Une opération des Forces combattantes burkinabè a visé, le jeudi 29 octobre 2026, des positions attribuées à des combattants du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) dans la forêt de Konga, à Gomboro, dans la province du Sourou. Plusieurs individus ont été tués au cours de l’intervention, parmi lesquels Saïdou Diallo, alias Djabiri Mangan le Borgne, présenté comme l’un des responsables du dispositif logistique du groupe armé dans cette zone, rapporte l’Agence d’information du Burkina (AIB).
D’après les sources sécuritaires citées par l’agence, l’opération a été conduite par une unité des Forces spéciales antiterroristes de campagne (FORSATEC). Elle ciblait des éléments affiliés au GSIM qui avaient installé leur refuge dans cette zone forestière. Au-delà de la neutralisation de plusieurs combattants, l’intervention aurait également permis de démanteler des bases utilisées comme repaires par les groupes armés.
Âgé de 47 ans et originaire de Toaga, dans la commune de Tougan, Saïdou Diallo occupait, selon les renseignements rapportés par l’AIB, le poste d’adjoint au responsable de la base de Konga/Gomboro. Son rôle aurait notamment porté sur l’organisation de l’approvisionnement des combattants.
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Il était chargé, selon les mêmes sources, de commercialiser le bétail volé aux populations et d’acquérir des tenues ainsi que des équipements militaires destinés aux membres du groupe. Les renseignements sécuritaires le présentent également comme impliqué dans plusieurs attaques contre les Forces de défense et de sécurité (FDS), les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) et les populations civiles.
Ses activités auraient notamment concerné les communes de Kiembara, Lankoué, Tougan et Gomboro, dans le Sourou, ainsi que celles de Thiou et Tangaye, dans la province du Yatenga.
L’intervention a aussi permis aux Forces combattantes de récupérer un important lot de matériel. Celui-ci comprend notamment des armes, des engins roulants, des vivres et des produits pharmaceutiques. Pour les sources sécuritaires citées par l’AIB, la mort de Saïdou Diallo constitue une perte pour les réseaux d’approvisionnement des groupes armés actifs dans le Sourou et le Yatenga.
Cette opération s’inscrit dans une série d’interventions ayant également visé des responsables de groupes armés au cours de l’année 2026. Le 25 juillet, dans la forêt de Kinséré, située dans la commune de Barani, province du Koosin, une opération avait fait quinze morts parmi les combattants. Sangaré Barry Manga, âgé de 32 ans et présenté comme le chef du groupe, figurait parmi les personnes tuées. Il aurait rejoint les rangs des organisations terroristes en 2018.
Quelques mois plus tôt, le 16 janvier 2026, une embuscade survenue entre Koogo et Menè, dans la province du Koulpélogo, avait fait 57 morts parmi les combattants. Parmi eux figurait Karim Torodo, connu sous le nom d’Abdoul Bachirou, présenté comme l’émir du GSIM pour le Nakambé. Sa tête avait été mise à prix à 175 millions de FCFA en juin 2023.




