JAES 2026 : Ouagadougou rassemble la jeunesse sahélienne autour du sport et de la fraternité

Ouagadougou accueille depuis le 8 septembre 2026 une importante rencontre sportive entre les jeunesses burkinabè, malienne et nigérienne. Les deuxièmes Jeux de la Confédération des États du Sahel (JAES) ont officiellement démarré au Palais des Sports de Ouaga 2000. La cérémonie d’ouverture a été présidée par le président de l’Assemblée législative du Peuple (ALP), Dr Ousmane Bougouma. Il représentait le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré.

Derrière les confrontations sportives, les organisateurs veulent surtout créer un espace de rapprochement entre les peuples des trois pays. Le Burkina Faso, le Mali et le Niger entendent ainsi faire du sport un moyen de renforcer les liens entre leurs jeunesses.

Dans le message du Président du Faso, lu par la ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, Annick Pikbougoum, cette ambition a été clairement rappelée. Les performances individuelles doivent désormais être perçues comme celles d’une même jeunesse partageant un destin commun.

« Qu’un athlète burkinabè gagne, qu’un athlète malien gagne ou qu’un athlète nigérien gagne, c’est notre jeunesse commune qui gagne. Car désormais, au-delà de nos frontières, nous avons un destin commun à construire », a-t-elle déclaré.

Le message adressé aux compétiteurs ne s’est toutefois pas limité à la recherche des médailles. Les autorités ont appelé les athlètes à faire preuve de discipline, de courage et de respect tout au long des Jeux. Elles les ont également invités à accepter la victoire avec humilité et la défaite avec dignité.

« Donnez le meilleur de vous-mêmes. Soyez disciplinés. Soyez courageux. Acceptez la victoire avec humilité et la défaite avec dignité. Ne trichez pas. Ne renoncez pas », a lancé la ministre.

Elle a également insisté sur la dimension personnelle de la compétition. Pour les autorités, le véritable défi dépasse le classement final et concerne aussi la capacité de chaque athlète à se dépasser.

« La véritable victoire n’est pas seulement celle que l’on inscrit sur un tableau de résultats. La véritable victoire, c’est celle que l’on remporte sur soi-même », a-t-elle souligné.

La directrice générale des Sports et des Loisirs, Valérie Badolo/Tapsoba, a également pris la parole au cours de la cérémonie. Elle a donné lecture du discours de la ministre en charge des Sports, présidente du Comité national d’organisation. Son message a porté sur la responsabilité des compétiteurs dans l’image qu’ils donneront de leurs pays.

Les performances compteront, mais le comportement des athlètes constituera aussi un élément important de cette deuxième édition. « Les médailles et les performances compteront. Mais votre comportement sur les terrains comptera tout autant », a déclaré Valérie Badolo.

Elle a souhaité que ces Jeux laissent une empreinte qui dépasse les résultats sportifs. L’objectif est de montrer une jeunesse sahélienne capable de se mesurer dans la compétition tout en préservant le respect et la fraternité.

Au total, 376 athlètes prennent part à cette édition, accompagnés de 164 encadreurs et officiels issus du Burkina Faso, du Mali et du Niger. Les compétitions se poursuivront jusqu’au 16 septembre dans huit sites de la capitale burkinabè.

Onze disciplines figurent au programme. Il s’agit notamment du football, du handball, de la lutte, de la boxe, de l’athlétisme, du judo et du tir à l’arc.

Au-delà des résultats attendus sur les différents terrains, les JAES 2026 portent donc un message d’unité entre les trois pays membres de la Confédération des États du Sahel. L’accès gratuit aux sites de compétition doit permettre aux populations de participer largement à cette célébration sportive.

À Ouagadougou, le sport devient ainsi un espace de rencontre pour une jeunesse appelée à partager davantage qu’une compétition. Pendant plusieurs jours, les athlètes burkinabè, maliens et nigériens sont invités à défendre leurs couleurs tout en portant l’image d’une même communauté sahélienne.

Ouagadougou : plus de 6 kilomètres de voirie inaugurés à Dassasgho et Wayalghin

La transformation du paysage urbain se poursuit à Ouagadougou. Plusieurs ouvrages routiers de la centralité secondaire du Grand-Est, regroupant Dassasgho et Wayalghin, ont été inaugurés mardi 8 septembre 2026.

Le projet met officiellement en service une voirie de plus de six kilomètres dans ces deux quartiers. Les travaux ne se limitent toutefois pas aux routes. Ils comprennent également deux forages équipés de châteaux d’eau, deux kilomètres d’éclairage public solaire et la plantation d’un millier d’arbres.

Pour Pingdwendé Dieudonné Ouédraogo, représentant du Président de la délégation spéciale (PDS) de Ouagadougou, ces réalisations participent au désenclavement et à une meilleure organisation de la capitale. L’objectif est également d’améliorer les conditions de déplacement et le confort des Ouagavillois.

