Burkina Faso : Assimi Goïta attendu à Ouagadougou ce jeudi

Le président de la Transition malienne, le général d’armée Assimi Goïta, est attendu à Ouagadougou ce jeudi 5 novembre 2026 pour une visite de travail et d’amitié. L’annonce a été faite dans un communiqué de la Direction générale du protocole d’État, publié mercredi 4 novembre.

Dans cette note, le protocole d’État invite les personnalités conviées à la cérémonie officielle d’accueil à se présenter au pavillon présidentiel de l’aéroport international de Ouagadougou.

Le communiqué fixe à 13 h 30 l’heure limite d’arrivée des invités. Cette visite s’inscrit dans le cadre des échanges entre le Burkina Faso et le Mali, deux pays membres de la Confédération des États du Sahel (AES).

AES : le Burkina Faso, le Mali et le Niger accélèrent leur coopération numérique

À Ouagadougou, le Burkina Faso, le Mali et le Niger passent à une nouvelle étape de leur intégration numérique. Réunis du 3 au 5 novembre 2026, des experts des trois pays s’attellent à la finalisation de plusieurs documents techniques destinés à concrétiser leur coopération dans les secteurs du numérique, des postes et des communications électroniques.

La mutualisation des infrastructures, la baisse du coût de l’accès à Internet et le renforcement de la sécurité numérique occupent une place centrale dans les ambitions communes du Burkina Faso, du Mali et du Niger. Les trois membres de la Confédération des États du Sahel (AES) entendent désormais donner une traduction opérationnelle à ces priorités à travers cinq grands chantiers.

Depuis le 3 novembre, les délégations techniques des trois pays travaillent dans la capitale burkinabè à la finalisation des documents nécessaires à l’exécution des activités inscrites dans la feuille de route de l’An II de la Confédération. L’enjeu consiste à convertir les orientations stratégiques définies en commun en dispositifs de coopération applicables sur le terrain.

Au cœur des discussions figurent l’interconnexion et le partage des infrastructures numériques, la création d’un hub régional destiné aux opérateurs satellitaires NGSO ainsi que l’acquisition groupée de capacité de bande passante Internet. Les travaux concernent également la mise en place d’un mécanisme régional de réponse aux incidents informatiques et la modernisation des services postaux, avec pour perspective une meilleure intégration de ces derniers à l’échelle confédérale.

L’ouverture de cette rencontre a été coprésidée par les ministres chargés du numérique des trois États. Une présence qui traduit l’importance accordée par les gouvernements à ces dossiers et leur volonté de faire progresser la coopération dans les domaines du numérique, des postes et des communications électroniques.

À cette occasion, la ministre burkinabè de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques, Dr Aminata Zerbo/Sabané, a souligné le rôle de cette concertation dans l’opérationnalisation des engagements communautaires. Elle a salué la participation des délégations malienne et nigérienne, tout en rappelant la place stratégique du numérique dans le processus d’intégration et de développement de l’espace sahélien.

Pour la ministre, cette rencontre doit permettre de dépasser le stade des intentions et de progresser vers des engagements concrets. Les échanges devront ainsi aboutir à des propositions pertinentes, accompagnées de mécanismes précis pour leur mise en œuvre.

Les trois jours de concertation doivent notamment permettre de produire des documents directement exploitables par les autorités. Parmi les livrables attendus figurent des protocoles d’accord, des notes conceptuelles, des schémas d’architecture et des calendriers d’exécution.

Ces documents serviront de base aux conventions de coopération dont la signature est prévue en marge de la Semaine du numérique, programmée du 24 au 27 novembre 2026 au Burkina Faso.

Consciente des exigences liées à cet exercice, Dr Aminata Zerbo/Sabané a appelé les participants à faire preuve d’engagement et de rigueur. « La tâche qui vous est confiée est exigeante », leur a-t-elle rappelé, les invitant à mobiliser leur créativité et leur esprit de fraternité afin de parvenir à des propositions à la fois consensuelles et réalistes.

Au-delà des travaux techniques, les ambitions affichées par les trois États répondent à des enjeux concrets pour leurs populations : améliorer la connectivité dans l’espace confédéral, réduire les dépenses liées à l’accès à Internet, mieux protéger les infrastructures numériques et faciliter l’accès aux services postaux.

