Burkina Faso : forte hausse des exportations minières en 2026

Le secteur aurifère continue de peser lourd dans l’économie burkinabè. Au premier semestre 2026, la production industrielle d’or et la valeur des exportations de biens ont toutes deux progressé, confirmant le rôle central du métal précieux dans les échanges du pays.

Selon la note de conjoncture économique de juillet 2026 publiée par la Direction générale de l’économie et de la planification (DGEP), les mines industrielles ont produit 26,752 tonnes d’or à fin juin. Ce volume représente une hausse de 10,3 % sur un an, comparativement aux 24,243 tonnes enregistrées à la même période en 2025.

La progression s’est particulièrement accélérée en juin. Au cours de ce seul mois, la production industrielle a atteint 4,477 tonnes, contre 3,206 tonnes en juin 2025. Il s’agit d’une augmentation de 39,6 % en l’espace d’un an.

Cette dynamique permet au Burkina Faso de franchir la moitié de son objectif annuel. Sur une prévision révisée à 52,938 tonnes pour 2026, le taux de réalisation atteignait 50,5 % à la fin du mois de juin. À la même période en 2025, ce taux s’établissait à 47,1 %.

La performance des mines s’accompagne d’une forte progression des recettes tirées des exportations. À fin juin, les exportations totales de biens ont atteint 4 643,7 milliards de FCFA. Leur valeur augmente ainsi de 60,4 % par rapport à la même période de 2025.

L’or brut constitue le principal moteur de cette progression. Les ventes de ce produit ont augmenté de 1 790,8 milliards de FCFA, soit une hausse de 70,6 %. Cette évolution s’explique notamment par l’augmentation des volumes exportés, mais également par la progression du cours de l’once d’or sur les marchés internationaux.

Cette domination de l’or se reflète directement dans la structure des exportations burkinabè. À fin juin 2026, les produits miniers représentent 93,3 % de la valeur totale des biens exportés. Leur poids dans les exportations a ainsi progressé de 5,6 points de pourcentage en un an.

Au fil des mois, les chiffres confirment donc la place déterminante de l’industrie minière dans l’économie extérieure du Burkina Faso. Avec une production aurifère en hausse et des exportations largement portées par l’or brut, le secteur reste l’un des principaux moteurs des échanges commerciaux du pays au premier semestre 2026.

Burkina Faso : 100 tonnes de riz découvertes dans un stockage clandestin à Ouagadougou

À Ouagadougou, la lutte contre les pratiques commerciales illicites prend une nouvelle dimension. La Brigade Mobile de Contrôle Économique et de la Répression des Fraudes (BMCRF), appuyée par l’Agence Burkinabè de Normalisation, de la Métrologie et de la Qualité (ABNORM), a mené une vaste opération de contrôle dans plusieurs quartiers de la capitale.

Sur le terrain, les équipes ont ciblé les commerçants soupçonnés de contourner les nouvelles mesures prises par le ministère chargé du Commerce. L’objectif affiché est de faire respecter les prix réglementés, de protéger les consommateurs et de mettre un frein aux pratiques susceptibles d’alimenter la spéculation et la fraude.

Au cours des contrôles, les agents ont notamment découvert une importante quantité de riz dissimulée dans une habitation utilisée comme entrepôt clandestin. Au total, 100 tonnes de riz y ont été retrouvées. Les opérations ont également permis de retirer du marché de nombreux produits arrivés à expiration.

Les contrôleurs ont par ailleurs constaté plusieurs infractions liées aux prix. Du riz, de l’huile et de la farine de blé étaient proposés au-delà des tarifs réglementaires. Dans certains cas, les agents ont aussi découvert des pratiques de reconditionnement frauduleux de riz dans des sacs dont l’origine ou la conformité posait problème.

Face à ces manquements, les autorités ont procédé à la fermeture et au scellement de plusieurs boutiques et magasins. Les produits périmés ont été saisis et les commerçants concernés devront répondre des infractions relevées à leur encontre. Les sanctions prévues comprennent notamment des amendes et des travaux d’intérêt général.

Pour Sanibé Faho, coordonnateur général de la BMCRF, cette intervention s’inscrit dans le renforcement du dispositif annoncé par le ministère chargé du Commerce. À travers ces contrôles, les autorités veulent agir sur plusieurs fronts à la fois : contenir l’inflation, mieux encadrer les marchés et combattre les pratiques frauduleuses qui pénalisent les consommateurs.

