Burkina Faso : la Nuit du cinéaste célèbre les techniciens de l’ombre

La 4ᵉ édition de la Nuit du cinéaste se tient le 8 mai 2026 au CENASA, avec un focus sur les techniciens du cinéma.

 

La Nuit du cinéaste revient le 8 mai 2026 à Ouagadougou pour une nouvelle célébration du 7ᵉ art. L’événement se tiendra au CENASA et mettra à l’honneur les acteurs souvent invisibles de l’industrie cinématographique. Pour cette édition, le thème retenu est : « Les techniciens du cinéma et de l’audiovisuel, piliers de la qualité et de la compétitivité des œuvres africaines ». Une orientation qui vise à repositionner ces professionnels au cœur de la création.

Selon Amado Bandé, le rôle des techniciens est fondamental dans la réalisation d’un film. « Sans techniciens dans la chaîne, il n’y a pas de film », insiste-t-il, soulignant leur contribution essentielle, souvent éclipsée par la visibilité des acteurs. C’est pour corriger ce déséquilibre que la Nuit du cinéaste a été initiée. Cette 4ᵉ édition prévoit la remise de 15 trophées à des professionnels du secteur. Toutefois, les organisateurs précisent qu’il ne s’agit pas d’une compétition, mais d’un hommage basé sur la reconnaissance et la transmission.

Le président du comité d’organisation, Ibrahim Diallo, rappelle que le cinéma est avant tout une œuvre collective. Il insiste sur la nécessité de valoriser les métiers de l’ombre et de structurer davantage le secteur. Au-delà de la cérémonie, plusieurs innovations marquent cette édition. Un programme d’incubation dédié aux métiers du cinéma et de l’audiovisuel sera lancé. Il vise à former et accompagner les jeunes talents, tout en renforçant les compétences existantes.

Des espaces de projection ont également été mis en place pour favoriser la diffusion des productions locales. Par ailleurs, des trophées d’honneur seront attribués à des figures inspirantes du cinéma burkinabè.

À travers ces initiatives, la Nuit du cinéaste entend aller au-delà de la simple reconnaissance. Elle ambitionne de créer un véritable écosystème de formation, de promotion et de valorisation des talents du cinéma africain.

Burkina Faso : Suspension des Programme de TV5 Monde sur toute l’étendue du territoire national

Le Conseil supérieur de la communication a décidé, à travers la décision n°2026-018/CSC du 5 mai 2026, de suspendre la diffusion des programmes de TV5 Monde sur l’ensemble du territoire burkinabè.

 

Selon l’instance de régulation, cette mesure fait suite à plusieurs manquements constatés dans le traitement de l’information, notamment sur les questions liées à la lutte contre le terrorisme au Burkina Faso ainsi que sur les attaques survenues le 25 avril 2026 au Mali. Le régulateur évoque des dérives portant sur la désinformation et des contenus assimilés à une apologie du terrorisme, relevés dans différentes éditions de journaux télévisés diffusées entre avril et mai 2026.

Le Conseil supérieur de la communication rappelle par ailleurs que des incidents similaires avaient déjà été signalés en 2024, entraînant à deux reprises la suspension temporaire de la chaîne, notamment les 27 avril et 18 juin de la même année.

À travers cette décision, l’institution appelle l’ensemble des médias opérant dans le pays à renforcer leur rigueur professionnelle et à se conformer strictement aux d’éthique et de déontologie journalistique.

Cette nouvelle sanction marque un durcissement du ton des autorités face au traitement médiatique des questions sécuritaires, dans un contexte régional particulièrement sensible.

Mali : le général Oumar Diarra au cœur de la riposte sécuritaire

Nommé ministre délégué à la Défense, le général Oumar Diarra devient un acteur clé de la stratégie militaire malienne dans un contexte de forte tension sécuritaire.

Donné pour mort par des rumeurs circulant sur les réseaux sociaux, le général de division Oumar Diarra est réapparu à la télévision nationale pour rassurer sur la situation sécuritaire du pays. Il occupe désormais une fonction centrale dans l’appareil militaire malien.

Récemment nommé ministre délégué auprès du ministre de la Défense et des Anciens Combattants, il évolue dans un contexte marqué par une intensification des attaques armées sur plusieurs régions du pays. Ancien chef d’état-major général des armées maliennes depuis 2020, il dispose d’une expérience approfondie du terrain et des opérations militaires au Sahel.

Formé dans les académies militaires de Kati et Koulikoro, il a également suivi des formations à l’international, notamment en Chine et aux États-Unis. Il a participé à des missions multinationales, dont celle de la Mission des Nations Unies et de l’Union africaine au Darfour.

Au cours de sa carrière, le général Diarra a occupé plusieurs postes de commandement : commandant de compagnie, officier d’état-major, commandant de région militaire, chef de secteur opérationnel, puis chef d’état-major de l’armée de terre.