Dans le détail, le premier axe mesure environ trois kilomètres. Il relie la rue Naaba-Kibé au boulevard Thomas-Sankara. Le deuxième, long de plus d’un kilomètre, relie le musée national à l’avenue de la Croix-Rouge.

Un troisième tronçon, de plus de deux kilomètres, dessert les équipements publics de la zone ainsi que les autres infrastructures réalisées dans le cadre du projet. La réalisation de cet ensemble d’infrastructures a nécessité un investissement de plus de 6 milliards de francs CFA, selon le représentant du PDS.

Pour Dieudonné Ouédraogo, la construction d’infrastructures utiles et durables, adaptées aux besoins des populations, constitue un levier important du développement. Il a toutefois rappelé que leur préservation relève également de la responsabilité des bénéficiaires. Il a ainsi appelé les populations à respecter les emprises, les ouvrages d’assainissement, la signalisation et l’ensemble des équipements aménagés.

« La commune construit, mais la préservation des réalisations est collective », a-t-il déclaré.

Le représentant du ministre de la Construction de la Patrie, le colonel-major Elie Tarpaga, a lui aussi mis en avant la portée du projet. Il estime que la mise en service de ce linéaire routier de plus de six kilomètres, réalisée dans le cadre de la phase II du Projet de développement durable de Ouagadougou (PDDO2), traduit concrètement l’utilisation des ressources issues des efforts consentis par les Burkinabè. Selon lui, le PDDO constitue le quatrième pilier du plan RELANCE.

Le projet accorde également une place au parcours sportif de Dassasgho, intégré aux travaux de réhabilitation. Pour le colonel-major Elie Tarpaga, cette réalisation intervient dans un contexte marqué par plusieurs difficultés, mais témoigne d’un Burkina Faso qui continue d’avancer avec sa population.

Il a félicité l’Agence municipale des grands travaux (AMGT), chargée de la maîtrise d’ouvrage déléguée, et appelé les différents acteurs à privilégier l’union ainsi que la préservation des biens publics. Du côté de l’AMGT, ces nouvelles voiries répondent à des choix stratégiques. Son directeur général, Youmandia Djibril Toguyeni, explique que leur sélection ne repose pas sur une préférence particulière pour ces quartiers.

« Nous n’avons pas choisi ces voiries parce qu’on les aime plus que les autres. Elles ont été choisies parce qu’elles vont non seulement contribuer à désenclaver les quartiers, mais aussi apporter une dynamique de rééquilibre de notre territoire », a-t-il expliqué.

La conception des voies aménagées tient également compte de l’ensemble des usagers. Piétons et automobilistes doivent pouvoir les utiliser dans de meilleures conditions. L’éclairage public solaire constitue un autre volet du projet. Youmandia Djibril Toguyeni veut notamment tirer parti de l’énergie solaire pour contribuer à réduire la consommation d’électricité des familles.

Pour les populations bénéficiaires, les changements sont déjà perceptibles. Joseph Tapsoba, représentant des résidents, a salué la réalisation des infrastructures. Il a notamment évoqué la situation qui prévalait aux abords du mur ouest du musée national. « C’était l’insécurité totale tout le long du mur côté ouest du musée. Les délinquants y régnaient en maîtres absolus, dès les tombées de la nuit », a-t-il témoigné.

Le représentant des résidents a assuré que la population sera mobilisée pour préserver ces infrastructures, présentées comme des biens précieux pour les quartiers bénéficiaires et pour l’ensemble de la Nation.

Burkina Faso-Gabon : Thierry Yvon Michel N’Goma veut donner un nouvel élan aux relations bilatérales entre les deux pays

L’axe Ouagadougou-Libreville entend franchir une nouvelle étape. Le nouvel ambassadeur de la République Gabonaise au Burkina Faso, Thierry Yvon Michel N’Goma, a remis les Copies figurées de ses Lettres de créance au ministre burkinabè des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, dans l’après-midi du lundi 7 septembre 2026.

Cette première démarche diplomatique a été l’occasion pour le nouvel ambassadeur de préciser l’approche qu’il entend privilégier. Thierry Yvon Michel N’Goma veut être un diplomate de terrain et identifier les opportunités susceptibles de donner davantage de contenu aux relations entre les deux pays. Il a également exprimé sa reconnaissance aux autorités burkinabè pour avoir accepté son accréditation.

Le diplomate gabonais a par ailleurs porté un regard favorable sur l’orientation actuelle du Burkina Faso. Il a salué la vision panafricaniste et l’esprit révolutionnaire qui caractérisent, selon lui, la gouvernance conduite sous le leadership du Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré. Une orientation qui, a-t-il souligné, inspire plusieurs pays, dont le Gabon.

