Maroc-Espagne : le partenariat entre les deux pays s’inscrit désormais dans une nouvelle étape

Le Roi Mohammed VI a eu un entretien téléphonique avec le Président du Gouvernement espagnol, Pedro Sánchez, indique, jeudi, un communiqué du Cabinet Royal.Au cours de cet échange, le Souverain marocain a réitéré sa Haute appréciation pour le contenu du message qui lui a été adressé, le 14 mars, par le Président du gouvernement espagnol.

Cette lettre est conforme à l’esprit du discours royal du 20 août 2021 et répond à l’appel du Roi à « inaugurer une étape inédite dans les relations entre les deux pays », souligne la même source.

Ainsi, le partenariat entre les deux pays s’inscrit désormais dans une nouvelle étape, fondée sur le respect mutuel, la confiance réciproque, la concertation permanente et la coopération franche et loyale.

Dans ce contexte, les différents ministres et responsables des deux pays sont appelés à mettre en œuvre des actions concrètes dans le cadre d’une feuille de route ambitieuse et couvrant tous les domaines du partenariat, intégrant toutes les questions d’intérêt commun.

Le Roi Mohammed VI a adressé, à cette occasion, une invitation au Président du Gouvernement espagnol, pour effectuer une visite au Maroc, dans les très prochains jours », conclut le communiqué.

Maroc : Un centre international de la recherche sur la prévention des enfants soldats voit le jour

Par Hicham Alaoui — Le Centre international de la recherche sur la prévention des enfants soldats a été inauguré, jeudi à Dakhla au sud du Maroc, par le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita en compagnie des chefs de diplomatie des Comores, de la Gambie et de la Somalie ainsi que la Secrétaire d’Etat à la coopération internationale de la Guinée Bissau.

Cette structure internationale a pour missions de sensibiliser et de mettre en œuvre des solutions fondées sur l’action pour mettre fin à l’utilisation d’enfants soldats. Grâce aux recherches académiques, aux partenariats, aux collaborations et à l’engagement direct dans des programmes holistiques, le Centre développe et déploie des stratégies pour combattre toutes les formes d’embrigadement des enfants.

Pour combler les lacunes dans la prévention et la lutte contre le phénomène des enfants soldats, le Centre lance un programme pilote étalé sur trois ans. L’initiative est un effort multidisciplinaire qui s’attaque à l’exploitation et à l’utilisation d’enfants soldats dans les conflits armés. L’objectif est de mettre en place un système capable de traiter de manière efficace, efficiente et équitable les cas de recrutement d’enfants soldats, de protéger les victimes et de s’attaquer aux causes profondes de cette exploitation.

Dans le but d’augmenter le nombre d’enquêtes, de poursuites et de condamnations, tout en assurant une véritable réinsertion des enfants soldats, le Centre se lance également dans une évaluation et un recensement d’enfants-soldats non référencés, tout en engageant des solutions innovantes pour faire face à l’exploitation des enfants dans les conflits armés.

Aussi, et dans un souci de disséminer les données à large échelle tant quantitatives que qualitatives, le Centre se focalisera notamment sur des recherches portant sur le continent africain.

Aujourd’hui, les enfants participent à près de 75% des conflits dans le monde tandis que plus de 460 millions d’entre eux vivent dans des zones de conflits.

Les enfants soldats sacrifient leur jeunesse dans des systèmes de violence en construisant leurs valeurs et leurs identités sous la direction de groupe armés. Ils deviennent des vecteurs et violence et de terrorisme plutôt que des citoyens capables de construire une paix durable.

S’exprimant à l’ouverture d’une conférence initiée par le Centre international de recherches sur la prévention des enfants soldats, le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, a souligné que l’embrigadement des enfants, forcé par le « polisario » et encouragé par l’Algérie, dans les camps de Tindouf, alimente l’instabilité en Afrique du Nord et dans le Sahel.

