Ebola : l’Ouganda restreint l’accès à plusieurs frontières avec la RDC, les échanges commerciaux sous tension

L’Ouganda a décidé de fermer provisoirement plusieurs postes-frontières avec la République démocratique du Congo (RDC) afin de freiner la propagation du virus Ebola, provoquant de vives inquiétudes parmi les acteurs économiques des zones frontalières.

Les autorités de Kampala ont annoncé un durcissement des mesures sanitaires aux frontières, accompagné d’une limitation des déplacements jugés non essentiels entre les deux pays. Cette décision fait suite à l’apparition de nouveaux cas liés au variant Bundibugyo du virus Ebola.

Du côté congolais, notamment dans les provinces orientales de la RDC, cette mesure suscite de nombreuses préoccupations en raison de la forte dépendance économique de la région vis-à-vis du commerce avec l’Ouganda. À Kasindi, Bunagana ou Bunia, commerçants et transporteurs craignent un ralentissement brutal des activités économiques et des pertes financières importantes.

Une grande partie des produits consommés dans l’est de la RDC provient du marché ougandais. Les échanges concernent notamment les produits alimentaires, le carburant, les matériaux de construction ainsi que divers biens de consommation. Plusieurs opérateurs économiques redoutent désormais une flambée des prix et des difficultés d’approvisionnement.

« Chaque fermeture de frontière entraîne automatiquement une hausse des prix et une baisse des activités commerciales », a confié un commerçant de l’est congolais à des médias locaux.

Les petits commerçants transfrontaliers figurent parmi les plus exposés aux conséquences de cette situation, leurs revenus dépendant directement de la fluidité des échanges quotidiens entre les deux pays.

Le secteur du transport subit également les premiers effets des restrictions. Des chauffeurs de camions évoquent déjà des ralentissements importants et de longues files d’attente au niveau des points de passage encore ouverts partiellement. Face à ces perturbations, certains syndicats de transporteurs plaident pour le maintien des échanges sous strict contrôle sanitaire plutôt qu’une fermeture prolongée des frontières.

Sur le plan sanitaire, les organisations internationales restent en état d’alerte. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) et Médecins Sans Frontières suivent attentivement l’évolution de l’épidémie et mettent en garde contre les risques de propagation dans cette région marquée par une forte mobilité des populations.

Pour les habitants des zones frontalières, la crise actuelle fait naître une double préoccupation : contenir la menace sanitaire liée à Ebola tout en évitant une paralysie durable des activités économiques entre l’Ouganda et la RDC.

Burkina Faso : plus de 13 tonnes de drogues saisies en 2025, selon le Comité national de lutte contre la drogue

Le Comité national de lutte contre la drogue (CNLD) a tenu ce vendredi à Ouagadougou sa 21e Assemblée générale ordinaire, consacrée à l’évaluation des actions menées en 2025 et aux perspectives de la lutte antidrogue au Burkina Faso.

 

À cette occasion, les autorités ont annoncé la saisie de plus de 13 tonnes de drogues sur l’ensemble du territoire national au cours de l’année écoulée. Le bilan a été présenté par le secrétaire permanent du CNLD, le commissaire divisionnaire de police Boukary Traoré, lors de cette rencontre présidée par le gouverneur de la région du Centre, Abdoulaye Bassinga, représentant le ministre de la Sécurité, Mahamadou Sana.

Selon les responsables du comité, ces résultats traduisent l’intensification des opérations de lutte contre les trafics de stupéfiants dans un contexte marqué par des défis sécuritaires persistants. Le gouverneur Abdoulaye Bassinga a indiqué que cette session constitue une étape importante pour les acteurs engagés dans la lutte contre la drogue.

Outre l’examen du bilan des activités de l’année 2025, les participants étaient également appelés à adopter le premier plan de travail annuel lié à la mise en œuvre de la nouvelle stratégie nationale de lutte contre la drogue.

