Koudougou : la Banque Postale du Burkina Faso soutient l’orphelinat Oasis

À l’occasion de l’ouverture prochaine de sa nouvelle agence à Koudougou, la Banque Postale du Burkina Faso (BPBF) a mené une action sociale au profit de l’orphelinat Oasis. L’institution financière a offert des vivres et produits de première nécessité d’une valeur estimée à 3 millions de FCFA, réaffirmant ainsi sa volonté de renforcer sa proximité avec les populations.

La remise du don s’est déroulée le vendredi 22 mai 2026, en prélude à l’inauguration officielle de l’agence de la BPBF dans la cité du Cavalier rouge. Le lot remis à l’orphelinat était composé notamment de sacs de riz, de lait, d’huile, de jus et de savon.

Avant la cérémonie, les responsables de la banque ont effectué une visite des installations du centre afin de mieux comprendre les réalités quotidiennes des enfants et des encadreurs.

Selon la direction de la BPBF, cette initiative entre dans le cadre de la politique de responsabilité sociétale de l’entreprise, qui accompagne le développement de ses activités à travers le pays. Le directeur général de la banque, Inoussa Boundaoné, a expliqué que cette démarche vise à maintenir un lien direct avec les communautés locales. Il a souligné que ce soutien ne représente qu’une contribution partielle face aux nombreux besoins du centre, tout en assurant que la banque entend poursuivre son accompagnement dans le futur.

Du côté de l’orphelinat Oasis, les responsables ont accueilli ce geste avec satisfaction. Didier Emile Bationo, représentant de la direction de l’établissement, a salué une initiative qu’il considère comme une première venant d’un établissement bancaire dans la région.

À travers cette action, la Banque Postale du Burkina Faso souhaite également promouvoir une vision plus inclusive des services financiers, en mettant en avant une banque accessible à toutes les catégories sociales, y compris les populations les plus vulnérables.

Burkina Faso : la Douane affiche 86,7 milliards FCFA mobilisés en mai

Le directeur général des Douanes du Burkina Faso, l’inspecteur divisionnaire Yves Kafando, a annoncé ce lundi 25 mai 2026 que l’administration douanière a déjà recouvré 86,7 milliards FCFA sur un objectif mensuel fixé à 112 milliards FCFA pour le mois de mai, soit un taux d’exécution estimé à 76 %.

Cette déclaration a été faite à Ouagadougou, au siège de la Direction générale des Douanes, lors d’une rencontre d’échanges avec les agents de l’institution. À travers cette réunion, les responsables douaniers ont voulu encourager les équipes engagées dans la mobilisation des recettes publiques et la lutte contre la fraude.

Selon Yves Kafando, les performances enregistrées à mi-parcours du mois sont satisfaisantes. Il a précisé que l’administration affiche actuellement un taux de progression de 20 %, largement supérieur au seuil de 13 % nécessaire pour atteindre les prévisions fixées pour le mois de mai.

Le patron des Douanes a invité les agents à maintenir cette dynamique afin de dépasser les objectifs attendus d’ici la fin du mois. Il a toutefois rappelé que les prochains mois pourraient être plus difficiles et a insisté sur la nécessité d’anticiper en réalisant de bonnes performances dès le premier semestre.

Le directeur général a également souligné le caractère particulier du mois de mai, marqué par plusieurs jours fériés ayant réduit le nombre de journées réellement ouvrables. Selon lui, réussir à mobiliser plus de 112 milliards FCFA dans un contexte pareil représenterait une performance remarquable pour l’administration douanière.

Au-delà des recettes, Yves Kafando a insisté sur l’importance de renforcer la lutte contre la fraude, qu’il considère comme un facteur pouvant affecter négativement les capacités de mobilisation financière de l’État. Il a ainsi appelé les agents à redoubler de vigilance afin que les marchandises importées soient correctement orientées vers les bureaux compétents pour un meilleur contrôle et une taxation efficace.

