Burkina Faso : les Douanes dépassent leur objectif d’août avec 124 milliards FCFA mobilisés

Le mois d’août s’achève sur une performance remarquable pour les Douanes burkinabè. Avant même la clôture définitive des comptes, les recettes mobilisées ont atteint 124 milliards de francs CFA, alors que l’objectif fixé pour le mois était de 118 milliards. Une avance de 6 milliards FCFA qui vient conforter les efforts engagés par l’administration douanière pour renforcer les ressources internes de l’État.

L’annonce a été faite lundi par le directeur général des Douanes, le colonel des douanes Yves Kafando. Dans une lettre adressée à ses collaborateurs, il a qualifié ce résultat de « performance historique ». Le niveau atteint représente précisément un dépassement de 5,1 % par rapport aux prévisions initiales. Et les chiffres pourraient encore évoluer puisque les comptes du mois d’août n’étaient pas définitivement arrêtés au moment de l’annonce.

Pour Yves Kafando, cette progression n’est pas le fruit du hasard. Le directeur général attribue cette mobilisation à « l’engagement », à « la détermination » et au « sens élevé du devoir » manifestés par les agents des Douanes. Leur mobilisation intervient d’ailleurs durant une période habituellement moins propice aux recettes douanières. Le mois d’août est généralement marqué par un ralentissement des activités commerciales, ce qui peut peser sur les performances de l’administration.

Malgré ce contexte, les agents ont donc réussi à franchir le seuil fixé par leur hiérarchie. Le directeur général les invite désormais à maintenir cette dynamique jusqu’à la fermeture des comptes. Il leur demande également de poursuivre les efforts engagés pour sécuriser les recettes publiques et intensifier la lutte contre les pratiques frauduleuses.

« La mobilisation des recettes et la lutte implacable contre la fraude restent notre combat quotidien », a rappelé Yves Kafando. Il appelle ses collaborateurs à rester « mobilisés, vigilants et déterminés » alors que se profile déjà le mois de septembre.

Derrière cette performance mensuelle se joue un enjeu plus large pour les finances publiques burkinabè. Dans un contexte où le pays cherche à accroître ses ressources propres et à réduire les contraintes pesant sur le financement de ses priorités nationales, chaque progression des recettes internes revêt une importance particulière. Les 124 milliards FCFA déjà enregistrés en août constituent ainsi un nouveau signal de la capacité des Douanes à dépasser leurs objectifs, alors même que l’exercice comptable du mois n’est pas encore définitivement clos.

Burkina Faso : 2 364 policiers engagés dans une nouvelle étape de leur carrière avec la formation de passage en grade

À Pabré, l’Académie de Police a donné, ce lundi 31 août 2026, le coup d’envoi d’une nouvelle session consacrée à l’évolution professionnelle des personnels de la Police nationale. Présidée par l’Inspecteur général de Police Thierry Dofizouho Tuina, Directeur général de la Police nationale, la cérémonie officielle de lancement des formations de passage en grade intervient dans un contexte où le Burkina Faso met l’accent sur la transformation de ses institutions, la responsabilisation des agents publics et la mobilisation autour de l’intérêt supérieur de la Nation.

Pendant deux semaines, 2 364 policiers répartis sur l’ensemble du territoire prennent part à cette formation. Parmi eux figurent 92 commissaires de police, 304 officiers de police et 1 968 sous-officiers. Pour ces hommes et ces femmes, cette session ne constitue pas uniquement une formalité liée à leur progression dans la hiérarchie. Elle représente également une préparation aux responsabilités nouvelles qu’ils seront appelés à assumer au sein de l’institution policière.

Dans un pays engagé dans une dynamique de refondation, la qualité des ressources humaines apparaît comme l’un des piliers de la transformation des institutions. La Police nationale n’échappe pas à cette exigence. Alors que les Forces de défense et de sécurité sont fortement sollicitées face aux défis sécuritaires, le renforcement continu des compétences devient un enjeu essentiel. C’est dans cette logique que l’Académie de Police accueille cette nouvelle promotion, avec pour ambition de mieux préparer les personnels appelés à franchir un nouveau palier dans leur carrière.

