Burkina Faso : un nouveau Code de la santé pour moderniser le système sanitaire

Plus de trois décennies après l’adoption de son actuel Code de la santé publique, le Burkina Faso veut revoir son cadre juridique. Le Conseil des ministres a examiné, le 24 septembre 2026, un projet de loi destiné à remplacer la loi de 1994.

Cette relecture part du constat que plusieurs dispositions du texte en vigueur sont désormais devenues obsolètes après plusieurs années d’application. Le nouveau projet doit ainsi fournir aux acteurs du secteur un cadre juridique actualisé pour accompagner les évolutions du système sanitaire.

Au-delà de cette mise à jour réglementaire, le texte entend contribuer à l’amélioration continue de la santé de la population. Le gouvernement veut également garantir une offre de soins et de services de santé de qualité, accessible de manière équitable à l’ensemble de la population.

Le projet prévoit notamment de renforcer l’offre de soins à tous les niveaux du système de santé. Plusieurs domaines qui occupent aujourd’hui une place croissante dans les pratiques sanitaires sont intégrés au nouveau dispositif.

C’est notamment le cas des soins palliatifs et de fin de vie, des médecines alternatives, de l’assistance médicale à la procréation et de l’auto-prise en charge. Le texte prévoit également la possibilité de réaliser des examens de laboratoire aussi bien dans les structures de soins qu’en dehors de ces cadres.

La réforme introduit par ailleurs de nouveaux outils destinés à accompagner la transformation du système sanitaire. Un corps de réserve sanitaire est notamment prévu, tandis que le dossier médical personnel doit faire son entrée dans le dispositif.

La santé numérique occupe également une place importante dans le projet de Code. La télémédecine, la e-pharmacie et la mise en place d’un identifiant de santé unique figurent parmi les innovations annoncées.

La santé communautaire est elle aussi intégrée au nouveau cadre juridique, avec l’objectif de mieux prendre en compte les différentes dimensions de l’offre sanitaire. Après son examen, le Conseil des ministres a donné son accord pour la transmission du projet de loi à l’Assemblée législative du Peuple. Le texte devra désormais poursuivre son parcours législatif avant une éventuelle adoption.

À travers cette réforme, le Burkina Faso entend donc adapter son droit de la santé aux transformations du secteur et disposer d’un cadre réglementaire plus en phase avec les nouveaux besoins sanitaires et technologiques.

AES : les régulateurs des télécommunications du Burkina Faso, du Mali et du Niger renforcent leur coopération

La coopération entre le Burkina Faso, le Mali et le Niger s’étend désormais davantage au secteur des communications électroniques. À Ouagadougou, les responsables des autorités de régulation des trois pays travaillent à la mise en place d’un cadre commun pour coordonner leurs actions au sein de la Confédération des États du Sahel (AES).

Une délégation des régulateurs a été reçue vendredi 25 septembre 2026 par le Premier ministre burkinabè, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo. La rencontre intervient alors que les trois institutions se réunissent dans la capitale burkinabè pour avancer vers la signature d’une convention de coopération.

La délégation était conduite par le président du Conseil de régulation de l’ARCEP Burkina Faso, Dr Pasteur Poda. Elle comprenait également le président de l’AMRTP du Mali, Saïdou Pona Sankaré, et la directrice générale de l’ARCEP Niger, Moussa Zeinabou Seyni.

Les responsables des trois autorités sont venus présenter au chef du gouvernement burkinabè l’état d’avancement de leur coopération ainsi que les perspectives liées à la coordination de leurs missions.

Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a salué l’initiative et encouragé les régulateurs à donner une traduction concrète à leur convention. Pour le Premier ministre, l’enjeu dépasse la signature du document et doit se mesurer à travers les actions menées au bénéfice des populations.

« Cette convention est stratégique. Travaillez à ce qu’elle soit suivie d’actions concrètes en faveur des populations », a-t-il notamment exhorté, appelant les trois institutions à contribuer au renforcement de l’espace confédéral.

Le chef du gouvernement a également insisté sur les mutations rapides du secteur des télécommunications. Il a appelé les régulateurs à anticiper les enjeux liés à la protection des populations et à rapprocher leurs positions face aux grands opérateurs.

Cette coordination doit notamment permettre de mieux défendre les intérêts des usagers et de prendre en compte les enjeux de souveraineté des trois États.

