RCA: un terrain d’entente entre les ethnies Goula et Ronga de Bamingui-Bangoran

Cette entente a eu lieu, le jeudi 27 août lors de la signature d’un pacte de non-agression en présence des autorités de ladite préfecture et des représentants de la MINUSCA.

Les ethnies Goula et Ronga du groupe rebelle de FPRC d’Abdoulaye Hissène se sont entendues pour cesser les hostilités et contribuer au retour de la stabilité et l’autorité de l’Etat dans la préfecture de la  Bamingui-Bangoran au nord-est de Centrafrique.

Depuis, après les crises à répétition qui ont secoué la République Centrafricaine, certaines préfectures du pays restent fragiles. Cette fragilité s’est empirée par l’avènement de la Séléka en 2013 où la majeure partie des provinces de Centrafrique est contrôlée par les groupes armés nationaux et étrangers. Mais on se rend compte que certaines fractions se sont disloquées à cause d’intérêt égoïste ou encore pour l’appartenance à une telle ou telle ethnie.

Après plusieurs mois de conflits entre les ethnies Goula et Ronga, issues des groupes rebelles signataires de l’accord de paix avec le gouvernement dont le FPRC, une fraction de la Séléka à Ndélé, ces derniers ont pris la résolution de cesser les hostilités afin de contribuer à la restauration de l’autorité de l’Etat à travers la signature d’un pacte de non-agression.

A en croire le contenu de ce pacte, le traité exige la cessation des hostilités entre les deux ethnies, l’interdiction formelle de circuler avec les armes, la libre circulation des personnes et des biens et le règlement pacifique des conflits en cas de violation dudit accord.

Il met aussi beaucoup plus l’accent sur le retour des forces de sécurité intérieure à savoir la police et la gendarmerie dans le Bamingui-Bangoran pour un retour de la paix en Centrafrique.

Il convient de rappeler que la signature de cette alliance intervient après plusieurs mois de conflits entre ces deux ethnies du groupe rebelle FPRC. Cette entente est facilitée par le gouvernement avec la contribution de la mission onusienne, la MINUSCA.

RCA : les groupes armés du Nord-est sont prêts à déposer les armes

L’information a été donnée samedi 29 août 2020, par une mission gouvernementale de retour des préfectures du nord-est.

Les groupes armés de la partie nord-est de la République centrafricaine (RCA) sont disposés à se soumettre au programme gouvernemental du Désarmement, Démobilisation, Réintégration et Rapatriement (DDRR).

D’après le chef de ladite délégation, le ministre centrafricain du Développement de l’énergie et des ressources hydrauliques, Herbert-Gontron Djono Ahaba, la mission a permis de collecter la liste des ex-combattants des préfectures centrafricaines de la Haute-Kotto et de la Vakaga ayant accepté le processus du désarmement.

Une équipe technique se rendra bientôt dans ces deux préfectures pour amorcer le processus du DDRR, a affirmé le ministre, qui s’est réjoui de l’engouement des ex-combattants à se débarrasser de leurs armes.

Pour Djono Ahaba, à la suite de l’accord de paix du 6 février 2019, le pays doit maintenant être pacifié, ce à quoi contribue le programme du DDRR. Il a également ajouté que la nomination de certains représentants des groupes armés dans les instances publiques est de nature à entretenir l’apaisement.

Selon le ministre, la mission gouvernementale a sensibilisé les populations du nord-est à s’inscrire massivement sur les listes électorales afin de remplir leur devoir civique le 27 décembre prochain, date choisie par l’Autorité nationale des élections (ANE) pour le premier tour des élections présidentielles et législatives.

RCA-présidentielle : Catherine Samba-Panza dans la course

L’ex-présidente de la transition, Catherine Samba-Panza, qui n’est affiliée à aucun parti politique, a annoncé sa candidature, vendredi 28 août.

« Je déclare solennellement ma candidature à l’élection présidentielle », a annoncé Catherine Samba-Panza lors d’une cérémonie à Bangui, la capitale centrafricaine, organisée par des comités de soutien, soulignant avoir déjà « dirigé ce pays dans des conditions particulièrement difficiles ».

Cette juriste de formation avait été nommée à la présidence en janvier 2014, dans un pays en pleine guerre civile. Première femme à occuper le pouvoir dans ce pays d’Afrique centrale, elle avait cédé sa place à Faustin-Archange Touadéra, vainqueur des élections de mars 2016 et qui devrait briguer un second mandat en décembre.