Le directeur général des Douanes s’est montré confiant quant à l’atteinte des objectifs du premier semestre 2026. Il a rappelé qu’au cours des premiers mois de l’année, l’institution avait déjà enregistré d’importants excédents de recettes. Selon lui, un surplus de 13 milliards FCFA avait été réalisé au premier trimestre, auquel s’ajoutent 11 milliards FCFA d’excédent pour le seul mois d’avril.

À l’en croire, ces résultats portent déjà les réserves supplémentaires de l’administration à environ 24 milliards FCFA sur les cinq premiers mois de l’année. Yves Kafando estime ainsi que la Douane burkinabè devrait non seulement atteindre ses objectifs financiers, mais également les dépasser avant la fin du premier semestre 2026.

Tabaski à Bobo-Dioulasso : les prix des moutons en baisse sur le marché à bétail

À l’approche de la Tabaski, le marché à bétail de Kiri, à Bobo-Dioulasso, enregistre une forte affluence entre vendeurs et acheteurs venus chercher le mouton idéal pour la fête. Dans les enclos comme sous les hangars, les négociations s’intensifient dans une ambiance marquée par une importante activité commerciale.

Sur place, plusieurs commerçants constatent une baisse des prix des moutons comparativement à l’année précédente. Selon le vendeur Alidou Soré, les animaux sont disponibles en quantité suffisante et les tarifs sont devenus plus accessibles pour les ménages. Il explique qu’un mouton vendu autrefois autour de 75 000 FCFA peut désormais être acheté entre 50 000 et 55 000 FCFA.

D’autres acteurs du marché évoquent cependant des difficultés persistantes liées à l’approvisionnement du bétail. Moussa Sawadogo affirme que l’insécurité dans certaines zones rurales complique l’accès aux animaux et au fourrage. Il précise que de nombreux fournisseurs habituels ne peuvent plus se rendre dans certaines localités, obligeant les vendeurs à investir davantage pour disposer de bétail à commercialiser.

Selon lui, plusieurs moutons actuellement sur le marché ont été achetés très jeunes puis engraissés pendant plusieurs mois, ce qui pousse certains commerçants à maintenir des prix élevés afin d’éviter des pertes financières.

Le revendeur Ibrahim Dicko estime néanmoins que la situation reste favorable aux consommateurs. Il souligne qu’une réduction moyenne de 20 000 à 25 000 FCFA est observée sur plusieurs catégories de moutons. D’après lui, la décision gouvernementale interdisant l’exportation du bétail depuis le 8 mai 2026 a contribué à renforcer la disponibilité des animaux sur les marchés nationaux.

Du côté des acheteurs, le constat est également positif. Abdoul Aziz Ouédraogo, venu acheter un bélier pour la Tabaski, affirme avoir déboursé 135 000 FCFA pour un mouton qui aurait coûté entre 175 000 et 300 000 FCFA l’année précédente dans la même catégorie.

Les bouchers de la ville observent eux aussi une stabilité des prix de la viande malgré le contexte. Sylvestre Nikiéma explique que le kilogramme de viande sans os se vend actuellement à 4 000 FCFA, contre 3 500 FCFA pour la viande avec os. Il espère toutefois une baisse progressive des coûts grâce à la disponibilité accrue du bétail sur les marchés.

Le commerçant invite enfin les habitants de Bobo-Dioulasso à profiter de cette période pour acheter des moutons ou de la viande à des prix jugés plus abordables à quelques jours de la célébration de la Tabaski.

L’histoire des sélections africaines au Championnat du monde : du rêve aux grandes victoires

Les équipes africaines ont longtemps dû se battre pour être reconnues sur la scène mondiale. Au départ, elles devaient prouver qu’elles méritaient leur place dans le plus grand tournoi de football. Ensuite, elles ont montré qu’elles pouvaient faire bien plus que participer : elles étaient capables de signer de grands résultats.