Pour Dr Pasteur Poda, la convention doit justement instaurer un cadre formel permettant de renforcer cette coopération. Les orientations données par le Premier ministre confortent, selon lui, la volonté des régulateurs de faire de cet instrument un levier concret au service des populations de l’AES.

Parmi les premiers dossiers figure l’itinérance des communications mobiles, communément appelée « roaming ». Les trois autorités veulent veiller à l’application effective des engagements pris afin que les utilisateurs puissent bénéficier pleinement de l’intégration des services de communications électroniques dans l’espace AES.

La gestion des fréquences dans les zones frontalières constitue un autre chantier. Une meilleure coordination doit permettre de renforcer le contrôle de ces ressources et d’améliorer la qualité ainsi que la disponibilité des services de communication dans les zones concernées.

La coopération s’étendra également au secteur postal. Les trois institutions prévoient de travailler ensemble pour faciliter la circulation des colis entre le Burkina Faso, le Mali et le Niger.

À cela s’ajoutent la mutualisation des expertises et le partage d’expériences entre les régulateurs. Ces mécanismes doivent contribuer à renforcer leurs capacités d’intervention et leur permettre de mieux répondre aux évolutions du secteur.

Les trois autorités envisagent enfin une concertation plus étroite dans les instances internationales. L’objectif est de défendre davantage les intérêts communs des États membres de l’AES dans les discussions consacrées aux communications électroniques et aux services postaux.

À travers cette convention, les régulateurs burkinabè, maliens et nigériens veulent ainsi inscrire leur coopération dans la construction progressive de l’espace confédéral. Pour les autorités, les prochaines étapes devront désormais permettre de traduire cet engagement institutionnel en mesures concrètes pour les usagers et en une meilleure coordination de la régulation dans les trois pays.

FESPACO 2027 : le Togo désigné pays invité d’honneur de la 30e édition

Le Togo sera au centre de la prochaine édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou. Le pays a été désigné invité d’honneur de la 30e édition du FESPACO, prévue du 20 au 27 mars 2027 dans la capitale burkinabè.

L’annonce a été portée à la connaissance du Conseil des ministres du 24 septembre 2026 par le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme. À travers ce choix, les autorités burkinabè souhaitent donner une dimension particulière aux relations culturelles entre Ouagadougou et Lomé. Le gouvernement indique que cette invitation doit contribuer au renforcement des liens entre les peuples des deux pays, tout en favorisant les échanges entre professionnels du secteur cinématographique.

Le choix du Togo s’inscrit également dans une volonté de contribuer au rayonnement des cinémas africains. Sa participation comme pays invité d’honneur devrait ainsi offrir un cadre supplémentaire à la mise en valeur de ses productions et au développement des échanges dans le domaine du cinéma.

Cette 30e édition du FESPACO sera placée sous le thème : « Cinéma d’Afrique et développement endogène ». Une thématique qui doit accompagner les différentes activités du festival autour de la création cinématographique africaine et de son rôle dans les dynamiques de développement.

Avec cette invitation, le Burkina Faso entend donc faire du prochain FESPACO un espace de rapprochement culturel entre les deux pays. Le rendez-vous donnera également une place particulière aux échanges professionnels entre acteurs du cinéma togolais et leurs homologues africains.

Le Togo sera ainsi l’un des principaux pays mis à l’honneur lors de cette édition anniversaire, qui se déroulera du 20 au 27 mars 2027 à Ouagadougou.

Burkina Faso : le gouvernement renforce la prise en charge des martyrs et invalides de la Nation

Le Burkina Faso renforce son dispositif d’accompagnement des personnes touchées par les récents événements politiques, sociaux et sécuritaires. Réuni jeudi 24 septembre 2026 sous la présidence du capitaine Ibrahim Traoré, le Conseil des ministres a adopté deux décrets consacrant la reconnaissance de 315 martyrs et de 10 invalides de la Nation.

Présentées par le ministre porte-parole du gouvernement, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, ces décisions s’inscrivent dans l’application de la loi du 10 juin 2022 portant statut de martyr et d’invalide de la Nation. Elles visent les citoyens dont la bravoure et le sacrifice ont été relevés lors des événements récents que le pays a traversés.

Pour les 10 personnes reconnues invalides de la Nation, plusieurs formes de soutien sont prévues. Elles bénéficient notamment de la gratuité du transport et des soins publics, d’une prise en charge psychosociale ainsi que de la prise en charge de leurs enfants mineurs au titre de pupilles de la Nation.