Burkina Faso : des orpailleurs déguerpis et leur matériel saisi à Ouahigouya

Des orpailleurs installés sur un cours d’eau à la sortie nord du village de Sissamba, dans la commune de Ouahigouya, ont été déguerpis. Leur matériel a également été saisi lors d’une opération menée mercredi 19 août 2026.

 

L’intervention a été conduite par les services des Eaux et Forêts, en collaboration avec la mairie de Ouahigouya. Elle visait à faire respecter la suspension des activités d’orpaillage et à lutter contre la pollution des ressources naturelles.

Les autorités ciblaient notamment les activités de concassage et de lavage des minerais pratiquées directement sur le cours d’eau. Ces opérations sont susceptibles de favoriser l’ensablement et la pollution de l’eau par des produits chimiques et toxiques, notamment le cyanure.

Au-delà des enjeux environnementaux, les services compétents mettent en avant les risques sanitaires auxquels peuvent être exposées les populations riveraines et les personnes utilisant cette ressource en eau.

L’opération intervient après plusieurs campagnes de sensibilisation menées auprès des orpailleurs.

Un important matériel saisi

Les agents ont procédé à la saisie de plusieurs équipements utilisés pour les activités d’orpaillage. Le bilan fait notamment état de 21 motos-pompes, 19 blocs de machines, 15 bouteilles de gaz, cinq tricycles et deux motocyclettes. Divers autres matériels ont également été récupérés sur le site.

À travers cette intervention, les autorités entendent préserver le cours d’eau et limiter les conséquences de l’exploitation minière sur l’environnement et la santé publique. Les services des Eaux et Forêts appellent par ailleurs les orpailleurs à respecter strictement la réglementation et les mesures de suspension en vigueur.

Ils réaffirment leur détermination à poursuivre les contrôles afin de faire respecter les dispositions relatives à la protection des ressources naturelles, à Ouahigouya comme dans les autres localités du Burkina Faso.

Burkina Faso : près de 1 500 jeunes achèvent la première vague du Camp vacances Faso Mêbo

La première vague du Camp vacances Faso Mêbo s’est achevée à Ouagadougou avec la remise des attestations à l’ensemble des promotions issues des six Régions militaires du Burkina Faso.

L’événement a réuni environ 1 500 jeunes campeurs, encadrés par 72 moniteurs. Pendant dix jours, les participants, vêtus de treillis militaires, ont été initiés à plusieurs notions liées à la citoyenneté et à la discipline.

Au programme figuraient notamment l’éducation civique et militaire, le respect des symboles de la Nation, la sécurité routière et l’hygiène. Les jeunes ont également été sensibilisés aux valeurs de responsabilité, de discipline et de solidarité.

La formation ne s’est pas limitée aux enseignements théoriques. Les campeurs ont aussi participé à des activités pratiques, notamment à la pose de pavés.

La cérémonie de clôture s’est déroulée sous une forte pluie à Ouagadougou. Malgré les intempéries, les jeunes de la promotion Toyiro sont restés debout et disciplinés jusqu’à la fin de l’événement.

Le Camp vacances Faso Mêbo s’inscrit dans une démarche de refondation sociale et d’édification nationale. Le programme vise à renforcer la conscience patriotique et civique des jeunes tout en leur inculquant des valeurs de discipline et de responsabilité collective.

Destiné aux jeunes âgés de 10 à 15 ans, le dispositif entend également les associer à des activités d’utilité pratique liées au développement et à la souveraineté du Burkina Faso.

Cette première vague marque ainsi une nouvelle étape dans la volonté des autorités de renforcer l’engagement civique de la jeunesse burkinabè à travers des activités combinant formation, discipline et participation concrète à la vie collective.

Burkina Faso : le Burkinabè Pr Omer Combary nommé consulteur au Vatican par le pape Léon XIV

Le Burkinabè Pr Omer Combary a été nommé consulteur du Dicastère pour le Service du Développement Humain Intégral par le pape Léon XIV, mardi 18 août 2026. Cette nomination permet à l’universitaire burkinabè de rejoindre une instance de la Curie romaine engagée sur plusieurs enjeux sociaux et humanitaires.

Le souverain pontife a nommé douze nouveaux consulteurs au sein de ce dicastère. Parmi eux figure Omer Combary, professeur titulaire au département d’économie de l’Université Thomas Sankara de Ouagadougou.

Spécialiste des questions économiques, l’universitaire burkinabè mettra son expertise au service des travaux du dicastère. Cette institution intervient notamment sur les questions de justice sociale, de développement, de paix, de santé et d’environnement.