À l’ouverture des travaux, le Commissaire divisionnaire de police Lassina Traoré, Directeur général de l’Académie de Police, a d’abord exprimé sa reconnaissance pour la confiance accordée à son institution. Il a ensuite rappelé le rôle déterminant des formateurs dans cette étape de professionnalisation. À leurs côtés, la transmission des connaissances ne se limite pas à l’enseignement technique. Elle participe également à l’exercice du commandement et à la construction d’une administration fondée sur la bonne gouvernance et la solidarité professionnelle. « Transmettre le savoir à vos collègues et collaborateurs est un acte de commandement, de bonne gouvernance et de fraternité d’armes », a-t-il déclaré à l’endroit des formateurs.

Pour les responsables de l’Académie, l’accès à un grade supérieur doit d’abord être associé à une progression réelle des compétences. Les enseignements dispensés durant ces deux semaines doivent permettre aux participants de consolider leurs acquis professionnels et techniques, tout en actualisant leurs connaissances des lois, des règlements et des différents textes qui encadrent l’action de la Police nationale. La déontologie occupe également une place importante dans le dispositif. L’objectif est de faire en sorte que la progression dans la hiérarchie s’accompagne d’une meilleure maîtrise des devoirs, des obligations et des exigences éthiques liés à chaque niveau de responsabilité.

Présidant la cérémonie, l’Inspecteur général de Police Thierry Dofizouho Tuina a, pour sa part, inscrit cette formation dans le processus de professionnalisation de la Police nationale. Dans un contexte sécuritaire exigeant, il estime que l’augmentation du grade doit nécessairement s’accompagner d’une augmentation du niveau de responsabilité. Le Directeur général de la Police nationale a également rendu hommage aux membres des Forces de défense et de sécurité tombés sur le champ d’honneur ainsi qu’aux victimes du terrorisme. Il a salué, dans le même temps, l’engagement quotidien des personnels qui poursuivent leurs missions de protection des populations et des biens.

Face aux stagiaires, le message du patron de la Police nationale s’est voulu particulièrement exigeant. Assiduité, discipline, engagement et disponibilité devront accompagner les participants durant toute la durée de leur formation. Car, dans la conception défendue par les responsables de l’institution, changer de grade ne signifie pas simplement bénéficier d’une reconnaissance professionnelle. C’est aussi accepter d’exercer des fonctions qui exigent davantage de discernement, de capacité de décision, d’encadrement et de commandement.

« Celui qui ne se forme pas constamment recule. » Cette formule résume la philosophie portée par cette session. Dans un environnement national en évolution, le policier appelé à exercer davantage de responsabilités doit continuer à apprendre, approfondir ses connaissances et adapter ses pratiques aux réalités de son époque. Les valeurs actuellement mises en avant dans la dynamique de transformation du Burkina Faso, notamment la responsabilité, la discipline, le patriotisme, la cohésion et la contribution à l’effort national, prennent une dimension particulière au sein des forces de sécurité.

La formation de passage en grade apparaît ainsi comme un instrument destiné à rapprocher l’évolution professionnelle de l’élévation effective des compétences. Pour les 2 364 policiers concernés, le défi consiste désormais à transformer les enseignements reçus en capacités concrètes, directement utiles à l’accomplissement de leurs missions. À travers cette démarche, la Police nationale entend poursuivre la construction d’une institution plus professionnelle et mieux préparée aux exigences de ses responsabilités.

À Pabré, le lancement de cette session aura donc posé une exigence claire : accéder à un grade supérieur ne doit pas seulement signifier monter dans la hiérarchie. Il doit aussi traduire une progression dans la compétence, le sens du devoir et l’engagement au service de la Nation.

