AES-Togo : les douanes réunies à Ouagadougou pour fluidifier le commerce et combattre la fraude

Fluidifier les échanges commerciaux sans relâcher la surveillance des frontières : c’est le défi au cœur de la rencontre entre…

Fluidifier les échanges commerciaux sans relâcher la surveillance des frontières : c’est le défi au cœur de la rencontre entre les responsables des douanes de l’Alliance des États du Sahel (AES) et du Togo, ouverte ce jeudi 15 octobre à Ouagadougou. Pendant deux jours, les participants doivent chercher des solutions communes pour harmoniser les procédures douanières, réduire les obstacles à la circulation des marchandises et renforcer la lutte contre la fraude et la contrebande.

La 5ᵉ Rencontre des directeurs généraux des douanes de l’AES et du Togo se tient les 15 et 16 octobre dans la capitale burkinabè. Elle a été officiellement ouverte par le Premier ministre du Burkina Faso, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo.

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L’enjeu est de faire évoluer la coopération douanière vers des résultats concrets pour les opérateurs économiques, les administrations et les États concernés.

L’interconnexion des systèmes douaniers au cœur des travaux

Les discussions portent notamment sur l’harmonisation des procédures dans l’espace AES, qui regroupe le Burkina Faso, le Mali et le Niger. L’objectif est de rendre les échanges plus fluides et plus sûrs grâce à une meilleure coordination entre les administrations.

À l’ouverture des travaux, le Premier ministre burkinabè a appelé les participants à dépasser le stade des concertations pour obtenir des avancées mesurables sur le terrain.

« Après la concertation et le rapprochement des approches, nous attendons désormais des résultats visibles sur le terrain », a déclaré Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, selon un compte rendu de la Primature.

Le chef du gouvernement a particulièrement insisté sur l’accélération de l’interconnexion des systèmes d’information douaniers. Cette démarche doit améliorer la traçabilité des opérations, limiter les formalités répétitives et faciliter la circulation des marchandises entre les pays participants.

Une meilleure circulation des informations entre les administrations pourrait également contribuer à renforcer le contrôle des transactions et la mobilisation des recettes publiques.

Faciliter le commerce sans affaiblir les contrôles

Au-delà de la modernisation des systèmes informatiques, les participants doivent trouver un équilibre entre la simplification des formalités commerciales et la sécurisation des échanges.

La lutte contre la fraude et la contrebande reste une priorité pour les administrations douanières, qui doivent protéger les recettes publiques tout en évitant que des procédures trop lourdes ne freinent les activités économiques.

Cette recherche d’efficacité s’inscrit également dans un contexte où les pays de l’AES mettent en avant la souveraineté économique et la maîtrise de leurs ressources.

Pour les autorités burkinabè, l’harmonisation des pratiques douanières constitue ainsi un levier de coopération régionale, mais aussi un moyen de renforcer la capacité des États à contrôler les flux commerciaux.

Tarifs préférentiels et règles d’origine : les autres chantiers

La ministre déléguée chargée du Budget, Fatoumata Bako/Traoré, a, de son côté, exhorté les administrations à accélérer les travaux relatifs au régime tarifaire préférentiel et aux règles d’origine.

Ces questions sont essentielles pour déterminer les conditions dans lesquelles certaines marchandises peuvent bénéficier d’avantages tarifaires et pour mieux encadrer leur circulation entre les pays concernés.

La ministre a également insisté sur le renforcement de la formation des agents, un enjeu important pour accompagner l’évolution des procédures et améliorer leur application sur le terrain.

Invité à cette rencontre, le Togo a réaffirmé son engagement en faveur de la coopération douanière régionale. Sa participation témoigne de la volonté des administrations concernées de poursuivre le dialogue autour des enjeux commerciaux et sécuritaires transfrontaliers.

Des engagements attendus à l’issue de la rencontre

Au terme des travaux, les participants sont attendus sur des mesures concrètes, assorties de responsabilités clairement définies et d’un calendrier de mise en œuvre.

L’objectif est de traduire les échanges de Ouagadougou en améliorations tangibles : des formalités plus simples, une meilleure circulation des informations, des contrôles plus efficaces et une lutte renforcée contre les pratiques frauduleuses.

Le principal défi sera désormais de transformer les engagements annoncés en changements opérationnels aux frontières, là où se joue concrètement la fluidité du commerce régional.

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