Les autorités burkinabè ambitionnent, à travers cette stratégie, de renforcer les capacités de contrôle du trafic de stupéfiants afin de préserver la sécurité publique et de favoriser un environnement propice au développement durable.

« L’objectif est de faire du Burkina Faso un pays capable de contrôler efficacement le trafic de drogue », a rappelé le gouverneur du Centre.

Les échanges ont également porté sur les orientations prévues pour la période 2026-2030. Les responsables du CNLD considèrent désormais le phénomène de la drogue comme une menace multidimensionnelle touchant à la fois la santé publique, la sécurité, l’économie et la cohésion sociale.

Face à cette situation, les autorités entendent renforcer la coordination entre les services de sécurité, les structures sanitaires ainsi que les acteurs communautaires afin d’améliorer la prévention et la répression liées au trafic et à la consommation de stupéfiants.

Tabaski 2026 : l’Imam Tiégo Tiemtoré appelle à l’unité et au rejet des discours de haine au Burkina Faso

À l’occasion de la célébration de l’Aïd al-Kabir, l’Imam Tiégo Tiemtoré a lancé, mercredi 27 mai 2026 à Ouagadougou, un message centré sur la cohésion sociale, la tolérance et le renforcement de l’unité nationale dans un contexte marqué par des défis sécuritaires et sociaux persistants au Burkina Faso.

S’exprimant devant les fidèles musulmans réunis à l’université Joseph Ki Zerbo pour la prière de la Tabaski, le prédicateur a exhorté les populations à préserver les liens sociaux et à éviter les discours susceptibles d’alimenter les divisions au sein de la société burkinabè.

Selon lui, la situation actuelle du pays impose un sursaut collectif autour des valeurs de solidarité et de fraternité nationale. L’Imam Tiégo Tiemtoré a notamment mis en garde contre les propos haineux, les discours belliqueux, la stigmatisation et les replis communautaires qu’il considère comme des menaces pour la stabilité sociale.

« Il faut absolument éviter les discours de haine, la stigmatisation et le communautarisme », a-t-il insisté devant les fidèles.

Le guide religieux a également souligné que la diversité culturelle, religieuse et sociale du Burkina Faso constitue une richesse qu’il convient de protéger. Appelant à la préservation du vivre-ensemble, il a encouragé les citoyens ainsi que les responsables communautaires à promouvoir la tolérance, le respect mutuel et l’intérêt général.

Dans son sermon, l’imam a rappelé que le vivre-ensemble reste une valeur essentielle dans toutes les sociétés humaines, particulièrement dans des contextes où coexistent plusieurs croyances et sensibilités.

Selon lui, cette diversité ne peut être préservée que par le respect des autres et l’acceptation mutuelle. Au-delà du message religieux, Tiégo Tiemtoré a aussi plaidé pour davantage de civisme, de responsabilité collective et de dialogue entre communautés. Il a notamment insisté sur la nécessité de multiplier les cadres d’échanges interreligieux et communautaires, surtout en direction des jeunes, afin de prévenir les tensions sociales.

« Quand une nation traverse des difficultés, les divisions doivent céder la place à l’unité », a-t-il déclaré, appelant les Burkinabè à faire bloc autour de la paix et de la stabilité du pays.

Burkina Faso : la grande mosquée sunnite de Ouagadougou fermée pour risques de troubles à l’ordre public

Les autorités administratives de la région du Kadiogo ont décidé de fermer jusqu’à nouvel ordre la grande mosquée du Mouvement sunnite située au centre-ville de Ouagadougou, invoquant des menaces potentielles pour l’ordre public.

 

Dans un arrêté signé jeudi, le gouverneur du Kadiogo, Abdoulaye Bassinga, ordonne la fermeture immédiate du lieu de culte implanté sur les parcelles 02 et 03 du lot 11, section 019 (AW), dans la Zone d’activités commerciales et administratives (ZACA).

Selon les autorités, cette décision a été prise en raison de « risques de troubles à l’ordre public ». Cette mesure intervient dans un contexte marqué par l’interpellation de l’imam Dr Mohamed Ishaq Kindo. À la suite de cette arrestation, plusieurs sympathisants s’étaient mobilisés pour réclamer sa libération.