 

Aujourd’hui, l’Afrique au Championnat du monde n’est plus seulement une histoire de quelques exploits isolés. C’est un parcours marqué par des échecs douloureux, mais aussi par des victoires qui ont changé le regard porté sur tout un continent. 1xBet vous propose de revenir sur les performances les plus marquantes des sélections africaines dans le grand tournoi de football.

 

La lutte pour la reconnaissance

 

En 1934, l’Égypte est devenue la première sélection africaine à participer au Championnat du monde. Son joueur Abdelrahman Fawzi est aussi entré dans l’histoire en inscrivant les premiers buts africains dans la compétition. Les Pharaons se sont inclinés face à la Hongrie 2-4 et ont été éliminés (à l’époque, les équipes jouaient selon un système olympique, sans phase de groupes). Mais cette participation a représenté une étape importante pour le football africain.

 

Par la suite, se qualifier pour le grand rendez-vous mondial du football est resté très difficile. Par exemple, pour accéder au tournoi de 1966, le vainqueur des qualifications africaines devait encore battre le meilleur représentant de l’Asie ou de l’Océanie. Les fédérations africaines ont considéré cette situation comme injuste et ont boycotté les qualifications. Cette décision a porté ses fruits : à partir de 1970, l’Afrique a obtenu une place garantie dans le tournoi.

De la participation aux premières victoires

 

En 1974, le Zaïre, aujourd’hui la RD Congo, est devenu la première sélection d’Afrique subsaharienne à participer au Championnat du monde. Sur le plan sportif, le tournoi n’a pas été réussi : l’équipe a perdu ses 3 matchs sans inscrire le moindre but. Mais sa présence a marqué un tournant important pour le football africain.

 

Le véritable déclic est arrivé en 1978, lorsque la Tunisie a battu le Mexique 3-1 et signé la première victoire d’une sélection africaine dans le plus grand tournoi de la planète. À partir de ce moment-là, l’Afrique n’a plus été perçue comme une simple curiosité du football mondial.

 

Comment les sélections africaines ont changé le regard sur l’Afrique

 

En 1986, le Maroc est devenu la première équipe africaine à atteindre la phase à élimination directe du tournoi. Dans son groupe, les Lions de l’Atlas ont devancé l’Angleterre, le Portugal et la Pologne, avant de s’incliner 0-1 en huitième de finale contre l’Allemagne, future finaliste.

 

Le regard du monde sur le football africain a définitivement changé grâce au parcours du Cameroun au Championnat du monde 1990. La victoire contre l’Argentine de Diego Maradona, les succès face à la Roumanie et à la Colombie, ainsi que les buts et les danses de Roger Milla, ont fait de cette équipe l’un des grands symboles du tournoi. Les Lions indomptables n’étaient qu’à sept minutes d’une demi-finale et n’ont cédé contre l’Angleterre qu’après deux penalties.

Le sommet des réussites au XXIe siècle

En 2002, le Sénégal a montré qu’un débutant pouvait rêver grand. Les Lions de la Teranga ont battu la France, championne du monde et d’Europe en titre, avant d’atteindre les quarts de finale, où ils se sont inclinés contre la Turquie en prolongation.

En 2010, le tournoi s’est déroulé en Afrique du Sud, et le Ghana a atteint les quarts de finale. Son parcours est resté dans les mémoires non seulement pour le résultat, mais aussi pour le drame du match contre l’Uruguay. Le Ghana avait une immense occasion de devenir la première équipe africaine en demi-finale, mais son leader a manqué un penalty dans les dernières secondes du temps additionnel. Les Black Stars ont ensuite perdu lors de la séance de tirs au but. Cet épisode reste encore aujourd’hui l’un des plus douloureux de l’histoire du football africain.

 

En 2022, le Maroc a repoussé les limites du football africain en atteignant les demi-finales. Ses victoires contre la Belgique, l’Espagne et le Portugal ont transformé ce tournoi en moment historique pour toute l’Afrique. Ce n’était plus seulement un exploit : c’était la preuve qu’une équipe du continent africain pouvait aller là où l’on attendait presque toujours des Européens ou des Sud-Américains.

