649, c’est le nombre de morts sur les routes Burkinabè en six mois, la vidéo-verbalisation entre en scène dès le 1er août

À une semaine de l’entrée en vigueur de la vidéo-verbalisation, le ministère burkinabè de la Sécurité dresse un constat alarmant de l’insécurité routière. Selon les chiffres publiés ce vendredi 24 juillet 2026 sur sa page Facebook, le Burkina Faso a enregistré, entre le 1er janvier et le 30 juin 2026, pas moins de 11 143 accidents de la circulation.      Ces drames ont fait 8 997 blessés et coûté la vie à 649 personnes.

Derrière ces statistiques se cachent des milliers de destins bouleversés. Des familles endeuillées, des victimes marquées à vie et des projets brutalement interrompus. Pour le ministère de la Sécurité, la plupart de ces accidents auraient pourtant pu être évités. L’excès de vitesse, le non-respect des feux tricolores, l’utilisation du téléphone au volant, l’absence de ceinture de sécurité ou de casque de protection, ainsi que la conduite sous l’emprise de l’alcool figurent parmi les principales causes de ces tragédies.

Face à cette situation jugée préoccupante, les autorités entendent renforcer leur dispositif de lutte contre l’insécurité routière en combinant prévention, sensibilisation et répression. C’est dans cette logique que la vidéo-verbalisation entrera officiellement en vigueur le 1er août 2026 à Ouagadougou.

Wakat Sera
© Wakat Sera

À travers ce nouveau système, le gouvernement espère responsabiliser davantage les usagers de la route et réduire les comportements dangereux à l’origine de nombreux accidents.

Le ministère de la Sécurité rappelle enfin que la lutte contre l’insécurité routière ne repose pas uniquement sur l’action des autorités. « La sécurité routière est l’affaire de tous », insiste le département, invitant chaque conducteur, motocycliste et piéton à respecter le Code de la route afin de contribuer à la préservation des vies humaines.

Mali : Bamako attend des clarifications de Washington sur une possible opération américaine contre le JNIM

Alors que des informations font état d’une possible intensification de l’engagement militaire américain contre le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), les autorités maliennes affichent une position prudente. Bamako dit attendre une communication officielle de Washington, tout en rappelant que toute coopération sécuritaire devra se faire dans le respect strict de la souveraineté du Mali. et sous l’autorité des institutions nationales.

Le sujet s’est invité dans les échanges autour de la deuxième édition de BAMEX, le Salon international de la défense et de la sécurité organisé à Bamako. Interrogé sur les informations évoquant une éventuelle implication américaine dans la lutte contre les groupes armés, le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, a indiqué que les autorités suivent attentivement l’évolution de la situation.

Selon lui, les discussions rapportées aux États-Unis porteraient notamment sur des frappes ciblées contre le JNIM ainsi que sur un renforcement des capacités de renseignement dans la région sahélienne. Toutefois, Bamako souhaite disposer d’informations officielles avant de se prononcer davantage.

« Nous attendons une communication officielle de la part du gouvernement américain afin de connaître sa position », a déclaré le chef de la diplomatie malienne.

Le ministre a rappelé que la stratégie malienne repose d’abord sur les capacités nationales, notamment les moyens opérationnels, les services de renseignement et l’action des Forces de défense et de sécurité maliennes. Pour Bamako, tout appui extérieur doit être défini à travers un dialogue avec les autorités compétentes afin d’identifier les besoins réels et les modalités de coopération adaptées.

Cette position s’inscrit dans la ligne défendue par les autorités de transition maliennes, qui mettent en avant le principe de souveraineté et le libre choix des partenaires dans la conduite des affaires sécuritaires.

Le JNIM, une menace majeure dans le Sahel

Au cœur des préoccupations américaines figure le JNIM, l’un des principaux groupes armés actifs au Mali et dans l’ensemble de la région sahélienne. Créé en 2017 à la suite de la fusion de plusieurs organisations jihadistes affiliées à Al-Qaïda, le mouvement représente aujourd’hui une menace importante pour les États de la région.