Les familles des personnes reconnues martyrs bénéficient également de mesures spécifiques. Celles-ci comprennent la prise en charge des enfants mineurs en qualité de pupilles de la Nation, un accompagnement psychosocial des ayants droit ainsi que la couverture des frais de transport et d’inhumation.

Selon le gouvernement, ces dispositions doivent apporter un soutien durable aux familles confrontées à des situations de vulnérabilité. Elles constituent également, selon le porte-parole, une marque de reconnaissance de la Nation envers les personnes considérées comme ayant payé de leur vie ou de leur intégrité physique leur engagement lors des événements concernés.

Cette décision intervient parallèlement à plusieurs autres mesures examinées par le Conseil des ministres. Au titre du ministère de l’Économie et des Finances, le gouvernement a notamment décidé de créer FASO SANYA, un établissement public chargé de la maintenance des bâtiments publics.

La structure aura pour missions d’intervenir notamment dans le nettoyage, la plomberie, l’électricité, la climatisation et la rénovation. Elle collaborera avec la Maison des Compétences Burkina Suudu Bawdè afin de mobiliser des coopératives regroupant des ouvriers qualifiés.

Le Conseil a également adopté de nouvelles dispositions concernant les organisations non gouvernementales. Désormais, les associations de droit burkinabè devront disposer d’un accord-cadre, tandis que les organisations étrangères seront régies par une convention de siège. Un délai d’un an est accordé aux structures déjà présentes dans le pays pour se conformer aux nouvelles exigences.

Le gouvernement prévoit par ailleurs que les ONG intervenant au Burkina Faso consacrent au moins 80 % de leur budget global aux investissements directs. Cette règle vise, selon les autorités, à limiter la part des financements consacrée aux frais de fonctionnement et à accroître les retombées directes des projets destinés aux populations.

Sur le volet sanitaire, le Conseil des ministres a enfin adopté le projet de loi portant Code de la santé publique. Le texte doit remplacer le cadre législatif datant de 1994 et intégrer plusieurs évolutions du secteur.

Parmi les principales innovations figurent notamment les dispositions relatives au don d’organes, la promotion du secteur privé de santé, la prise en compte des soins palliatifs à tous les niveaux de la pyramide sanitaire et le renforcement de la régulation du marché pharmaceutique.

Le projet prévoit également la création d’un corps de réserve sanitaire ainsi qu’un encadrement renforcé de la médecine légale et de la chirurgie plastique. L’ensemble de ces décisions traduit, selon les autorités, la volonté de renforcer les dispositifs publics dans plusieurs secteurs prioritaires.

 ONU : le Burkina Faso appelle à réformer l’architecture financière internationale au nom du droit au développement

À New York, le Burkina Faso a profité d’une réunion de haut niveau consacrée au 40e anniversaire de la Déclaration des Nations Unies de 1986 sur le droit au développement pour porter un plaidoyer économique. Le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, a appelé à réduire les inégalités entre les nations et à revoir les mécanismes qui structurent le financement du développement. La rencontre s’est tenue le 23 septembre 2026 au siège des Nations Unies.

Pour Ouagadougou, les déséquilibres économiques continuent de limiter la capacité de nombreux pays à exercer pleinement leur droit au développement. Karamoko Jean Marie Traoré a ainsi défendu une approche fondée sur un développement « endogène, souverain et durable ».

Le chef de la diplomatie burkinabè a également mis en avant les résultats que le gouvernement attribue à sa politique économique malgré le contexte sécuritaire. « En trois ans, la production céréalière est passée de 5,1 à 7,15 millions de tonnes, tandis que la croissance économique a atteint 5,3 % en 2025 », a-t-il déclaré.

Cette trajectoire repose, selon le ministre, sur un choix privilégiant « l’action, la résilience et la dignité ». Le Burkina Faso entend notamment renforcer ses capacités nationales, développer la production locale et accroître la transformation des ressources sur son territoire afin de réduire sa dépendance extérieure.

Dans cette perspective, la réforme de l’architecture financière internationale occupe une place centrale dans le plaidoyer présenté à l’ONU. Le gouvernement burkinabè défend également une fiscalité plus équitable et un renforcement des capacités productives nationales comme conditions de réalisation du droit au développement.