Selon le Vatican, les consulteurs des dicastères sont sélectionnés pour leur « science », leurs compétences reconnues et leur prudence. Ils peuvent être des religieux ou des laïcs, hommes ou femmes, issus de différentes régions du monde.

Leur mission consiste à apporter leur expertise aux travaux de la Curie romaine. Leur mandat est fixé à cinq ans. Omer Combary rejoint ainsi un groupe composé de personnalités aux profils variés. Les nouveaux consulteurs comprennent notamment des économistes, des théologiens et des spécialistes de la santé, de l’écologie et de l’action caritative. Huit des douze personnes nommées sont des laïcs.

Une instance tournée vers le développement humain

Créé en 2016 par le pape François, le Dicastère pour le Service du Développement Humain Intégral intervient sur un large éventail de questions liées à la dignité et au développement de la personne humaine.

Ses travaux portent notamment sur les migrations, les réfugiés, la santé, le travail, la paix, la justice et le développement durable. Les situations d’urgence humanitaire figurent également parmi ses domaines d’intervention.

La nomination du Pr Omer Combary marque ainsi la présence d’une expertise universitaire burkinabè au sein d’une institution majeure de la Curie romaine. Elle met également en avant le rôle des compétences économiques dans les réflexions consacrées au développement humain et à la justice sociale.

Burkina Faso : le sac de 25 kg de riz local vendu à 10 000 FCFA par la SONAGESS

La Société nationale de gestion du stock de sécurité alimentaire (SONAGESS) annonce la disponibilité du riz local en sac de 25 kg dans l’ensemble de ses points de vente au Burkina Faso.

 

Selon un communiqué publié par la structure, le sac est proposé au prix de 10 000 FCFA. L’opération est ouverte à l’ensemble de la population, sans aucune condition préalable. Cette initiative s’inscrit dans la mission de la SONAGESS visant à faciliter l’accès des populations à des produits alimentaires de qualité.

La société invite ainsi les consommateurs à profiter de cette disponibilité du riz local. Elle encourage également la population à privilégier la production nationale afin de soutenir les producteurs et de contribuer à la valorisation des produits burkinabè.

Avec cette opération, la SONAGESS entend ainsi participer à l’amélioration de l’accès aux produits alimentaires tout en favorisant la consommation locale.

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Mali-Russie : Goïta s’entretient avec Poutine sur la sécurité au Mali et dans le Sahel

Le président malien, Assimi Goïta, et son homologue russe, Vladimir Poutine, ont convenu de poursuivre leur coordination dans le domaine sécuritaire au Mali et dans le Sahel. Les deux dirigeants se sont entretenus par téléphone ce mercredi 19 août 2026, à l’initiative de Bamako.

Selon le Kremlin, Assimi Goïta a exprimé sa reconnaissance à la Russie pour son soutien au renforcement de la sécurité du Mali et à la lutte contre le terrorisme international. Les discussions ont notamment porté sur la situation sécuritaire dans le pays et dans la région saharo-sahélienne.

Les deux chefs d’État ont convenu de poursuivre leurs efforts communs en faveur de la stabilité du Mali et de l’ensemble du Sahel. Cette coordination sécuritaire constitue l’un des principaux points retenus par le Kremlin à l’issue de l’échange.

Au-delà de la sécurité, Vladimir Poutine et Assimi Goïta ont également examiné les principales questions de l’agenda bilatéral. Moscou et Bamako souhaitent notamment renforcer leur dialogue politique et multiplier les contacts à différents niveaux.

Les deux pays veulent également élargir leur coopération commerciale, économique et humanitaire. Cette volonté s’inscrit dans le prolongement du rapprochement engagé ces dernières années entre Bamako et Moscou.

Un partenariat engagé sur plusieurs fronts

L’entretien intervient après la visite officielle d’Assimi Goïta en Russie en juin 2025. Le président malien avait alors été reçu au Kremlin par Vladimir Poutine et plusieurs accords avaient été conclus pour renforcer la coopération entre les deux pays.

Ces accords prévoyaient notamment la création d’une commission intergouvernementale chargée de suivre la coopération commerciale, économique, scientifique et technique. Les deux pays avaient également engagé des discussions autour de l’utilisation pacifique de l’énergie nucléaire.

La prospection géologique, l’exploitation des ressources naturelles, l’énergie, la logistique et les projets humanitaires figuraient également parmi les domaines identifiés comme prioritaires. Sur le plan sécuritaire, la Russie occupe désormais une place importante dans la stratégie du Mali depuis la rupture progressive de Bamako avec ses anciens partenaires militaires occidentaux.