Le ministre a mis l’accent sur la corrélation entre l’absence de gestion des camps de Tindouf et le recrutement d’enfants-soldats, notant que le pays-hôte doit assumer la plénitude de sa responsabilité internationale imprescriptible, notamment au regard de la sécurité et de la protection des enfants vivant sur son territoire.

 L’endoctrinement et l’enrôlement des enfants par les milices armées du « polisario » constituent un crime inhumain, et un déni des droits élémentaires des enfants embrigadés, ainsi qu’une violation flagrante des résolutions adoptées par le Conseil de Sécurité en la matière, a-t-il fustigé.

De même, il a fait savoir que le Maroc est, effectivement, un acteur majeur du maintien et de la consolidation de la paix, rappelant que le Royaume participe depuis 1960 aux missions de maintien de la paix, sur tous les continents, d’autant plus qu’il est classé parmi les 11 premiers pays contributeurs en casques bleus dans le monde, avec 1702 casques bleus déployés en Afrique (MINUSCA, MONUSCO et UNMISS).

Par ailleurs, M. Bourita a souligné que le choix de Dakhla pour abriter le Centre international de recherches sur la prévention des enfants-soldats, est une reconnaissance du rôle du Maroc en tant que pourvoyeur de paix, de sécurité et de stabilité.

A travers ce Centre, le Maroc souhaite apporter sa pierre à l’édifice, en contribuant au débat par la formulation de propositions concrètes à la faveur du continuum sécurité-développement et la coordination des efforts de la communauté internationale, selon une approche plurielle, à la fois globale et locale, académique et politique, théorique et pratique, alliant lutte et prévention, a-t-il soutenu.

De même, il a affirmé que l’objectif du Centre est de fournir des données précises, qualitatives et quantitatives afin de formuler une action informée par la recherche académique.

 Le Maroc appelle aussi à mettre fin à l’impunité des personnes responsables du recrutement et de l’utilisation criminelle d’enfants et d’autres violations graves, en soutenant la surveillance et la communication systématiques par les Nations Unies des violations des droits de l’enfant dans les conflits, a-t-il ajouté.

Côte d’Ivoire: le prix du cacao maintenu à 825 Fcfa/kg

L’année dernière, le kilogramme du cacao était vendu à 750 FCFA.Le kilogramme du cacao ivoirien sera vendu à 825 FCFA pour la campagne intermédiaire prévue du 1er avril à septembre 2022. L’annonce a été faite, ce jeudi à Abidjan, par le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture et du Développement durable.

« Le prix du cacao pour la campagne intermédiaire 2021-2022 est fixé à 825 FCFA par Kg comme pour la campagne principale », a déclaré le ministre Adjoumani Kouassi, soulignant une augmentation de 10% par rapport à la campagne précédente.

En Côte d’Ivoire, le prix de la campagne intermédiaire a été toujours en deçà de celui de la campagne principale.

Le porte-parole des producteurs, Moussa Koné, a soutenu que cette nouvelle indexation est « une première dans la commercialisation du café-cacao » car tout le monde s’attendait à 750 FCFA/kg, mais qu’à la surprise générale, le chef de l’Etat, Alassane Ouattara, a reconduit le prix de la campagne principale.

C’est pourquoi, « cette année, il n’y a pas de campagne intermédiaire, c’est la grande campagne qui continue », a-t-il lancé, annonçant au nom de tous les producteurs ivoiriens « une journée d’hommage » au président de la République.

La Côte d’Ivoire est le premier producteur mondial de cacao qui est sa première culture d’exportation. Les 70% de la consommation de cacao de l’Union européenne proviennent de ce pays de l’Afrique de l’Ouest.

Tchad : une figure du Fact se rallie à Mahamat Idriss Deby

C’est un ralliement peu ordinaire qui fait grand bruit à N’DjamenaLe chef d’état-major adjoint des rebelles du Front pour l’alternance et la concorde au Tchad (Fact) Nigue Kross (59 ans) a rallié le Conseil militaire de transition (CMT) dirigé par Mahamat Idriss Deby.