Au-delà des considérations politiques, le nouvel ambassadeur a insisté sur les acquis de la coopération entre Ouagadougou et Libreville. L’enseignement supérieur et la formation professionnelle occupent notamment une place importante dans ces relations. Plusieurs cadres de l’administration publique gabonaise ont ainsi été formés au Burkina Faso et continuent, selon lui, de se distinguer par leur professionnalisme.

Du côté burkinabè, Karamoko Jean Marie Traoré a salué la vision stratégique du président gabonais, Brice Clotaire Oligui Nguéma. Le chef de la diplomatie a également assuré le nouvel ambassadeur de la disponibilité de son équipe à travailler avec lui afin d’ouvrir une nouvelle page dans les relations entre les deux capitales.

L’ambition affichée est claire : faire de ce partenariat un modèle de coopération Sud-Sud. Pour le ministre burkinabè, les deux pays disposent d’un potentiel « riche et varié » qui reste à exploiter pour consolider les liens historiques entre le Burkina Faso et la République Gabonaise.

La mission de Thierry Yvon Michel N’Goma dépasse toutefois le seul cadre burkinabè. Installé à Ouagadougou, le nouvel ambassadeur est également accrédité auprès du Mali et du Niger, les deux autres pays membres de la Confédération des États du Sahel avec le Burkina Faso.

Son arrivée intervient ainsi dans un contexte où les relations entre Ouagadougou et Libreville souhaitent gagner en densité. À travers ce nouveau mandat diplomatique, les deux pays entendent s’appuyer sur leurs acquis et explorer de nouvelles opportunités pour renforcer une coopération appelée à prendre une dimension plus stratégique.

Bertrand Traoré rejoint Wolverhampton pour aider les Wolves à retrouver la Premier League

À 31 ans, Bertrand Traoré s’offre un nouveau défi en Angleterre. Le capitaine des Étalons s’est officiellement engagé pour une saison avec les Wolverhampton Wanderers, qui misent sur son expérience pour renforcer leur secteur offensif et nourrir leur ambition de retrouver la Premier League.

Le Burkinabè arrive avec un vécu particulièrement riche du football anglais et européen. Il n’est d’ailleurs plus qu’à neuf sélections de la barre symbolique des 100 avec les Étalons. Son expérience de la Premier League constitue un atout majeur pour le club entraîné par César Peixoto.

Avant de rejoindre les Wolves, Bertrand Traoré évoluait à Sunderland. La saison dernière, il avait participé au retour des Black Cats dans l’élite anglaise avec 12 apparitions. Il avait également contribué au parcours du club jusqu’à une qualification européenne.

À Wolverhampton, sa polyvalence devrait offrir davantage de possibilités au staff technique. L’international burkinabè peut évoluer sur l’ensemble de la ligne offensive, avec une capacité particulière à occuper le côté droit. « À ce poste sur le terrain, notre objectif était de recruter quelqu’un qui puisse avoir un impact immédiat sur l’équipe et offrir au staff technique plus de flexibilité et d’options », a expliqué Nathan Shi, président exécutif des Wolves. Le dirigeant voit également dans son expérience du football anglais « un atout précieux » pour le vestiaire.

L’histoire anglaise de Traoré a commencé très tôt. À seulement 18 ans, il rejoint Chelsea et intègre progressivement l’équipe première. Il y découvre la Premier League ainsi que la Ligue des champions. Le Burkinabè poursuit ensuite sa carrière aux Pays-Bas avec l’Ajax Amsterdam, avec lequel il atteint notamment une finale de Ligue Europa.

Après son passage à Amsterdam, Traoré pose ses valises en France et passe trois saisons à l’Olympique Lyonnais. En 2020, il retrouve ensuite le championnat anglais sous le maillot d’Aston Villa. Durant quatre saisons, il dispute 62 rencontres et inscrit dix buts.

Son parcours se poursuit ensuite en Turquie, à Istanbul Başakşehir, puis en Espagne, à Villarreal. Il effectue par la suite un retour à l’Ajax, où il réalise une saison productive avec dix buts en 49 apparitions.

Cette trajectoire internationale est précisément ce que recherchent les Wolves. César Peixoto attend de son nouveau joueur qu’il apporte immédiatement ses qualités techniques et son vécu. « Il possède les qualités que je recherche à ce poste : bon en un contre un, puissant, gaucher pour marquer ou faire une passe décisive, et rapide pour exploiter les espaces », a souligné l’entraîneur portugais.

Le technicien sait toutefois que le capitaine burkinabè devra retrouver progressivement son meilleur niveau physique. Traoré s’est entraîné individuellement avant son arrivée au club et doit désormais assimiler les principes de jeu de sa nouvelle équipe. « Il représente une option supplémentaire pour nous aider à accéder à la Premier League », a résumé César Peixoto.

