Espagne : près de 50 000 migrants rejoignent Ceuta depuis le Maroc

L’enclave espagnole de Ceuta, située sur la côte nord de l’Afrique, fait face à une crise migratoire d’une ampleur exceptionnelle. En l’espace d’environ 24 heures, près de 50 000 personnes ont franchi la frontière depuis le Maroc, provoquant une situation de forte tension et conduisant les autorités espagnoles à déployer les forces armées pour renforcer la sécurité.

Les arrivées ont débuté le jeudi 30 juillet et se sont poursuivies tout au long de la nuit, par voie terrestre et maritime. Les migrants étaient majoritairement de jeunes hommes et des adolescents, mais également des femmes et des enfants. La crise a également eu un lourd coût humain. Selon les autorités espagnoles, 19 corps ont été retrouvés en mer après les tentatives de traversée, illustrant les risques encourus par les candidats à l’exil.

Avec ses quelque 85 000 habitants, Ceuta a rapidement vu ses capacités d’accueil et de gestion de la frontière mises à rude épreuve. Face à cette situation, le gouvernement de Pedro Sánchez a décidé de mobiliser l’armée afin de soutenir la Garde civile dans le contrôle de la frontière et le rétablissement de l’ordre.

En déplacement à Ceuta ce vendredi, le chef du gouvernement espagnol a dénoncé une « violation de la souveraineté territoriale » de l’Espagne et assuré que toutes les mesures nécessaires seraient prises pour sécuriser l’enclave.

Au fil de la journée de vendredi, la situation semblait toutefois amorcer une accalmie. Les autorités espagnoles ont indiqué qu’environ 25 000 personnes avaient déjà regagné volontairement le Maroc. Du côté marocain, les forces de sécurité ont renforcé leur dispositif le long de la frontière, empêchant de nouveaux groupes de tenter la traversée vers l’enclave espagnole.

Cette nouvelle crise remet en lumière la fragilité de Ceuta, l’un des principaux points d’entrée vers l’Union européenne depuis le continent africain. Elle ravive également les tensions récurrentes entre Madrid et Rabat sur la gestion des flux migratoires et le contrôle des frontières, dans un contexte où la coopération entre les deux pays demeure essentielle pour contenir les mouvements migratoires en Méditerranée occidentale.

Le gouvernement du Burkina Faso suspend l’importation de la farine, du couscous et de la semoule afin de soutenir la production locale

Le Burkina Faso progresse dans sa politique de promotion du « Consommer local ». Le gouvernement a annoncé la suspension de l’importation de plusieurs produits alimentaires, notamment la farine, y compris la farine infantile, le couscous et la semoule, afin de favoriser l’écoulement de la production nationale et de renforcer l’industrie agroalimentaire locale.

Dans un communiqué interministériel publié le 31 juillet 2026 par le ministère en charge du Commerce, les autorités précisent que cette mesure s’applique sur l’ensemble du territoire national jusqu’à nouvel ordre.

« Dans l’optique de soutenir l’écoulement de la production nationale de farine, y compris la farine infantile, du couscous et de la semoule, l’importation desdits produits est suspendue sur toute l’étendue du territoire national jusqu’à nouvel ordre », indique le communiqué.

La décision entre en vigueur dès sa signature. Toutefois, le gouvernement prévoit une période transitoire pour les opérateurs économiques ayant déjà engagé des procédures d’importation avant son entrée en application. Ces derniers disposent d’un délai de deux mois pour finaliser les formalités en cours.

Les autorités invitent les opérateurs, les services techniques de l’État, les agents des postes frontières ainsi que les forces de sécurité à veiller au respect strict de cette mesure. Elles rappellent également que toute infraction exposera les contrevenants aux sanctions prévues par la réglementation en vigueur. Cette suspension s’inscrit dans une stratégie plus large de protection et de développement de la production nationale. La veille, le Conseil des ministres avait adopté un décret révisant la liste des produits soumis à une Autorisation spéciale d’importation (ASI) et à une Autorisation spéciale d’exportation (ASE).

Cette réforme actualise le décret de septembre 2018 afin de l’adapter aux nouvelles orientations économiques du gouvernement, centrées sur l’industrialisation et la promotion de la consommation des produits fabriqués localement. Parmi les principales innovations figure l’intégration de la farine infantile, du couscous, de la semoule et du gritz de maïs dans la liste des produits désormais soumis à une autorisation spéciale d’importation et d’exportation.

À travers cette décision, les autorités burkinabè entendent réduire la concurrence des produits importés, stimuler la transformation locale des matières premières agricoles et renforcer la souveraineté alimentaire du pays, tout en soutenant les industriels et producteurs nationaux.