Face aux tensions observées, la Fédération des associations islamiques du Burkina (FAIB) ainsi que les responsables du Mouvement sunnite avaient appelé les fidèles au calme, à la retenue et à l’apaisement. La veille de cette décision, à l’occasion de la célébration de la Tabaski, les autorités burkinabè avaient déjà insisté sur la nécessité de préserver l’unité nationale et la cohésion sociale.

Le porte-parole du gouvernement avait notamment rappelé que le Burkina Faso demeure « un et indivisible », invitant les citoyens à privilégier le vivre-ensemble au-delà des sensibilités religieuses ou communautaires. L’arrêté du gouverneur s’appuie sur plusieurs dispositions relatives au maintien de l’ordre public, à la liberté de réunion ainsi qu’à l’administration territoriale.

L’exécution de la mesure a été confiée au commandant de la 3e Légion de gendarmerie ainsi qu’au directeur régional de la Police nationale du Kadiogo. Le document a également été transmis aux services compétents, notamment au ministère de la Sécurité.

Sanctions EFO : lourdes décisions après les incidents face à l’USCO

La Ligue de football professionnel a décidé de frapper fort après les incidents survenus le 23 mai 2026 lors du match retour des barrages opposant l’Étoile filante de Ouagadougou (EFO) à l’Union sportive de la Comoé (USCO). À la suite de comportements jugés graves, des sanctions touchent à la fois les joueurs, le staff technique et certains supporters du club ouagalais.

 

Dans une décision datée du 26 mai 2026, l’instance disciplinaire a détaillé plusieurs mesures prises contre l’EFO et ses membres, en raison de contestations violentes, d’injures et d’agressions présumées visant les officiels de la rencontre. L’entraîneur de l’EFO, Boureima Kaboré, est le premier visé par ces sanctions. Il est suspendu pour six mois de toute activité liée au football, avec interdiction d’accéder aux zones techniques, notamment le banc de touche et les vestiaires. Il devra également payer une amende de 100 000 FCFA.

Deux joueurs, Oumar Fofana et Amidou Diarra, sont eux aussi sanctionnés. Ils écopent chacun d’une suspension de six mois ferme de toutes compétitions organisées par la Fédération burkinabè de football, accompagnée d’une amende du même montant.

Le staff technique est également concerné. L’entraîneur des gardiens, Inoussa Moustapha Doubaré, reçoit une suspension de six mois assortie d’une amende de 100 000 FCFA. Du côté des supporters, un individu identifié sous le nom de Kassoum est interdit d’accès aux stades pour une durée d’un an sur l’ensemble des compétitions officielles. Il est également sanctionné d’une amende de 100 000 FCFA. Le club est par ailleurs sommé de transmettre son identité complète aux autorités disciplinaires.

Sur le plan collectif, l’Étoile filante de Ouagadougou doit s’acquitter d’une amende de 200 000 FCFA pour comportement jugé inapproprié de l’ensemble de l’équipe. La Ligue évoque notamment des contestations répétées, l’envahissement du terrain et des attitudes contraires aux règles du jeu.

D’autres sanctions individuelles ont également été prononcées. Les joueurs Hamed Blakiss Ouattara et Assane Ouattara sont suspendus pour quatre rencontres fermes et condamnés à une amende de 50 000 FCFA chacun. Les incidents sont partis d’une vive contestation des décisions arbitrales, notamment à la 26ᵉ minute, lorsqu’un penalty a été accordé à l’USCO. Cette décision a déclenché des protestations importantes des joueurs de l’EFO, qui ont ensuite dégénéré en tensions sur le terrain.

Après la rencontre, la situation se serait encore aggravée, avec des échanges tendus et des comportements agressifs visant le corps arbitral ainsi que des journalistes présents pour couvrir la rencontre, selon des informations relayées par l’Association des journalistes sportifs du Burkina, qui a fermement condamné ces actes.