Les obstacles au développement au cœur du plaidoyer burkinabè

Karamoko Jean Marie Traoré a par ailleurs établi un lien entre développement, sécurité et souveraineté. Il a cité le terrorisme, les ingérences ainsi que les atteintes à la souveraineté et à l’intégrité territoriale parmi les facteurs qui, selon le Burkina Faso, entravent le développement.

Le ministre a également défendu la position des États membres de la Confédération des États du Sahel (AES). Il a affirmé que ces pays assument « pleinement leur responsabilité de protéger leurs peuples et leurs territoires ».

Sur la question des droits humains, Karamoko Jean Marie Traoré a appelé à « la vérité des faits, à l’impartialité, au contradictoire et à l’égalité de traitement » dans l’examen des situations nationales.

Il a aussi dénoncé ce qu’il considère comme une utilisation des mécanismes de justice internationale à des fins de pression politique. Cette position s’inscrit, selon lui, dans le contexte du retrait engagé par les États membres de l’AES du Statut de Rome de la Cour pénale internationale.

À travers son intervention, le Burkina Faso a donc cherché à replacer le droit au développement dans une réflexion plus large sur les rapports économiques internationaux. La Déclaration de 1986 considère elle-même le développement comme un processus économique, social, culturel et politique et souligne la responsabilité des États dans la création de conditions favorables à sa réalisation.

Pour Ouagadougou, la réduction des inégalités, l’accès à des mécanismes de financement plus équitables et le développement des capacités productives doivent ainsi accompagner les efforts nationaux.

« En donnant au droit au développement toute sa portée, nous contribuerons à bâtir un monde plus juste, plus stable et plus prospère », a conclu Karamoko Jean Marie Traoré.

BRVM : Bridge Bank Group Côte d’Ivoire entre en Bourse après une IPO de 67,5 milliards FCFA

Bridge Bank Group Côte d’Ivoire (BBGCI) a effectué sa première cotation à la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM) ce jeudi 24 septembre 2026, sous le symbole BBGC. L’introduction en Bourse, portant sur 10 millions d’actions à 6 750 FCFA, soit 67,5 milliards FCFA, avait été intégralement souscrite en moins de vingt-quatre heures.

 

La cloche a sonné ce jeudi 24 septembre au siège de la BRVM, à Abidjan, pour marquer l’entrée officielle de Bridge Bank Group Côte d’Ivoire sur le marché boursier régional. Cotée sur le compartiment principal du marché des actions sous le symbole BBGC, la banque devient la 48e société admise à la cote de la BRVM.

Une IPO de 67,5 milliards FCFA souscrite en moins de 24 heures

L’opération porte sur 10 millions d’actions proposées à 6 750 FCFA chacune, représentant un montant total de 67,5 milliards FCFA. Mais c’est surtout la rapidité de la souscription qui distingue l’opération : l’intégralité de l’offre a été souscrite en moins de vingt-quatre heures. L’opération a été menée sous la responsabilité de Bridge Securities et a reçu le visa de l’AMF-UMOA sous le numéro OA/26-03. Cette souscription rapide constitue un signal de confiance du marché régional à l’égard de la trajectoire de BBGCI.

BBGC devient la 48e valeur admise à la cote de la BRVM

Le cours de référence de l’action BBGC a été fixé à 6 750 FCFA pour cette première cotation. La cérémonie organisée à Abidjan a réuni les Directeurs Généraux de la BRVM, de Bridge Securities et de Bridge Bank Group Côte d’Ivoire. La matinée a notamment été marquée par la sonnerie de la cloche, l’annonce des résultats de première cotation et la remise des plaques commémoratives. Avec cette admission, BBGCI rejoint désormais les entreprises cotées sur le marché financier régional et entre dans une nouvelle phase de son développement.

Une nouvelle étape pour Bridge Bank Group Côte d’Ivoire

Pour la banque, cette entrée à la BRVM dépasse le symbole de la première cotation. Elle ouvre une nouvelle phase de développement et s’accompagne d’exigences renforcées en matière de gouvernance, de transparence et de dialogue avec le marché.