Cette arrivée offre également au Burkinabè un repère familier. À Wolverhampton, il retrouvera Nasser Djiga, son coéquipier en sélection nationale. Les deux internationaux burkinabè porteront désormais les mêmes couleurs à Compton Park, une proximité susceptible de faciliter l’intégration de Traoré dans son nouveau vestiaire.

Matt Jackson, le directeur technique des Wolves, s’est déjà montré satisfait de ses premiers pas au club. « Il était à Compton vendredi pour rencontrer tout le monde et s’est intégré très facilement. Son enthousiasme est formidable et il est coéquipier de Nasser en équipe nationale », a-t-il expliqué.

Pour Wolverhampton, le recrutement de Bertrand Traoré répond donc à un besoin précis : ajouter de l’expérience, de la polyvalence et de la qualité technique à son animation offensive. Pour le capitaine des Étalons, cette signature ouvre une nouvelle étape dans une carrière déjà riche de passages en Angleterre et dans plusieurs grands championnats européens.

À neuf sélections des 100 avec le Burkina Faso, Bertrand Traoré revient ainsi en Angleterre avec un statut différent. Son expérience pourrait désormais peser dans la quête des Wolves, déterminés à retrouver rapidement la Premier League.

Burkina Faso : à Boromo, Célestin Simporé salue l’engagement des populations et des Forces combattantes

La tournée gouvernementale dans la région du Guiriko a débuté ce lundi 7 septembre 2026 avec une première étape à Boromo. À la tête de la délégation, le ministre d’État, ministre de la Guerre et de la Défense patriotique, le Général de Division Célestin Simporé, est venu à la rencontre des autorités et des populations de cette ville garnison pour leur transmettre un message de reconnaissance du Gouvernement.

Accueillie au Haut-Commissariat par le Haut-Commissaire BAKO Martin, la délégation a échangé avec les autorités administratives, militaires et paramilitaires, mais aussi avec les responsables coutumiers et religieux. Parmi eux, Sa Majesté Naaba Tegawendé, chef de canton de Boromo, a remercié le ministre d’État et sa délégation avant de formuler des bénédictions pour la réussite de la mission des Forces combattantes et la victoire contre le terrorisme.

Le chef coutumier a également rappelé son engagement aux côtés de la Nation, en tant que premier Volontaire pour la Défense de la Patrie de la zone. Pour Célestin Simporé, cette halte répond avant tout à une volonté de proximité avec les populations. Il s’agissait, a-t-il expliqué, de venir les saluer et de leur exprimer la reconnaissance du Gouvernement pour leur accompagnement multiforme.

Le ministre d’État a ainsi renouvelé ses remerciements aux filles et fils de Boromo et des localités environnantes, tout en les encourageant à poursuivre leurs prières et leur soutien en faveur de la reconquête du territoire. Dans son message, il a également rappelé que la Révolution populaire et progressiste ne se limite pas aux questions sécuritaires. Elle porte aussi, selon lui, sur la restauration de l’intégrité et de la souveraineté nationales dans plusieurs domaines, notamment l’agriculture, les infrastructures et la santé.

Des invocations, prières et bénédictions ont ensuite été formulées pour la mission de la délégation et pour l’ensemble des Forces combattantes engagées contre le terrorisme. Après cette rencontre avec les autorités locales, la délégation a pris la direction du détachement militaire de Boromo, notamment de la Deuxième Brigade d’intervention aéroportée. Son chef de corps, le Lieutenant Boli Abdoul Karim, y a présenté une situation jugée très acceptable de l’évolution du contexte sécuritaire dans la zone.

Le ministre d’État a ensuite rencontré une représentation des différents corps mobilisés pour la sécurisation de Boromo et de ses environs. Gendarmerie nationale, Police nationale, Police municipale, Eaux et Forêts, Garde de sécurité pénitentiaire, Groupement de commandos parachutistes, Brigade nationale de sapeurs-pompiers et Volontaires pour la Défense de la Patrie étaient représentés.

Face à ces forces, Célestin Simporé s’est présenté comme porteur du message du Président du Faso, Chef de l’État et Chef suprême des Armées, le Capitaine Ibrahim Traoré, ainsi que de l’ensemble du Gouvernement. Il leur a transmis les salutations, les félicitations et les encouragements des autorités pour les efforts consentis sur le terrain. D’après le ministre d’État, ces efforts participent à la stabilisation progressive de la situation sécuritaire, mais aussi au rétablissement de la libre circulation entre les villes et à la reprise des activités socioéconomiques, notamment agricoles.