Le groupe mène régulièrement des attaques contre les forces armées, les représentants de l’État, les infrastructures économiques et les axes de circulation. Il tire également une partie de ses ressources des enlèvements contre rançon, des extorsions et des prélèvements imposés aux populations vivant dans les zones sous son influence.

Classé depuis septembre 2018 par les États-Unis parmi les organisations terroristes étrangères, le JNIM fait l’objet de plusieurs mesures restrictives américaines, notamment le gel d’avoirs et des sanctions contre les personnes ou structures qui lui apporteraient un soutien.

Son chef, Iyad Ag Ghali, est sous sanctions américaines depuis 2013. Amadou Kouffa, dirigeant de la Katiba Macina, une composante majeure du groupe, a également été sanctionné en 2019.

Par ailleurs, Washington propose une récompense pouvant atteindre sept millions de dollars pour toute information permettant de localiser Abou Obeida Youssef al-Annabi, chef d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), dont la branche sahélienne a participé à la création du JNIM.

Vers un nouveau chapitre dans les relations sécuritaires entre Bamako et Washington ?

Cette éventuelle implication américaine intervient dans un contexte marqué par un rapprochement progressif entre Bamako et Washington après plusieurs années de tensions. La coopération sécuritaire entre les deux pays s’était fortement réduite après les changements politiques survenus au Mali en 2020 et 2021, puis avec le rapprochement de Bamako avec la Russie sur le plan militaire.

Mais depuis le début de l’année, plusieurs responsables américains ont effectué des déplacements au Mali afin d’échanger avec les autorités sur la lutte contre les groupes armés, le partage de renseignements et une possible reprise des missions américaines de renseignement, de surveillance et de reconnaissance dans le pays.

Ces capacités pourraient permettre un meilleur suivi des mouvements des groupes armés et fournir des informations utiles aux opérations antiterroristes. Par le passé, Washington avait déjà transmis à Bamako des renseignements ayant contribué à des opérations visant des responsables du JNIM.

Sur le plan diplomatique, un assouplissement a également été observé avec la levée, en février dernier, de sanctions américaines visant trois officiers maliens accusés de liens présumés avec le groupe paramilitaire russe Wagner.

Malgré cette évolution, le Mali poursuit sa coopération militaire avec la Russie. Les éléments de l’Africa Corps participent toujours aux opérations aux côtés des Forces armées maliennes, après le retrait des forces françaises et la fin de la mission de stabilisation des Nations unies (MINUSMA) en 2023.

À Bamako, le message reste donc clair : toute coopération internationale dans le domaine sécuritaire devra répondre aux priorités définies par les autorités maliennes et s’inscrire dans un cadre respectueux de la souveraineté nationale.

Burkina Faso : le ministère de l’Économie alerte sur la montée des placements financiers frauduleux

Face à la multiplication des offres financières promettant des gains exceptionnels, le ministère burkinabè de l’Économie et des Finances tire la sonnette d’alarme. Dans un communiqué publié mardi, l’institution met en garde les populations contre des systèmes de collecte de fonds et de placements financiers non autorisés, qui pourraient entraîner de lourdes pertes pour les épargnants.

Selon le ministère, plusieurs structures et individus proposent actuellement, à travers le pays, des opérations de collecte d’argent, de placements financiers, d’octroi de crédits ou encore de prises de participation, avec la promesse de rendements particulièrement élevés pouvant dépasser 100 % du montant investi.

Derrière ces promesses attractives se cacheraient, selon les autorités, des mécanismes assimilables à des systèmes pyramidaux. Le ministère précise que les fonds collectés ne reposent sur aucun investissement réel identifié, exposant ainsi les déposants à une perte totale et définitive de leurs économies.

Pour les services de l’État, ces pratiques représentent une menace sérieuse pour la sécurité financière des citoyens et fragilisent la confiance dans le système économique.

Face à cette situation, le ministère de l’Économie et des Finances met en demeure les promoteurs de ces structures de mettre immédiatement fin à leurs activités et de se conformer aux textes en vigueur. À défaut, ils s’exposent à des poursuites judiciaires ainsi qu’aux sanctions prévues par la réglementation.