Pour Ehouman Kassi, Directeur Général de Bridge Bank Group Côte d’Ivoire, cette admission constitue à la fois l’aboutissement d’une trajectoire et le début de nouvelles responsabilités :

Cette admission constitue à la fois une reconnaissance du travail accompli et une responsabilité nouvelle. Elle nous engage à renforcer davantage nos standards de gouvernance, notre exigence de transparence et la qualité du dialogue que nous entretenons avec l’ensemble de nos actionnaires et investisseurs. »

Ehouman Kassi, Directeur Général, Bridge Bank Group Côte d’Ivoire

La cotation ouvre également une nouvelle relation entre BBGCI, ses actionnaires et le marché. La banque devra désormais inscrire son développement dans un cadre renforcé de transparence, de discipline et de communication financière régulière.

Dans son discours, Ehouman Kassi a notamment insisté sur quatre engagements qui accompagneront cette nouvelle étape : la transparence, la discipline, la performance durable et le dialogue avec les actionnaires.

Il a également rappelé que la confiance du marché ne pouvait être considérée comme acquise, mais devait se construire dans la durée, à travers la qualité de l’exécution, la constance des résultats et le respect des engagements pris envers les parties prenantes.

BBGCI, une banque fondée en 2006

Fondée en 2006, Bridge Bank Group Côte d’Ivoire accompagne une clientèle composée de particuliers, de PME et PMI, de grandes entreprises, d’institutions et d’investisseurs, notamment en Côte d’Ivoire et au Sénégal.

Depuis sa création, la banque a progressivement développé ses activités et renforcé sa présence sur le marché ivoirien, avec l’ambition de contribuer durablement au financement de l’économie.

Avec son admission à la BRVM sous le symbole BBGC, Bridge Bank Group Côte d’Ivoire franchit désormais une nouvelle étape de son développement. Cette cotation place la gouvernance, la transparence et la création de valeur durable au cœur de la relation que la banque entend construire avec ses nouveaux actionnaires et l’ensemble du marché financier régional.

« La confiance se mérite chaque jour. Et la création de valeur se démontre dans le temps. »

Ehouman Kassi, Directeur Général, Bridge Bank Group Côte d’Ivoire

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 Port du casque obligatoire : la Brigade Laabal met en garde usagers, vendeurs et parkings

Le compte à rebours est lancé au Burkina Faso. À partir du 1er octobre 2026, le port du casque deviendra obligatoire pour les conducteurs d’engins à deux roues sur l’ensemble du territoire. À quelques jours de cette échéance, la Brigade Laabal multiplie les messages de sensibilisation et prévient déjà les usagers sur les comportements qui pourraient entraîner des sanctions.

Dans une vidéo publiée le 23 septembre, la Brigade Laabal a rappelé la nécessité de porter effectivement le casque durant tout déplacement à moto. Son commandant, Frank Octave Kabré, constate notamment que certains conducteurs adoptent des pratiques différentes selon les zones de circulation.

« Malheureusement, les gens portent le casque lorsqu’ils viennent en ville. L’attitude ne change pas lorsqu’ils sont dans les quartiers reculés », a-t-il déploré. S’il reconnaît que le port du casque est globalement observé dans le centre-ville, il appelle les usagers à maintenir la même discipline partout.

La Brigade Laabal s’intéresse également à une autre pratique observée lors de ses sorties. Certains conducteurs gardent leur casque à la main ou l’attachent à leur moto, puis ne le mettent qu’à l’approche d’un contrôle. Une attitude que Frank Octave Kabré assimile à une forme de provocation.

« À ceux qui tiennent leur casque dans la main ou l’attachent sur leur moto et se mettent à rouler tranquillement, puis le portent dès qu’ils arrivent à un contrôle, avant de l’enlever après le contrôle, je dis que c’est de la provocation », a-t-il déclaré.

Le commandant prévient que les contrevenants ne bénéficieront pas de clémence. « Lorsque quelqu’un se fera prendre dans de telles circonstances, la sanction sera de taille. Nous allons doubler sa sentence », a-t-il averti.

Les vendeurs de casques également dans le viseur

L’approche du 1er octobre entraîne par ailleurs une hausse de la demande de casques. La Brigade Laabal dit suivre de près l’évolution de cette activité et met particulièrement en garde les commerçants tentés de profiter de la situation pour augmenter leurs prix.

Selon Frank Octave Kabré, certains vendeurs achèteraient des stocks supplémentaires après les opérations de sensibilisation afin de les revendre au double, voire au triple du prix habituel.

« Nous sommes en train de leur dire : s’ils se font prendre dans cette situation où vous êtes en train de vendre un casque à un prix qui ne correspond pas à sa valeur, sachez que vous allez faire l’objet de travaux d’intérêt général », a précisé le commandant.