Car même si le parti au pouvoir n’a pas encore déclaré de candidat, il y a peu de doutes sur l’identité de celui qui représentera le MCU. Le président sortant Faustin-Archange Touadéra devait être investi cette semaine à l’occasion du congrès du parti présidentiel mais il a été finalement repoussé d’un mois. Officiellement, la raison de ce report est l’indisponibilité de Simplice Mathieu Sarandji, le secrétaire général du parti, pour des raisons de santé.

Présidentielle repoussée ?

Mais en réalité, le MCU jouerait sur le temps car il n’est pas certain de la tenue de la présidentielle à la date prévue du 27 décembre. Une source proche du parti a confié à RFI que des retards ont été accusés dans l’enrôlement des populations et celui des Centrafricains de la diaspora n’a pas encore commencé. L’opposition, elle, dénonce régulièrement ce qu’elle estime être un retard pris sur l’organisation des élections. L’ANE, l’autorité nationale des élections jusqu’à présent, se veut rassurante sur la tenue du délai.

En attendant, plusieurs candidats sont déjà en lice. L’ex-chef de l’État centrafricain François Bozizé a été désigné par son parti. Anicet-Georges Dologuélé, Martin Ziguélé et l’avocat Crépin Mboli-Goumba ont aussi été investis par leurs partis respectifs. La dernière candidature annoncée vendredi, est celle de l’ex-présidente de la transition Catherine Samba-Panza.

RCA : pose de la première pierre d’un centre de traitement des grandes endémies

Le président de la République centrafricaine, Faustin-Archange Touadéra, a procédé à la pose la première pierre d’un centre de traitement des grandes endémies, samedi 29 août 2020.

La Centrafrique est sur le point de se construire un centre de traitement des grandes endémies. La première pierre dudit centre a été posée ce week-end par le Chef de l’Etat. Ce projet de santé publique, sera situé à 24 kilomètres au nord-ouest de la capitale Bangui. Il sera établi dans une ancienne léproserie et devrait être terminé d’ici quatorze mois. C’est du moins ce qu’a précisé la présidence de la République.

Le coût des travaux du centre, qui devra être doté de 350 lits, s’élève à plus de 8 milliards de francs CFA (plus de 14,5 millions de dollars) prélevés sur le budget de l’Etat centrafricain. C’est une autre précision de la présidence.

Le président Touadéra qui s’est exprimé au cours de la cérémonie de pose de pierre a estimé que le nouveau projet devrait aider la Centrafrique à éviter de coûteuses évacuations sanitaires vers d’autres pays.

RCA: les prisonniers désormais habillés en tenues carcérales

Des projets de développement local ont été annoncés par Faustin Archange Touadera, Chef de l’Etat, lors de son passage à Nola dans le cadre de la réalisation des grands projets.

C’est le ministre de la justice, des droits de l’homme, et garde des sceaux, Flavien Mbata, qui a réceptionné les paquets de tenues destinés aux prisonniers des maisons carcérales remis par le chef du gouvernement, représentant personnel du Président de la République.

Les premiers bénéficiaires de ces kits sont les prisonniers des maisons carcérales de Ngaragba, Camp de Roux et de Bimbo.

En présence des cadres des institutions de la République et ceux des organisations internationales, la remise des kits a eu lieu à la place de prise d’armes en face de la Maison d’arrêt de Ngaragba dans le 7ème arrondissement de Bangui.

Il s’agit là d’une politique de réforme de la justice. Ceci au lendemain des Etats Généraux de la Justice, tenu en 2007 en République Centrafricaine, visant à relever de nombreux défis qui s’imposent au ministère de la justice.

Comme l’a si bien dit le Directeur Général des Services Pénitentiaires, Pamphile Oradimo, cela consiste à changer le visage des maisons pénitentiaires surtout en dotant les détenus par des uniformes adéquats à la lumière de certains pays qui respectent les droits de l’homme.

En remettant ces kits, le premier ministre a annoncé par la même occasion, d’autres projets qui suivront. C’est depuis plus d’une trentaine d’années que les centres pénitentiaires de la République centrafricaine ne disposent pas de ces tenues carcérales.

RCA: Touadera annonce un lot de projets de développement local à Sangha-Mbaéré

Des projets de développement local ont été annoncés par Faustin Archange Touadera, Chef de l’Etat, lors de son passage à Nola dans le cadre de la réalisation des grands projets.

