AES-Togo : les douanes réunies à Ouagadougou pour fluidifier le commerce et combattre la fraude

Fluidifier les échanges commerciaux sans relâcher la surveillance des frontières : c’est le défi au cœur de la rencontre entre les responsables des douanes de l’Alliance des États du Sahel (AES) et du Togo, ouverte ce jeudi 15 octobre à Ouagadougou. Pendant deux jours, les participants doivent chercher des solutions communes pour harmoniser les procédures douanières, réduire les obstacles à la circulation des marchandises et renforcer la lutte contre la fraude et la contrebande.

La 5ᵉ Rencontre des directeurs généraux des douanes de l’AES et du Togo se tient les 15 et 16 octobre dans la capitale burkinabè. Elle a été officiellement ouverte par le Premier ministre du Burkina Faso, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo.

L’enjeu est de faire évoluer la coopération douanière vers des résultats concrets pour les opérateurs économiques, les administrations et les États concernés.

L’interconnexion des systèmes douaniers au cœur des travaux

Les discussions portent notamment sur l’harmonisation des procédures dans l’espace AES, qui regroupe le Burkina Faso, le Mali et le Niger. L’objectif est de rendre les échanges plus fluides et plus sûrs grâce à une meilleure coordination entre les administrations.

À l’ouverture des travaux, le Premier ministre burkinabè a appelé les participants à dépasser le stade des concertations pour obtenir des avancées mesurables sur le terrain.

« Après la concertation et le rapprochement des approches, nous attendons désormais des résultats visibles sur le terrain », a déclaré Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, selon un compte rendu de la Primature.

Le chef du gouvernement a particulièrement insisté sur l’accélération de l’interconnexion des systèmes d’information douaniers. Cette démarche doit améliorer la traçabilité des opérations, limiter les formalités répétitives et faciliter la circulation des marchandises entre les pays participants.

Une meilleure circulation des informations entre les administrations pourrait également contribuer à renforcer le contrôle des transactions et la mobilisation des recettes publiques.

Faciliter le commerce sans affaiblir les contrôles

Au-delà de la modernisation des systèmes informatiques, les participants doivent trouver un équilibre entre la simplification des formalités commerciales et la sécurisation des échanges.

La lutte contre la fraude et la contrebande reste une priorité pour les administrations douanières, qui doivent protéger les recettes publiques tout en évitant que des procédures trop lourdes ne freinent les activités économiques.

Cette recherche d’efficacité s’inscrit également dans un contexte où les pays de l’AES mettent en avant la souveraineté économique et la maîtrise de leurs ressources.

Pour les autorités burkinabè, l’harmonisation des pratiques douanières constitue ainsi un levier de coopération régionale, mais aussi un moyen de renforcer la capacité des États à contrôler les flux commerciaux.

Tarifs préférentiels et règles d’origine : les autres chantiers

La ministre déléguée chargée du Budget, Fatoumata Bako/Traoré, a, de son côté, exhorté les administrations à accélérer les travaux relatifs au régime tarifaire préférentiel et aux règles d’origine.

Ces questions sont essentielles pour déterminer les conditions dans lesquelles certaines marchandises peuvent bénéficier d’avantages tarifaires et pour mieux encadrer leur circulation entre les pays concernés.

La ministre a également insisté sur le renforcement de la formation des agents, un enjeu important pour accompagner l’évolution des procédures et améliorer leur application sur le terrain.

Invité à cette rencontre, le Togo a réaffirmé son engagement en faveur de la coopération douanière régionale. Sa participation témoigne de la volonté des administrations concernées de poursuivre le dialogue autour des enjeux commerciaux et sécuritaires transfrontaliers.

Des engagements attendus à l’issue de la rencontre

Au terme des travaux, les participants sont attendus sur des mesures concrètes, assorties de responsabilités clairement définies et d’un calendrier de mise en œuvre.

L’objectif est de traduire les échanges de Ouagadougou en améliorations tangibles : des formalités plus simples, une meilleure circulation des informations, des contrôles plus efficaces et une lutte renforcée contre les pratiques frauduleuses.

Le principal défi sera désormais de transformer les engagements annoncés en changements opérationnels aux frontières, là où se joue concrètement la fluidité du commerce régional.

Plus de 380 000 tonnes de stocks alimentaires, le pari de la souveraineté se renforce

Plus de 380 000 tonnes. C’est désormais le volume des stocks de souveraineté alimentaire dont dispose le Burkina Faso. Une progression que le gouvernement attribue notamment à une campagne massive d’achat de céréales directement auprès des producteurs.

Le chiffre a été dévoilé mardi par le ministre burkinabè de l’Agriculture, Ismaël Sombié, lors d’un panel consacré à la production et à la consommation locales, organisé dans le cadre des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne, au Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO).