La finalisation des documents, puis leur transformation en conventions, marquera une étape importante dans la coopération sectorielle au sein de l’AES. Reste désormais à traduire les engagements communs en dispositifs opérationnels et en actions concrètes, dont les effets pourront être mesurés dans les trois pays.

Le FMI relève des progrès économiques et sécuritaires après sa huitième revue au Burkina Faso

À l’issue de sa huitième revue du programme économique et financier conclu avec le Burkina Faso, le Fonds monétaire international (FMI) a dressé un bilan favorable des performances du pays. L’institution de Bretton Woods a notamment mis en avant les progrès réalisés dans la gestion des finances publiques, la mobilisation des recettes et certains aspects de la situation sécuritaire.

Mardi 4 novembre 2026, la délégation du FMI, conduite par Jaroslaw Wieczorek, a présenté les conclusions de sa mission d’évaluation au ministre de l’Économie et des Finances, Aboubakar Nacanabo, à Ouagadougou. Cette rencontre a permis de faire le point sur les avancées enregistrées dans le cadre du programme suivi par l’institution.

Parmi les éléments relevés par les représentants du Fonds figurent la qualité de la programmation budgétaire et les efforts engagés dans la gestion des finances publiques. La mission a également salué la mobilisation des recettes ainsi que la crédibilité du Burkina Faso sur le marché financier.

L’appréciation du FMI a aussi porté sur le contexte sécuritaire. À l’occasion de leurs déplacements à l’intérieur du pays, les membres de la délégation ont constaté une amélioration de la situation dans les zones visitées.

Ces conclusions s’inscrivent dans le cadre du suivi du programme économique et financier conclu entre le Burkina Faso et le FMI. Elles rendent compte des observations formulées par la mission à l’issue de cette huitième évaluation.

Tour du Faso 2026 : Hamza Yacine signe une troisième victoire d’étape

L’Algérien Hamza Yacine poursuit sa domination sur les routes du Tour du Faso 2026. Ce mercredi 4 novembre, il a remporté la sixième étape de la compétition, disputée entre Saponé et Léo sur une distance de 138,11 kilomètres. Il décroche ainsi son troisième succès depuis le début de cette 37ᵉ édition, après ses victoires lors des deuxième et troisième étapes.

À Léo, le coureur algérien a réglé le sprint final d’un groupe arrivé groupé. Il a bouclé le parcours en 3 h 09 min 56 s, à une vitesse moyenne de 44,38 km/h. Le Néerlandais Cas Hermans a pris la deuxième place, tandis que son compatriote Mohamed Nadib Assal a complété le podium.

Les coureurs burkinabè ont également animé cette journée de course. Au deuxième sprint intermédiaire, disputé à Sapouy, Paul Daumont s’est montré le plus rapide, devant le Néerlandais Jannes Van Weele et son compatriote P. Barthélémy Yaméogo. Le Burkina Faso a ainsi placé deux représentants parmi les trois premiers de ce point chaud.

Le premier sprint intermédiaire, organisé à Rakaye-Yarcé, avait été remporté par le Malien Tiemoko Diamoutene, suivi du Marocain Marouan Kharbouchi et du Camerounais Ivan Njonkoue Wogue.

Paul Daumont a également tenté de faire la différence dans le dernier tiers de l’étape. Le Burkinabè a lancé une offensive à 24 kilomètres de l’arrivée et s’est retrouvé seul en tête à 15 kilomètres de Léo. Son avance n’a toutefois pas résisté jusqu’à la ligne d’arrivée, où le peloton a finalement repris le contrôle de la course.

Cette arrivée à Léo marquait par ailleurs le retour du Tour du Faso dans la ville, après vingt-neuf ans d’absence selon les informations communiquées. Le précédent passage de la compétition, en 2007, avait vu le Marocain Mouhssine Lahsaini s’imposer au terme d’une étape annoncée sur 141 kilomètres entre Saponé et Léo.

Tour du Faso 2026 : Saturnin Yaméogo offre au Burkina Faso sa première victoire d’étape

Le Burkina Faso tient enfin son premier succès d’étape dans la 37ᵉ édition du Tour cycliste international du Faso. Mardi 3 novembre 2026, Saturnin Yaméogo a franchi la ligne d’arrivée en vainqueur au terme de la cinquième étape, disputée entre Bobo-Dioulasso et Pâ sur un parcours de 131,32 kilomètres. Une victoire attendue par la sélection nationale, qui évolue devant son public depuis le début de la compétition.