Mali : l’armée repousse une attaque contre un commissariat et frappe plusieurs positions terroristes à Sikasso

Le calme a été brutalement rompu dimanche matin à Kignan, dans la région de Sikasso. Aux environs de 6 heures, des groupes armés terroristes ont tenté de prendre d’assaut le commissariat de la localité. Les forces armées maliennes sont parvenues à repousser l’attaque, selon l’annonce faite par l’Armée malienne.

L’affrontement a laissé quelques traces sur les lieux. Deux motocyclettes appartenant au personnel du commissariat ont notamment été incendiées. Dans les rangs des assaillants, un drone kamikaze a été abattu tandis que huit motocyclettes ont été abandonnées au cours de leur repli.

Mais l’intervention des forces maliennes ne s’est pas limitée à repousser l’assaut. La filature engagée après le départ des assaillants, combinée à l’exploitation des renseignements recueillis, a permis aux militaires de localiser trois points de regroupement de groupes armés terroristes dans le secteur de Dogoni, toujours dans la région de Sikasso.

Selon l’Armée malienne, ces positions regroupaient plus d’une centaine d’individus et abritaient d’importants matériels de guerre. Les zones identifiées ont été ciblées et traitées avec succès.

À plusieurs kilomètres au sud-est de Macina, d’autres regroupements de groupes armés terroristes ont également été détectés. Les positions repérées abritaient elles aussi du matériel de guerre. Après analyse et évaluation de la situation, les forces maliennes ont procédé à des frappes sur ces zones.

Les opérations se poursuivent désormais dans les secteurs concernés. Des missions de surveillance et de reconnaissance doivent permettre d’évaluer avec précision les effets des frappes, d’établir un bilan consolidé et de rechercher d’éventuelles menaces résiduelles.

En annonçant ces opérations, l’Armée malienne a réaffirmé la détermination de ses combattants à poursuivre les actions de sécurisation sur l’ensemble du territoire national. Elle assure vouloir maintenir ses opérations avec rigueur, professionnalisme et engagement, tout en appelant les populations à continuer d’accorder leur soutien et leur confiance aux forces engagées.

Ibrahim Traoré exhorte les jeunes de l’IPO à faire de l’humilité une force pour la Révolution

Au Stade du 4-Août, l’atmosphère était particulière ce jeudi 27 août 2026. Dans la cuvette de l’enceinte sportive, le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, présidait la cérémonie officielle marquant la fin de l’Immersion patriotique obligatoire (IPO) de l’édition 2026.

Face aux appelés réunis pour cette étape finale, le Chef de l’État a porté son regard sur les semaines qu’ils viennent de passer dans le cadre de cette immersion, qu’il a présentée comme une véritable « école de la vie ». Il a salué leur participation et leur a adressé ses félicitations pour le chemin parcouru au cours de cette formation.

Mais au-delà de la cérémonie de clôture, le Capitaine Ibrahim Traoré a surtout voulu laisser un message aux jeunes. Il les a invités à faire de l’humilité, de la solidarité et de la bonne moralité des repères dans leur parcours.

Pour le Président du Faso, l’apprentissage doit également occuper une place centrale dans la construction des jeunes citoyens. Il a notamment insisté sur l’importance de chercher à comprendre le monde qui les entoure, mais aussi les réalités liées à la nature et à la géopolitique.

« Avoir l’humilité de chercher à comprendre le monde est une bonne chose, avoir l’humilité à cerner la nature et la géopolitique est une très bonne chose », a déclaré le Chef de l’État.

À ses yeux, le refus d’apprendre et de comprendre constitue un risque pour la société. Il estime qu’un individu qui ne cherche pas à s’informer sur son environnement reste dans l’ignorance, une situation qu’il considère comme dangereuse pour la dynamique de la Révolution.

« Car quelqu’un qui n’apprend pas, qui ne cherche pas à comprendre, qui ne cherche pas à cerner ce qui se passe autour de lui est un ignorant et un ignorant est un danger pour notre Révolution », a-t-il poursuivi.