Burkina Faso et Tchad renforcent leur coopération sécuritaire face à la menace terroriste

Le Burkina Faso et le Tchad entendent intensifier leur coopération en matière de sécurité, notamment dans la lutte contre le terrorisme. Cette volonté a été réaffirmée à Ouagadougou lors d’une rencontre entre le ministre burkinabè de la Sécurité, Mahamadou Sana, et une délégation d’experts du ministère tchadien de la Sécurité publique et de l’Immigration.

Conduite par le commissaire divisionnaire de police Mahamat Ibrahim Man Man, directeur des Ressources humaines, financières, du matériel et de la logistique, la délégation tchadienne effectue cette mission dans le cadre des préparatifs de la prochaine Commission mixte de coopération Burkina Faso-Tchad.

Les échanges ont porté sur le renforcement du partenariat entre les deux pays afin de mieux faire face à la menace terroriste, qui continue de fragiliser plusieurs États de la région.

« Cette rencontre est un cadre d’échange en prélude à une grande Commission mixte de coopération entre le Burkina Faso et le Tchad dans le cadre de la lutte contre le mal commun qu’est le terrorisme », a déclaré Mbaï-Naïssem Isaac Chamir, conseiller juridique du ministre tchadien de la Sécurité publique et de l’Immigration.

Les deux délégations ont également mis l’accent sur la nécessité de développer le partage d’expériences, d’expertises et de bonnes pratiques afin d’améliorer la réponse aux défis sécuritaires transnationaux, tout en respectant la souveraineté de chaque État.

À l’issue de la rencontre, la délégation tchadienne s’est félicitée de la qualité des échanges avec les autorités burkinabè et de l’accueil qui lui a été réservé à Ouagadougou. Elle a exprimé le souhait que ces discussions débouchent sur un partenariat sécuritaire durable, capable de renforcer la coopération entre les deux pays face aux défis communs en matière de sécurité.

Burkina Faso : de violents orages perturbent le réseau électrique, la SONABEL mobilise ses équipes

La Société nationale d’électricité du Burkina Faso (SONABEL) a annoncé d’importantes perturbations de la fourniture d’électricité à la suite des violents orages qui ont traversé le pays mardi, endommageant plusieurs infrastructures du réseau électrique.

Dans un communiqué, la compagnie publique explique que les intempéries ont causé des dégâts sur plusieurs installations du réseau aérien de distribution et de transport d’électricité. Ces dommages ont entraîné la mise hors tension de plusieurs lignes électriques, provoquant des coupures dans différentes localités du Burkina Faso.

Face à cette situation, la SONABEL indique avoir déployé ses équipes techniques sur le terrain afin d’évaluer l’étendue des dégâts et d’engager les travaux de réparation nécessaires. Les interventions visent à rétablir progressivement l’alimentation électrique dans les zones touchées.

La société précise que les opérations se poursuivent activement afin de remettre en service les installations affectées dans les meilleurs délais, tout en garantissant la sécurité des agents mobilisés et des populations.

La SONABEL présente ses excuses aux abonnés pour les désagréments occasionnés, soulignant que ces perturbations résultent de conditions météorologiques exceptionnelles indépendantes de sa volonté. Elle invite les usagers à faire preuve de patience et de compréhension durant les opérations de remise en état du réseau.

Ces nouveaux incidents rappellent la vulnérabilité des infrastructures électriques face aux phénomènes climatiques extrêmes, particulièrement en période d’hivernage, où les fortes pluies et les vents violents provoquent régulièrement des dommages sur les lignes de distribution d’électricité.

AES : le Mali lance les travaux pour harmoniser les bonnes pratiques dans la fonction publique

Le Mali accueille, du 27 Juillet au 1er Aout 2026a Bamako, la première session régionale de la confédération des États du Sahel (AES)  consacrée a l’élaboration d’un guide de bonnes pratiques de la fonction publique. Cette initiative marque une nouvelle étape dans la volonté des trois États membre de renforcer l’intégration dans leurs administration publiques.

L’objectif de cette rencontre est de concevoir un guide numérique de bonnes pratiques destiné à harmoniser les méthodes de gestions de la fonction publique au sein de l’espace confédéral AES. Ce document servira de reférence commune pour moderniser les administrations et favoriser une meilleure coopération entre les trois États.

Apres cette première Étape organisée au Mali, le processus se poursuivra au Niger puis au Burkina Faso. Les conclusions des différents ateliers régionaux seront examinées lors d’un réunion ministérielle prévue pour octobre 2026 a Ouagadougou, ou le guide devrait être finalisé.