Koudougou : la Banque Postale du Burkina Faso soutient l’orphelinat Oasis

À l’occasion de l’ouverture prochaine de sa nouvelle agence à Koudougou, la Banque Postale du Burkina Faso (BPBF) a mené une action sociale au profit de l’orphelinat Oasis. L’institution financière a offert des vivres et produits de première nécessité d’une valeur estimée à 3 millions de FCFA, réaffirmant ainsi sa volonté de renforcer sa proximité avec les populations.

La remise du don s’est déroulée le vendredi 22 mai 2026, en prélude à l’inauguration officielle de l’agence de la BPBF dans la cité du Cavalier rouge. Le lot remis à l’orphelinat était composé notamment de sacs de riz, de lait, d’huile, de jus et de savon.

Avant la cérémonie, les responsables de la banque ont effectué une visite des installations du centre afin de mieux comprendre les réalités quotidiennes des enfants et des encadreurs.

Selon la direction de la BPBF, cette initiative entre dans le cadre de la politique de responsabilité sociétale de l’entreprise, qui accompagne le développement de ses activités à travers le pays. Le directeur général de la banque, Inoussa Boundaoné, a expliqué que cette démarche vise à maintenir un lien direct avec les communautés locales. Il a souligné que ce soutien ne représente qu’une contribution partielle face aux nombreux besoins du centre, tout en assurant que la banque entend poursuivre son accompagnement dans le futur.

Du côté de l’orphelinat Oasis, les responsables ont accueilli ce geste avec satisfaction. Didier Emile Bationo, représentant de la direction de l’établissement, a salué une initiative qu’il considère comme une première venant d’un établissement bancaire dans la région.

À travers cette action, la Banque Postale du Burkina Faso souhaite également promouvoir une vision plus inclusive des services financiers, en mettant en avant une banque accessible à toutes les catégories sociales, y compris les populations les plus vulnérables.

Burkina Faso : la Douane affiche 86,7 milliards FCFA mobilisés en mai

Le directeur général des Douanes du Burkina Faso, l’inspecteur divisionnaire Yves Kafando, a annoncé ce lundi 25 mai 2026 que l’administration douanière a déjà recouvré 86,7 milliards FCFA sur un objectif mensuel fixé à 112 milliards FCFA pour le mois de mai, soit un taux d’exécution estimé à 76 %.

Cette déclaration a été faite à Ouagadougou, au siège de la Direction générale des Douanes, lors d’une rencontre d’échanges avec les agents de l’institution. À travers cette réunion, les responsables douaniers ont voulu encourager les équipes engagées dans la mobilisation des recettes publiques et la lutte contre la fraude.

Selon Yves Kafando, les performances enregistrées à mi-parcours du mois sont satisfaisantes. Il a précisé que l’administration affiche actuellement un taux de progression de 20 %, largement supérieur au seuil de 13 % nécessaire pour atteindre les prévisions fixées pour le mois de mai.

Le patron des Douanes a invité les agents à maintenir cette dynamique afin de dépasser les objectifs attendus d’ici la fin du mois. Il a toutefois rappelé que les prochains mois pourraient être plus difficiles et a insisté sur la nécessité d’anticiper en réalisant de bonnes performances dès le premier semestre.

Le directeur général a également souligné le caractère particulier du mois de mai, marqué par plusieurs jours fériés ayant réduit le nombre de journées réellement ouvrables. Selon lui, réussir à mobiliser plus de 112 milliards FCFA dans un contexte pareil représenterait une performance remarquable pour l’administration douanière.

Au-delà des recettes, Yves Kafando a insisté sur l’importance de renforcer la lutte contre la fraude, qu’il considère comme un facteur pouvant affecter négativement les capacités de mobilisation financière de l’État. Il a ainsi appelé les agents à redoubler de vigilance afin que les marchandises importées soient correctement orientées vers les bureaux compétents pour un meilleur contrôle et une taxation efficace.