La clôture de l’IPO 2026 aura ainsi été l’occasion, pour le Président du Faso, de rappeler aux jeunes appelés que cette immersion ne se limite pas aux enseignements reçus durant leur séjour. Elle doit également, selon son message, contribuer à forger des citoyens capables de comprendre leur environnement, de cultiver la solidarité et d’assumer leurs responsabilités avec humilité.

Maxime Prévot salue la résilience de l’économie burkinabè et souhaité une coopération renforcée entre les deux Pays

À Ouagadougou, le dialogue entre le Burkina Faso et la Belgique s’est poursuivi sur le terrain économique. Ce jeudi 27 août 2026, le ministre burkinabè de l’Économie et des Finances, Aboubakar Nacanabo, a reçu le vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères du Royaume de Belgique, Maxime Prévot. Les deux responsables ont échangé sur la situation économique du pays et sur les perspectives de coopération entre les deux États.

Cette rencontre intervient alors que le Burkina Faso fait face à plusieurs défis économiques et sociaux. Pour Maxime Prévot, cette visite constitue notamment une occasion de mieux comprendre les réalités auxquelles le pays est confronté et d’apprécier les réponses apportées par les autorités burkinabè.

Au cours de l’entretien, le responsable belge a également porté un regard positif sur l’évolution récente de l’économie burkinabè. Il a salué les performances enregistrées ces dernières années et félicité Aboubakar Nacanabo pour son leadership, ainsi que pour les réformes et innovations engagées dans le secteur économique.

Selon Maxime Prévot, ces différentes initiatives participent au renforcement de la résilience de l’économie nationale et contribuent à maintenir sa dynamique de croissance. Il a, dans le même temps, réaffirmé l’ambition de la Belgique de consolider davantage ses relations de coopération avec le Burkina Faso.

Le vice-Premier ministre belge a toutefois insisté sur les bases devant guider ce partenariat. Il a notamment défendu une coopération construite autour de la sincérité et du respect mutuel, tout en prenant en compte la souveraineté de chaque État dans la conduite de ses relations internationales.

Face à cette démarche, Aboubakar Nacanabo a salué l’ouverture au dialogue et à l’écoute manifestée par son interlocuteur. Le ministre burkinabè a, à son tour, confirmé la disponibilité du Burkina Faso à poursuivre le développement de ses relations avec le Royaume de Belgique, dans la recherche d’intérêts communs au bénéfice des deux peuples.

Cette audience vient ainsi prolonger les échanges entre Ouagadougou et Bruxelles autour d’une coopération appelée à évoluer dans un contexte marqué par les transformations économiques du Burkina Faso. Pour les deux parties, le maintien du dialogue repose désormais sur trois principes affichés : le respect mutuel, la souveraineté et la volonté de construire des intérêts communs.

Barrage de Bagré : la SONABEL annonce l’ouverture des vannes ce vendredi 28 Août

Les populations installées en aval du barrage hydroélectrique de Bagré sont appelées à renforcer leur vigilance. La Société nationale d’électricité du Burkina (SONABEL) annonce l’ouverture des vannes de l’évacuateur de crue à partir du vendredi 28 août 2026, dès 9 heures.

Cette décision intervient après plusieurs jours de fortes précipitations. Selon la SONABEL, les importantes quantités d’eau enregistrées ont fait monter le niveau de la retenue jusqu’à un seuil jugé critique. Face à cette situation, l’entreprise estime nécessaire d’accélérer l’évacuation du surplus d’eau afin de réduire la pression sur la retenue.

L’ouverture des vannes doit ainsi permettre de libérer une partie des eaux accumulées dans le barrage. Cette opération pourrait toutefois entraîner une montée des eaux en aval et présenter des risques d’inondation pour les populations riveraines.

La SONABEL invite donc les habitants vivant dans les zones situées en aval du barrage à rester particulièrement attentifs dès le début de l’opération. Elle leur demande également de prendre toutes les précautions nécessaires pour se prémunir contre les éventuelles conséquences de cette évacuation.