À l’ouverture des travaux, le ministre Fassoun Coulibaly a salué la vision des chefs d’États, estimant que la réussite de confédération passe par la mise en place d’une administration publique moderne, performante et davantage harmonisée.

Selon lui, le renforcement des capacités administratives constitue un levier essentiel pour accompagner les ambitions politiques, économiques et institutionnelles portées par l’alliance des États du Sahel (AES).

C’est une initiative qui s’inscrit dans la continuité des discussions engagées en Juin 2025 en marge de la 113e session de la Conférence internationale du travail a Geneve. A cette occasion, les ministres en charge de la fonction publique du Mali du Burkina Faso et du Niger avaient convenu d’explorer une harmonisation de leur politique dans le domaine de la fonction publique, du travail, de l’emploi et de la protection sociale.

A travers ce chantier, la Confédération des États du Sahel poursuit sa stratégie de rapprochement institutionnelle en cherchant a batir un cadre administratif commun capable de d’ameliorer la gouvernance publique et de faciliter la coopération entre les administrations des trois pays membres

Burkina Faso les douanes dépasse les 122 milliards FCFA de recette avant la clôture de Juillet

Les douanes Burkinabès ont réalisé une performance exceptionnelle en mobilisant 122 milliard de FCFA de recette au titre du mois de juillet, avant même la clôture officielle des comptes. L’annonce a été faite ce mercredi par le directeur général des douanes, Yves Kafando qui a salué l’engagement des agents dans la collecte des ressources publiques.

Dans un message publié sur les réseaux sociaux, le directeur général a félicité l’ensemble des services douaniers pour ces résultats, qu’il attribut au professionnalisme, à la détermination et au sens du devoir des agents mobilisés sur le terrain.

Selon Yves Kafando cette performance constitue un motif de satisfaction, tout en rappelant qu’elle ne doit pas conduire a un relâchement des efforts. Le responsable de l’administration douanière a invité ses collaborateurs a maintenir la dynamique engagée et a poursuivre les prochaines missions avec le meme niveau d’exigence afin de consolider les recette de l’Etat.

La lutte cintre la fraude figure désormais permis les principales priorités fixées pour le mois d’Aout. Le directeur général a demandé aux différentes unités opperationnelles de renforcer les contrôles aux frontières et a l’intérieur du territoire afin de démanteler les réseaux de Fraude et de contrebandes.

Yves Kafando a également insisté sur la nécessité de préserver l’intégrité de l’administration douanière estiment que la transparence, la rigueur et la vigilance demeurent indispensable pour améliorer durablement les performances de la régie financière.

Avec 122 milliard de FCFA déjà mobilisés avant la fin du Mois, les douanes Burkinabès affichent ainsi une progression significative dans la collecte des recettes publiques et confirme leur role central dans le financement des politiques publiques et le renforcement des ressources de l’Etat?

Niamey : le président de la Commission AES Burkina reçu par le Premier ministre nigerien

En visite à Niamey à l’occasion de la commémoration de la Journée de la souveraineté et du patriotisme, le président de la Commission nationale de l’Alliance des États du Sahel (AES) du Burkina Faso, Bassolma Bazié, a réaffirmé l’attachement des trois pays de la Confédération à leur projet commun de souveraineté et d’intégration.

Reçu, lundi 27 juillet 2026, par le Premier ministre nigérien, Ali Mahaman Lamine Zeine, le responsable burkinabè a souligné la portée symbolique de cette célébration, qui marque le troisième anniversaire des événements du 26 juillet 2023 au Niger.

À l’issue de l’audience, Bassolma Bazié a salué l’arrivée au pouvoir des nouvelles autorités nigériennes, qu’il a présentées comme des dirigeants engagés dans la reconquête de la souveraineté nationale. Selon lui, cette dynamique s’inscrit pleinement dans la vision portée par la Confédération des États du Sahel.

Le président de la Commission nationale de l’AES est également revenu sur les déclarations des dirigeants de la Confédération lors des tensions ayant suivi le changement de pouvoir au Niger. Il a rappelé le soutien exprimé par le président malien, le général d’armée Assimi Goïta, et par le président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, face aux menaces extérieures visant, selon eux, la souveraineté nigérienne.

Pour Bassolma Bazié, sa présence à Niamey ne relevait pas d’un simple geste de solidarité, mais de l’expression concrète de l’unité entre les trois États membres de l’AES.