Le coureur burkinabè a construit son succès au fil de l’étape. Il s’est d’abord glissé dans une échappée de cinq coureurs, aux côtés du Marocain Adil El Arbaoui, du Néerlandais Philip Heijnen, de l’Algérien Azzedine Lagab et du Camerounais Tiencheu Michel Boris. Le groupe est parvenu à prendre jusqu’à 3 minutes et 10 secondes d’avance sur le peloton.

Saturnin Yaméogo a également marqué les esprits lors du passage à Houndé. Il y a remporté le troisième sprint intermédiaire, devançant Adil El Arbaoui et Philip Heijnen. Une performance qui témoignait déjà de sa bonne dynamique avant le dénouement de cette cinquième étape.

Après la victoire du Néerlandais Jonathan Kerkhofs lors de la quatrième étape, disputée à Bobo-Dioulasso, le succès de Yaméogo permet au Burkina Faso de débloquer son compteur de victoires dans cette édition. Il offre également un nouveau motif d’espoir à la sélection nationale pour les étapes à venir.

La 37ᵉ édition du Tour du Faso se déroule du 30 octobre au 8 novembre 2026. Plusieurs étapes restent au programme, et les coureurs burkinabè auront désormais l’occasion de poursuivre sur cette lancée devant leur public.

Burkina Faso : une mission gouvernementale dépêchée au Mali pour assister les ressortissants venus de Guinée

Des milliers de ressortissants burkinabè quittent les zones aurifères de Guinée et transitent par le Mali, où leur retour vers Ouagadougou nécessite une organisation urgente. Face à cette situation, le gouvernement burkinabè annonce l’envoi d’une délégation ministérielle à Bamako ce mercredi 4 novembre, avec pour objectif de leur apporter une assistance et de faciliter leur retour dans « la dignité et la décence ».

Le Mali occupe désormais une place centrale dans ce dispositif. En raison des itinéraires terrestres reliant la Guinée au Burkina Faso, mais aussi de l’organisation de la représentation diplomatique burkinabè dans la région, Bamako constitue une étape importante pour la prise en charge des ressortissants en déplacement.

Dès la soirée du mardi 3 novembre, plusieurs signes d’une arrivée importante de voyageurs étaient signalés dans la capitale malienne, notamment aux abords de l’ancien hôtel Sheraton. Des cars chargés de bagages, des tricycles transportant des familles et des groupes de personnes à pied convergeaient vers les services consulaires burkinabè, à la recherche d’une assistance et de documents de voyage.

Cette situation trouve son origine dans les opérations engagées par les autorités guinéennes dans les zones d’exploitation aurifère. Depuis le 29 octobre, la suspension de l’orpaillage artisanal et les opérations de sécurisation menées notamment à Kouremalé, Djatéla et Bouré-Kourda ont entraîné la destruction d’installations utilisées par les exploitants artisanaux.

À Conakry, les autorités mettent en avant le renforcement des contrôles administratifs concernant le séjour des étrangers ainsi que la lutte contre l’exploitation minière illégale. Le texte source précise toutefois qu’aucun arrêté d’expulsion visant explicitement les ressortissants d’une nationalité particulière n’a été annoncé. La perte de leurs activités et de leurs moyens de subsistance aurait néanmoins poussé de nombreux travailleurs burkinabè à prendre le chemin du retour.

La communauté burkinabè établie en Guinée est estimée à 45 000 personnes. Ce chiffre donne une idée de l’ampleur potentielle des mouvements de retour, même si le nombre exact de personnes actuellement en transit au Mali reste à établir.

Sur place, la mission gouvernementale doit notamment procéder à l’identification des ressortissants, évaluer leurs besoins immédiats en matière d’hébergement et de santé, puis organiser les moyens de transport nécessaires pour leur retour au Burkina Faso. Les équipes diplomatiques poursuivent parallèlement le recensement des arrivées à Bamako.

À Ouagadougou, les autorités appellent les populations au calme et à la retenue, dans un contexte marqué par la circulation de nombreuses informations sur les réseaux sociaux. Elles exhortent les citoyens à ne pas céder aux rumeurs ni aux interprétations hâtives, alors que la prise en charge des ressortissants se met progressivement en place.