Le directeur général des Douanes s’est montré confiant quant à l’atteinte des objectifs du premier semestre 2026. Il a rappelé qu’au cours des premiers mois de l’année, l’institution avait déjà enregistré d’importants excédents de recettes. Selon lui, un surplus de 13 milliards FCFA avait été réalisé au premier trimestre, auquel s’ajoutent 11 milliards FCFA d’excédent pour le seul mois d’avril.

À l’en croire, ces résultats portent déjà les réserves supplémentaires de l’administration à environ 24 milliards FCFA sur les cinq premiers mois de l’année. Yves Kafando estime ainsi que la Douane burkinabè devrait non seulement atteindre ses objectifs financiers, mais également les dépasser avant la fin du premier semestre 2026.

Tabaski à Bobo-Dioulasso : les prix des moutons en baisse sur le marché à bétail

À l’approche de la Tabaski, le marché à bétail de Kiri, à Bobo-Dioulasso, enregistre une forte affluence entre vendeurs et acheteurs venus chercher le mouton idéal pour la fête. Dans les enclos comme sous les hangars, les négociations s’intensifient dans une ambiance marquée par une importante activité commerciale.

Sur place, plusieurs commerçants constatent une baisse des prix des moutons comparativement à l’année précédente. Selon le vendeur Alidou Soré, les animaux sont disponibles en quantité suffisante et les tarifs sont devenus plus accessibles pour les ménages. Il explique qu’un mouton vendu autrefois autour de 75 000 FCFA peut désormais être acheté entre 50 000 et 55 000 FCFA.

D’autres acteurs du marché évoquent cependant des difficultés persistantes liées à l’approvisionnement du bétail. Moussa Sawadogo affirme que l’insécurité dans certaines zones rurales complique l’accès aux animaux et au fourrage. Il précise que de nombreux fournisseurs habituels ne peuvent plus se rendre dans certaines localités, obligeant les vendeurs à investir davantage pour disposer de bétail à commercialiser.

Selon lui, plusieurs moutons actuellement sur le marché ont été achetés très jeunes puis engraissés pendant plusieurs mois, ce qui pousse certains commerçants à maintenir des prix élevés afin d’éviter des pertes financières.

Le revendeur Ibrahim Dicko estime néanmoins que la situation reste favorable aux consommateurs. Il souligne qu’une réduction moyenne de 20 000 à 25 000 FCFA est observée sur plusieurs catégories de moutons. D’après lui, la décision gouvernementale interdisant l’exportation du bétail depuis le 8 mai 2026 a contribué à renforcer la disponibilité des animaux sur les marchés nationaux.

Du côté des acheteurs, le constat est également positif. Abdoul Aziz Ouédraogo, venu acheter un bélier pour la Tabaski, affirme avoir déboursé 135 000 FCFA pour un mouton qui aurait coûté entre 175 000 et 300 000 FCFA l’année précédente dans la même catégorie.

Les bouchers de la ville observent eux aussi une stabilité des prix de la viande malgré le contexte. Sylvestre Nikiéma explique que le kilogramme de viande sans os se vend actuellement à 4 000 FCFA, contre 3 500 FCFA pour la viande avec os. Il espère toutefois une baisse progressive des coûts grâce à la disponibilité accrue du bétail sur les marchés.

Le commerçant invite enfin les habitants de Bobo-Dioulasso à profiter de cette période pour acheter des moutons ou de la viande à des prix jugés plus abordables à quelques jours de la célébration de la Tabaski.

L’histoire des sélections africaines au Championnat du monde : du rêve aux grandes victoires

Les équipes africaines ont longtemps dû se battre pour être reconnues sur la scène mondiale. Au départ, elles devaient prouver qu’elles méritaient leur place dans le plus grand tournoi de football. Ensuite, elles ont montré qu’elles pouvaient faire bien plus que participer : elles étaient capables de signer de grands résultats.