Cette figure marquante de la rébellion tchadienne depuis plusieurs décennies, rejoint le nouvel homme fort de N’Djamena, Mahamat Idriss Deby. Selon des sources militaires, Nigue Kross avait mené l’offensive du Fact le 11 avril 2021 depuis la Libye, qui avait débouché dix jours plus tard, à la mort de l’ancien président tchadien Idriss Deby Itno, le 21 avril 2021.

Ce vieux routier de la rébellion a livré plusieurs batailles contre le pouvoir tchadien. Et l’un de ses faits d’armes a été son intervention décisive qui avait sauvé la vie  à Mahamat Mahdi Ali, le chef du Fact, d’une capture de l’armée tchadienne lors des violents combats d’avril 2021.

Par la suite, Nigue Kross va prendre du galon au sein du mouvement politico-militaire du Fact, où il passe de chef d’état-major adjoint à chef d’état-major par intérim après la mort au front de son supérieur immédiat, Mahamat Oumar Choukou.

Passé par l’armée tchadienne, il a intégré tour à tour plusieurs groupes rebelles comme le Frolinat en 1979 avant d’atterrir à l’Union des forces pour la démocratie et le développement (UFDD) de Mahamat Nouri, ancien ministre de la Défense d’Idriss Deby. Mais le mouvement va se fissurer donnant naissance au Fact de Mahamat Mahdi Ali en avril 2016.

Très vite des dissensions entraînent son départ au sein du groupe rebelle composé des officiers dissidents et des combattants de l’ethnie gorane, à laquelle appartient l’ancien président tchadien Hissène Habré décédé en exil à Dakar le 24 août 2021.

Après l’offensive ratée des Fact aux portes du Kanem en mai dernier, Nigue Kross décide de prendre ses distances avec Mahamat Mahdi Ali, avec qui, les relations se seraient fortement dégradées. Il justifie son choix de rejoindre le Conseil militaire de transition par « l’appel au dialogue de la junte tchadienne ». Avant lui, une vingtaine d’ex-rebelles de l’Union des forces et de la résistance (UFR) s’étaient ralliés en septembre dernier au régime de la transition.

RCA : haro sur le groupe Wagner et les rebelles

L’Onu dénonce les exactions commises par les insurgés et le groupe paramilitaire russe en République centrafricaine.La Cheffe des droits de l’homme de l’Organisation des nations unies (Onu), Michelle Bachelet n’épargne pas non plus les forces armées centrafricaines. « Des meurtres, des violences sexuelles liées au conflit, ainsi que de graves violations et abus à l’encontre des enfants ont été allégués contre toutes les parties », soutient la diplomate dans une note parvenue jeudi à APA.

Au cours des trois derniers mois de 2021, la Division des droits de l’homme de la Mission des Nations Unies en RCA (Minusca) affirme avoir documenté 363 incidents de violations des droits de l’homme, d’abus et d’infractions au droit humanitaire international « dont beaucoup sont extrêmement graves ». Par ailleurs, l’organisme onusien dénombre 848 victimes.

Selon la Minusca, 59 % de ces incidents ont été attribués aux groupes armés signataires de l’Accord de paix de février 2019. Les forces de sécurité nationales et leurs alliés étaient responsables de 40% des incidents – une forte augmentation par rapport aux 23 % enregistrés en janvier 2021.

S’exprimant devant le Conseil des droits de l’homme de l’Onu, Mme Bachelet s’est inquiétée du fait que la réponse du gouvernement aux groupes armés passe de plus en plus par « des arrestations arbitraires » de membres de communautés déjà vulnérables, comme les musulmans et les Peuls, qu’ils associent à des groupes armés. « Ce schéma de violations touchant les communautés minoritaires est profondément inquiétant », a-t-elle déploré.