Le gouvernement, avec l’appui des partenaires internationaux, compte apporter des solutions globales durables aux défis qui se posent dans plusieurs régions de la République Centrafricaine, particulièrement dans la Sangha-Mbaéré.

La République Centrafricaine, à l’instar des autres pays de la sous-région, a accédé à l’indépendance en 1960. Aujourd’hui, plusieurs défis restent à relever dans le pays sur des questions relatives au développement global durable, notamment les infrastructures routières, administratives et surtout, le problème d’eau potable. Ceci, à cause des crises militaro-politiques à répétition qui ont secoué et fragilisé le pays.

Mais après le retour à l’ordre constitutionnel de 2016, quelques efforts sont en train d’être consentis pour relever ces différents défis. C’est dans cette optique que le Chef de l’Etat, avec l’appui des partenaires, a promis répondre d’urgence à ces besoins nécessaires en ces termes :

« Pour alléger les souffrances de la population liées à la pénurie d’eau potable, nous avons dépêché une équipe de l’Agence Nationale de l’Eau et de l’Assainissement (A.N.E.A) qui a pu réhabiliter 90 forages d’eau. Devant la persistance de cette pénurie, j’instruis le gouvernement d’envoyer une équipe de l’A.N.E.A pour lancer les travaux de construction de quelques nouveaux forages d’eau à Nola et dans certaines localités environnantes », a-t-il informé.

CEMAC-libre circulation : le Conseil des ministres de l’UEAC exhorte à la levée des entraves

Entérinée lors du sommet de la communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (CEMAC) en octobre 2017, à N’djamena au Tchad, la question de l’application de la libre circulation des personnes dans cette sous-région était l’un des points abordés lors de la 35ème session ordinaire du Conseil des ministres de l’Union économique d’Afrique centrale (UEAC) qui s’est tenu par visioconférence ce lundi 10 août 2020. Occasion pour le Conseil d’exhorter les Etats membres de la CEMAC à lever les « entraves » sur « les corridors régionaux », pour rendre effective cette mesure.

Si cette séance du Conseil des ministres de l’Union Economique de l’Afrique Centrale présidée par  le ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement Territoire de la République du Cameroun Alamine Ousmane Mey, avait comme principal sujet l’impact de la crise sanitaire liée à la Covid-19 sur les économies de la sous-région, la question de la libre circulation des personnes et des biens a été au menu des discussions.

Véritable enjeux majeur de l’intégration sous régionale, la Libre circulation des biens et des personnes constitue l’un des objectifs des États membres de la CEMAC. Aujourd’hui, les six pays de la CEMAC en l’occurrence le Cameroun, la Centrafrique, le Congo-Brazzaville, le Gabon, la Guinée Equatoriale et le Tchad, semblent tous prêts à franchir le cap. Ils ont en commun le franc CFA, et le marché visé concerne 30 millions de consommateurs.

C’est donc à cette occurrence que le Conseil a demandé que toutes les entraves existant actuellement « soient levées sur les corridors régionaux ». Dans le même élan le Conseil des ministres de l’Union économique d’Afrique centrale a invité la Commission de la CEMAC à « approfondir la réflexion sur les domaines y afférents, se rapportant aux deux projets de textes soumis au Conseil ».

RCA : lancement officiel des activités « I kè woussou woussou na bê-afrika »

Ce lancement a eu lieu le samedi 22 août lors d’une conférence de presse, tenue dans la salle de gymnastique de L’Institut National de Jeunesse et Sports à Bangui.

Le mouvement dénommé « I Kè Woussou Woussou Na Bê-Afrika » a officiellement lancé ses activités qui consistent à suivre avec attention, les enjeux politiques de l’heure à l’approche des élections groupées de décembre 2020.

A l’approche des élections groupées en Centrafrique, les enjeux politiques sont d’actualité tant du côté de l’opposition que du régime au pouvoir. A cela, des mouvements ou associations politiques se créent pour animer la vie politique du pays.

Un Etat se dit démocratique lorsqu’il y ait de l’opposition, d’où la naissance de la Coalition de l’Opposition Démocratique 2020(COD 2020) en Centrafrique après le Front d’Annulation et de Reprise des Elections (FARE) en 2011. A cet effet, doit-on opposer viser juste le fauteuil présidentiel ou bien aussi, recadrer la gestion du pays ?

