provinciaux, rattachés à des groupements hospitaliers régionaux.

Enfin, cette restructuration s’accompagne de suppressions de structures existantes. Le décret prévoit notamment la dissolution de la Société de gestion de l’équipement et de la maintenance biomédicale (SOGEMAB), dont les attributions seront transférées à la Direction des infrastructures, des équipements et de la maintenance. Le Secrétariat technique chargé de la multisectorialité pour la nutrition sera également supprimé, ses missions devant être reprises par la Direction de la nutrition.

Burkina Faso : le gouvernement crée Faso SANU pour réorganiser l’exploitation artisanale de l’or

Le Burkina Faso engage une nouvelle réforme de son secteur aurifère artisanal. Réuni en Conseil des ministres le jeudi 5 novembre 2026, sous la présidence du capitaine Ibrahim Traoré, le gouvernement a adopté trois décrets destinés à renforcer l’encadrement de cette activité. Au cœur de ces décisions figure la création de Faso SANU, une nouvelle société d’État appelée à accompagner la réorganisation des sites miniers artisanaux.

Au titre du ministère de l’Énergie, des Mines et des Carrières, l’exécutif a validé trois textes portant sur la gouvernance et l’organisation de l’exploitation artisanale de l’or. Le premier décret définit les conditions et les modalités de réorganisation des sites miniers illégaux, notamment ceux concernés par des conflits ou présentant un caractère stratégique pour l’État.

À travers cette mesure, les autorités entendent mieux encadrer les activités sur ces différents sites et favoriser un climat plus apaisé entre les acteurs du secteur. Le ministre de l’Énergie, des Mines et des Carrières, Yacouba Zabré Gouba, estime que cette réorganisation permettra d’améliorer les conditions d’exploitation artisanale de l’or.

Le gouvernement entend également renforcer le respect de la réglementation minière, particulièrement en matière de protection des enfants. Sur ce point, le ministre a prévenu que les sanctions prévues par la législation seraient appliquées aux personnes impliquées dans le travail des enfants sur les sites miniers.

« Tout acteur qui se rendra coupable de l’emploi des enfants sur les sites miniers se verra appliquer toute la rigueur de la loi », a-t-il averti.

La deuxième décision porte sur la création de Faso SANU, une société d’État dont le nom signifie « or » en langue dioula. Cette nouvelle structure devra servir d’instrument opérationnel à l’État dans la réorganisation du sous-secteur minier artisanal. Elle aura notamment pour mission d’apporter un appui technique à l’application des mesures prévues dans le premier décret.

Concernant son organisation financière, Yacouba Zabré Gouba a précisé que le capital de Faso SANU serait réparti à parts égales entre deux entités publiques. La Société nationale des substances précieuses (SONASP) détiendra 50 % des parts, tandis que les 50 % restants reviendront au Trésor public.

Enfin, le troisième décret adopté par le Conseil des ministres concerne les statuts de cette nouvelle société. Cette disposition vient compléter le dispositif réglementaire nécessaire à son fonctionnement et à l’accomplissement de ses missions.

Avec ces trois décisions, le gouvernement burkinabè entend renforcer l’intervention de l’État dans l’organisation de l’exploitation artisanale de l’or. La réorganisation des sites concernés et la mise en place de Faso SANU constituent ainsi les principaux leviers retenus pour mieux encadrer cette activité minière.

Tour du Faso 2026 : Anes Riahi offre une quatrième victoire d’étape à l’Algérie

L’Algérie poursuit sa domination sur les routes du 37e Tour cycliste international du Faso. Après le triplé de Yacine Hamza, son compatriote Anes Riahi a remporté, jeudi 5 novembre 2026, la 7e étape disputée entre Ouagadougou et Pô. Au terme des 143,76 kilomètres de course, le coureur algérien s’est imposé en 3 h 12 min 33 s, à une vitesse moyenne de 44,796 km/h. De son côté, le Sud-Africain Gustav Basson conserve le maillot jaune.