 

L’histoire des sélections africaines au Championnat du monde n’est plus une simple série de rares exploits. C’est un chemin fait de lutte pour la reconnaissance, de premières victoires, de quarts de finale et, enfin, d’une demi-finale. Le prochain objectif semble évident : après le parcours du Maroc en 2022, une finale ne semble plus impossible pour une sélection africaine.

 

Nos équipes réussiront-elles à écrire une nouvelle page de l’histoire cet été ? Nous le saurons très bientôt. Soutenez les sélections africaines lors du grand tournoi mondial 2026 avec 1xBet !

Mali : la baisse des arrivages de carburant révèle la fragilité des corridors d’approvisionnement

Le Mali fait face à une nouvelle baisse des volumes de carburant entrant sur son territoire, illustrant la fragilité persistante de son système d’approvisionnement en hydrocarbures dans un contexte marqué par les tensions sécuritaires et logistiques.

Réuni jeudi 21 mai 2026 à Bamako, le gouvernement malien a tenu une nouvelle séance de concertation avec les acteurs de la filière pétrolière afin d’évaluer la situation des flux d’approvisionnement et les risques pesant sur le marché national.

Présidée par le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, cette 22e réunion de suivi intervient alors que les volumes entrants ont reculé d’une semaine à l’autre. Selon les chiffres communiqués par les autorités, 665 citernes transportant 31,16 millions de litres d’hydrocarbures avaient franchi les frontières maliennes entre le 4 et le 10 mai. Entre le 11 et le 17 mai, le pays n’a enregistré que 609 citernes pour un volume total de 27,44 millions de litres.

En l’espace d’une semaine, les flux ont donc diminué de 56 citernes, soit une baisse d’environ 3,7 millions de litres de carburant. Si les autorités écartent pour l’instant tout risque immédiat de rupture, cette baisse met néanmoins en évidence la forte dépendance du Mali à ses corridors logistiques régionaux. Pays enclavé, le Mali reste particulièrement vulnérable aux perturbations touchant les axes routiers, les postes frontaliers ou les convois de marchandises.

Les autorités rappellent que plusieurs facteurs influencent directement la régularité des approvisionnements : la sécurité des routes, la disponibilité des transporteurs, les dispositifs d’escorte, les délais administratifs aux frontières ainsi que la capacité des opérateurs à assurer des rotations continues.

Dans l’économie malienne, les produits pétroliers occupent une place centrale. Ils alimentent les transports publics et privés, les camions de marchandises, les groupes électrogènes, certaines unités de production électrique, les structures sanitaires, les industries et les activités agricoles.

Une perturbation prolongée de l’approvisionnement pourrait rapidement entraîner des tensions sur les prix, ralentir les échanges commerciaux et accentuer les difficultés des ménages. Au cours de la réunion, Moussa Alassane Diallo a insisté sur la nécessité de maintenir une surveillance permanente de l’ensemble de la chaîne logistique, depuis l’entrée des citernes jusqu’à la distribution finale dans les stations-service.

Depuis plusieurs mois, le gouvernement multiplie les réunions avec les importateurs, distributeurs et transporteurs afin de prévenir les pénuries, limiter les spéculations et rassurer les consommateurs face aux rumeurs récurrentes de manque de carburant.

Les autorités reconnaissent toutefois que la stabilité du marché reste étroitement liée à la situation sécuritaire sur les principaux corridors d’approvisionnement. Plusieurs attaques visant des camions et convois de marchandises ont montré que les groupes armés cherchent également à perturber l’économie nationale en ciblant les flux commerciaux et la mobilité.

Face à ces défis, le gouvernement entend renforcer la sécurisation des axes stratégiques, améliorer le suivi des stocks, soutenir les transporteurs et intensifier la lutte contre les pratiques de rétention et de spéculation.