Il a appelé les Forces combattantes à préserver leur résilience et à renforcer leur vigilance afin de consolider les acquis. Il les a également exhortées à inscrire l’esprit de la RPP dans leurs comportements quotidiens, au service de la Nation, de leurs familles et de la communauté. « Cultiver les qualités de bons révolutionnaires », a-t-il recommandé, invitant chaque acteur à contribuer à l’effort national, quelle que soit sa position. « Chacun joue son rôle et tout va fonctionner parfaitement », a-t-il insisté, mettant en avant la solidarité et la complémentarité entre les différents corps engagés dans la sécurisation du territoire.

Chaque force ayant des missions spécifiques, leur efficacité collective repose, selon lui, sur leur cohésion et leur capacité à agir de manière complémentaire. Célestin Simporé a enfin adressé des félicitations particulières aux VDP pour les sacrifices consentis aux côtés des autres composantes des Forces combattantes.

À Boromo, cette première étape de la tournée gouvernementale aura donc été placée sous le signe de la proximité et de la reconnaissance. À travers cette visite, le Gouvernement a réaffirmé son appréciation du soutien apporté par les populations et les Forces combattantes, tout en appelant à maintenir la mobilisation collective en faveur de la restauration de l’intégrité du territoire et de la consolidation de la souveraineté nationale.

99,69 % des filières sont désormais normalisées dans les universités publiques au Burkina Faso

À l’approche de la rentrée académique 2026-2027, les universités publiques burkinabè semblent avoir tourné une page importante. Le 7 septembre 2026 à Ouagadougou, le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Adjima Thiombiano, a annoncé un taux de normalisation de 99,69 % des filières. L’objectif désormais affiché est d’atteindre les 100 % d’ici au 21 septembre.

Une seule filière reste encore concernée par le décalage académique sur les 321 recensées. Il s’agit de la filière pharmacie de l’université Joseph-Ki-Zerbo, dont les stages doivent être finalisés pour permettre de compléter la normalisation. « Dès la rentrée académique 2026-2027, nous aurons une normalisation complète des années académiques », a assuré le ministre lors de sa conférence de presse.

Le niveau atteint aujourd’hui traduit une progression importante en quelques années. Au 31 août 2026, le taux de normalisation s’établissait à 99,69 %, contre 92,52 % au 30 septembre 2025. Il était auparavant de 81,31 % en octobre 2024 et seulement de 50,47 % en octobre 2023. Cette évolution intervient après plusieurs années de difficultés dans l’enseignement supérieur. Selon Adjima Thiombiano, les retards académiques avaient commencé à apparaître dès 2008. La situation s’était ensuite aggravée avec l’introduction du système Licence-Master-Doctorat (LMD) en 2010.

En 2023, certaines universités cumulaient ainsi des retards allant de trois à plus de trente mois. Dans certains cas, trois promotions se retrouvaient au même niveau. Les étudiants pouvaient alors consacrer cinq à six années à l’obtention d’une licence prévue pour trois ans. Face à cette situation, plusieurs tentatives avaient été engagées sans permettre de régler durablement le problème.

Le ministre situe le véritable changement en 2023, avec la mise en œuvre d’une réponse globale à travers le livre blanc. La stratégie a reposé sur plusieurs leviers. Les autorités ont notamment travaillé à assainir les statistiques et à renforcer le suivi des activités académiques. La plateforme « Campus Faso » a également été intégrée au dispositif. À cela se sont ajoutés le recrutement d’enseignants-chercheurs et le paiement progressif des dettes académiques.

Pour Adjima Thiombiano, cette démarche s’est aussi accompagnée d’un changement dans la discipline collective au sein des universités. « Nous avons instauré l’ordre et la discipline pour tous les acteurs. Chacun se posait désormais la question : Que puis-je faire pour mon université, pour mon pays ? », a-t-il expliqué. Le ministre a également salué l’engagement de plusieurs acteurs dans ce processus. Il a rendu hommage au président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, au Premier ministre et à l’ensemble du gouvernement.

Il a surtout mis en avant les enseignants-chercheurs ayant sacrifié leurs vacances sans contrepartie financière. Les étudiants ayant suivi des cours jusqu’à 23 heures ont également été cités. « Aujourd’hui, ce sont véritablement nos héros », a déclaré le ministre. Pour éviter que les universités ne renouent avec les retards du passé, le département entend désormais consolider les acquis.

Adjima Thiombiano mise d’abord sur une vigilance accrue et un suivi rigoureux des activités académiques. Il annonce également la mise en place d’un conseil d’établissement élargi pour anticiper les difficultés. Le recrutement d’enseignants doit se poursuivre, tandis que l’enseignement supérieur doit progressivement s’orienter davantage vers la professionnalisation.