La coopération militaire russo-malienne s’appuie notamment sur Africa Corps, structure rattachée au ministère russe de la Défense. Les autorités maliennes présentent cette présence comme une coopération d’État à État avec la Russie.

Un échange sans nouvel accord annoncé

Le nouvel entretien intervient plusieurs mois après les attaques coordonnées du 25 avril contre plusieurs positions militaires et sites stratégiques au Mali. Moscou avait alors réaffirmé son soutien aux autorités maliennes et appelé au retour de la paix et de la stabilité.

Le communiqué du Kremlin du 19 août ne rattache toutefois pas directement l’échange à ces attaques. Il n’annonce pas non plus de nouveau déploiement militaire, d’accord supplémentaire ou de calendrier précis pour les projets économiques évoqués.

Cette conversation confirme surtout la continuité du dialogue au plus haut niveau entre Bamako et Moscou. Elle témoigne également de la volonté des deux pays de consolider un partenariat qui reste fortement marqué par les enjeux sécuritaires, tout en cherchant à renforcer progressivement son volet économique.

Burkina Faso : Ouagadougou rejette les financements sous conditions

Le Burkina Faso entend renforcer son autonomie financière et réduire sa dépendance aux financements extérieurs. Le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo l’a réaffirmé mardi lors d’un échange avec Haoliang Xu, Administrateur associé du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).

À l’issue de la rencontre, le chef du gouvernement a clairement affiché la position de Ouagadougou sur les financements internationaux. « Nous refusons les financements qui nous conditionnent au diktat », a-t-il déclaré, selon la Direction de la communication de la Primature.

Les échanges ont notamment porté sur le Plan RELANCE, nouveau référentiel de développement du Burkina Faso. Le programme prévoit de mobiliser environ 65 % de ses besoins de financement à partir des ressources nationales. Les partenariats internationaux devraient couvrir les 35 % restants.

Pour Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, cette orientation répond directement à la volonté du Burkina Faso de consolider sa souveraineté économique. « On ne peut pas revendiquer la souveraineté en tendant la main », a-t-il soutenu.

Le Premier ministre estime également que la diminution des aides internationales constitue une motivation supplémentaire pour accélérer la mobilisation des ressources internes. L’objectif affiché est de financer davantage les priorités nationales avec les capacités propres du pays.

Le PNUD se dit disposé à adapter son accompagnement à cette nouvelle orientation. Haoliang Xu a salué la clarté du Plan RELANCE et indiqué que l’appui des Nations unies pourrait davantage porter sur l’expertise technique et le renforcement des capacités de l’État.

L’organisation envisage également la mise en place de mécanismes d’achats groupés. Ceux-ci pourraient permettre au Burkina Faso de réduire certains coûts et d’améliorer l’efficacité de ses dépenses.

La rencontre s’inscrit dans le cadre de la tournée de Haoliang Xu dans les trois pays de l’Alliance des États du Sahel (AES). Après le Mali et le Niger, le responsable onusien a effectué une étape au Burkina Faso pour échanger avec les autorités sur les priorités nationales.

Cette démarche traduit la volonté du PNUD d’adapter ses mécanismes de coopération aux choix de développement des pays concernés. Pour Ouagadougou, l’enjeu est désormais de transformer le principe de souveraineté économique en capacités concrètes de mobilisation et de gestion des ressources nationales.

Ouagadougou : des boutiques fermées pour des cas de pratiques de prix illicites

La Brigade Mobile de Contrôle Économique et de la Répression des Fraudes (BMCRF) a intensifié les contrôles sur les prix des produits de grande consommation à Ouagadougou. Plusieurs magasins et boutiques ont été fermés et scellés pour des infractions à la réglementation.

 

L’opération a été menée lundi 17 août 2026 dans plusieurs quartiers de la capitale. Les équipes de la BMCRF ont procédé à des contrôles sur les produits dont les prix sont réglementés. Le riz, l’huile, le sucre, le savon et plusieurs autres produits de grande consommation ont notamment été inspectés. Les contrôleurs ont relevé plusieurs infractions chez des commerçants.

Les sanctions ont notamment concerné des pratiques de prix illicites, des cas de spéculation, la mise en vente de produits périmés ainsi que le non-respect des dispositions réglementaires.

Des établissements pris en infraction ont immédiatement été fermés et scellés. Cette opération intervient dans le cadre de la mise en œuvre des nouvelles mesures annoncées par le ministère chargé du Commerce pour mieux encadrer les prix et protéger les consommateurs. La BMCRF entend ainsi renforcer la surveillance du marché et lutter contre les pratiques susceptibles de renchérir les produits de première nécessité.