À l’issue de la réunion, les autorités ont décidé de maintenir un suivi régulier des flux, des stocks et de la distribution des hydrocarbures, avec une vigilance renforcée sur les principaux corridors d’approvisionnement du pays.

Ouagadougou : l’ONASER durcit les contrôles routiers sur la RN1

Les autorités burkinabè durcissent le ton contre les infractions routières à Ouagadougou. Une vaste opération de contrôle et de répression a été menée dans la nuit du 21 mai 2026 à la sortie Ouest de la capitale, sur la route nationale n°1, afin de lutter contre l’insécurité routière et prévenir les accidents de la circulation.

L’opération était pilotée par Office national de la sécurité routière (ONASER), avec la participation de la Gendarmerie nationale, de la Police municipale et du Centre de contrôle des véhicules automobiles (CCVA).

Les équipes déployées ont procédé à des contrôles portant sur plusieurs infractions : excès de vitesse, alcoolémie, non-port de la ceinture de sécurité, défaillances techniques des véhicules et défauts d’éclairage.

À l’issue de l’opération, le commissaire principal de police Moïse Ouédraogo a affirmé que les autorités entraient désormais dans une phase de répression plus stricte. Selon lui, la limitation de vitesse en agglomération reste fixée à 50 km/h, aussi bien pour les automobilistes que pour les conducteurs de motos.

Le responsable de l’ONASER a également attiré l’attention sur l’état défectueux de nombreux véhicules circulant dans la capitale. Les véhicules jugés non conformes sont désormais systématiquement orientés vers le Centre de contrôle des véhicules automobiles pour une inspection technique approfondie.

Moïse Ouédraogo a par ailleurs dénoncé certaines pratiques frauduleuses observées lors des visites techniques. Selon lui, certains conducteurs remplaceraient temporairement des pièces défectueuses afin d’obtenir leur contrôle technique avant de remettre les anciennes pièces sur leurs véhicules.

Les autorités ont aussi constaté un faible respect du port obligatoire de la ceinture de sécurité. D’après les chiffres avancés durant l’opération, environ trois usagers sur dix contrôlés ne portaient pas leur ceinture.

En revanche, les contrôles d’alcoolémie ont donné des résultats jugés encourageants. Sur une vingtaine de conducteurs testés, aucun cas positif n’a été enregistré. Les autorités estiment que les campagnes de sensibilisation commencent à produire des effets sur la conduite sous l’emprise de l’alcool. L’un des conducteurs contrôlés au cours de l’opération a salué l’initiative des forces de sécurité routière, rappelant que la consommation d’alcool reste incompatible avec la conduite.

Le commissaire Moïse Ouédraogo a enfin averti que ces opérations de contrôle se poursuivront tout au long de l’année et que les contrevenants s’exposeront désormais à des sanctions plus fermes.

Burkina Faso : la police démantèle un trafic d’engrais YARA entre Dakola, Pô et Kombissiri

La Police nationale burkinabè a démantelé un réseau de trafic et de vente frauduleuse d’engrais de marque Yara opérant dans plusieurs localités frontalières du pays, notamment à Dakola, Pô et Kombissiri.

L’opération a été menée dans le cadre de l’opération sécuritaire « WIBGA II » par les éléments du Commissariat central de police de . Selon les autorités, les policiers ont d’abord intercepté un véhicule particulier transportant des sacs d’engrais en provenance d’un pays voisin. Les investigations engagées après cette interception ont permis de remonter jusqu’à un magasin situé hors lotissement, au secteur 6 de , utilisé comme lieu de stockage de la marchandise.

La fouille du site a conduit à la saisie de 210 sacs d’engrais, représentant un volume total de 10,5 tonnes, pour une valeur estimée à près de 5,67 millions FCFA. Les deux individus interpellés auraient mis en place un système bien structuré. Ils s’approvisionnaient dans un pays voisin avant d’acheminer clandestinement les produits vers le territoire burkinabè. Les engrais étaient ensuite redistribués à des commerçants installés notamment à , Kombissiri et Nobéré.