Il assure que le commerçant « véreux » sera « sanctionné à la hauteur de la faute qu’il a commise ».

La Brigade entend ainsi éviter que l’entrée en vigueur de la nouvelle obligation ne devienne une occasion de spéculation sur un équipement désormais indispensable aux conducteurs d’engins à deux roues.

Les parkings appelés à revoir leurs pratiques

Les parkings de Ouagadougou sont également concernés par la campagne de sensibilisation. La Brigade Laabal s’attaque notamment aux pratiques consistant à facturer séparément la surveillance du casque lorsque celui-ci est confié au parkeur.

À Larlé, un quartier de Ouagadougou, Sabine Kaboré, gérant d’un parking, a reconnu avoir appliqué cette pratique.

« Je suis parkeur à Larlé. Je prenais 100 FCFA pour l’engin et 100 FCFA pour le casque. C’est à cause de ce comportement que j’ai été interpellé », a-t-il expliqué.

Après son interpellation, il a demandé pardon à la Brigade et pris l’engagement de respecter les lois en vigueur.

Le commandant de la Brigade Laabal maintient toutefois la pression sur les gestionnaires de parkings. Ceux qui continueraient à réclamer des frais supplémentaires pour la garde des casques s’exposeraient à des sanctions, prévient-il.

À l’approche du 1er octobre, le dispositif de sensibilisation s’étend donc au-delà des seuls conducteurs. Usagers, vendeurs de casques et gestionnaires de parkings sont désormais appelés à adapter leurs pratiques à l’entrée en vigueur de la mesure.

Pour la Brigade Laabal, le respect du port obligatoire du casque doit être effectif sur l’ensemble du territoire et pendant tout le trajet. Elle estime que les comportements visant à contourner la mesure participent à une tentative de sabotage des efforts engagés par les autorités.

CAN 2027 : les Étalons peaufinent leur préparation avant le duel contre le Bénin

À Ouagadougou, les Étalons entrent dans la dernière ligne droite avant leur premier rendez-vous des éliminatoires de la CAN 2027. Le mercredi 23 septembre 2026, la sélection burkinabè a effectué sa deuxième séance d’entraînement avec l’ensemble du groupe au stade du 4-Août.

À deux jours de la réception du Bénin, Amir Abdou et son staff ont consacré cette séance au travail défensif et offensif. Les joueurs ont affiché de l’engagement et de l’envie, dans une ambiance jugée positive au sein du groupe. Le sélectionneur des Étalons souligne notamment la bonne intégration des jeunes joueurs. Il estime toutefois que la gestion des émotions et du stress constitue également un élément important à l’approche du match. « Il y a beaucoup d’émotions, mais il faut aussi gérer ce stress au niveau des joueurs. L’état d’esprit est bon », a déclaré Amir Abdou.

Le staff technique travaille également sur les caractéristiques de l’adversaire. Des séquences vidéo courtes sont utilisées afin de transmettre aux joueurs des informations précises sur le Bénin et directement exploitables sur le terrain.

Mais le technicien insiste sur une préparation d’abord tournée vers sa propre équipe. « On s’est beaucoup focalisés sur nous, notamment sur le travail qu’on va mettre en place », a-t-il expliqué. Sur le plan offensif, Amir Abdou souhaite donner davantage de liberté à ses joueurs. « Je veux qu’ils soient libres offensivement », a-t-il indiqué. Certaines zones de jeu ont néanmoins été ciblées afin de permettre aux Étalons de progresser dans leur animation face au Bénin.

Le retour au stade du 4-Août ajoute également une dimension particulière à cette rencontre. Le sélectionneur mesure les attentes du public burkinabè et appelle ses joueurs à conserver discipline, rigueur et concentration.

« Le peuple attend beaucoup de nous », a-t-il rappelé. Pour lui, la rencontre du 25 septembre représente aussi l’occasion de répondre aux attentes placées dans la sélection. « Il faut montrer que le Burkina fait partie de ces grandes équipes africaines. On doit relever le défi », a-t-il affirmé.

Cette rencontre constituera le premier match du Burkina Faso dans le groupe F des éliminatoires de la CAN 2027. La sélection burkinabè recevra le Bénin au stade du 4-Août avant son déplacement prévu trois jours plus tard face à la République centrafricaine.