 

Aujourd’hui, l’Afrique au Championnat du monde n’est plus seulement une histoire de quelques exploits isolés. C’est un parcours marqué par des échecs douloureux, mais aussi par des victoires qui ont changé le regard porté sur tout un continent. 1xBet vous propose de revenir sur les performances les plus marquantes des sélections africaines dans le grand tournoi de football.

 

La lutte pour la reconnaissance

 

En 1934, l’Égypte est devenue la première sélection africaine à participer au Championnat du monde. Son joueur Abdelrahman Fawzi est aussi entré dans l’histoire en inscrivant les premiers buts africains dans la compétition. Les Pharaons se sont inclinés face à la Hongrie 2-4 et ont été éliminés (à l’époque, les équipes jouaient selon un système olympique, sans phase de groupes). Mais cette participation a représenté une étape importante pour le football africain.

 

Par la suite, se qualifier pour le grand rendez-vous mondial du football est resté très difficile. Par exemple, pour accéder au tournoi de 1966, le vainqueur des qualifications africaines devait encore battre le meilleur représentant de l’Asie ou de l’Océanie. Les fédérations africaines ont considéré cette situation comme injuste et ont boycotté les qualifications. Cette décision a porté ses fruits : à partir de 1970, l’Afrique a obtenu une place garantie dans le tournoi.

De la participation aux premières victoires

 

En 1974, le Zaïre, aujourd’hui la RD Congo, est devenu la première sélection d’Afrique subsaharienne à participer au Championnat du monde. Sur le plan sportif, le tournoi n’a pas été réussi : l’équipe a perdu ses 3 matchs sans inscrire le moindre but. Mais sa présence a marqué un tournant important pour le football africain.

 

Le véritable déclic est arrivé en 1978, lorsque la Tunisie a battu le Mexique 3-1 et signé la première victoire d’une sélection africaine dans le plus grand tournoi de la planète. À partir de ce moment-là, l’Afrique n’a plus été perçue comme une simple curiosité du football mondial.

 

Comment les sélections africaines ont changé le regard sur l’Afrique

 

En 1986, le Maroc est devenu la première équipe africaine à atteindre la phase à élimination directe du tournoi. Dans son groupe, les Lions de l’Atlas ont devancé l’Angleterre, le Portugal et la Pologne, avant de s’incliner 0-1 en huitième de finale contre l’Allemagne, future finaliste.

 

Le regard du monde sur le football africain a définitivement changé grâce au parcours du Cameroun au Championnat du monde 1990. La victoire contre l’Argentine de Diego Maradona, les succès face à la Roumanie et à la Colombie, ainsi que les buts et les danses de Roger Milla, ont fait de cette équipe l’un des grands symboles du tournoi. Les Lions indomptables n’étaient qu’à sept minutes d’une demi-finale et n’ont cédé contre l’Angleterre qu’après deux penalties.

Le sommet des réussites au XXIe siècle

En 2002, le Sénégal a montré qu’un débutant pouvait rêver grand. Les Lions de la Teranga ont battu la France, championne du monde et d’Europe en titre, avant d’atteindre les quarts de finale, où ils se sont inclinés contre la Turquie en prolongation.

En 2010, le tournoi s’est déroulé en Afrique du Sud, et le Ghana a atteint les quarts de finale. Son parcours est resté dans les mémoires non seulement pour le résultat, mais aussi pour le drame du match contre l’Uruguay. Le Ghana avait une immense occasion de devenir la première équipe africaine en demi-finale, mais son leader a manqué un penalty dans les dernières secondes du temps additionnel. Les Black Stars ont ensuite perdu lors de la séance de tirs au but. Cet épisode reste encore aujourd’hui l’un des plus douloureux de l’histoire du football africain.

 

En 2022, le Maroc a repoussé les limites du football africain en atteignant les demi-finales. Ses victoires contre la Belgique, l’Espagne et le Portugal ont transformé ce tournoi en moment historique pour toute l’Afrique. Ce n’était plus seulement un exploit : c’était la preuve qu’une équipe du continent africain pouvait aller là où l’on attendait presque toujours des Européens ou des Sud-Américains.