Ils étaient 70 coureurs à prendre le départ de cette étape, avec Pô comme destination finale. Après une vingtaine de kilomètres parcourus en peloton groupé, la course a connu un premier tournant au kilomètre 28, à l’approche du sprint intermédiaire de Kombissiri. Neuf coureurs ont alors réussi à prendre leurs distances avec le groupe principal.

Cette échappée réunissait trois Burkinabè de l’équipe régionale du Centre, Moucaila Rawendé, Mohamadi Ilboudo et Pawendin Bamouni, deux Marocains, Mohcine El Kouraji et Youssef Bdadou, deux Algériens, Anes Riahi et Hamza Amari, le Néerlandais Jonathan Kerkhofs et le Camerounais Ibrahim Mouhammed.

Avec une avance de 1 min 28 s sur le peloton, les neuf hommes ont franchi le premier point chaud au kilomètre 39,84. Anes Riahi s’y est illustré en prenant la première place du sprint intermédiaire, devant le Marocain Youssef Bdadou et le Burkinabè Mohamadi Ilboudo.

Loin de se contenter de cette première performance, le coureur algérien a poursuivi sur sa lancée. À l’approche du deuxième sprint intermédiaire, situé au kilomètre 60, l’échappée avait porté son avance à 3 min 22 s. Une nouvelle fois, Anes Riahi a dominé le passage, devançant cette fois Mohcine El Kouraji et Moucaila Rawendé.

La course a ensuite pris une nouvelle dimension. Porté par le rythme imposé par les hommes de tête, le groupe de neuf a continué de creuser l’écart avec le peloton. À Nobéré, au kilomètre 99,63, l’avance atteignait désormais 5 min 15 s. Anes Riahi a profité de ce troisième point chaud pour signer un nouveau succès au sprint, réalisant ainsi un sans-faute sur les trois passages intermédiaires.

Derrière lui, les échappés ont maintenu leur effort en direction de Pô. Malgré la réduction progressive de leur avance, le groupe de tête a réussi à préserver suffisamment de marge pour rejoindre l’arrivée. Anes Riahi a finalement confirmé sa supériorité en remportant l’étape devant le Marocain Youssef Bdadou et le Néerlandais Jonathan Kerkhofs.

Cette victoire constitue la quatrième de l’Algérie sur cette édition du Tour du Faso, après les trois succès obtenus par Yacine Hamza. Le classement général, lui, reste dominé par Gustav Basson. Leader depuis la quatrième étape, le Sud-Africain a conservé son maillot jaune à l’arrivée à Pô.

Les autres distinctions n’ont pas non plus changé de propriétaire. L’Algérien Yacine Hamza garde le maillot vert du classement par points, tandis que le Burkinabè Soumaila Ilboudo, de l’équipe nationale, conserve celui du meilleur grimpeur. Le Marocain Youssef Bdadou reste en tête du classement des points chauds. Enfin, Moucaila Rawendé, de l’équipe nationale du Burkina Faso, demeure le premier coureur burkinabè au classement.

Coopération universitaire Burkina Faso-Arabie saoudite : les nouvelles règles pour l’attribution des bourses d’études à l’étranger

Le Burkina Faso et l’Arabie saoudite souhaitent donner un nouvel élan à leur coopération dans le domaine de l’enseignement supérieur. Mais ce rapprochement universitaire devra désormais s’inscrire dans le cadre des nouvelles règles définies par Ouagadougou pour l’attribution des bourses d’études à l’étranger.

C’est dans cette perspective que le ministre burkinabè de l’Enseignement supérieur, Adjima Thiombiano, a reçu, mercredi 4 novembre 2026, l’ambassadeur d’Arabie saoudite au Burkina Faso, Saad Misfer Ahmed Almimoni.

Au centre de cette rencontre, le renforcement du partenariat universitaire entre les deux pays. Selon le ministère burkinabè de l’Enseignement supérieur, les discussions ont notamment porté sur les perspectives de consolidation de cette coopération, dans un contexte marqué par les réformes engagées par les autorités burkinabè.