« Ce n’est pas un soutien que nous sommes venus apporter, nous sommes venus porter notre journée, comme le dit la devise de la Confédération : Un espace, un peuple, un destin. Ce qui se passe à Niamey engage pleinement Ouagadougou et Bamako », a-t-il déclaré.

Cette rencontre s’est déroulée en présence du ministre nigérien du Commerce et de l’Industrie, Abdoulaye Seydou, et s’inscrit dans le renforcement des concertations politiques entre les autorités du Burkina Faso, du Mali et du Niger, réunies au sein de la Confédération des États du Sahel.

Burkina Faso : Canal+ International écope d’une amende de 200 millions FCFA par le Conseil Supérieur de la Communication

Le Conseil supérieur de la communication (CSC) du Burkina Faso a infligé une amende de 200 millions de FCFA à Canal+ International pour non-exécution d’une décision lui imposant de rendre accessibles en clair les chaînes de la Radiodiffusion Télévision du Burkina (RTB) à l’ensemble de ses abonnés sur le territoire national.

Dans un communiqué publié le 27 juillet 2026, le régulateur burkinabè rappelle avoir déjà sanctionné l’opérateur audiovisuel, le 12 juin dernier, avec une première amende de 50 millions de FCFA pour manquement à ses obligations conventionnelles.

Cette première décision faisait suite à une injonction du CSC demandant à Canal+ de supprimer les restrictions empêchant certains abonnés d’accéder gratuitement aux chaînes publiques burkinabè. L’accès aux programmes de la RTB devait notamment être possible sans obligation d’envoyer un SMS, précise l’institution.

Le Conseil supérieur de la communication avait accordé à Canal+ un délai de 30 jours pour se conformer à cette décision. Toutefois, après expiration de cette période, le régulateur affirme avoir constaté que l’opérateur n’avait pas appliqué les mesures demandées.

Face à cette situation, le CSC a décidé d’alourdir la sanction en portant l’amende à 200 millions de FCFA contre Canal+ International. La décision, signée par le président du CSC, W. Louis Modeste Ouédraogo, ne précise toutefois pas si l’entreprise dispose d’un nouveau délai d’exécution ou de voies de recours contre cette sanction.

Cette affaire intervient dans un contexte où les autorités burkinabè accordent une importance accrue à l’accessibilité des contenus audiovisuels nationaux et au respect des obligations imposées aux opérateurs de diffusion présents dans le pays.

Burkina Faso : deux policiers condamnés à sept ans de prison ferme pour un faux contrôle routier à Fada N’Gourma

La Chambre criminelle du Tribunal de grande instance (TGI) de Fada N’Gourma a condamné, lundi 27 juillet 2026, deux policiers à 15 ans d’emprisonnement, dont sept ans ferme, ainsi qu’au paiement d’une amende d’un million de francs CFA chacun, pour avoir organisé un poste de contrôle routier illégal et perçu de l’argent auprès d’usagers.

Les deux agents, identifiés par les initiales S.A. et T.D., tous deux âgés de 31 ans, comparaissaient pour concussion, association de malfaiteurs et actes de grand banditisme. Les faits remontent au 8 juillet 2026, lorsqu’ils avaient installé, sans autorisation de leur hiérarchie, un poste de contrôle sur l’axe Fada N’Gourma–Tiparga.

À l’audience, les deux prévenus ont rejeté l’ensemble des accusations. Affecté à la sécurisation des épreuves du baccalauréat, S.A. a expliqué avoir informé son supérieur qu’il devait régler des « instances », sans fournir davantage de précisions. Son chef de service et le collègue avec lequel il devait assurer cette mission ont confirmé avoir reçu cet appel.

Le président de la Chambre criminelle s’est toutefois interrogé sur les raisons qui ont conduit un policier mobilisé pour une mission officielle à installer un poste de contrôle sans mandat préalable de sa hiérarchie.

Les explications de T.D., officiellement en repos le jour des faits mais retrouvé en uniforme et armé, ont également suscité des interrogations. Il a affirmé avoir voulu remplacer un collègue malade affecté à la sécurisation d’un centre d’examen avant d’abandonner cette mission à la suite de nouvelles instructions de son supérieur. Il a ensuite rejoint S.A., avec lequel il aurait poursuivi des motocyclistes jugés suspects.

Sur ce point, les déclarations des deux policiers se sont révélées contradictoires. Alors que T.D. a assuré qu’aucun motocycliste n’avait été intercepté, S.A. a soutenu qu’un suspect avait bien été appréhendé.