A en croire Eric Christian Mboutou, porte-parole du mouvement I Kè Woussou Woussou Na Bê-Afrika, un pays démocratique se fonde sur une bonne opposition d’intérêt général du peuple. Et il s’interroge en ces termes :

« La coalition de l’opposition démocratique 2020 défend-elle l’intérêt supérieur du peuple centrafricain ou s’attelle-t-elle à la logique de la conquête du pouvoir pour le pouvoir au grand mépris de l’intérêt supérieur de la nation », s’interroge-t-il ?

Il a ajouté que pour lui, c’est simplement le regroupement des leaders politiques qui sont d’accord avec leurs désaccords. Car selon lui, ces derniers étaient des pires ennemis politiques dans un passé récent avant de se réunir une nouvelle fois dans cette coalition.

Il convient de signaler que toutes ces différentes allégations ou interventions se font naître alors que la République Centrafricaine s’apprête à organiser des échéances électorales de décembre prochain. Un recyclage au sein de toutes les associations et mouvements politiques accompagnateurs du régime au pouvoir ou de l’opposition s’avère nécessaire pour le bon déroulement dudit scrutin.

Festival de films documentaires : la Centrafrique représentée

Le festival de films documentaires le plus prestigieux au monde a dévoilé sa sélection officielle pour la compétition de l’année 2020 où un film centrafricain « Makongo » a été sélectionné.

Le documentaire « Makongo » d’Elvis Sabin Ngaibio a été primé deux fois au Festival International du Cinéma du Réel à Paris avec le prix international de la société civile des auteurs multimédia et le prix des bibliothèques. Ce film documentaire qui a reçu aussi un prix à la Mostra de Venise raconte l’histoire de André et Albert, deux pygmés Aka de Mongoumba parmi les rares de leur communauté à faire des études. Malgré les multiples difficultés, ils parcourent les sentiers sinueux au milieu de la forêt, déterminés à alphabétiser les enfants et les adolescents de leur communauté.

Il y a lieu de noter que le cinéma centrafricain est de plus en plus à l’honneur. Dernièrement, « Wakis, Chasseur d’arbre » a été sélectionné au festival Vision du Réel en Suisse. Ce film de Boris Lojkine, date de quelques mois et a été réalisé avec la contribution de Tanguy Djaka Yarissi. Fort de son expérience lors du film « Camille », il a réussi par un documentaire de trente minutes à montrer la difficulté de l’activité traditionnelle de la fabrication de charbon. Malheureusement, la maladie à coronavirus a empêché le réalisateur de pouvoir se rendre sur place pour participer et échanger avec d’autres réalisateurs.

En 2019, le film « Camille » de Boris Lojkine a été récompensé de nombreuses fois. Lors de sa présentation au festival international de Locarno en Suisse il a été primé par le prix du public Toujours en 2019, le festival international du film francophone de Namur lui décerne le Bayard d’or du meilleur scénario et le prix Be TV. « Camille » n’arrête pas sa course effrénée, Nina Meurisse reçoit le meilleur espoir féminin au prix lumière de la presse internationale 2020. Puis récompensé par le « Valois » de  la meilleure actrice au festival du film francophone d’Angoulême. Le festival du film français de Helvétie l’avait sélectionné et les césars l’avait nominé.

« Mbi na mo » ou en français « toi et moi » de Rafiki Fariola est parvenu à être sélectionné au festival Cinémas d’Afrique à Lausanne (Suisse), en 2018 puis l’année suivante au festival international documentaire de Biarritz (France).  Il n’est point possible d’oublier « Chambre 1 » de Leila Thiam en 2017 qui a été sélectionné au festival Vision du réel.

En quelques années, on voit qu’en Centrafrique le cinéma se développe et parvient à se hisser au niveau international, en traitant de sujets de la vie locale et des préoccupations des centrafricains.

Ces cinq productions avec un peu d’aide ont réussi des paris fous, à première vue inatteignable, pour un résultat époustouflant. Peu de film, de nombreuses  récompenses. Saluons la qualité de leur travail et remercions les soutiens qui ont permis à ces films de naitre et de rayonner. Ces films ont reçu de l’aide des fonds Békou, de l’ambassade de France mais aussi de l’Alliance Française à travers les ateliers Varan.

Nous ne pouvons qu’espérer la même chose pour les prochains films.