Alors que la saison des pluies se poursuit, l’ouverture annoncée des vannes de Bagré constitue ainsi une mesure préventive destinée à gérer le surplus d’eau de la retenue, tout en appelant les populations concernées à la plus grande prudence.

Plus de 65 000 nouveaux bacheliers bouclent 30 jours d’immersion patriotique

Après un mois rythmé par la discipline, les exercices collectifs et les enseignements civiques, les nouveaux bacheliers ont refermé leur parenthèse d’immersion patriotique. Ce jeudi 27 août 2026, l’Immersion patriotique obligatoire (IPO) 2026 a officiellement pris fin dans plusieurs régions du Burkina Faso. À Ouagadougou, le Stade du 4-Août a accueilli la cérémonie officielle, placée sous le très haut patronage du Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré.

Pendant 30 jours, plus de 65 000 jeunes fraîchement diplômés du baccalauréat ont participé à cette formation destinée à les préparer à une nouvelle étape de leur parcours. Leur quotidien a été ponctué par des activités militaires et civiques, notamment le défilé, l’ordre serré et l’apprentissage de chants militaires.

À travers cette immersion, les autorités burkinabè ont voulu transmettre aux jeunes plusieurs valeurs considérées comme essentielles. Le patriotisme, le civisme et la discipline figuraient au cœur du programme, aux côtés de la solidarité, de la cohésion sociale, de la résilience et du sens des responsabilités.

Dans les différentes régions concernées, la fin de l’immersion a donné lieu aux cérémonies marquant le départ des appelés. Après plusieurs semaines passées dans ce cadre de formation, les jeunes ont regagné leurs familles. Des attestations de participation leur ont également été remises à cette occasion.

À Ouagadougou, le moment a été marqué par une intervention du Président du Faso devant les nouveaux bacheliers. Ibrahim Traoré les a appelés à se tenir à distance de toute forme de traîtrise envers la patrie. Il les a également encouragés à faire preuve d’humilité, de dignité et de responsabilité dans la suite de leur parcours.

Le chef de l’État a par ailleurs évoqué la question de leur prochaine étape : l’enseignement supérieur. Il a souligné les efforts engagés par l’État pour accroître les capacités d’accueil des établissements universitaires, notamment à travers la construction de nouvelles infrastructures destinées à recevoir les futurs étudiants.

La cérémonie a également été l’occasion d’une annonce particulière. Le Manifeste de la Révolution progressiste populaire (RPP) sera mis à la disposition des jeunes ayant participé à l’immersion. Ce document leur est présenté comme un support destiné à faciliter leur compréhension des orientations et des valeurs défendues par cette dynamique.

Pour clore cette journée, l’hymne national a retenti avant le passage des différentes sections d’appelés. Le défilé a été suivi de prestations artistiques, donnant une dimension festive à cette cérémonie qui marque la fin de 30 jours de formation.

L’IPO 2026 s’achève ainsi après avoir réuni plus de 65 000 nouveaux bacheliers à travers le pays, entre apprentissages civiques, activités militaires et transmission de valeurs présentées comme des repères pour leur entrée dans une nouvelle phase de leur vie.

Burkina-Belgique : Maxime Prévot à Ouagadougou pour relancer une coopération fondée sur le dialogue

Ouagadougou accueille depuis mercredi 26 août 2026 un visiteur diplomatique de premier plan. Arrivé dans l’après-midi, le vice-Premier ministre et ministre belge des Affaires étrangères, des Affaires européennes et de la Coopération au développement, Maxime Prévot, entame une visite d’amitié et de travail de 72 heures au Burkina Faso. À son arrivée à l’aéroport international de Ouagadougou, il a été accueilli par son homologue burkinabè, Karamoko Jean Marie Traoré.

Les deux responsables ont ensuite eu un premier entretien en présence de leurs collaborateurs respectifs. Les discussions ont notamment permis de revenir sur l’état de la coopération bilatérale, établie depuis plus de cinq décennies. Cette relation s’appuie principalement sur l’action de l’Agence belge de développement (Enabel) et couvre plusieurs domaines de développement.