Le ministre n’exclut pas non plus le recours à des sanctions lorsque cela sera nécessaire. L’enjeu est désormais de transformer le taux de 99,69 % en normalisation complète et surtout de maintenir les universités publiques dans ce rythme. Pour le gouvernement, la rentrée 2026-2027 doit ainsi s’ouvrir sur un système universitaire enfin aligné sur son calendrier académique.

Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo promet un Burkina Faso qui « va surprendre le monde »

« Nous allons surprendre le monde. Nous surprenons déjà le monde. » Ce Lundi, le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a choisi cette formule pour défendre la trajectoire actuelle du Burkina Faso. Il s’exprimait lors de la cérémonie mensuelle de montée du pavillon national à la Primature, appelant les Burkinabè à « avoir foi dans le Burkina Faso » et dans le leadership du président Ibrahim Traoré.

Devant les agents de l’institution, le chef du gouvernement a présenté plusieurs secteurs comme autant de marqueurs des progrès enregistrés sous le régime du capitaine Ibrahim Traoré. Il a notamment cité la défense, l’agriculture, la santé, l’éducation et les infrastructures. Dans le domaine militaire, il a mis en avant la réorganisation et l’équipement des forces armées. Il a également évoqué l’accélération, selon lui, de plusieurs projets de développement depuis l’avènement du Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration (MPSR II).

« De la parole à l’acte, c’est cela, la Révolution progressiste populaire sous le leadership du Camarade Président du Faso », a-t-il déclaré. Dans cette dynamique, une nouvelle étape industrielle se profile également avec l’inauguration prochaine de TEXFORCES-BF. Cette usine textile sera destinée aux Forces armées burkinabè. Elle doit notamment permettre de transformer localement le coton produit au Burkina Faso et participer à l’habillement des forces combattantes.

Pour les autorités, cette initiative rejoint l’ambition de renforcer l’industrialisation et la souveraineté économique du pays, alors que le Burkina Faso reste confronté aux violences jihadistes. La cérémonie de montée des couleurs a également servi de cadre au Premier ministre pour rendre hommage à ceux qu’il considère comme les acteurs de la souveraineté nationale. Il a salué la mémoire des « devanciers de la Nation », les forces combattantes engagées sur le terrain et les producteurs agricoles, qu’il a qualifiés de « combattants de notre souveraineté alimentaire ».

Pour lui, ce rendez-vous mensuel dépasse le simple cérémonial. « Cette montée des couleurs est aussi l’occasion pour chacun de nous de renouveler son serment envers la Nation : celui de toujours la servir avec dévouement, avec engagement et sans concession ; celui de ne jamais la trahir », a-t-il déclaré. Le chef du gouvernement a ensuite dressé un premier bilan de l’activité de la Primature sur les huit premiers mois de 2026.

À fin août, l’institution affichait un taux de réalisation physique supérieur à 72 %, avec plus de 4 600 dossiers traités. Un résultat que Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a toutefois invité les agents à considérer avec mesure. Il les a appelés à ne pas tomber dans « l’autosatisfaction » durant les quatre derniers mois de l’année. « Ce bilan statistiquement satisfaisant ne doit pas nous pousser à verser dans l’autosatisfaction », a-t-il insisté, en invitant chacun à « toujours tendre vers l’excellence et vers des performances inédites ».

Sur le front agricole, le Premier ministre s’est également montré optimiste. Malgré des disparités dans la pluviométrie et des poches de sécheresse signalées dans certaines régions, il espère une campagne 2026 plus performante que la précédente. Il a salué la détermination des producteurs ainsi que l’action des agents chargés de l’encadrement du monde rural. Cette confiance s’inscrit dans une politique qui, depuis l’arrivée du capitaine Ibrahim Traoré au pouvoir en septembre 2022, place la reconquête du territoire et la souveraineté nationale au premier plan.

Le Burkina Faso, dirigé depuis cette période après deux coups d’État successifs, a également pris ses distances avec plusieurs partenaires occidentaux traditionnels. Avec le Mali et le Niger, le pays a renforcé sa coopération dans le cadre de l’Alliance des États du Sahel (AES), tout en revendiquant davantage d’autonomie sur les plans politique et économique. C’est dans ce contexte que le Premier ministre entend projeter le pays vers de nouvelles performances. Et pour résumer cette ambition, il a livré une promesse : le Burkina Faso « va surprendre le monde ».

Football : la FBF tiendra son Assemblée générale le 12 septembre

La Fédération burkinabè de football (FBF) réunira les acteurs du football national le samedi 12 septembre 2026 à Ouagadougou. Cette Assemblée générale ordinaire sera consacrée à l’examen de la saison 2025-2026 et aux prochaines orientations du football burkinabè.