Derrière ce volume de céréales se dessine une stratégie plus large : produire davantage, acheter localement, stocker, transformer et, à terme, réduire la vulnérabilité alimentaire du pays.

Plus de 350 000 tonnes achetées aux producteurs

Le gouvernement burkinabè a procédé à l’achat de plus de 350 000 tonnes de céréales auprès des producteurs au cours de la campagne agricole 2025-2026, a indiqué Ismaël Sombié.

Ces acquisitions ont permis de faire franchir aux stocks nationaux de souveraineté alimentaire la barre des 380 000 tonnes.

Pour les autorités, cette opération s’inscrit dans la volonté de mieux valoriser la production nationale tout en constituant des réserves capables de contribuer à la sécurité alimentaire du pays.

Mais cette progression des stocks intervient surtout dans un contexte de hausse significative de la production agricole.

La production céréalière bondit de 53 %

Depuis le lancement de l’Offensive agro-pastorale et halieutique 2023-2025, les chiffres présentés par le gouvernement font apparaître une nette progression de la production céréalière.

Celle-ci est passée de 4,66 millions de tonnes avant la mise en œuvre de l’initiative à 7,14 millions de tonnes en 2025.

Une augmentation de 53 %, selon les données présentées lors du panel.

Plus remarquable encore, ce volume représente 124 % des besoins nationaux annoncés par les autorités.

Le riz paddy suit également cette dynamique. Pour la première fois, sa production a dépassé le seuil symbolique du million de tonnes, atteignant 1 008 737 tonnes en 2025.

Des performances qui donnent au gouvernement burkinabè de nouveaux objectifs : ne plus seulement produire davantage, mais être capable de conserver et de transformer cette production à grande échelle.

Après les champs, le défi du stockage et de la transformation

Car produire ne suffit pas.

Une récolte abondante doit pouvoir être conservée, transformée puis acheminée vers les consommateurs sans perdre une partie de sa valeur.

C’est dans cette perspective que le gouvernement prévoit de renforcer les infrastructures de stockage et de transformation.

Le dispositif annoncé comprend notamment 418 magasins de stockage, 11 chambres froides et 63 unités de transformation.

L’ambition est de développer progressivement toute la chaîne agricole, depuis la production jusqu’à la consommation locale.

Le changement de logique est important : il ne s’agit plus uniquement de mesurer les performances agricoles au moment de la récolte, mais de construire un système capable de conserver la valeur créée dans le pays.

839,99 milliards de francs CFA pour la deuxième phase

Le gouvernement ne compte toutefois pas s’arrêter aux résultats enregistrés durant la première phase.

Une deuxième phase de l’Offensive agro-pastorale et halieutique, couvrant la période 2026-2028, doit mobiliser 839,99 milliards de francs CFA.

Le programme prévoit notamment l’aménagement de 50 000 hectares de périmètres irrigués et de 100 000 hectares de bas-fonds.

L’objectif affiché est de consolider les capacités de production et de rendre les performances agricoles plus durables.

À terme, le Burkina Faso veut donc agir sur l’ensemble du parcours du produit agricole : produire, stocker, transformer et consommer localement.

Le pari d’une souveraineté alimentaire durable

Dans les chiffres annoncés à Ouagadougou, le gouvernement voit les premiers résultats d’une politique destinée à renforcer la souveraineté alimentaire du pays.

Les 380 000 tonnes de stocks constituent une réserve supplémentaire. Les 7,14 millions de tonnes de céréales produites en 2025 témoignent, selon les autorités, de l’augmentation des capacités agricoles. Les investissements annoncés dans le stockage et la transformation doivent désormais permettre de mieux valoriser cette production.

Reste une étape déterminante : transformer ces performances en un système durable, capable de répondre aux besoins de la population dans le temps.

Car derrière les millions de tonnes et les milliards de francs CFA mobilisés, l’enjeu est finalement très concret : faire en sorte que la production nationale puisse nourrir durablement le pays, de la parcelle agricole jusqu’à l’assiette du consommateur.

De 10 200 à 83,3 millions FCFA : le pari d’un plombier burkinabè qui change de dimension

Il avait engagé 10 200 francs CFA. Quelques jours plus tard, ce sont 83 371 500 francs CFA qui l’attendaient.

Pour Idrissa Kaboré, plombier de profession, le 23 septembre 2026 restera comme une date à part. Ce jour-là, après avoir joué une combinaison dans les offres de la Loterie nationale burkinabè (LONAB), le parieur de longue date a décroché un gain de plusieurs dizaines de millions de francs CFA.

Le mardi 6 octobre, à Ouagadougou, l’histoire a pris une dimension officielle : le gros lot lui a été remis publiquement sous la forme d’un chèque de 83,37 millions FCFA, des mains du directeur général de la LONAB, Ibrahim Ben Harouna Zarani.