Pour Maxime Prévot, cette visite répond à une volonté claire : renforcer les relations entre Bruxelles et Ouagadougou sans les enfermer dans une logique de conditions. Le responsable belge a expliqué vouloir privilégier une approche directe, fondée sur l’écoute et la compréhension du contexte burkinabè.

« Notre volonté, c’est de continuer la coopération, pas la conditionner », a-t-il déclaré, expliquant que sa présence au Burkina Faso devait lui permettre d’écouter directement les acteurs locaux et de confronter ces échanges aux informations disponibles dans les bureaux à Bruxelles et dans différents rapports.

Cette démarche a été favorablement accueillie par Karamoko Jean Marie Traoré. Le chef de la diplomatie burkinabè a présenté à son interlocuteur le contexte dans lequel la crise sécuritaire s’est installée dans le pays, ainsi que les réponses développées par les autorités actuelles. Il a notamment insisté sur la volonté de privilégier une dynamique endogène, tout en maintenant une coopération avec des partenaires considérés comme sincères.

Pour le ministre burkinabè, cette rencontre constitue justement l’occasion de regarder la situation du pays autrement. « Il y a véritablement la nécessité d’un changement de lecture sur nos pays, et cela passe par l’écoute et le dialogue avec les acteurs qui sont concernés », a-t-il souligné.

Les discussions ont également dépassé le seul cadre de la relation bilatérale. Les deux ministres ont abordé la dynamique de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES), ainsi que les perspectives de coopération entre le Burkina Faso et l’Union européenne, dont les institutions ont notamment Bruxelles pour siège.

Au terme de cet échange, Maxime Prévot s’est dit édifié par les explications reçues. Il a réaffirmé la volonté de la Belgique de poursuivre son engagement au Burkina Faso selon une approche qu’il résume ainsi : investir « au Burkina Faso, avec le Burkina Faso, mais pas à la place du Burkina Faso ».

Cette ligne traduit, selon la Direction de la Communication et des Relations Presse du ministère burkinabè des Affaires étrangères, une relation appelée à s’inscrire dans le respect de la souveraineté, des choix stratégiques et des positions de chacune des deux parties. La coopération entre les deux pays concerne notamment le développement économique, l’agriculture, l’environnement, la santé, l’éducation, l’entrepreneuriat, ainsi que les domaines culturel, universitaire et de la coopération décentralisée.

La présence diplomatique belge à Ouagadougou devrait par ailleurs conserver toute son importance. Alors que la Belgique réorganise sa couverture diplomatique mondiale et ferme plusieurs missions, son ambassade au Burkina Faso n’est pas concernée par ces fermetures. Les autorités belges envisagent même d’en faire un hub consulaire pour la sous-région.

La visite de Maxime Prévot ne s’arrêtera toutefois pas à cette première séquence diplomatique. Durant ses 72 heures au Burkina Faso, le responsable belge doit encore rencontrer d’autres autorités burkinabè et effectuer plusieurs sorties de terrain. Une manière de prolonger les échanges engagés à Ouagadougou et de donner un contenu concret à cette volonté affichée de renforcer la coopération entre les deux pays.

Ouahigouya : cinq mineurs interceptés avant un départ vers des sites d’orpaillage au Mali

À la gare routière de Ouahigouya, le départ vers le Mali ne s’est finalement pas fait pour cinq jeunes âgés de 15 à 17 ans. Mercredi 26 août 2026, la Brigade régionale de protection de l’enfance du Yaadga (BRPE-YDG) est intervenue alors que ces mineurs s’apprêtaient à prendre la route en direction de sites d’exploitation aurifère maliens.

L’opération faisait suite à une alerte reçue deux jours auparavant. Le lundi 24 août, une personne ayant requis l’anonymat avait signalé aux autorités l’embarquement prochain de plusieurs enfants à bord d’un car en partance pour le Mali.

