En marge des activités diplomatiques à New York, le ministre burkinabè des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, a échangé avec le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, ainsi qu’avec la directrice exécutive du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA), Diené Keita.
Le 28 septembre 2026, le secrétaire général de l’ONU a reçu en audience le chef de la diplomatie burkinabè. Les discussions ont principalement porté sur les enjeux sécuritaires et climatiques, ainsi que sur les relations de coopération entre les Nations unies et le Burkina Faso.
Au cours de l’entretien, Antonio Guterres a notamment souligné que le programme d’action des Nations unies au Burkina Faso s’inscrit dans les priorités définies par les autorités nationales. Selon lui, l’action de l’organisation dans le pays est ainsi alignée sur les orientations retenues par le gouvernement burkinabè.
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Plus largement, le secrétaire général de l’ONU a indiqué que l’Afrique occupera une place importante dans les prochaines actions de l’organisation. Il a évoqué, à ce propos, la nécessité de corriger ce qu’il considère comme une injustice persistante à l’égard du continent, notamment en matière de représentation au Conseil de sécurité et au sein des instances décisionnelles des institutions de Bretton Woods.
Antonio Guterres a également évoqué les difficultés liées au poids de la dette africaine et au manque de financements consacrés à l’adaptation au changement climatique.
De son côté, Karamoko Jean Marie Traoré a salué la pertinence de l’action des Nations unies sur le terrain au Burkina Faso. Il a également adressé ses « vives et sincères félicitations » à Antonio Guterres pour l’héritage qu’il s’apprête à laisser après dix années passées à la tête de l’organisation.
Le ministre burkinabè a par ailleurs réitéré ses réserves à l’égard de certains discours sur la situation sécuritaire au Sahel. Il a estimé que les pays membres de la Confédération des États du Sahel ont, au fil du temps, mieux identifié ce qu’ils considèrent comme la nature du problème sécuritaire dans la région, devenu, selon lui, un instrument de politique étrangère pour certains États.
Le ministre des Affaires étrangères a poursuivi ses échanges à New York le 29 septembre, avec une rencontre au siège de l’UNFPA avec sa directrice exécutive, Diené Keita.
La responsable de l’agence onusienne a réaffirmé l’engagement de l’UNFPA à poursuivre une collaboration étroite avec le Burkina Faso afin d’apporter des réponses concrètes aux besoins des populations.
Diené Keita a également salué les efforts déployés par le Burkina Faso dans la gestion des questions liées aux populations. Elle a estimé que ces initiatives mériteraient d’être davantage valorisées.
Dans cette perspective, la directrice exécutive de l’UNFPA envisage une visite au Burkina Faso. Celle-ci devrait lui permettre de mieux appréhender les réalités du terrain et d’adapter davantage l’appui de l’agence aux initiatives portées par le gouvernement.
Pour sa part, Karamoko Jean Marie Traoré a indiqué que le Burkina Faso accordait de l’importance à son partenariat avec l’UNFPA, notamment au regard de l’impact de ses interventions sur le terrain.
Le chef de la diplomatie burkinabè a assuré que les autorités nationales restent disposées à renforcer et à consolider cette coopération avec l’agence des Nations unies.