Un parieur depuis 1999

Avant ce gain exceptionnel, Idrissa Kaboré connaissait déjà les paris de la LONAB.

Depuis 1999, il s’adonne aux paris hippiques et sportifs de l’institution. Au fil des années, quelques gains étaient venus récompenser sa fidélité. Mais jamais encore il n’avait touché un montant comparable à celui inscrit sur le chèque remis ce mardi.

Cette fois, sa combinaison jouée avec une mise de 10 200 FCFA lui a permis de décrocher exactement 83 371 500 FCFA.

Un montant qui transforme brutalement l’échelle du pari initial : pour une mise relativement modeste, le plombier se retrouve avec un capital de plusieurs dizaines de millions de francs CFA.

Face à cette somme, Idrissa Kaboré ne revendique pourtant ni stratégie miraculeuse ni recette secrète.

« C’est vraiment la chance. Lorsqu’on persévère, la chance finit par vous sourire. Là où se trouve votre chance, Dieu vous la donnera, c’est juste une question de temps », a-t-il déclaré.

Du pari au projet professionnel

Le nouveau millionnaire ne semble pas vouloir laisser cet argent dormir.

À l’écoute des recommandations du directeur général de la LONAB, Idrissa Kaboré a annoncé son intention de réinvestir une partie du montant dans son domaine d’activité.

Une perspective qui donne au gain une autre dimension économique. Derrière le chèque, il y a désormais la possibilité pour ce plombier de renforcer son activité, d’investir dans son outil de travail ou encore de développer son entreprise.

Pour un professionnel indépendant, un capital de cette ampleur peut en effet constituer un levier pour changer d’échelle. Le gagnant n’a toutefois pas détaillé, à ce stade, la nature exacte des investissements qu’il envisage.

Pour la LONAB, une vitrine de transparence

La remise du chèque ne constitue pas seulement un moment symbolique pour le gagnant. Pour la LONAB, elle sert également à mettre en avant un autre enjeu : la confiance des parieurs.

Le directeur général Ibrahim Ben Harouna Zarani a présenté cette cérémonie comme une démonstration de la crédibilité et de la transparence des jeux commercialisés par l’institution.

« Cette cérémonie constitue une nouvelle illustration de la crédibilité, de la transparence et de la fiabilité des jeux commercialisés par la LONAB », a-t-il déclaré.

Selon lui, le paiement public du gain vise notamment à montrer que les obligations de l’institution envers ses gagnants sont effectivement honorées et que les procédures reposent sur l’équité.

Le cas d’Idrissa Kaboré devient ainsi une nouvelle vitrine pour la LONAB : celle d’un parieur qui, après plusieurs décennies de participation, voit enfin sa combinaison lui ouvrir les portes d’un gain exceptionnel.

De nouveaux rendez-vous pour les parieurs

La LONAB entend par ailleurs maintenir son calendrier de jeux. Gladys Yaméogo, directrice du pôle exploitation, a rappelé plusieurs échéances à venir.

Parmi elles figure le pari confraternel AES, présenté comme un jeu communautaire organisé par les pays membres de l’Alliance des États du Sahel, avec un tirage spécial 4+1 prévu le 15 octobre 2026.

La responsable a également annoncé les grands tirages Loto de la Tranche Commune Entente, programmés les 7, 14, 21 et 28 octobre 2026.

Une mise de 10 200 FCFA, un chèque de 83 millions

Dans les locaux de la LONAB, l’histoire tient finalement en deux chiffres : 10 200 FCFA au départ, 83 371 500 FCFA à l’arrivée.

Mais pour Idrissa Kaboré, le parcours aura duré bien plus longtemps qu’une simple combinaison gagnante. Depuis 1999, le plombier jouait, gagnait parfois, perdait aussi, et continuait.

Cette fois, la chance a changé de visage.

Et avec plus de 83 millions de francs CFA entre les mains, son prochain pari ne sera peut-être plus celui d’une combinaison : il pourrait être celui de l’investissement et du développement de son activité professionnelle.

Le ministre de la Santé dresse le bilan 2022-2026, de la baisse du coût des soins aux nouveaux hôpitaux

Ouagadougou, 5 octobre 2026. Un scanner facturé moitié moins cher. Une séance de dialyse qui passe de 15 000 à 2 500 FCFA. Un hôpital de 500 lits sorti de terre à Bobo-Dioulasso. Ce lundi, à l’occasion des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne (JEPPC), le ministre de la Santé, le Dr Robert Lucien Jean-Claude Kargougou, a déroulé les chiffres d’un bilan qu’il veut décisif. Ce bilan couvre les réalisations et réformes du secteur entre 2022 et 2026.