D’une manière générale, note l’Onu, les droits de nombreuses personnes sont violés. La discrimination et les mauvais traitements ciblés risquent une fois de plus de « déclencher un nouveau cycle de violence le long des lignes communautaires, religieuses et ethniques », alerte-t-elle. « Les revers pour la paix et la réconciliation d’une telle évolution seraient profonds », a fait valoir Michelle Bachelet.

De son côté, l’Expert indépendant sur la situation des droits de l’homme en République centrafricaine, Yao Agbetse, a indiqué avoir reçu « plusieurs témoignages concordants faisant état d’exactions commises par les forces bilatérales russes sur des populations civiles ». Il s’agit notamment « des violences sexuelles, des actes d’intimidation, des destructions d’habitations, des menaces, de racket ».

« Les forces bilatérales russes sont également accusées des actes de torture, de traitements cruels, humiliants, inhumains et dégradants, y compris sur des dépositaires locaux de l’autorité de l’Etat dans l’arrière-pays, en occurrence dans les localités de Aigbando, Bambari, Beloko, Bossangoa, Boyo, Bria et Mouka », a déclaré Yao Agbetse.

Wagner accusé d’intimider les enquêteurs

Par ailleurs, l’Expert indépendant onusien a également accusé le groupe Wagner « d’entraver systématiquement le travail des enquêteurs ». « Les forces bilatérales russes font parfois obstruction à la conduite d’enquêtes dans certains endroits où des violations des droits de l’homme auraient été commises », a-t-il dit.

A ce sujet, il a rappelé que la Commission d’enquête spéciale du gouvernement centrafricain avait conclu à des violations commises par les forces bilatérales russes.

« Au regard de la nature des relations contractuelles entre la RCA, sujet de droit international, et les forces bilatérales russes, entité n’ayant pas de reconnaissance au regard du droit international, et en absence de toutes autres informations publiques relatives aux stipulations contractuelles, la responsabilité des violations documentées incombe à l’Etat centrafricain qui doit prendre diligemment toutes les mesures nécessaires pour que justice soit rendue aux victimes », a-t-il indiqué.

Dans ces conditions, il juge urgent que des mesures appropriées soient prises, « à bref délai ». Le but est de mettre un terme à ces violations des droits des populations civiles, à des tensions latentes ou ouvertes entre les alliés russes et les forces de défense et de sécurité centrafricaines, et à toutes les entraves aux opérations de la Minusca et du travail des humanitaires.

Sur un autre plan, la « baisse de la capacité de nuisance des groupes armés, notamment UPC, 3R, ex-seleka, anti-balaka » ne les a pas empêchés de continuer à faire peser sur la population des menaces et des exactions. Ces groupes rebelles ont ainsi poursuivi les violations des droits des populations civiles, les incursions expéditives de jour et de nuit dans les villages et les collectes illégales de taxes sur les routes.

La RCA entend faire la lumière sur toutes les allégations de violations des droits de l’homme.

Foot: un ex-entraîneur de Cissé et Belmadi se dit «heureux et triste»

Les sélectionneurs sénégalais et algérien ont connu des fortunes diverses dans les barrages de la Coupe du monde Qatar 2022.Aliou Cissé et Djamel Belmadi, respectivement sélectionneurs du Sénégal et de l’Algérie, ont été entraînés durant leur carrière de joueur au Paris Saint-Germain (France) par Luis Fernandes. Cependant, les deux ex-coéquipiers ne connaissent pas la même réussite avec leurs équipes nationales depuis quelques temps.

Après avoir soulevé la première Coupe d’Afrique des nations (Can) du Sénégal en février dernier au Cameroun, Aliou Cissé a réussi à qualifier sa sélection, mardi dernier lors des barrages retour de la Coupe du monde, face aux Pharaons d’Egypte pour la deuxième fois d’affilée. Djamel Belmadi n’a toutefois pas connu le même bilan.