Les autorités invitent par ailleurs les populations à faire preuve d’une grande prudence face aux offres promettant des bénéfices rapides, garantis ou disproportionnés. Avant tout investissement, elles recommandent de s’assurer que la structure sollicitée dispose bien d’un agrément délivré par les services compétents du ministère de l’Économie et des Finances ou par la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO).

Le ministère encourage enfin les citoyens à signaler toute proposition suspecte ou toute tentative d’escroquerie auprès des services compétents de la Direction générale du Trésor et de la Comptabilité publique, afin de limiter la propagation de ces pratiques financières illégales.

Burkina Faso : l’opération Wibga 3 renforce la sécurité à Ouahigouya, plusieurs motos ont été saisies dans la nuit

La pression se poursuit dans le cadre de l’opération Wibga 3. Dans la nuit du mardi 21 au mercredi 22 juillet 2026, les forces de la Police nationale ont mené une vaste opération de contrôle et de sécurisation dans les secteurs 11 et 12 de Ouahigouya, dans la région du Yaadga. Au terme de cette intervention, plusieurs engins à deux roues ont été saisis pour défaut de documents, illustrant la volonté des autorités de renforcer la sécurité dans cette zone considérée comme sensible.

Déployant six équipes, dont trois unités véhiculées et trois motorisées, la Direction régionale de la Police nationale du Yaadga a procédé à des contrôles documentaires, des fouilles et des opérations de sécurisation ciblées dans ces quartiers confrontés à d’importants défis sécuritaires.

L’intervention s’inscrit dans le cadre de la troisième phase de l’opération Wibga, lancée le 8 juillet dernier par le ministre de la Sécurité, Mahamadou Sana, afin d’intensifier les actions de prévention et de lutte contre l’insécurité sur l’ensemble du territoire.

Le bilan dressé par les forces de l’ordre est jugé satisfaisant. Au total, neuf engins à deux roues ont été conduits dans les locaux de la Police pour défaut de documents réglementaires, confirmant l’importance accordée au respect des obligations administratives lors de ces opérations de contrôle.

Sur le terrain, cette initiative a été favorablement accueillie par une partie de la population, qui y voit un moyen de renforcer la sécurité et de prévenir les activités illicites dans les zones les plus exposées. Les forces de sécurité ont, à cette occasion, renouvelé leur appel à la collaboration des citoyens, estimant que la coopération entre les populations et les services de sécurité demeure un levier essentiel pour garantir la réussite de ces opérations et préserver la quiétude des habitants.

Ouagadougou : dix personnes interpellées en flagrant délit de consommation de stupéfiants dans la zone Zaca

La Police municipale de Ouagadougou a intensifié sa lutte contre la consommation de stupéfiants en menant, mercredi 22 juillet 2026, une opération inopinée dans la zone du projet Zaca, située dans l’arrondissement n°1 de la capitale burkinabè. L’intervention, conduite par la Direction de la Police de la Salubrité et de la Tranquillité Urbaine (DPSTU), a permis l’interpellation de dix individus surpris en flagrant délit de consommation de substances illicites, selon un communiqué publié jeudi 23 juillet par l’institution.

Au terme de cette opération, la Police municipale a indiqué que les personnes interpellées seront soumises à des travaux d’intérêt communautaire (TIC), conformément aux dispositions en vigueur. Les autorités ont toutefois souligné que cette action ne se limitait pas à son volet répressif. Sur place, les agents ont également organisé une séance de sensibilisation afin d’informer les contrevenants sur les conséquences sanitaires, sociales et sécuritaires liées à la consommation de stupéfiants.

À travers cette intervention, la Police municipale réaffirme sa volonté de lutter contre les comportements susceptibles de troubler la tranquillité urbaine tout en privilégiant une approche mêlant sanction et prévention. Elle invite par ailleurs les citoyens à adopter des comportements responsables afin de préserver leur santé, leur avenir et la quiétude de la population, tout en les encourageant à signaler aux services compétents tout comportement jugé suspect.