Il a ensuite été adjoint au chef d’état-major général des armées et conseiller au cabinet militaire de la présidence, consolidant ainsi son influence au sein de l’appareil de défense. Promu général de division en 2022, il fait partie des officiers expérimentés confrontés aux défis sécuritaires actuels dans la région sahélienne.

Ces derniers jours, il s’est exprimé publiquement pour faire le point sur les opérations militaires en cours, assurant que la situation restait « sous contrôle », malgré la multiplication des attaques attribuées notamment au JNIM.

Dans un contexte où le président de la transition, Assimi Goïta, a renforcé la centralisation du commandement militaire, le général Diarra apparaît comme un maillon essentiel de la chaîne de décision et de coordination opérationnelle.

Mali : Assimi Goïta prend la tête du ministère de la Défense

Après la mort du ministre de la Défense Sadio Camara, le chef de la transition assure directement la tutelle des armées, dans un contexte de riposte militaire

 

À la suite du décès du ministre de la Défense Sadio Camara, le président de la transition, le général Assimi Goïta, a décidé d’assurer lui-même la tutelle du département, dans un contexte sécuritaire particulièrement tendu. Pour garantir la gestion quotidienne du ministère, le général Oumar Diarra a été nommé ministre délégué.

Cette réorganisation intervient alors que les FAMa ont intensifié leurs opérations militaires en réponse aux attaques coordonnées du 25 avril, attribuées notamment au JNIM. Selon l’état-major, ces opérations ont permis de neutraliser plus d’une centaine de combattants en moins d’une semaine.

Dès le 25 avril, des frappes ont été menées à Sévaré, dans la région de Mopti, avec la destruction d’une base et de plusieurs cibles, dont une colonne de motocyclistes près de Ké-Macina ainsi qu’un véhicule armé. Le 26 avril, une opération à Kolokani, dans la région de Koulikoro, a permis d’intercepter une colonne en repli. L’offensive s’est poursuivie le 29 avril à Kidal, avec des frappes ciblant des positions armées.

Le 2 mai, deux nouvelles opérations ont été conduites simultanément : l’une dans la région de Tombouctou, au sud-est de Gourma Rharous, et l’autre à Sébabougou, dans la région de Kita, où plusieurs combattants ont été neutralisés et du matériel récupéré. Le général Sadio Camara a été inhumé le 30 avril à Bamako lors d’obsèques nationales. Parallèlement, le parquet militaire a ouvert une enquête pour des soupçons de complicité interne, avec des arrestations déjà effectuées.

Dans ce contexte, l’état-major général des armées affirme maintenir la pression sur les groupes armés et poursuivre les opérations sur l’ensemble du territoire national.

Burkina Faso : Ibrahim Traoré remet 776 engins pour booster les infrastructures

Le Président du Faso, Chef de l’État, Son Excellence le Capitaine Ibrahim Traoré, a procédé, ce lundi matin, à la remise d’un important lot d’équipements de travaux publics à l’Agence Faso Mêbo. Cette dotation vise à rendre pleinement opérationnelles les brigades régionales dans les zones de Tannounyan, du Djôrô, du Nando et du Nakambé.

 

Lors de la cérémonie, le Chef de l’État a officiellement transmis les clés du matériel au Directeur général de l’agence, le Commandant Zoodnoma Ahmed Sakandé. Il a souligné que ces équipements devront servir à accélérer les chantiers, notamment ceux liés à la construction d’infrastructures routières, tout en renforçant l’autonomie des équipes techniques sur le terrain.

Au total, 776 engins ont été mis à disposition. Ce parc comprend notamment des pick-up, des semi-remorques, des niveleuses, des compacteurs, des pelles hydrauliques, des bulldozers, ainsi que des centrales de concassage et d’enrobage, sans oublier des camions-grues et des citernes. L’ensemble de ces équipements est destiné à soutenir le déploiement effectif des brigades dans les quatre régions concernées.

Les gouverneurs présents ont, par ailleurs, reçu pour instruction de mobiliser activement les populations locales afin d’accompagner les travaux engagés. Le Président du Faso a insisté sur l’importance de cette implication citoyenne, estimant qu’une participation des communautés favoriserait une meilleure préservation des infrastructures réalisées.

À travers cette initiative, les autorités entendent accélérer le désenclavement du territoire national et améliorer la connectivité entre les différentes régions. Cette démarche s’inscrit dans la vision portée par le gouvernement, axée sur le développement des infrastructures et la transformation structurelle du pays.

Source : Direction de la communication de la Présidence du Faso

Mali : plus de 100 terroristes neutralisés après les attaques du 25 avril

L’armée malienne a intensifié ses opérations après les attaques coordonnées du 25 avril, avec plusieurs frappes menées sur différents théâtres d’opérations.

 

Après les attaques meurtrières survenues le 25 avril 2026, les Forces armées maliennes FAMa ont conduit une série d’opérations militaires d’envergure sur plusieurs zones du territoire national. Ces actions ont permis de neutraliser plus d’une centaine de combattants armés en moins d’une semaine.