La Police nationale a salué la collaboration des populations avec les Forces de sécurité intérieure dans la lutte contre la criminalité et a invité les citoyens à continuer de signaler tout comportement suspect à travers les numéros verts 17, 16 et 1010.

Burkina Faso : plus de 759 000 candidats attendus aux examens scolaires et professionnels de 2026

Au Burkina Faso, la session 2026 des examens scolaires et certifications professionnelles mobilisera 759 174 candidats à travers le pays. L’annonce a été faite par le gouvernement à l’issue du Conseil des ministres consacré à l’état des préparatifs des différents examens nationaux.

Selon les autorités, le ministère de l’Enseignement de base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales compte 385 543 candidats, dont 219 388 filles et femmes. Les épreuves écrites et orales de l’évaluation certificative des acquis des apprenants de l’alphabétisation ont débuté le 19 mai et se poursuivront jusqu’au 6 juin 2026.

Les examens du Certificat d’études primaires (CEP) démarreront le 2 juin avant de s’achever le 18 juillet. Du côté du ministère de l’Enseignement secondaire et de la Formation professionnelle et technique, 373 631 candidats sont enregistrés, parmi lesquels 212 450 filles et femmes.

Les examens et concours de ce département ont déjà commencé depuis le 5 mai avec les épreuves physiques et sportives. Les épreuves écrites du Brevet d’études du premier cycle (BEPC), des Brevets d’études professionnelles (BEP) et des Certificats d’aptitude professionnelle (CAP) débuteront le 2 juin. Concernant le Baccalauréat, les épreuves sportives se déroulent du 21 mai au 4 juin, tandis que les compositions écrites sont prévues du 23 juin au 10 juillet 2026.

Les certifications professionnelles, notamment le Certificat de qualification professionnelle (CQP), le Brevet de qualification professionnelle (BQP), le Brevet professionnel de technicien (BPT) ainsi que le Brevet professionnel de technicien spécialisé (BPTS), se poursuivront jusqu’au 22 septembre 2026.

Le gouvernement burkinabè assure avoir pris toutes les dispositions nécessaires afin de garantir le bon déroulement des examens et concours sur l’ensemble du territoire national.

CAN 2027 : le tirage des éliminatoires effectué au Caire

Le tirage au sort des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations 2027 s’est déroulé ce mardi au Caire, en Égypte.

 

La cérémonie a réuni plusieurs responsables du football africain ainsi que d’anciennes gloires du continent. Quatre légendes africaines ont été désignées pour conduire le tirage. Il s’agit de Max-Alain Gradel, William Troost-Ekong, Essam El Hadary et Trésor Mputu. Au total, 48 sélections nationales participeront aux éliminatoires, y compris les trois pays hôtes de la compétition : Kenya, Tanzanie et Ouganda.

Les équipes ont été réparties en 12 groupes de quatre nations. Les rencontres qualificatives se joueront sur trois fenêtres FIFA entre septembre 2026 et mars 2027. À l’issue des éliminatoires, les deux premières équipes de chaque groupe décrocheront leur qualification pour la phase finale. Dans les groupes comprenant l’un des pays organisateurs, une équipe supplémentaire obtiendra également son billet pour la compétition continentale.

La phase finale de la CAN 2027 débutera le 19 juin 2027. La finale est programmée pour le 17 juillet 2027. Cette édition marquera une nouvelle étape pour le football africain avec une organisation conjointe entre trois pays d’Afrique de l’Est.