Tenkodogo : en un an, Faso Mêbo transforme le visage de la ville et suscite un nouvel élan citoyen

Un an après le lancement de ses activités à Tenkodogo, l’Agence Faso Mêbo imprime déjà sa marque sur le paysage urbain de la capitale du Zoungrantenga. Entre le pavage de la Place de la Nation, l’aménagement d’une rue et la réhabilitation des abords de la Route nationale n°16, l’initiative présidentielle engagée en juillet 2025 redessine progressivement la ville, tout en améliorant le quotidien des habitants et des commerçants.

Le changement est particulièrement visible le long de la RN16, entre la gare de Bittou, située en face de la cathédrale, et la Place de la Nation. Les accotements de cette artère ont été entièrement pavés sur une superficie de 20 000 m², mettant fin aux nuages de poussière en saison sèche et aux bourbiers qui rendaient la circulation difficile pendant l’hivernage. Ce nouvel aménagement offre désormais un cadre plus propre et plus agréable, qui profite directement aux activités économiques installées le long de cette voie.

Pour Hamidou Balima, commerçant installé sur l’avenue, la différence est spectaculaire. Là où s’accumulaient autrefois les eaux stagnantes, les déchets et la poussière, règne désormais un environnement propre et accueillant. Il affirme que cette transformation a changé les habitudes de sa clientèle. Les consommateurs n’hésitent plus à s’attarder autour d’un café, ce qui contribue à dynamiser son activité. « C’est propre. On dirait que nous sommes en Europe. Avant, personne ne voulait s’asseoir ici pour boire son café. Mais avec le pavage des abords de la voie, les clients viennent prendre leur café ici et y passent plus du temps », témoigne-t-il.

Le même constat est partagé par Assana Kouama, vendeuse de fruits. Selon elle, l’affluence accrue autour des commerces bénéficie également à son activité, les clients venus prendre un café profitant de leur passage pour acheter ses produits.

Pour Boukaré Yamneda, promoteur d’une unité de production d’eau emballée, les travaux ont également levé un obstacle logistique majeur. Avant le pavage de la rue longeant son entreprise, les premières pluies rendaient particulièrement difficile la sortie des tricycles chargés de marchandises. Aujourd’hui, les déplacements s’effectuent sans difficulté. Au-delà des infrastructures, il voit dans cette initiative la preuve que le développement peut être porté par les populations elles-mêmes. « C’est impeccable ce que l’Agence Faso Mêbo a fait à Tenkodogo », affirme-t-il, avant d’inviter les citoyens à soutenir davantage l’initiative : « Faites le geste, c’est la patrie qui gagne. »

La Place de la Nation constitue l’un des chantiers emblématiques du programme. Une moitié de son pourtour est déjà pavée, tandis que les travaux doivent se poursuivre afin d’aménager l’intérieur de l’esplanade ainsi que le reste de son périmètre.

Selon le coordonnateur régional de l’Agence Faso Mêbo dans le Nakambé, l’adjudant Inoussa Kanazoé, ces réalisations sont le fruit d’une forte mobilisation des populations locales et de la diaspora. En une année, les contributions recueillies représentent 877 tonnes de ciment, 435 tonnes de sable, 1 193 tonnes de granite, 75 sacs de sekalite, 1 160 litres d’huile, 3 200 litres de gasoil, 1 200 litres d’essence ainsi que 436 packs d’eau. Grâce à cette mobilisation, la région du Nakambé occupe désormais la troisième place au niveau national en matière de réalisations, derrière le Kadiogo et le Guiriko.

Fort de ces résultats, l’Agence Faso Mêbo entend poursuivre son action. Le préfet et président de la délégation spéciale de Tenkodogo, Sami Bérenger Pooda, annonce que les prochains travaux concerneront le prolongement du pavage des abords de la RN16 jusqu’à l’Institut national de formation des professionnels de l’éducation (ex-ENEP), l’aménagement de la devanture de la salle polyvalente Étalon ainsi que deux autres rues déjà préparées à cet effet.

Saluant un bilan qu’il qualifie de « satisfecit », le premier responsable communal estime néanmoins que la mobilisation citoyenne doit être relancée afin de maintenir la dynamique. Il plaide pour une implication accrue des comités villageois de développement et pour une diversification des contributeurs, rappelant que chaque geste participe à la transformation de la ville. Il renouvelle ainsi son appel aux habitants de Tenkodogo à poursuivre leur engagement en faveur du développement de leur commune.