Burkina Faso : le gouvernement prépare le retour de ses ressortissants expulsés de Guinée

Le gouvernement burkinabè annonce des dispositions pour accompagner le retour de plusieurs milliers de ses ressortissants expulsés de Guinée. Les autorités disent vouloir organiser leur arrivée dans des conditions de « dignité et de décence », alors que ces travailleurs exerçaient des activités dans des sites d’exploitation minière artisanale.

Selon l’Agence d’information du Burkina (AIB), qui cite une source gouvernementale, une délégation du gouvernement se rendra ce mercredi au Mali afin d’apporter une assistance aux ressortissants burkinabè en difficulté. Cette étape s’explique par l’itinéraire terrestre emprunté pour quitter la Guinée et rejoindre le Burkina Faso.

Pour l’heure, les autorités n’ont communiqué ni le nombre exact de personnes concernées ni les modalités pratiques de leur retour. L’ampleur de l’opération et les dispositions retenues pour assurer leur prise en charge restent donc à préciser.

Dans ce contexte, le gouvernement appelle les populations au calme et à la retenue. Il les invite également à faire preuve de vigilance face aux tentatives de manipulation et de désinformation autour de cette situation.

Les expulsions concernent des citoyens burkinabè qui travaillaient sur des sites d’exploitation minière artisanale en Guinée, rappelle l’AIB.

Terrorisme : Saïdou Diallo, cadre logistique du GSIM, tué lors d’une opération dans la forêt de Konga

Une opération des Forces combattantes burkinabè a visé, le jeudi 29 octobre 2026, des positions attribuées à des combattants du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) dans la forêt de Konga, à Gomboro, dans la province du Sourou. Plusieurs individus ont été tués au cours de l’intervention, parmi lesquels Saïdou Diallo, alias Djabiri Mangan le Borgne, présenté comme l’un des responsables du dispositif logistique du groupe armé dans cette zone, rapporte l’Agence d’information du Burkina (AIB).

D’après les sources sécuritaires citées par l’agence, l’opération a été conduite par une unité des Forces spéciales antiterroristes de campagne (FORSATEC). Elle ciblait des éléments affiliés au GSIM qui avaient installé leur refuge dans cette zone forestière. Au-delà de la neutralisation de plusieurs combattants, l’intervention aurait également permis de démanteler des bases utilisées comme repaires par les groupes armés.

Âgé de 47 ans et originaire de Toaga, dans la commune de Tougan, Saïdou Diallo occupait, selon les renseignements rapportés par l’AIB, le poste d’adjoint au responsable de la base de Konga/Gomboro. Son rôle aurait notamment porté sur l’organisation de l’approvisionnement des combattants.

Il était chargé, selon les mêmes sources, de commercialiser le bétail volé aux populations et d’acquérir des tenues ainsi que des équipements militaires destinés aux membres du groupe. Les renseignements sécuritaires le présentent également comme impliqué dans plusieurs attaques contre les Forces de défense et de sécurité (FDS), les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) et les populations civiles.

Ses activités auraient notamment concerné les communes de Kiembara, Lankoué, Tougan et Gomboro, dans le Sourou, ainsi que celles de Thiou et Tangaye, dans la province du Yatenga.

L’intervention a aussi permis aux Forces combattantes de récupérer un important lot de matériel. Celui-ci comprend notamment des armes, des engins roulants, des vivres et des produits pharmaceutiques. Pour les sources sécuritaires citées par l’AIB, la mort de Saïdou Diallo constitue une perte pour les réseaux d’approvisionnement des groupes armés actifs dans le Sourou et le Yatenga.

Cette opération s’inscrit dans une série d’interventions ayant également visé des responsables de groupes armés au cours de l’année 2026. Le 25 juillet, dans la forêt de Kinséré, située dans la commune de Barani, province du Koosin, une opération avait fait quinze morts parmi les combattants. Sangaré Barry Manga, âgé de 32 ans et présenté comme le chef du groupe, figurait parmi les personnes tuées. Il aurait rejoint les rangs des organisations terroristes en 2018.

Quelques mois plus tôt, le 16 janvier 2026, une embuscade survenue entre Koogo et Menè, dans la province du Koulpélogo, avait fait 57 morts parmi les combattants. Parmi eux figurait Karim Torodo, connu sous le nom d’Abdoul Bachirou, présenté comme l’émir du GSIM pour le Nakambé. Sa tête avait été mise à prix à 175 millions de FCFA en juin 2023.