En effet, Ouagadougou entend désormais encadrer davantage l’attribution des bourses étrangères. Les nouvelles dispositions prévoient que les formations financées à l’étranger soient conformes au Référentiel des formations prioritaires, afin de tenir compte des orientations nationales en matière de formation.

Une autre exigence concerne les établissements universitaires d’accueil. Ceux-ci devront s’assurer que les étudiants burkinabè disposent d’une autorisation de sortie pour études à l’étranger, délivrée par les autorités nationales, avant leur admission dans le cadre de ces programmes.

Cette rencontre entre les responsables burkinabè et le représentant diplomatique saoudien ouvre ainsi la voie à une coopération universitaire appelée à s’adapter aux nouvelles orientations du pays. Toutefois, aucun accord concret ni calendrier de mise en œuvre n’a été communiqué à l’issue des échanges.

Cristiano Ronaldo met fin à 23 ans de carrière internationale avec le Portugal

Après plus de deux décennies sous les couleurs de la Seleção, Cristiano Ronaldo tourne une page majeure de sa carrière. À 41 ans, le quintuple Ballon d’Or a annoncé, ce jeudi 5 novembre 2026, sa décision de quitter définitivement l’équipe nationale portugaise, mettant ainsi un terme à une aventure internationale exceptionnelle.

La nouvelle a été officialisée par l’attaquant dans un communiqué publié sur ses réseaux sociaux. Cette décision intervient après une période de réflexion entamée à la suite de la dernière trêve internationale. Un choix mûrement réfléchi pour celui qui aura consacré 23 années de sa carrière à défendre les couleurs de son pays.

Dès les premières lignes de son message, le capitaine portugais a tenu à rappeler son attachement à sa nation. « Le Portugal sera toujours en moi », a-t-il écrit, avant de s’adresser directement aux supporters. Il a également évoqué le moment venu de ranger le célèbre numéro 7, qu’il a arboré pendant plus de vingt ans avec la sélection.

Dans un extrait de sa vidéo d’adieu diffusée sur son compte Instagram officiel, Cristiano Ronaldo a livré un message chargé d’émotion : « Aujourd’hui, ma carrière sur le terrain avec l’équipe nationale prend fin. Je pars la tête haute, fier du chemin que j’ai parcouru, et conscient d’avoir donné tout ce que j’avais pour le Portugal. »

L’ancien capitaine a également assuré qu’il resterait proche de la sélection, malgré son départ. « Je continuerai à souffrir avec vous, à me réjouir et à célébrer chaque victoire du Portugal comme si c’était ma victoire personnelle. J’ai passé ma vie à travailler pour devenir le meilleur joueur du monde. Et aujourd’hui, j’ai réalisé que la plus grande victoire était de mériter l’honneur de représenter le meilleur pays du monde », a-t-il déclaré.

Au fil des années, Cristiano Ronaldo s’est imposé comme une figure incontournable de l’histoire du football portugais. Arrivé au plus haut niveau international au début des années 2000, il a progressivement pris une place centrale dans la sélection, jusqu’à en devenir le capitaine et l’un des joueurs les plus emblématiques.

Son parcours avec la Seleção restera notamment marqué par le sacre à l’Euro 2016, premier grand titre international du Portugal, mais aussi par les victoires en Ligue des nations en 2019 et en 2025. Autant de succès qui ont jalonné une carrière internationale riche en rendez-vous majeurs.

Cette annonce intervient au lendemain d’une dernière période internationale qui semble avoir nourri sa réflexion sur la suite de son parcours avec le Portugal. Si l’aventure avec la sélection s’achève, l’attaquant n’entend pas pour autant mettre un terme à sa carrière professionnelle.

À 41 ans, Cristiano Ronaldo poursuit son parcours au sein du club saoudien d’Al-Nassr. Il garde également en ligne de mire un objectif personnel de taille : atteindre la barre symbolique des 1 000 buts inscrits en carrière.