Eliminée au premier tour lors de la dernière CAN, l’Algérie n’a pas su préserver le bon résultat obtenu au Cameroun (0-1) lors du match de barrage aller. Les Fennecs ont été dominés à Alger (1-2) par les Lions indomptables qui se qualifient du coup au Mondial qatari.

Devant ce bilan contrasté de ces anciens poulains, l’ex-international français a fait part de son sentiment sur sa page Twitter. « Je suis à la fois heureux et triste pour mes deux anciens joueurs, Aliou Cissé et Djamel Belmadi. Ils méritaient d’aller ensemble à la Coupe du monde mais le foot est parfois cruel. Force à toi Djamel, quant à Aliou je serai avec toi et tout le peuple sénégalais », a déclaré Luis Fernandes.

Outre le Sénégal et le Cameroun, les trois autres équipes africaines qualifiées à la phase finale de la Coupe du monde 2022 sont la Tunisie, le Ghana et le Maroc. Le tirage au sort des poules est prévu demain vendredi.

Burkina : la junte donne des gages pour la libération de Kaboré

Au Burkina Faso, des consultations sont en cours pour permettre à l’ex-président renversé de retourner parmi les siens.L’assurance a été donnée par le porte-parole du gouvernement de transition burkinabè, Lionel Bilgo, dans un communiqué adressé ce jeudi à la Communauté économique des États de l’Afrique de l’ouest (Cedeao). Les chefs d’Etat de cette organisation, lors de leur réunion de vendredi dernier, n’avaient pas caché leur préoccupation à propos de la détention de Roch Marc Christian Kaboré, leur homologue qui a été victime d’un coup d’Etat mené il y a deux mois par le lieutenant-colonel Paul Henri Damiba et ses hommes.

« Sur la préoccupation liée à l’ancien Président du Faso, le Gouvernement du Burkina Faso tient à rassurer la Commission de la Cedeao, ainsi que toute la Communauté internationale, que depuis un peu plus de trois semaines, des concertations ont été initiées au niveau national et se poursuivent dans l’optique d’aboutir au retour de l’ancien Président dans une résidence familiale de son choix tout en garantissant sa sécurité », renseigne le gouvernement burkinabè. « Au demeurant, la famille de l’ancien Président, les autorités locales, ainsi que les délégations des organisations sous régionales ont été tenues au courant de ces concertations », ajoute la même source.

Par ailleurs, si les trois ans décidés par les militaires au pouvoir avant l’organisation d’une élection pour passer la main ne convainc pas la Cedeao, le gouvernement de transition burkinabè a indiqué « que sa plus grande préoccupation demeure la sécurisation du pays, une réponse efficace et urgente à la crise humanitaire et aux drames socioéconomiques et communautaires provoqués par l’insécurité sans oublier le renforcement de la gouvernance et la lutte contre la corruption ».

RCA : la présence des rebelles perturbe la circulation à 18 kilomètres de Bria

La ville de Bria est à nouveau sous pression des rebelles ce mercredi 30 mars 2022 à cause de la présence des rebelles à nouveau signalée sur l’axe Ippy.

 

Après la sortie massive des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) à 42 kilomètres de la ville sur l’axe Ouadda, puis l’ultimatum que les rebelles ont lancé samedi dernier aux autorités militaires et civiles locales, la ville de Bria est à nouveau sous pression des rebelles ce mercredi 30 mars 2022.  présence est à nouveau signalée à 18 kilomètres de Bria sur l’axe Ippy, et la voie a été coupée durant plusieurs heures.

De la pression militaire à la pression économique

Pour les rebelles, la pression militaire seule ne suffit pas. Il faut également mettre de la pression économique, c’est-à-dire perturber les activités  commerciales de la région. Donc la stratégie est de couper la principale voie de ravitaillement de la ville de Bria, si l’occasion se présente. Ceci n’est pas une simple idée, c’est une réalité du jour.