Burkina Faso : Lionel Bilgo et Vincent De Paul Kaboré Retournent en prison 

Cinq jours après avoir obtenu une liberté provisoire dans l’affaire de blanchiment de capitaux, l’ancien ministre burkinabè de l’Éducation nationale, Lionel Bilgo, et son coprévenu Vincent De Paul Kaboré ont été maintenus en détention dans le cadre d’une autre procédure judiciaire. La décision a été prise à l’issue d’une audience tenue le 19 octobre devant le Tribunal de grande instance (TGI) de Bobo-Dioulasso, selon l’Agence d’information du Burkina (AIB).

Incarcérés depuis le 28 août, les deux hommes avaient bénéficié, le 14 octobre, d’une liberté provisoire assortie d’une caution de 20 millions de FCFA chacun. Cette mesure avait été accordée par la Cour d’appel dans le dossier relatif au blanchiment de capitaux, laissant entrevoir leur possible sortie de prison.

Mais cette décision ne mettait pas fin à leur détention. En cause, une seconde procédure portant sur des faits liés à la promotion immobilière. Selon les explications du procureur du Faso rapportées par l’AIB, le mandat de dépôt délivré dans ce dossier distinct restait en vigueur, indépendamment de la liberté provisoire obtenue dans l’affaire de blanchiment de capitaux.

Lors de l’audience du 19 octobre, le parquet a requis leur maintien en détention. Le tribunal a suivi ces réquisitions et ordonné leur retour en prison. Les deux prévenus restent ainsi concernés par les poursuites engagées dans les différents volets de l’affaire.

Lionel Bilgo et Vincent De Paul Kaboré sont poursuivis pour plusieurs infractions liées à la promotion immobilière et au blanchiment de capitaux. La prochaine audience est annoncée pour le 16 novembre devant le Tribunal de grande instance de Bobo-Dioulasso, dans l’ouest du Burkina Faso.

Burkina Faso : 422 milliards FCFA mobilisés en octobre, Aboubakar Nacanabo appelle à maintenir les efforts

Au ministère de l’Économie et des Finances, les résultats du mois d’octobre donnent le ton pour la dernière ligne droite de l’année. Avec 422 milliards de FCFA de recettes mobilisées, contre une prévision de 333 milliards, le département affiche des performances que le ministre Aboubakar Nacanabo souhaite voir se prolonger. Lors de la montée des couleurs, ce lundi 2 novembre 2026, il a invité ses collaborateurs à maintenir cette dynamique et à renforcer leur engagement au service du développement national.

« Quel que soit votre poste de travail, votre contribution est importante ». À travers ce message adressé aux agents de son département, le ministre a rappelé que chaque responsabilité compte dans l’atteinte des objectifs collectifs. Pour lui, le travail quotidien des personnels doit avant tout se traduire par une amélioration des conditions de vie des populations.

« Chaque franc mobilisé doit contribuer à améliorer les conditions de vie des Burkinabè », a-t-il insisté, en soulignant la portée de la mission confiée aux agents du ministère.

Les chiffres présentés à cette occasion témoignent des résultats enregistrés en octobre. Les recettes mobilisées ont atteint 422 milliards de FCFA, alors que les prévisions initiales étaient fixées à 333 milliards. Sur le marché financier, les ressources levées se sont également établies au-dessus de l’objectif, avec 143 milliards de FCFA collectés pour une cible de 100 milliards.

Pour Dr Aboubakar Nacanabo, ces performances ne doivent toutefois pas conduire à relâcher les efforts. Elles constituent plutôt un point de départ pour poursuivre les progrès et relever de nouveaux défis. Le ministre a ainsi exhorté ses collaborateurs à faire de « l’excellence une habitude » et de « l’intégrité une exigence quotidienne ».

Il a également rappelé les quatre valeurs appelées à guider l’action des agents : la performance, l’intégrité, l’innovation et la solidarité. À deux mois de la fin de l’année, il les invite à maintenir le cap, à préserver la confiance, à faire preuve d’initiative et à consolider l’esprit d’équipe pour accroître la mobilisation des ressources.

Au-delà des chiffres, le ministre entend ainsi rappeler que les résultats de son département doivent se mesurer à leur portée pour les populations. L’engagement de chaque agent reste, selon lui, indispensable pour transformer les performances financières en avancées concrètes pour le Burkina Faso.