 

L’histoire des sélections africaines au Championnat du monde n’est plus une simple série de rares exploits. C’est un chemin fait de lutte pour la reconnaissance, de premières victoires, de quarts de finale et, enfin, d’une demi-finale. Le prochain objectif semble évident : après le parcours du Maroc en 2022, une finale ne semble plus impossible pour une sélection africaine.

 

Nos équipes réussiront-elles à écrire une nouvelle page de l’histoire cet été ? Nous le saurons très bientôt. Soutenez les sélections africaines lors du grand tournoi mondial 2026 avec 1xBet !

Mali : la baisse des arrivages de carburant révèle la fragilité des corridors d’approvisionnement

Le Mali fait face à une nouvelle baisse des volumes de carburant entrant sur son territoire, illustrant la fragilité persistante de son système d’approvisionnement en hydrocarbures dans un contexte marqué par les tensions sécuritaires et logistiques.

Réuni jeudi 21 mai 2026 à Bamako, le gouvernement malien a tenu une nouvelle séance de concertation avec les acteurs de la filière pétrolière afin d’évaluer la situation des flux d’approvisionnement et les risques pesant sur le marché national.

Présidée par le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, cette 22e réunion de suivi intervient alors que les volumes entrants ont reculé d’une semaine à l’autre. Selon les chiffres communiqués par les autorités, 665 citernes transportant 31,16 millions de litres d’hydrocarbures avaient franchi les frontières maliennes entre le 4 et le 10 mai. Entre le 11 et le 17 mai, le pays n’a enregistré que 609 citernes pour un volume total de 27,44 millions de litres.

En l’espace d’une semaine, les flux ont donc diminué de 56 citernes, soit une baisse d’environ 3,7 millions de litres de carburant. Si les autorités écartent pour l’instant tout risque immédiat de rupture, cette baisse met néanmoins en évidence la forte dépendance du Mali à ses corridors logistiques régionaux. Pays enclavé, le Mali reste particulièrement vulnérable aux perturbations touchant les axes routiers, les postes frontaliers ou les convois de marchandises.

Les autorités rappellent que plusieurs facteurs influencent directement la régularité des approvisionnements : la sécurité des routes, la disponibilité des transporteurs, les dispositifs d’escorte, les délais administratifs aux frontières ainsi que la capacité des opérateurs à assurer des rotations continues.

Dans l’économie malienne, les produits pétroliers occupent une place centrale. Ils alimentent les transports publics et privés, les camions de marchandises, les groupes électrogènes, certaines unités de production électrique, les structures sanitaires, les industries et les activités agricoles.

Une perturbation prolongée de l’approvisionnement pourrait rapidement entraîner des tensions sur les prix, ralentir les échanges commerciaux et accentuer les difficultés des ménages. Au cours de la réunion, Moussa Alassane Diallo a insisté sur la nécessité de maintenir une surveillance permanente de l’ensemble de la chaîne logistique, depuis l’entrée des citernes jusqu’à la distribution finale dans les stations-service.

Depuis plusieurs mois, le gouvernement multiplie les réunions avec les importateurs, distributeurs et transporteurs afin de prévenir les pénuries, limiter les spéculations et rassurer les consommateurs face aux rumeurs récurrentes de manque de carburant.

Les autorités reconnaissent toutefois que la stabilité du marché reste étroitement liée à la situation sécuritaire sur les principaux corridors d’approvisionnement. Plusieurs attaques visant des camions et convois de marchandises ont montré que les groupes armés cherchent également à perturber l’économie nationale en ciblant les flux commerciaux et la mobilité.

Face à ces défis, le gouvernement entend renforcer la sécurisation des axes stratégiques, améliorer le suivi des stocks, soutenir les transporteurs et intensifier la lutte contre les pratiques de rétention et de spéculation.

À l’issue de la réunion, les autorités ont décidé de maintenir un suivi régulier des flux, des stocks et de la distribution des hydrocarbures, avec une vigilance renforcée sur les principaux corridors d’approvisionnement du pays.