Pour le procureur du Faso, ces versions visaient uniquement à masquer les faits. Selon le ministère public, les deux policiers ont utilisé leurs armes, leurs tenues et une motocyclette de service pour mettre en place un contrôle clandestin au cours duquel ils auraient perçu 105 500 francs CFA auprès de plusieurs usagers.

L’affaire a été découverte lorsque des voyageurs, refoulés plus loin par une position militaire interdisant la circulation sur cet axe, ont déclaré avoir déjà payé de l’argent au précédent poste de contrôle. Alertés, les militaires se sont rendus sur place et ont constaté les faits.

Le parquet a toutefois estimé que l’infraction de concussion n’était pas constituée, les deux agents n’étant pas officiellement investis d’une mission de contrôle au moment des faits. Il a en conséquence demandé leur relaxe sur ce chef, tout en considérant que les infractions d’association de malfaiteurs et d’actes de grand banditisme étaient pleinement établies.

Très sévère dans son réquisitoire, le procureur a dénoncé le comportement de « brebis galeuses » qui, selon lui, ternit l’image de la Police nationale alors que les Forces de défense et de sécurité sont engagées dans la lutte contre le terrorisme. Il avait requis 15 ans de prison ferme, assortis d’une période de sûreté de cinq ans, ainsi qu’une amende d’un million de francs CFA contre chacun des prévenus.

Après délibération, la Chambre criminelle a retenu leur qualité de primo-délinquants comme circonstance atténuante. Elle a écarté les poursuites pour actes de grand banditisme, estimant que cette infraction n’était pas suffisamment caractérisée.

En revanche, les juges ont déclaré les deux policiers coupables de concussion et d’association de malfaiteurs, les condamnant chacun à 15 ans d’emprisonnement, dont sept ans ferme, ainsi qu’au paiement d’une amende ferme d’un million de francs CFA. Cette décision illustre la volonté de la justice burkinabè de sanctionner les dérives commises par des agents publics dans l’exercice de leurs fonctions ou sous couvert de leur qualité.

Air Burkina accélère sa relance et renforce son partenariat avec les agences de voyage au Mali

Le nouveau directeur général d’Air Burkina, Wendkuni Serge Frédéric Zombré, poursuit la mise en œuvre de sa stratégie de relance de la compagnie nationale. Quelques mois après sa prise de fonction, il a effectué, le jeudi 23 juillet 2026, une visite de travail à Bamako afin de renforcer les relations avec les partenaires commerciaux de la compagnie.

Nommé à la tête d’Air Burkina et officiellement installé le 7 avril 2026, Wendkuni Serge Frédéric Zombré a rencontré une quinzaine d’agences de voyage partenaires au Mali. Cette rencontre avait pour objectif de consolider la coopération avec ces acteurs clés du secteur et de présenter les nouvelles orientations stratégiques de la compagnie.

Au cours des échanges, le directeur général a exposé sa vision de développement tout en recueillant les préoccupations et les attentes des agences de voyage. Il a insisté sur la nécessité d’améliorer la qualité des services afin de renforcer la confiance des voyageurs.

« Nous allons mettre en place un dispositif efficace afin de permettre à nos partenaires de rassurer leurs clients et d’offrir un service de qualité. C’est avec cette certitude qu’Air Burkina avance », a déclaré Wendkuni Serge Frédéric Zombré.

La nouvelle direction affiche des ambitions de relance et d’expansion du réseau aérien. La compagnie prévoit de renforcer progressivement les dessertes entre plusieurs capitales d’Afrique de l’Ouest tout en ouvrant de nouvelles destinations afin de répondre aux besoins croissants de mobilité dans la sous-région.

Cette stratégie vise à repositionner Air Burkina comme un acteur majeur du transport aérien africain, capable d’offrir des liaisons régionales plus performantes et de contribuer à une meilleure connectivité entre les pays ouest-africains.

Les agences de voyage maliennes ont salué cette démarche, présentée comme une première dans leurs relations avec la compagnie burkinabè. Elles ont exprimé leur satisfaction face à la volonté de la nouvelle direction de renforcer le dialogue avec ses partenaires et de développer un réseau régional plus compétitif.

Dans cette dynamique, Air Burkina nourrit une ambition forte : faire du Mali son deuxième hub régional après Ouagadougou. Ce positionnement devrait permettre à la compagnie de consolider sa présence sur le marché ouest-africain et d’accroître son offre de services au bénéfice des voyageurs.

Fondée en 1967, Air Burkina demeure l’une des rares compagnies aériennes africaines à avoir maintenu ses activités sans interruption, un héritage sur lequel la nouvelle direction entend s’appuyer pour accompagner la relance et le développement de l’entreprise.