SIAO 2026 : Ousmane Bougouma salue le savoir-faire des artisans africains

Le Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO) continue de recevoir des visiteurs institutionnels. Ce mercredi 4 novembre 2026, le président de l’Assemblée législative du peuple (ALP), Dr Ousmane Bougouma, a parcouru plusieurs espaces d’exposition de cette 18e édition, où il a pu découvrir la diversité des créations artisanales et saluer l’ingéniosité des exposants africains, particulièrement burkinabè.

Au fil de sa visite, le chef du Parlement s’est notamment arrêté au pavillon Soleil Levant, qui accueille les 17 stands représentant les régions du Burkina Faso. Il a également découvert le stand « Koulouba » de la Présidence du Faso, le village de l’Alliance des États du Sahel (AES) ainsi que l’espace consacré au Ghana, pays invité d’honneur de cette édition. Son parcours s’est achevé au pavillon de la Créativité « Thomas Sankara ».

À l’issue de cette immersion, Dr Ousmane Bougouma a exprimé son admiration pour la qualité des œuvres présentées. Il a notamment souligné le potentiel créatif des artisans et la richesse de leur savoir-faire.

« Nous avons surtout découvert, visité des œuvres d’une grande qualité qui témoignent du génie créateur de nos artisans, de leur savoir-faire et de leur ingéniosité », a-t-il déclaré.

L’artisanat au cœur de la souveraineté économique

Au-delà de la découverte des expositions, cette visite a également été l’occasion pour le président de l’ALP de revenir sur le thème de cette 18e édition : « Artisanat africain et industrialisation : quelle synergie pour une meilleure organisation et valorisation des produits locaux comme patrimoine culturel ? ».

Il a estimé que cette thématique rejoint les ambitions du Burkina Faso en matière de souveraineté économique. Selon lui, le développement industriel passe nécessairement par une meilleure organisation des secteurs d’activité, parmi lesquels l’artisanat occupe une place importante.

Le secteur emploie en effet de nombreux hommes et femmes et contribue à la création de richesses. Pour Dr Ousmane Bougouma, son potentiel nécessite toutefois une structuration progressive afin de favoriser son évolution vers une production davantage industrialisée.

« Cette souveraineté économique ne peut se faire qu’à travers une industrialisation. Et cette industrialisation a besoin d’organisation des différents secteurs d’activité », a-t-il expliqué, avant d’insister sur la nécessité de faire évoluer l’artisanat traditionnel vers un artisanat industriel.

Deux prix spéciaux pour encourager la créativité

La présence du président de l’Assemblée législative du peuple au SIAO avait également pour objectif de rappeler l’engagement de l’institution en faveur des artisans. Comme lors des précédentes éditions, l’ALP prévoit de décerner deux prix spéciaux.

Le premier, baptisé « Prix Thomas Sankara de la Créativité », entend récompenser l’innovation et l’ingéniosité des artisans. À travers cette distinction, Dr Ousmane Bougouma souhaite également perpétuer la mémoire de l’engagement du capitaine Thomas Sankara en faveur du monde artisanal.

« Nous souhaitons magnifier l’ingéniosité, l’innovation de nos artisans, et rappeler aussi que le capitaine Thomas Sankara a porté le flambeau des artisans et nous devons travailler à ce que ce flambeau-là ne s’éteigne jamais », a-t-il souligné.

Le second prix, consacré aux régions, vise à mettre en valeur les créations des artisans burkinabè issus des différentes régions du pays. Ces deux distinctions doivent ainsi contribuer à encourager les talents locaux et à donner davantage de visibilité à leur travail.

Chacun des prix spéciaux comprend trois récompenses, soit six distinctions au total. Les lauréats du premier prix de chaque catégorie recevront chacun 1 500 000 FCFA. Les deuxièmes bénéficieront d’une enveloppe de 1 000 000 FCFA. Pour les troisièmes, la récompense s’élève à 750 000 FCFA pour le prix des régions et à 500 000 FCFA pour le Prix Thomas Sankara de la Créativité.

À travers ces distinctions, l’Assemblée législative du peuple entend associer la reconnaissance du savoir-faire artisanal à la promotion de l’innovation et à la valorisation des productions locales.