Le cinéma centrafricain ne s’arrête pas là. Ciné Bangui est le nouveau projet de l’Alliance Française de Bangui pour travailler sur les métiers du cinéma et passer à la réalisation de fiction. Présentement, la phase de candidature est en cours. L’Association centrafricaine pour la promotion audiovisuelle et du développement (ACPAD) lance quant à elle un festival de films africains du 07 au 14 novembre en  Centrafrique. Pauline Sylviane Gboulou Mpaondo, présidente de l’association, a annoncé que ce festival permettra de promouvoir la culture centrafricaine et le cinéma centrafricain. Les inscriptions à ce festival sont d’ores et déjà ouvertes.

RCA : message du parti démocratique centrafricain (PDCA) aux leaders politiques et sociaux

La réponse du Président de la République, par le biais de son Directeur de Cabinet, aux Forces Vives de la Nation qui ont sollicité sa disponibilité pour la tenue de la concertation inclusive unanimement envisagée comme alternative à l’impasse politique de l’heure, se perçoit comme une fin de non-recevoir politiquement incorrecte et convint de la nécessité d’envisager des approches plus réalistes et plus pragmatiques, « réal politik » oblige. Dans cette optique, nous avons l’agréable devoir de partager avec tous les collègues Leaders Politiques et Sociaux notre vision, évoquée ci-après.

De notre humble avis politique, l’unanimité qui se fait actuellement pour cette concertation nationale plaide et conseille à faire constater et convaincre l’opinion nationale et internationale (1) de la non-préparation politique des élections (manque de volonté politique, inobservation et inapplication des dispositions constitutionnelles en matière des élections), (2) l’impossibilité d’organiser des élections crédibles, transparentes et acceptables dans les conditions d’insécurité politiquement organisée en complicité avec les groupes armés (contenu du 2ème accord secret du dialogue de Khartoum, notamment l’amnistie toujours cachée au Peuple Centrafricain), (3) les graves négligences et autres incuries des Autorités Politiques qui ont suscité dégoûts, discrédits, défiance-méfiance et doutes, (4) les risques d’implosion pré et post-électorales. Toutes ces considérations obligent à :

Consacrer une Union Sacrée de toutes les Forces Vives de la Nation pour une réflexion partagée et l’adoption consensuelle d’alternatives salvatrices devant empêcher les velléités suicidaires du Président TOUADERA qui nous a déjà menés dans une impasse socio-politique ;

Mettre en place un Groupe de Travail Socio- Politique restreint pour l’élaboration d’ expertises convaincantes consistant à :

2-1 : Collecter tous les avis politiques, diplomatiques, juridiques, techniques, constatant le manque de volonté et détermination politiques, les graves négligences et l’inobservation des obligations constitutionnelles par les Autorités Politiques relatives aux opérations préparatoires des élections,

2-2 : Rassembler tous les faits ou faire tous les constats négatifs, notamment les importations des éleveurs mbororo

des pays voisins à qui de faux jugements supplétifs d’actes de naissance ont été remis (faux et usages de faux), les enrôlements des mineurs et des étrangers (violation volontaire de la constitution), l’échec des manœuvres dilatoires de la tentative de la modification de la constitution,

2-3 : Démontrer la territorialité politiquement organisée de l’insécurité, sur la base de la déclaration du Premier Ministre NGREBADA qui a affirmé que les groupes armés sont les partenaires du Gouvernement, lesquels groupes armés empêchent le travail d’enrôlements à l’intérieur du pays (grave violation de la constitution de la République).

Présenter le rapport des travaux de ce Groupe de Travail par tous les moyens ou supports : Réunions et conférences-débats, publications dans la presse et médias, communications aux Ambassades, Organismes ou Institutions Internationales et recours à tous les moyens légaux de pression pour obtenir l’organisation de cette concertation nationale.

Proposer des calendriers réalistes, après consultations de la Médiation Nationale, de l’ANE et de la Cour Constitutionnelle pour la concertation nationale et un glissement constitutionnel raisonnable, sur la base des différentes et obligatoires phases opératoires des élections,

Proposer la forme, la composition et les missions fondamentales de l’Exécutif de glissement ou de transition, dont la durée sera fonction du calendrier du glissement

Assurer tous les plaidoyers nécessaires auprès de la population, des Ambassades, des Institutions Sous Régionales et Internationales, des Partenaires classiques et autres….

Telle est notre modeste contribution que nous versons à la réflexion actuellement menée pour d’idoines approches de sortie de l’impasse socio-politique, créée à dessein par les Autorités Politiques.

Sincères considérations.

WAFIO JEAN SERGE

Parti démocratique centrafricain