Groupe A : Maroc, Gabon, Niger, Lesotho

Groupe B : Egypte, Angola, Malawi, Soudan du Sud

Groupe C : Côte d’Ivoire, Ghana, Gambie, Somalie

Groupe D : Afrique du Sud, Guinée, Kenya, Erythrée

Groupe E : RDC, Guinée équatoriale, Sierra Leone, Zimbabwe

Groupe F : Burkina Faso, Bénin, Mauritanie, République Centrafricaine

Groupe G : Cameroun, Comores, Namibie, Congo

Groupe H : Tunisie, Ouganda, Libye, Botswana

Groupe I : Algérie, Zambie, Togo, Burundi

Groupe J : Sénégal, Mozambique, Soudan, Ethiopie

Groupe K : Mali, Cap-Vert, Rwanda, Liberia

Groupe L : Nigeria, Madagascar, Tanzanie, Guinée-Bissau

Ouagadougou : une conférence internationale relance le débat sur l’héritage de Thomas Sankara

Du 15 au 17 mai 2026, la ville de Ouagadougou a accueilli la Conférence internationale consacrée à la Révolution démocratique et populaire (RDP) et à la Révolution progressiste populaire (RPP), organisée par le Comité international du Mémorial Thomas Sankara.

 

Placée sous le thème « Comment raviver, ancrer et transmettre l’esprit et les valeurs révolutionnaires à la jeunesse de la Confédération des États du Sahel », cette rencontre a réuni des délégations venues de plusieurs pays d’Afrique, d’Asie et d’Amérique, notamment le Mali, le Niger, le Ghana, le Tchad, la République démocratique du Congo, ainsi que la Chine, la Russie, l’Iran, le Venezuela, Cuba, l’Inde, le Brésil et les États-Unis.

La conférence a bénéficié du co-parrainage de plusieurs membres du gouvernement burkinabè, traduisant l’intérêt institutionnel accordé à cette initiative axée sur la transmission idéologique et historique des valeurs révolutionnaires.

Durant trois jours, les participants ont échangé sur l’héritage politique de Thomas Sankara, les fondements de la révolution sankariste ainsi que les stratégies de transmission de cet héritage aux jeunes générations.

Un accent particulier a été mis sur le dialogue intergénérationnel entre anciens acteurs de la Révolution démocratique et populaire, notamment d’anciens responsables politiques, membres des structures révolutionnaires et militants, et une nouvelle génération de jeunes engagés dans la dynamique de la RPP.

Les débats ont porté sur les acquis et les limites de la période révolutionnaire, la formation politique, les structures organisationnelles de l’époque, mais aussi sur des thématiques contemporaines telles que le panafricanisme, les médias, les relations sino-africaines et les modèles de développement.

La cérémonie d’ouverture a été présidée par le ministre burkinabè des Affaires étrangères, Karamoko Jean-Marie Traoré, qui a rappelé les orientations diplomatiques du pays et des États de la Confédération des États du Sahel, fondées sur la souveraineté et l’indépendance stratégique.

La clôture des travaux a été assurée par le ministre en charge de l’enseignement et de la formation professionnelle, représentant le ministère de la Communication, qui a souligné l’importance de la transmission historique et politique dans la construction de l’avenir.

Un moment fort de la conférence a été la commémoration du 17 mai 1983, date liée à un tournant majeur de l’histoire politique du pays, marquée par des activités symboliques et une campagne de collecte de fonds intitulée « Ma brique pour Sankara ».

Cette initiative a permis de mobiliser plus de 36 000 briques, représentant plus de 18 millions de FCFA, destinées au financement du projet de Mémorial Thomas Sankara.

Plusieurs contributions importantes ont été enregistrées, notamment celles de personnalités et partenaires issus de différents horizons, illustrant l’ampleur de la mobilisation autour de ce projet mémoriel.

Quatre principales recommandations ont été formulées, portant sur la formation idéologique de la jeunesse, la structuration des mécanismes de transmission, le renforcement de la solidarité internationale et la consolidation de l’ancrage populaire des valeurs révolutionnaires.

Les organisateurs ont indiqué que ces recommandations seront transmises aux autorités de la Confédération des États du Sahel pour examen et mise en œuvre éventuelle.

La conférence s’est achevée sur un message de solidarité internationale et la remise de documents, d’archives historiques et de contributions destinées au projet de mémorial, marquant la fin de trois jours de réflexions et d’échanges à Ouagadougou.