Burkina-Guinée : Le Ministre Mahamadou Sana signale des blessés par balle parmi les Burkinabè expulsés

Le ministre burkinabè de la Sécurité, Mahamadou Sana, a dénoncé les conditions dans lesquelles des ressortissants de son pays ont été expulsés de Guinée. En déplacement au Mali à la tête d’une délégation gouvernementale, il a fait état de plusieurs blessés parmi les compatriotes concernés, dont certains auraient été atteints par balle. Le gouvernement burkinabè annonce, par ailleurs, la mobilisation d’une centaine de bus pour organiser leur retour.

Arrivés au Mali après les opérations menées par les autorités guinéennes contre l’orpaillage clandestin, plusieurs ressortissants burkinabè font actuellement l’objet d’une prise en charge avec l’appui des autorités maliennes. À leur rencontre, Mahamadou Sana a regretté le déroulement de cette opération, estimant que les pays concernés auraient dû être informés en amont.

« Cette opération, malheureusement, est fort déplorable et regrettable », a-t-il déclaré. Le ministre a notamment déploré que ni Bamako ni Ouagadougou n’aient été préalablement informés de l’intervention, ce qui, selon lui, n’a pas permis d’anticiper ses conséquences.

« En aucun cas ni les autorités maliennes ni les autorités burkinabè n’ont été informées à l’avance de cette opération, toute chose qui n’a pas permis d’anticiper également sur ce qui se passe actuellement », a-t-il insisté.

Des blessés, dont certains par balle, signalés

Au cours de son intervention, le chef de la délégation burkinabè a également évoqué des violences présumées subies par certains ressortissants pendant l’opération. Selon les informations recueillies par la mission, plusieurs personnes auraient été blessées, certaines par balle.

« Ce qui nous remonte, en tout cas, nous avons enregistré, et fort déplorable, des blessés, même parfois des blessés par balle, ce qui laisse croire que nos compatriotes ont subi des traitements cruels, inhumains et dégradants », a affirmé Mahamadou Sana.

Mandatée par le président du Faso et le Premier ministre, la délégation gouvernementale s’est rendue au Mali avec pour mission d’évaluer la situation, de recenser les difficultés rencontrées par les ressortissants et de leur apporter une assistance adaptée.

« Nous avons été mandatés […] pour venir non seulement évaluer la situation et identifier aussi les différents problèmes, mais aussi apporter l’assistance nécessaire à nos compatriotes », a expliqué le ministre.

Une centaine de bus mobilisée pour le rapatriement

Au-delà de l’évaluation de la situation, les autorités burkinabè entendent organiser le retour de leurs ressortissants dans des conditions dignes et décentes. À cet effet, une centaine de bus a été mobilisée. Au moment de la déclaration du ministre, 50 véhicules étaient déjà en route sur le territoire malien.

Mahamadou Sana a annoncé le lancement de l’opération dès le lendemain, soit le 5 novembre 2026. Des sites d’accueil auraient également été identifiés et aménagés au Burkina Faso afin de faciliter la prise en charge des personnes rapatriées et leur retour auprès de leurs familles.

Le ministre a, dans le même temps, salué l’accompagnement des autorités maliennes depuis l’arrivée des ressortissants burkinabè. Il a notamment souligné les mesures d’assistance humanitaire déployées, ainsi que l’implication de l’ambassade du Burkina Faso au Mali, aussi bien à Bamako que dans la zone frontalière.

« Nous avons bénéficié de l’hospitalité légendaire de nos homologues frères du Mali », a-t-il déclaré, avant de transmettre la reconnaissance des autorités burkinabè au gouvernement et au peuple maliens pour leur soutien aux compatriotes en difficulté.

Cette mission gouvernementale intervient dans un contexte de mouvements de ressortissants étrangers vers le Mali, à la suite des opérations engagées en Guinée contre l’orpaillage clandestin. Pour Ouagadougou, l’urgence est désormais d’assurer la prise en charge des personnes concernées et de faciliter leur retour sur le territoire national.