Son message : faire de la transformation du système de santé un levier de souveraineté et d’accès aux soins. Il affiche un objectif : un « accès universel à des services de santé » à travers un système national « accessible, performant et résilient ». Les chiffres ci-dessous sont ceux que le ministère a présentés.

Des infrastructures qui changent d’échelle

Premier axe : la modernisation des infrastructures. Parmi les réalisations citées figure le centre hospitalier universitaire de Pala, à Bobo-Dioulasso. Le ministère le décrit comme un hôpital ultra-moderne de 500 lits. Les autorités l’ont inauguré le 24 décembre 2025.

Les soins spécialisés montent aussi en puissance :

  • Hémodialyse : les centres passent de 5 à 12, et les postes de dialyse de 96 en 2022 à 197 en 2026. Cela représente environ 45 000 séances supplémentaires par an. La capacité nationale dépasse désormais 200 000 séances annuelles.
  • Radiothérapie : un nouveau centre aux équipements de dernière génération fonctionne désormais à Bobo-Dioulasso. Le pays compte ainsi deux centres.
  • Transplantation rénale : les équipes ont réalisé sept greffes avec succès, dont la première le 29 juillet 2025.
  • Chirurgie cardiaque : selon le ministre, des centaines de patients ont été opérés depuis octobre 2022.

Rapprocher les soins des populations

Le gouvernement veut aussi réduire la distance entre malades et soignants. Entre 2022 et 2026, il a construit 173 nouveaux Centres de santé et de promotion sociale (CSPS). Le rayon moyen d’action théorique est ainsi passé de 5,5 à 4,9 kilomètres. S’y ajoutent 79 postes de santé communautaire depuis 2022.

En outre, l’Initiative présidentielle pour la santé prévoit de transformer des CSPS en Centres médicaux communaux (CMC). Ces centres disposeront d’hospitalisation, d’urgences, d’imagerie, de laboratoire, d’une banque de sang, d’un bloc opératoire et d’équipements d’oxygène. Une première phase de 55 CMC attendait sa livraison au moment de la présentation.

Autre levier : les cliniques mobiles. Elles sont passées de zéro à 15 et couvrent 13 régions. Elles assurent la continuité des soins, notamment pour les mères et les enfants. Par ailleurs, les opérations de sensibilisation et de dépistage ont touché plus de 40 000 femmes sur l’auto-examen des seins. Plus de 6 000 femmes de plus de 40 ans ont aussi bénéficié d’une écho-mammographie.

Le ministre dit avoir mobilisé près de 15 milliards de FCFA. Cette somme a financé des groupes électrogènes et 2 000 équipements médico-techniques.

 le SAMU, « une nouvelle réalité »

Dans le domaine des urgences, le ministère présente le Service d’aide médicale urgente (SAMU) comme une nouvelle réalité. Entre 2023 et 2026, les antennes de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso ont réalisé plus de 10 000 transports médicalisés. Elles ont démarré officiellement en avril et décembre 2025.

Le point fort  la baisse du coût des soins

C’est l’un des chapitres les plus attendus du bilan. Depuis le 1er avril 2024, les établissements publics ont revu à la baisse les tarifs de plusieurs examens d’imagerie et de la dialyse :

  • Scanner : de 50 000 à 25 000 FCFA (-50 %) ;
  • IRM : de 100 000 à 40 000 FCFA (-60 %) ;
  • Dialyse : les autorités ont supprimé la caution de 500 000 FCFA, et la séance passe de 15 000 à 2 500 FCFA.

De plus, le ministère annonce des réductions allant jusqu’à 67 % sur certains comprimés, 53 % sur les injectables, 72 % sur les consommables médicaux et 20 % sur les sirops. Il aurait mobilisé plus de trois milliards de FCFA dans ce cadre.

Paludisme des chiffres en baisse

Dans la lutte contre le paludisme, les Journées nationales de lutte antivectorielle ont permis la destruction de centaines de milliers de gîtes larvaires. Voici les chiffres présentés :

  • les cas sont passés de 10 805 020 en 2024 à 7 329 278 en 2025 (-32,17 %) ;
  • les décès sont passés de 3 523 à 1 979, soit 1 544 vies sauvées (-43,83 %).

Médicament vers plus de souveraineté

Le gouvernement veut aussi renforcer l’indépendance du pays en matière de médicament. Il a présenté plusieurs réformes : la transformation du statut juridique de la CAMEG, la création de Faso PHARMA et la mise en place de Faso FDA. Cette dernière doit renforcer la régulation pharmaceutique.

Trois priorités, un cap

Les contraintes sécuritaires, économiques et humanitaires restent fortes. Malgré cela, le ministère affirme vouloir poursuivre la transformation du système sanitaire. Il compte accélérer, finaliser et rendre opérationnelles les réformes engagées. Le gouvernement résume sa démarche en trois priorités : rapprocher les soins des populations, améliorer leur accessibilité financière et renforcer les capacités nationales.