Les policiers de la BRPE-YDG, conduits par le commissaire Lassané Kafando, se sont alors rendus à la gare routière. Sur place, ils ont identifié cinq mineurs, tous âgés de moins de 18 ans, avant de les interpeller. Les enfants ont ensuite été conduits à la Direction régionale de la Police nationale afin d’être entendus.

Le parquet a été immédiatement informé de l’affaire. Une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances exactes de ce déplacement vers le Mali et établir d’éventuelles responsabilités dans l’organisation du voyage.

Derrière cette intervention, les autorités voient également la persistance d’un phénomène préoccupant : le départ de mineurs vers des zones d’exploitation aurifère, où ils peuvent être exposés à des conditions particulièrement dangereuses.

Le chef de la BRPE-Yaadga, le commissaire Kafando, a ainsi appelé les parents à renforcer leur vigilance et à assumer pleinement leur responsabilité dans la protection des enfants. Pour lui, les difficultés économiques des familles ne peuvent justifier qu’un mineur soit exposé aux risques liés au travail sur les sites miniers.

La Police nationale appelle également les populations à signaler les situations similaires aux autorités compétentes. Les transporteurs, conducteurs et convoyeurs sont, de leur côté, invités à respecter scrupuleusement les règles encadrant les déplacements des enfants.

Le commissaire Kafando rappelle notamment qu’un mineur de moins de 18 ans ne peut voyager vers l’étranger sans disposer d’un document officiel de voyage et d’une autorisation parentale délivrée par l’autorité compétente. Dans cette affaire, l’enquête devra désormais déterminer comment ces cinq enfants ont été recrutés ou accompagnés dans leur projet de départ vers les sites aurifères maliens.

Football féminin : la FBF ouvre le recrutement du nouveau staff des Étalons dames

La Fédération burkinabè de football (FBF) ouvre une nouvelle page pour l’encadrement de l’équipe nationale féminine A. L’instance a lancé un appel à candidatures pour recruter un sélectionneur principal et un sélectionneur adjoint. Les prétendants ont jusqu’au 8 septembre 2026 pour faire parvenir leur dossier.

Dans un communiqué publié sur sa page Facebook, la FBF détaille les conditions exigées pour intégrer le staff des Étalons dames. Le poste de sélectionneur principal est ouvert aux entraîneurs titulaires d’une licence A de la Confédération africaine de football (CAF). Pour les candidats issus d’autres confédérations, une licence Pro délivrée par l’UEFA, la CONCACAF, la CONMEBOL, l’AFC ou l’OFC est requise.

Au-delà du diplôme, la Fédération exige une expérience professionnelle significative. Le futur sélectionneur devra notamment justifier d’au moins trois années d’activité entre 2023 et 2026 comme entraîneur d’une équipe de Ligue 1 ou de Ligue 2, d’une sélection nationale ou d’une académie d’élite de sport-études.

Le profil recherché pour le poste d’adjoint répond également à des critères précis. Le candidat devra être titulaire au minimum d’une licence B de la CAF ou d’une licence Pro délivrée par l’une des autres confédérations reconnues. Il devra lui aussi présenter au moins trois années d’expérience sur la période 2023-2026 dans les structures et compétitions retenues par la FBF.

L’appel ne ferme pas la porte aux membres de l’actuel staff. La Fédération précise que les entraîneurs sortants peuvent eux aussi présenter leur candidature, à condition de remplir les critères fixés dans l’avis de recrutement.

Les candidats intéressés disposent donc de quelques jours pour préparer leurs dossiers. Les documents physiques doivent être déposés au secrétariat de la Direction technique nationale au plus tard le 8 septembre 2026 à 16 heures. La FBF prévoit également une possibilité de candidature en ligne par courrier électronique.

À travers cet appel, l’instance dirigeante du football burkinabè engage ainsi le processus de sélection du prochain encadrement technique de l’équipe nationale féminine A, avec des exigences précises en matière de qualification et d’expérience.