« La pratique des prix illicites et la spéculation n’ont plus leur place dans le commerce. Nous appliquerons la loi avec rigueur », a déclaré Sanibè Faho, coordonnateur général de la BMCRF.

Le responsable a également prévenu que les contrevenants pourraient être soumis à des travaux d’intérêt général. Il a assuré que les équipes de contrôle resteraient mobilisées pour faire respecter les nouvelles dispositions. Cette offensive intervient alors que le gouvernement cherche à renforcer le contrôle des prix des produits essentiels et à lutter contre les pratiques commerciales jugées abusives.

Burkina Faso : les résultats des concours directs 2026 avancent, 40 admissibilités déjà publiées

Au Burkina Faso, le processus de traitement des concours directs, session 2026, poursuit son cours. Réunis ce lundi 17 août 2026, les membres du comité de pilotage ont fait le point sur l’évolution des opérations, quelques semaines après les compositions organisées à travers le pays.

Les épreuves se sont déroulées du 15 au 22 juillet dans 13 centres de composition. Les candidats ont notamment composé à Ouagadougou, Banfora, Bobo-Dioulasso, Dédougou, Dori, Fada N’Gourma, Gaoua, Kaya, Koudougou, Manga, Ouahigouya, Tenkodogo et Ziniaré.

Le nombre de concours concernés a finalement dépassé les prévisions initiales. Le Conseil des ministres avait autorisé 108 concours directs. Avec l’intégration des concours à options, notamment ceux du ministère chargé de l’Enseignement secondaire, ainsi que des concours à quotas réservés, le nombre total est finalement passé à 155.

Sur le terrain, le traitement des copies avance progressivement. Selon Suanyaba Rodrigue Oboulbiga, secrétaire général du ministère des Serviteurs du peuple, 62 concours sont déjà entièrement corrigés. Les opérations se poursuivent pour 93 autres concours.

La phase suivante commence également à produire ses premiers résultats. À ce jour, les listes d’admissibilité de 40 concours ont été publiées. Par ailleurs, 22 concours se trouvent encore en délibération ou font l’objet de vérifications des données avant la publication des résultats.

Une fois les admissibilités publiées, les candidats concernés devront franchir une nouvelle étape. Ils seront appelés à déposer leurs dossiers physiques, conformément aux conditions fixées dans les communiqués d’ouverture des différents concours.

Cette phase sera déterminante pour la suite du processus. Les jurys se réuniront ensuite afin d’examiner les dossiers et de procéder au traitement des admissions sur la base des listes d’admissibilité et des critères prévus.

Les autorités rappellent toutefois que l’admissibilité ne garantit pas automatiquement l’admission. Tout dossier incomplet ou non conforme pourra entraîner l’élimination du candidat. Sont notamment concernés les diplômes ne correspondant pas au profil demandé, l’absence de CNIB, l’absence d’extrait d’acte de naissance ou encore toute autre pièce exigée mais manquante ou irrégulière.

En parallèle, le comité de pilotage est revenu sur les opérations techniques qui ont accompagné les compositions. Le scannage des copies avait commencé le 19 juillet à Ouagadougou, Bobo-Dioulasso et Koudougou, avant d’être étendu aux autres centres le lendemain. L’opération s’est achevée le 1er août, laissant place aux différentes étapes de correction, de délibération et de publication des admissibilités.

Le déroulement des concours n’a cependant pas été exempt d’incidents. Quelques cas d’irrégularités ont été relevés, notamment à Ouagadougou, où des candidats ont été impliqués dans des faits présumés de fraude.

Le commissaire de police Hamado Tassembédo a indiqué que deux candidats avaient été interpellés avec des récépissés jugés non conformes. D’autres candidats ont également été trouvés en possession de copies d’examen. Selon le commissaire, les personnes concernées ont toutes été déférées à la Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou (MACO).

Un autre incident a concerné une candidate portant un voile. Celle-ci aurait refusé de le retirer afin de permettre aux surveillants de procéder aux vérifications nécessaires pour confirmer son identité. Elle a finalement été expulsée du centre de composition.

Le processus des concours directs 2026 entre ainsi dans une phase décisive. Alors que les corrections se poursuivent pour une partie des épreuves, les autorités avancent parallèlement vers la publication des prochaines listes d’admissibilité et le traitement des dossiers physiques des candidats concernés.