Pour le ministre Kargougou, l’objectif demeure de garantir un accès équitable aux soins et à des services de nutrition de qualité pour l’ensemble des populations.

Affaire Lionel Bilgo : le procès n’aura pas lieu ce lundi

Bobo-Dioulasso, 5 octobre 2026 . Les prévenus étaient là, la salle était prête, les parties avaient pris place. Mais ce lundi, au Pôle économique et financier (ECOFI) du Tribunal de grande instance de Bobo-Dioulasso, le procès de Lionel Bilgo et de son co-prévenu Vincent de Paul Kaboré n’a pas eu lieu. Le dossier est renvoyé au 19 octobre 2026.

En toile de fond : deux recours introduits par la défense, sur lesquels la Cour d’appel doit encore se prononcer.

Les faits en cause

Le dossier porte sur des faits présumés d’exercice illégal d’activités foncières et de publicité de promotion immobilière sans autorisation préalable. S’y ajoute une accusation de blanchiment de capitaux. Il s’agit, à ce stade, d’accusations : aucune décision sur le fond n’a été rendue.

Dès l’ouverture, le parquet demande le renvoi

À l’ouverture de l’audience, le procureur du Faso a pris les devants en requérant le renvoi, le temps que la Cour d’appel statue sur les deux appels de la défense.

Son raisonnement : mieux vaut joindre les procédures afin de permettre aux prévenus d’assurer au mieux leur défense, plutôt que de juger séparément en attendant la décision de la juridiction d’appel.

La défense voulait avancer

Un paradoxe de l’audience : c’est la défense qui souhaitait que le dossier soit retenu et jugé le jour même. Elle s’est donc retrouvée en désaccord avec la demande de renvoi formulée par le parquet.

L’État demande du temps

Troisième voix dans le débat, l’Agent judiciaire de l’État, chargé de défendre les intérêts de l’État burkinabè dans cette affaire, a lui aussi réclamé un délai afin de préparer sa défense.

Après avoir entendu les observations de chacun, le Pôle économique et financier a décidé du renvoi au 19 octobre 2026. La prochaine audience doit permettre au tribunal de réexaminer le dossier à la lumière de la décision que rendra la Cour d’appel.

D’ici là, une seule certitude : l’affaire reste suspendue à la décision des juges d’appel, et la présomption d’innocence continue de s’appliquer aux deux prévenus.

« L’Afrique ne doit plus envoyer ses meilleurs ailleurs » : le Burkina veut former son armée chez lui

Sous le Pavillon du Soleil Levant, au cœur du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO), l’ambiance est celle d’un face-à-face rare. D’un côté, le ministre d’État chargé de la Défense, le général de division Célestin Simporé. De l’autre, des citoyens venus l’interpeller, sans détour, sur la sécurité de leur pays.

C’est la première séance du « Dialogue avec le Peuple », un rendez-vous inscrit dans la deuxième phase de la troisième édition des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne (JEPPC), consacrée à la défense, à la sécurité et à la formation militaire.

Et le ministre n’a pas mis longtemps à frapper fort.

Une phrase qui claque

« L’Afrique ne doit plus envoyer ses meilleurs à l’extérieur, car l’Afrique a besoin de ses meilleurs pour développer le continent. »

Le message est lancé. Le Burkina Faso entend renforcer ses capacités nationales de formation militaire, afin de disposer de cadres mieux adaptés aux réalités du pays et de limiter le recours aux formations à l’étranger. Une orientation qui résonne comme un choix de souveraineté : former chez soi, pour servir chez soi.

Les questions qui fâchent, les réponses attendues

Dans la salle, pas de langue de bois. Les participants ont interpellé le ministre sur les sujets qui touchent leur quotidien : sécurisation des frontières, recrutement des réservistes, rôle des Volontaires pour la défense de la Patrie (VDP), lutte contre le grand banditisme.

  • Frontière avec la Côte d’Ivoire : des participants venus du Sud-Ouest et de Mangodara ont réclamé un renforcement de la présence sécuritaire. Le général Simporé a assuré que la situation était suivie, tout en appelant les populations à prendre part à la sécurisation du territoire.
  • 100 000 réservistes : le ministre a annoncé un renforcement progressif des capacités d’enregistrement, avec une nouvelle plateforme et des dispositifs déployés dans les différentes régions.
  • Bourses de formation militaire : un élève du Prytanée militaire de Kadiogo s’est inquiété de leur ouverture au grand public. Le ministre a défendu cette orientation : elle doit permettre à davantage de Burkinabè d’accéder aux formations militaires et de contribuer, à terme, au renforcement des capacités nationales.