Athlétisme : Marthe Koala poursuit son envol avec une nouvelle médaille d’or en Slovaquie

Marthe Koala continue d’écrire une nouvelle page de son histoire sur les pistes internationales. La championne burkinabè a une nouvelle fois fait parler son talent en remportant, ce week-end, l’épreuve du saut en longueur du Meeting du World Athletics Continental Tour en Slovaquie. Avec un bond mesuré à 6,71 mètres, elle décroche une nouvelle médaille d’or et confirme son impressionnante régularité au plus haut niveau.

Cette victoire vient prolonger une saison 2026 déjà riche en succès pour l’athlète burkinabè. Depuis le début de l’année, Marthe Koala enchaîne les performances remarquables et signe en Slovaquie sa cinquième victoire sur le circuit international.

Son année sportive avait commencé sous les meilleurs auspices le 25 avril au Kenya, lors du World Athletics Continental Tour Gold, où elle s’était imposée grâce à un saut de 6,77 mètres. Dès le lendemain, elle confirmait sa forme exceptionnelle en remportant également le Botswana Golden Grand Prix.

Quelques semaines plus tard, le 15 mai, la Burkinabè s’illustrait encore aux Championnats d’Afrique d’athlétisme à Accra, au Ghana, en décrochant la médaille d’argent. Elle retrouvait ensuite le chemin de la victoire le 31 mai en Grèce, à l’occasion d’une étape du World Continental Tour Bronze.

Le 21 juin, Marthe Koala poursuivait son impressionnante série aux Pays-Bas. Elle y remportait une nouvelle étape du Continental Tour Gold avec un saut de 6,77 mètres, égalant ainsi sa meilleure performance de la saison.

Avec ce nouveau sacre obtenu en Slovaquie, la championne burkinabè confirme son statut de figure majeure du saut en longueur africain. Cette nouvelle performance vient renforcer sa dynamique positive et constitue une étape supplémentaire dans sa préparation pour les prochaines grandes compétitions internationales.

Burkina Faso : le gouvernement lève la suspension sur l’exportation de la farine de céréales

Après plusieurs années de restriction, le Burkina Faso ouvre de nouveau la voie à l’exportation de la farine de céréales. Dans un communiqué, le gouvernement annonce la levée de la mesure de suspension qui concernait les produits issus du mil, du maïs et du sorgho sur l’ensemble du territoire national.

Cette décision vise principalement à permettre aux unités nationales de transformation céréalière d’écouler leurs stocks de produits dérivés. Les autorités expliquent que cette mesure doit contribuer à faciliter la commercialisation des productions transformées tout en offrant de nouvelles perspectives aux opérateurs économiques du secteur.

Toutefois, cette ouverture reste encadrée. Le gouvernement rappelle aux commerçants exportateurs et à l’ensemble de la population que l’exportation de la farine de céréales demeure soumise à l’obtention préalable d’une Autorisation spéciale d’exportation (ASE).

Cette obligation, précise la note gouvernementale, vise à assurer le respect des règles en vigueur. Tout opérateur qui procéderait à une exportation sans cette autorisation s’expose aux sanctions prévues par les textes réglementaires.

La suspension de l’exportation de la farine de céréales avait été instaurée par le communiqué n°022-0001/MDICAPME/SG du 23 février 2022. Sa levée intervient désormais sur toute l’étendue du territoire burkinabè à compter de la date de signature du nouveau communiqué gouvernemental.

Burkina Faso-Autriche : vers une nouvelle liaison aérienne entre Ouagadougou et Vienne ?

Le ciel burkinabè pourrait bientôt s’ouvrir davantage vers l’Europe. L’aéroport international de Vienne, en Autriche, a exprimé son intérêt pour établir un partenariat avec le Burkina Faso dans le domaine de l’aviation civile, une démarche qui pourrait ouvrir la voie à de nouvelles connexions aériennes entre les deux pays.