Selon l’état-major, cette contre-offensive a été lancée dès le jour des attaques attribuées au JNIM et au Front de libération de l’Azawad, qui avaient visé plusieurs localités du pays.

À Sévaré, dans la région de Mopti, une frappe aérienne a détruit une base utilisée par des groupes armés, causant la neutralisation de plusieurs combattants. Dans la même dynamique, une colonne de motocyclistes repérée vers Ké-Macina a été ciblée, tandis qu’un véhicule armé a également été détruit lors d’une autre opération.

Le 26 avril, une opération majeure a été menée à Kolokani, dans la région de Koulikoro, où une colonne en repli a été interceptée et neutralisée. Le bilan communiqué par l’armée fait état de plus de 100 combattants hors de combat et de la destruction de leur logistique.

L’offensive s’est poursuivie le 29 avril à Kidal, récemment reprise par le FLA, où des frappes ont visé une cache d’armes et de matériel militaire. Plusieurs équipements ont été détruits et des combattants neutralisés.

Le 2 mai, deux opérations simultanées ont été menées. Dans la région de Tombouctou, une cache d’armes a été détruite au sud-est de Gourma Rharous. Dans l’ouest du pays, à Sébabougou, près de Kita, une intervention terrestre en réponse à des attaques contre Kati et Bamako a permis de neutraliser une quinzaine de combattants et de récupérer plusieurs motos.

Cette intensification des opérations intervient dans un contexte marqué par la mort du général Sadio Camara, tué lors des attaques du 25 avril. Promu à titre posthume, il a été inhumé lors d’obsèques nationales à Bamako, en présence des autorités de la transition et de plusieurs délégations de la Confédération des États du Sahel.

Sur le plan judiciaire, le parquet militaire de Bamako a annoncé l’ouverture d’une enquête pour complicité interne. Plusieurs personnes, dont des militaires et des civils, sont visées par les investigations.

L’état-major général des armées affirme maintenir la pression sur les groupes armés et poursuivre les opérations sur l’ensemble du territoire.

Burkina Faso : la Semaine nationale de la culture referme sa 22e édition à Bobo-Dioulasso

Après une semaine d’activités intenses, la Semaine nationale de la culture s’est achevée à Bobo-Dioulasso, mettant en lumière la richesse culturelle du Burkina Faso.

La 22ᵉ édition de la Semaine nationale de la culture (SNC) a officiellement pris fin le samedi 2 mai 2026, après sept jours d’activités artistiques, culturelles et sportives. La cérémonie de clôture s’est tenue à Maison de la Culture Monseigneur Anselme Titianma Sanon, en présence du Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, représentant le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré.

Dans une ambiance à la fois festive et empreinte d’émotion, la clôture a été marquée par le geste symbolique du Chef du Gouvernement, qui a frappé le balafon à trois reprises pour signifier la fin de cette édition et ouvrir de nouvelles perspectives pour la promotion de la culture burkinabè.

La cérémonie a été ponctuée de discours officiels, de prestations artistiques, notamment celles des Colombes de la Révolution, ainsi que de la proclamation du palmarès et de la remise des distinctions dans plusieurs disciplines. Parmi celles-ci figuraient les sports traditionnels, tels que le tir à l’arc et la lutte, les arts culinaires, les arts plastiques, les arts du spectacle ainsi que la littérature en français et en langues nationales.

La Directrice générale de la SNC, Christiane Carole Sanon Coulibaly, a salué une édition réussie tant sur le plan organisationnel qu’artistique. Sur les 1 799 artistes attendus, 1 762 ont effectivement pris part aux compétitions du Grand Prix national des Arts et des Lettres, révélant des talents venus de l’ensemble des régions du pays. Elle a également mis en avant le succès du volet festival, marqué par des défilés, des ateliers pour enfants, des foires et des conférences.

Dans son allocution, le Premier ministre a souligné l’importance de cet événement culturel majeur, organisé dans une ville désormais reconnue sur la scène internationale à travers le Réseau des villes créatives de l’UNESCO. Une distinction qui, selon lui, reflète le potentiel créatif des acteurs culturels locaux.

Il a également insisté sur la vitalité et la résilience de la culture burkinabè, tout en mettant en avant la dimension intellectuelle de la manifestation, notamment à travers les rencontres scientifiques et les échanges professionnels.

Le Chef du Gouvernement a rappelé le rôle stratégique de la culture dans le développement du Burkina Faso, en lien avec la vision portée par les autorités de la transition. Il a enfin exprimé sa gratitude envers l’ensemble des participants et partenaires, saluant la présence des pays invités, dont le Ghana et la Russie, ainsi que des délégations venues du Mali, du Niger et du Tchad.

La 22ᵉ édition de la Semaine nationale de la culture s’achève ainsi, avec un rendez-vous déjà fixé dans deux ans pour une nouvelle célébration du patrimoine burkinabè.