Un message à la jeunesse

C’est sur une adresse directe aux jeunes que le général a conclu : « Tout ce qui se fait aujourd’hui, c’est pour vous. » Il a plaidé pour des formations davantage adaptées aux réalités et aux besoins du Burkina Faso.

L’exposition se poursuit

Selon la Direction de la communication et des relations publiques de la Primature (DCRP), l’exposition gouvernementale se poursuit jusqu’au 9 octobre à Ouagadougou.

Entre dialogue et affirmation de souveraineté, le ministre a posé un cap : l’armée burkinabè de demain se formera d’abord au Burkina.

Burkina Faso : les Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne mettent le « made in Burkina » au cœur de leur deuxième phase

Le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a donné, ce vendredi 2 octobre 2026 à Ouagadougou, le coup d’envoi de la deuxième phase de la 3ᵉ édition des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne (JEPPC). La cérémonie s’est tenue parallèlement à l’ouverture de l’exposition gouvernementale organisée au Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO).

Prévue du 2 au 16 octobre 2026, cette nouvelle phase des JEPPC se déroule sur l’ensemble du territoire burkinabè ainsi que dans les missions diplomatiques du pays. Elle est placée sous le thème : « Produisons burkinabè, consommons burkinabè ! ».

À l’occasion du lancement, le Premier ministre a transmis le message du président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré. Le mot d’ordre retenu pour cette étape est : « Tous pour le made in Burkina : faisons de chaque achat un acte de souveraineté ».

Le chef de l’État invite ainsi les Burkinabè à agir sur trois maillons qu’il présente comme déterminants dans la réduction de la dépendance : la production, la transformation et la consommation.

Le président appelle notamment les citoyens à privilégier davantage les produits fabriqués localement. Il exhorte également à lutter contre la fraude, la contrebande et les fausses déclarations, tout en dénonçant ce qu’il qualifie de « boycott silencieux » des produits burkinabè.

Dans le même esprit, le chef de l’État encourage une plus grande consommation des produits issus du continent africain, avec l’objectif affiché de faire du « marché africain le marché des Africains ».

Une exposition gouvernementale au SIAO

L’exposition gouvernementale constitue l’un des principaux rendez-vous de cette deuxième phase des JEPPC. Elle se tient du 2 au 9 octobre 2026 au Pavillon du Soleil Levant du SIAO. Pendant une semaine, les différents départements ministériels y présentent leurs réalisations, leurs innovations, leurs réformes, leurs inventions ainsi que les services développés au bénéfice des populations.

L’initiative vise notamment à rapprocher l’administration des citoyens et à leur permettre de mieux comprendre les politiques publiques et les programmes mis en œuvre dans le cadre de la Révolution progressiste populaire (RPP).

Des panels sont également programmés afin de créer des espaces d’échanges directs entre les citoyens et les membres du gouvernement. Le public pourra notamment poser des questions et exposer ses préoccupations sur les différentes actions publiques présentées.

À travers cette exposition, le gouvernement entend renforcer l’information des citoyens, la redevabilité et le dialogue autour de la mise en œuvre de l’action publique.

 Le capitaine Ibrahim Traoré participe à la rentrée judiciaire consacrée aux mécanismes traditionnels

Le président du Faso, capitaine Ibrahim Traoré, a pris part ce vendredi à l’audience solennelle de rentrée des cours et tribunaux, consacrée cette année à la place des mécanismes traditionnels dans le règlement des différends et l’accès à la justice.

Le chef de l’État, garant de l’indépendance du pouvoir judiciaire, a assisté à cette rentrée judiciaire organisée autour du thème : « Apport des mécanismes traditionnels de règlement des différends pour un meilleur accès à la justice au Burkina Faso ».

Cette thématique intervient alors que les autorités burkinabè ont engagé un processus visant à intégrer davantage les mécanismes traditionnels dans le système judiciaire. La loi dite « Faso Bu Kaoré », adoptée le 14 janvier 2026, institue notamment le recours aux mécanismes traditionnels de règlement des différends aux côtés de la justice classique. En mai 2026, le gouvernement a adopté un décret précisant la désignation et les modalités de désignation des membres des instances traditionnelles chargées de ces mécanismes.

La Présidence du Faso présente cette orientation comme une démarche destinée à mieux prendre en compte les valeurs endogènes dans le règlement de certains litiges et à rapprocher davantage la justice des populations.

Dans son discours à la Nation du 31 décembre 2025, Ibrahim Traoré avait déjà défendu cette approche. « Nous ne pouvons pas importer une justice, l’appliquer telle quelle et espérer garantir la cohésion sociale », avait-il déclaré, plaidant pour une meilleure prise en compte des « valeurs ancestrales » et des « personnes-ressources » dans le règlement de certains différends.