Le 9 juillet 2026, les discussions ont franchi une première étape à l’ambassade du Burkina Faso, où le deuxième conseiller, Adé Aboubacar Ouattara, accompagné de son collègue Sié Rodrigue Noufe, a reçu Sebastian Wolf, directeur du développement des routes pour le Moyen-Orient, l’Afrique, l’Europe du Sud-Est et l’Asie du Sud à la Section Développement de l’aviation de l’aéroport international de Vienne.

Accompagné d’Esther Mady d’E-Baraka, de l’Institut panafricain de développement, Sebastian Wolf est venu présenter les perspectives de coopération entre les deux parties. Au centre des échanges : la possibilité de créer une liaison aérienne entre le Burkina Faso et l’Autriche, notamment à travers une extension du réseau international d’Air Burkina vers Vienne, la capitale autrichienne.

Au-delà du simple rapprochement aérien, cette initiative vise à faciliter les déplacements entre les deux pays et à renforcer les échanges économiques, commerciaux et humains. Elle pourrait également offrir de nouvelles opportunités aux voyageurs ainsi qu’aux opérateurs économiques burkinabè et autrichiens.

Les représentants burkinabè ont accueilli favorablement cette proposition et ont échangé avec leurs interlocuteurs sur sa faisabilité technique et opérationnelle. Les discussions ont notamment porté sur les conditions nécessaires à l’élargissement du rayon de navigation d’Air Burkina, avec pour objectif de rapprocher les différents acteurs concernés et de renforcer les partenariats d’affaires ainsi que la coopération bilatérale entre le Burkina Faso et l’Autriche.

CAN 2032 : la CAF valide la candidature conjointe du Burkina Faso, du Mali et du Niger

Le projet d’organiser ensemble la Coupe d’Afrique des Nations 2032 franchit une étape décisive pour le Burkina Faso, le Mali et le Niger. Dans un communiqué daté du 20 juillet 2026, la Fédération nigérienne de football (FENIFOOT) annonce que la Confédération africaine de football (CAF) a officiellement pris en compte la déclaration d’intérêt déposée par les trois pays membres de l’Alliance des États du Sahel (AES), ouvrant ainsi la voie à la poursuite du processus d’attribution de la compétition.

Selon la FENIFOOT, cette validation signifie que les fédérations de football des trois États satisfont désormais à l’exigence de présentation d’une déclaration d’intérêt prévue à l’article 7.3 du règlement des candidatures de la CAF. Leur dossier peut ainsi poursuivre son parcours dans la procédure officielle devant conduire au choix du pays, ou des pays, hôtes de la CAN 2032.

Cette avancée intervient dans le prolongement d’une réunion de travail organisée le 18 juillet 2026 à New York, en marge d’activités internationales. Le président de la CAF, le Dr Patrice Motsepe, y a échangé avec les présidents des fédérations de football du Burkina Faso, du Mali et du Niger, en présence du membre du Conseil de la FIFA et président d’honneur de la FENIFOOT, le Colonel-Major Djibrilla Hima Hamidou.

Au cours de cette rencontre, le président de l’instance continentale a pris acte de l’ambition commune des trois pays sahéliens d’accueillir conjointement la plus prestigieuse compétition du football africain. Il a salué cette démarche fondée sur une logique de coopération régionale, tout en invitant les trois fédérations à poursuivre le processus dans le strict respect des exigences et des procédures fixées par la CAF.

Pour la FENIFOOT, cette reconnaissance marque une avancée majeure dans la concrétisation de cette candidature commune. Elle y voit l’illustration de la volonté du Burkina Faso, du Mali et du Niger de mutualiser leurs infrastructures, leurs compétences et leurs capacités organisationnelles afin de proposer une Coupe d’Afrique des Nations conforme aux standards internationaux.

La fédération nigérienne assure qu’elle poursuivra, aux côtés des autorités des trois pays ainsi que de la Fédération burkinabè de football (FBF) et de la Fédération malienne de football (FEMAFOOT), les travaux de préparation du dossier de candidature. Elle a également exprimé sa gratitude aux plus hautes autorités des États membres de l’AES pour leur accompagnement, tout en réaffirmant son engagement à contribuer pleinement à la réalisation de cette ambition commune, présentée comme un projet historique pour le football africain.