À cette occasion, les responsables fédéraux et les différentes composantes du football national reviendront sur les principaux résultats enregistrés au cours de l’exercice écoulé. La saison 2025-2026 a été marquée par plusieurs défis, mais aussi par des acquis dans la conduite et le développement du football national.

Selon le Service communication de la FBF, cette rencontre permettra donc de faire le point sur les actions engagées durant la saison. Les participants examineront les résultats obtenus, les initiatives menées et les difficultés rencontrées par la Fédération au cours de cet exercice.

Sous la direction du Comité exécutif présidé par Oumarou Sawadogo, la FBF entend donner à cette rencontre une dimension particulière. L’instance veut placer les travaux sous le signe de la redevabilité, de la transparence et de la responsabilité.

Au-delà du simple bilan, l’Assemblée générale doit également ouvrir la réflexion sur la suite. Les échanges porteront notamment sur les perspectives de développement du football burkinabè et sur les moyens de consolider les acquis enregistrés.

La Fédération entend ainsi poursuivre les réformes engagées et renforcer les bases nécessaires au développement de la discipline. Pour ses responsables, cette Assemblée générale représente également un espace de dialogue entre les différentes composantes du football national.

Le rendez-vous du 12 septembre devrait donc permettre de dresser un bilan de la saison 2025-2026, tout en dessinant les prochaines orientations de la FBF.

Bagré : le lycée professionnel bientôt prêt à accueillir les élèves

À Bagré, le futur lycée professionnel et technique se rapproche de sa mise en service. Le 5 septembre 2026, une délégation officielle s’est rendue sur le chantier. Cette visite intervenait après l’atelier de validation des manuels et curricula organisé à Tenkodogo. L’activité s’inscrivait dans le cadre de l’Initiative Présidentielle pour une Éducation de Qualité (IPEQ).

Sur le site, les autorités ont pu apprécier l’état d’avancement des travaux de cet établissement pilote. Implanté dans la commune rurale de Bagré, le lycée doit former des jeunes dans plusieurs métiers liés aux potentialités économiques locales. Le site couvre cinq hectares et accueille déjà plusieurs infrastructures. Trois ateliers techniques, un bâtiment administratif et une infirmerie y sont prévus.

Le complexe comprend également un restaurant, des logements pour le personnel et des espaces dédiés aux activités sportives. Au terme de la visite, l’état du chantier a suscité la satisfaction des responsables présents. Le coordonnateur national de l’IPEQ, le Pr Zakaria Soré, s’est notamment montré confiant sur le respect du calendrier. « Les bâtiments sont à un niveau qui nous convainc, que d’ici la rentrée, nous pourrons avoir donc ces infrastructures et les amener au ministère de l’Enseignement secondaire pour que les étudiants, les élèves puissent les utiliser », a-t-il déclaré.

Pour lui, le choix du site répond également à une logique stratégique. Le lycée se trouve à proximité immédiate du pôle de production du barrage de Bagré. Cette localisation doit permettre d’adapter la formation aux réalités du secteur agropastoral et aux besoins du territoire. Du côté de l’entreprise chargée des travaux, la même assurance prévaut. Représenté par son PCA, Cheick Omar Bounkoungou, le Groupe Yembi affirme être désormais dans la phase des finitions. « Actuellement, nous sommes à la fin. Nous sommes en train de faire des travaux de finition », a-t-il expliqué.

Le responsable a précisé que le marché ne concerne pas uniquement la construction. L’entreprise assure également l’équipement complet des infrastructures. Elle entend ainsi livrer le site clé en main d’ici le 1er octobre. Cette échéance doit permettre au futur établissement d’être opérationnel pour les prochaines étapes du calendrier scolaire. Le ministre de l’Enseignement secondaire, le Pr Moumouni Zoungrana, a pour sa part salué le travail réalisé sur le terrain. Il a inscrit ce projet dans la dynamique de transformation du système éducatif national.

L’objectif consiste notamment à rapprocher les structures de formation des réalités productives propres à chaque région. « Nous sommes satisfaits et nous parlons sous le contrôle de ceux-là qui ont en charge le contrôle du chantier », a déclaré le ministre. Il s’est ainsi appuyé sur les assurances de l’entreprise pour envisager la suite avec sérénité. Une fois ouvert, le lycée professionnel et technique de Bagré proposera des formations du BEP au BAC PRO.

Les filières couvriront plusieurs domaines directement liés aux activités économiques du pôle de croissance. Les apprenants pourront notamment se former à l’agriculture, avec une spécialisation en culture maraîchère. L’offre comprendra aussi l’agroalimentaire, notamment la transformation et la conservation des produits de la pêche.

L’aquaculture et la maintenance des équipements agro-industriels figurent également parmi les spécialités prévues. À travers ce dispositif, le lycée ambitionne de constituer un vivier de compétences adapté aux besoins du territoire. Son implantation à Bagré doit ainsi favoriser une meilleure articulation entre formation professionnelle et potentialités productives locales.