Une réforme désormais en phase d’opérationnalisation

L’adoption de la loi « Faso Bu Kaoré » a été suivie par des mesures destinées à rendre le dispositif opérationnel. Selon le gouvernement, le décret adopté en mai 2026 doit notamment permettre la mise en place des instances traditionnelles de règlement des différends dans les localités concernées.

La Présidence du Faso a également mis en avant la valorisation de la chefferie traditionnelle dans le cadre de cette réforme. En juillet 2026, lors d’une rencontre avec des notabilités coutumières de la région du Yaadga, le chef de l’État avait notamment évoqué l’adoption de la loi sur le « Faso Bu-kaoré ».

La rentrée judiciaire de cette année intervient donc dans un contexte marqué par la volonté des autorités de donner une place institutionnelle à ces mécanismes dans le règlement des différends.

À travers cette réforme, le gouvernement entend notamment rapprocher les populations des mécanismes de règlement des conflits et contribuer, selon la Présidence, au renforcement de la cohésion sociale.

La participation du capitaine Ibrahim Traoré à cette audience solennelle vient également marquer l’attention accordée par l’Exécutif au fonctionnement de la justice et à l’évolution du cadre juridique burkinabè.

Burkina Faso : la rentrée scolaire et académique 2026-2027 officiellement lancée à Gounghin

Le premier coup de cloche de l’année scolaire et académique 2026-2027 a retenti ce jeudi 1er octobre au lycée mixte de Gounghin, à Ouagadougou. La cérémonie officielle de lancement s’est déroulée sous le patronage du président de l’Assemblée législative du Peuple, Dr Ousmane Bougouma, en présence de plusieurs membres du gouvernement.

Accompagné du ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Pr Adjima Thiombiano, du ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues nationales, Jacques Sosthène Dingara, et du ministre de l’Enseignement secondaire et de la Formation professionnelle et technique, Pr Moumouni Zoungrana, Dr Ousmane Bougouma a officiellement donné le coup d’envoi de la nouvelle année scolaire et académique.

À cette occasion, le président de l’Assemblée législative du Peuple a adressé ses vœux aux élèves, étudiants, enseignants, parents et à l’ensemble des acteurs du système éducatif. « Je voudrais, au nom de la représentation nationale, souhaiter une très bonne rentrée scolaire et académique 2026-2027 à tous et à toutes », a-t-il déclaré.

Pour Dr Ousmane Bougouma, la réussite de l’éducation repose sur une responsabilité collective. « L’éducation est l’affaire de tous. Pour que nous construisions le Burkina de demain, nous devons investir utilement dans nos enfants », a-t-il insisté.

Il a également salué la résilience et l’engagement des acteurs du monde éducatif, invitant les enseignants à poursuivre leur mission de formation au-delà de la seule transmission des connaissances. « Nous avons besoin de les former pas seulement dans la tête, mais aussi dans le cœur », a-t-il déclaré.

Aux parents, il a demandé une implication accrue dans le parcours scolaire de leurs enfants, rappelant qu’un enfant relève aussi de la responsabilité de la communauté. Les élèves ont, eux, été invités à faire preuve de discipline, d’écoute et de respect afin de devenir des citoyens « intègres, intelligents et engagés ».

Une rentrée placée sous le signe des réformes

Le choix du Kadiogo pour abriter la cérémonie officielle s’inscrit dans le principe d’organisation tournante de cette activité. Pour le ministre Moumouni Zoungrana, cette démarche vise à promouvoir la cohésion sociale, l’équité entre les régions et la diversité régionale.

La rentrée 2026-2027 est placée sous le thème : « Gouvernance scolaire et universitaire, engagement communautaire et innovations pédagogiques : leviers pour une éducation de qualité pour tous ». Le ministère entend ainsi adapter le système éducatif aux transformations technologiques, économiques et sociales du XXIe siècle.

Dans son intervention, le ministre Moumouni Zoungrana a également dressé le bilan de l’année scolaire écoulée. Les taux de réussite annoncés sont de 95,23 % au CEP, 87,23 % au CAP, 73,20 % au BEP, 54,06 % au BEPC et 61,54 % au Baccalauréat.

Ces résultats ont été présentés comme le fruit de l’engagement des différents acteurs du système éducatif, malgré les difficultés rencontrées dans l’exercice de leurs missions. Le ministre a également rendu hommage aux Forces de défense et de sécurité ainsi qu’aux Volontaires pour la défense de la patrie pour leur contribution à la sécurisation du territoire.

L’innovation pédagogique au cœur de la nouvelle année

Le gouvernement entend faire de l’innovation pédagogique l’un des leviers de transformation de l’école. Pour Pr Moumouni Zoungrana, il s’agit notamment de faire évoluer les méthodes d’apprentissage vers davantage de réflexion, de créativité et de résolution de problèmes.