Présence des rebelles signalée dans le village Yangou-Mango, 18 KM de Bria

Ce mercredi 30 mars 2022, à la surprise de la population, plusieurs dizaines des rebelles, lourdement armés, sont sortis dans le village Yangou – Mango, à 18 kilomètres de la ville sur l’axe Ippy, bloquant les circulations dans les deux sens durant des heures. Les véhicules, en provenance de Bria avec des passagers à bord, ont été sommés de rebrousser chemin. Tout comme ceux qui venaient de la ville d’Ippy. D’après les rebelles, la voie ne sera libre de circulation que le lendemain, c’est-à-dire jeudi 31 mars 2022

Pour la population locale, c’est l’inquiétude qui domine. Alors, nombreux sont ceux qui se posent des questions pour savoir si ce sont les mêmes rebelles qui étaient sortis la semaine dernière dans le village Sans souci à 42 kilomètres ou c’est un autre groupe des rebelles.

Le Mali réceptionne de nouveaux équipements militaires russes

Le ministre malien de la Défense et des Anciens Combattants, le colonel Sadio Camara, a reçu mercredi 30 mars de nouveaux matériels de combat dans la lutte contre le terrorisme pour son pays.Le partenariat russo-malien semble plus solide sur le plan militaire. Un premier lot de matériels composés, entre autres, « d’hélicoptères de combat » et de « radars de dernière génération » a été réceptionné hier à l’aéroport international Modibo Keita de Bamako, en présence de plusieurs autorités dont des Russes.

Le communiqué de l’armée malienne a salué le « partenariat sincère et très ancien » entre la Russie et Mali, indiquant que cette acquisition entre « dans le cadre de la montée en puissance des Forces Armées Maliennes (FAMa) » sur le front contre les groupes jihadistes, à travers le plan Maliko et l’opération Kêlêtigui. Ainsi, ces nouveaux matériels « joueront un rôle très essentiel » dans le renforcement de capacités opérationnelles des FAMa dans leur mission de sécurisation des personnes et de leurs biens.

« Aujourd’hui nous pouvons dire avec fierté que notre Armée Nationale est capable d’opérer en toute autonomie sans demander de l’aide à qui que ce soit », a fait savoir le colonel Sadio Camara, considéré comme le maître d’œuvre des relations entre la Russie, où il a effectué sa formation militaire, et le Mali.

Kenya : la Cour Suprême contredit le président Kenyatta

La haute juridiction kenyane a rendu ce jeudi une décision prenant le contre-pied du président sortant sur une révision constitutionnelle qu’il a voulue enclencher à quatre mois des élections présidentielle et législatives à forts enjeux.La Cour Suprême du Kenya a été sans équivoque face à la volonté d’Uhuru Kenyatta et ses alliés. « Le président ne peut pas initier des amendements ou des changements constitutionnels par (la procédure de l’) initiative populaire. (…) L’amendement constitutionnel de 2020 est inconstitutionnel », a déclaré la présidente de la Cour Martha Koome, bloquant ainsi ce processus d’extension controversé de l’exécutif.

C’est donc un coup dur pour Kenyatta sept mois après que la Cour d’appel avait pris la même décision pour invalider le processus de révision constitutionnelle. Cette réforme « Building Bridge Initiative » (BBI) a été engagée par le président sortant en novembre 2019, avec selon lui, l’objectif d’atténuer le système présidentiel actuel du « vainqueur rafle tout » et qui serait à l’origine des conflits post-électoraux.

Non éligible pour la prochaine présidentielle après avoir effectué ses deux mandats, Uhuru Kenyatta a toutefois apporté son soutien à la candidature de Raila Odinga, son ancien rival, pour le scrutin du 9 août prochain.

Le président kenyan a demandé à ses partisans de soutenir le leader de l’opposition, affirmant que ce choix est motivé par sa volonté de défendre les intérêts du pays. Si Raila Odinga est élu, Kenyatta a indiqué qu’il serait en paix pour lui remettre le « flambeau du pouvoir ».