Burkina Faso : la CNSS découvre de nombreux travailleurs non déclarés dans les débits de boissons

Une opération spéciale de contrôle menée par la CNSS révèle de nombreux cas de travailleurs non déclarés dans les débits de boissons. Dans les caves et maquis contrôlés, le constat se ressemble d’un établissement à l’autre. Plusieurs travailleurs exercent sans être déclarés à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS).

Le vendredi 4 septembre 2026, le directeur général de la CNSS, Dr Herman Yacouba Nacambo, a personnellement participé à la tournée. La délégation s’est rendue à Koudougou, Kokologho, Tanghin-Dassouri et Ouagadougou pour vérifier la situation des établissements et de leurs employés.

À Koudougou, dans le quartier Burkina, la première étape est la cave de la Paix. L’établissement compte 35 employés, selon les informations communiquées sur place. Pourtant, une seule personne est déclarée à la CNSS. La responsable est alors rappelée à ses obligations en matière de sécurité sociale.

La délégation poursuit sa tournée à la cave Yam-Rasmata. Entre 12 et 18 travailleurs y sont employés. Elle se rend ensuite au maquis « La Paillote Yambi », où 34 personnes travaillent. Aucun de ces employés n’est déclaré à la CNSS.

Le constat se répète au maquis « Royaume des Stars Plus ». Jérôme Nikiema, qui en assure la gestion depuis environ deux ans, évoque un effectif d’une soixantaine de travailleurs. Là encore, aucun employé n’est déclaré à la caisse. Après les échanges avec les agents de la CNSS, le responsable assure que l’établissement compte engager rapidement les démarches nécessaires à sa régularisation.

Pour le directeur général de la CNSS, ces opérations ne se limitent pas à rechercher les infractions. L’institution veut aussi expliquer les obligations aux employeurs et les accompagner dans leur mise en conformité.

« Cette sortie répond à notre volonté de sensibiliser les tenanciers des caves, des maquis et des débits de boissons sur leurs obligations vis-à-vis de la CNSS », explique Dr Herman Yacouba Nacambo.

Les équipes vérifient notamment l’affiliation des établissements, la déclaration des travailleurs dans les délais requis et le paiement effectif des cotisations sociales. Les premiers constats montrent toutefois l’ampleur du travail à accomplir.

« Nous avons constaté, malheureusement, beaucoup de situations dans lesquelles les travailleurs ne sont pas déclarés. Il y a aussi des cas où certains travailleurs sont déclarés, mais où les cotisations ne sont pas payées », relève le directeur général.

Face à cette situation, la CNSS entend renforcer sa présence auprès des acteurs du secteur. « C’est un secteur dans lequel nous devons amplifier nos actions, parce qu’il y a encore beaucoup d’incompréhension. Il y a même beaucoup d’acteurs qui ignorent tout de la législation », estime-t-il.

Les échanges avec les responsables d’établissements montrent aussi que la sensibilisation commence à produire une prise de conscience. À la cave de la Paix, la gérante Natacha Guissou dit avoir compris l’importance de déclarer ses employés. Elle associe cette démarche à la protection sociale dont peuvent bénéficier les travailleurs.

« Ce que j’ai retenu, c’est qu’on doit régulariser tout le monde, peu importe la situation, afin que les travailleurs puissent bénéficier de la protection de la CNSS », confie-t-elle. Elle évoque notamment les accidents du travail et les situations liées à la maternité. Elle appelle ainsi les autres employeurs à régulariser leurs travailleurs.

À la cave Yam-Rasmata, Alfred Kangambega, frère du propriétaire, accueille également favorablement l’initiative. « Souvent, il faut ces sensibilisations pour qu’on puisse comprendre. Ce que j’ai appris avec la CNSS, c’est qu’elle est une entité qui protège tous les travailleurs », retient-il.

Même réaction au maquis « La Paillote Yambi ». Pour son manager, Romain Kodibi, la collaboration avec la CNSS doit permettre aux établissements de mieux protéger leurs travailleurs. « J’invite mes frères managers et les gérants des maquis à collaborer avec la CNSS. J’ai compris qu’ils sont là pour notre protection et pour nous faire avancer », déclare-t-il.

Le manager souligne par ailleurs les particularités du travail dans ces établissements, notamment ceux qui fonctionnent la nuit. Il invite donc ses collègues à faciliter le dialogue avec les équipes de la CNSS.

À travers cette opération, l’institution entend ainsi poursuivre le contrôle du secteur tout en encourageant les employeurs à se mettre en règle. Pour la CNSS, l’enjeu dépasse le simple respect des obligations administratives : il s’agit aussi de garantir aux travailleurs une couverture sociale.