Le numérique doit également être intégré comme un outil destiné à accélérer l’apprentissage et non comme un simple équipement supplémentaire. Cette orientation s’inscrit dans un ensemble de quatorze chantiers portant notamment sur l’accès à l’éducation, la qualité, l’équité, la résilience et la souveraineté du système éducatif.

Plusieurs réformes sont annoncées pour cette nouvelle année. Elles concernent notamment l’introduction des langues nationales, l’initiation aux métiers dès le primaire et la poursuite de cette orientation au post-primaire et au secondaire. Le gouvernement prévoit également une meilleure intégration de l’enseignement et de la formation techniques et professionnels dans l’enseignement général.

La mise en place d’une carte universitaire, la poursuite du processus de décolonisation des savoirs enseignés et l’élaboration d’une carte nationale des offres de professionnalisation figurent également parmi les chantiers annoncés. À cela s’ajoutent la reconversion des jeunes vers les métiers, la création de l’Académie technologique du Faso (ATF) et la réglementation des frais de scolarité dans les établissements privés.

Les partenaires annoncent de nouveaux appuis

Représentant les partenaires techniques et financiers, Chantal Montoni a insisté sur le rôle de l’éducation dans le développement du Burkina Faso. Elle a notamment souligné la progression du taux de scolarisation au primaire, annoncé à 78,16 %, contre 74,4 % précédemment, ainsi que le taux de réussite au CEP.

Selon elle, les partenaires ont déjà mobilisé plus de 52 millions de dollars, soit environ 30 milliards de FCFA, pour soutenir les infrastructures éducatives.

Pour cette rentrée, 100 000 kits scolaires individuels et 14 400 kits collectifs doivent être distribués à environ 220 000 enfants vulnérables dans les 15 régions.

Une campagne de communication est également prévue afin de toucher quelque 2 millions de personnes et de sensibiliser 35 000 adolescents sur des questions liées notamment à la santé, à l’hygiène, à l’égalité des genres et à la prévention du VIH. La mobilisation annoncée doit concerner environ 3,4 millions de ménages.

« L’éducation n’est pas seulement un service. C’est une promesse. Aucun enfant ne doit être laissé de côté. Chaque enfant qui revient à l’école est une victoire », a déclaré Chantal Montoni.

Burkina Faso : la RPP célèbre ses quatre ans avec une grande nuit de mobilisation

Des milliers de Burkinabè se sont rassemblés mercredi 30 septembre 2026 à Ouagadougou pour marquer le quatrième anniversaire de la Révolution progressiste populaire (RPP). La célébration s’est également déroulée dans les différentes régions du pays ainsi que dans les représentations diplomatiques du Burkina Faso à l’étranger.

Baptisée « Nuit de la Révolution progressiste populaire », la manifestation a réuni plusieurs responsables de l’État, dont le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, le président de l’Assemblée législative du peuple, Ousmane Bougouma, ainsi que le commandant Oumarou Yabré. Des personnalités issues du sport, de la culture et de la musique ont également pris part à l’événement.

Au cours de la soirée, le Premier ministre a rendu hommage aux Forces de défense et de sécurité ainsi qu’aux Volontaires pour la défense de la patrie (VDP). Dans son intervention, il a rappelé le serment prêté quatre ans plus tôt par le capitaine Ibrahim Traoré et les engagements annoncés autour de la dignité et de la souveraineté du Burkina Faso.

Jean Emmanuel Ouédraogo a également mis en avant les résultats que le gouvernement attribue à cette période dans plusieurs domaines, notamment la sécurité, la santé, l’éducation, les infrastructures et la sécurité alimentaire. Il a appelé les Burkinabè à rester mobilisés et vigilants face aux tentatives de déstabilisation, tout en défendant la poursuite de la dynamique engagée.

La soirée a aussi servi de vitrine aux réalisations et aux talents burkinabè. Des champions sportifs comme Iron Biby et Fabrice Zango ont été présentés au public, aux côtés d’acteurs de la culture et de porteurs d’innovations dans des domaines tels que la robotique, l’agriculture et l’éducation.

La célébration s’est finalement prolongée sur une note culturelle avec un grand concert réunissant des artistes burkinabè et plusieurs invités internationaux, dont Meiway et Tiesco de Côte d’Ivoire ainsi que Salif Keïta du Mali.

Organisée sous le slogan « Le Peuple veille sur sa Révolution », cette Nuit de la RPP constituait le point d’orgue des activités organisées tout au long du mois de septembre pour marquer le quatrième anniversaire de l’accession du capitaine Ibrahim Traoré au pouvoir. Les autorités avaient présenté l’événement comme une occasion de rendre compte des réalisations et de mobiliser autour de la dynamique de la RPP.