Hervé Koffi insiste sur la cohésion du groupe

Le capitaine des Étalons, Hervé Koffi, met pour sa part l’accent sur l’intégration des nouveaux joueurs. Pour le gardien burkinabè, les éléments expérimentés doivent accompagner ceux qui découvrent la sélection.

Selon lui, l’arrivée en équipe nationale suffit à intégrer pleinement le groupe. « Il n’y a pas de nouveau du moment où tu as été sélectionné et que tu rejoins le groupe. Tu deviens un ancien », a-t-il expliqué. Hervé Koffi est également revenu sur le retour des Étalons au stade du 4-Août. Il reconnaît le caractère particulier de cette enceinte, tout en appelant à éviter que l’attente du public ne pèse sur les joueurs.

« C’est vrai que jouer au stade du 4-Août, c’est quelque chose de particulier, mais on va essayer de les motiver et de leur parler pour qu’ils ne puissent pas être sous pression le jour-J », a-t-il déclaré.

Pour le capitaine, l’enjeu du rendez-vous face au Bénin impose surtout de maintenir le groupe mobilisé. « C’est un match qui est très important pour nous et il va falloir aussi les encourager et les motiver pour qu’ils puissent marquer leur territoire, pour qu’ils puissent être à l’aise le jour du match », a-t-il conclu.

Les Étalons achèvent ainsi leur préparation avec un groupe désormais au complet, entre travail tactique, analyse de l’adversaire et cohésion collective. Le rendez-vous du 25 septembre doit lancer leur campagne dans les éliminatoires de la CAN 2027.

Tourisme : le Burkina Faso, le Mali et le Niger entendent bâtir une destination sahélienne commune

Ouagadougou accueille les 23 et 24 septembre 2026 le Forum des acteurs du tourisme de l’Alliance des États du Sahel (AES). La rencontre porte sur l’investissement intégré et la construction d’une destination touristique sahélienne compétitive.

Pour les organisateurs, le Burkina Faso, le Mali et le Niger disposent d’atouts suffisants pour mettre en commun leurs patrimoines et construire une offre touristique à l’échelle de l’espace AES. Villages, traditions, savoir-faire, musique, danse, gastronomie et sites historiques figurent parmi les ressources que les acteurs souhaitent davantage valoriser.

Bassolma Bazié, président de la Commission nationale de la Confédération des États du Sahel au Burkina Faso, défend cette approche commune. Selon lui, les trois pays peuvent s’appuyer sur la richesse de leurs patrimoines, de leurs traditions et de leurs savoir-faire pour construire une destination touristique partagée.

Au-delà de l’attractivité culturelle, le tourisme est également présenté comme un secteur susceptible de générer des retombées économiques pour les populations. La coopération entre les trois pays pourrait notamment favoriser les échanges, soutenir l’activité et contribuer à la création d’emplois.

Cette ambition suppose toutefois de mettre en place des mécanismes adaptés pour accompagner les professionnels et développer les investissements dans le secteur.

Le ministre de la Communication, de la Culture et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, insiste ainsi sur plusieurs conditions nécessaires à l’émergence d’une destination compétitive. Il cite notamment les infrastructures, la qualité des services, la formation des professionnels, les moyens de transport et la promotion touristique.

Le ministre appelle également à une implication plus importante du secteur privé, des universités, des centres de formation et des collectivités territoriales. L’objectif est de mobiliser davantage d’acteurs autour du développement de l’industrie touristique dans l’espace AES.

Le patrimoine constitue un autre axe de cette coopération. Selon Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, le Burkina Faso, le Mali et le Niger disposent de plusieurs sites remarquables, dont certains sont inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO.

La mise en valeur de ces différents patrimoines pourrait permettre aux trois pays de proposer une offre touristique plus diversifiée. Le rapprochement des sites, des traditions et des savoir-faire est ainsi présenté comme un moyen d’élargir l’attractivité de la destination sahélienne.

Les deux journées du forum doivent permettre aux participants d’examiner les moyens de concrétiser cette ambition. Les discussions portent notamment sur la coopération entre les acteurs, l’investissement et les mécanismes permettant de soutenir les professionnels du secteur.

Pingdwendé Gilbert Ouédraogo souhaite que ces échanges débouchent sur des propositions concrètes susceptibles d’alimenter les politiques publiques. Il invite les participants à privilégier des discussions « francs et constructifs » afin d’identifier des pistes d’action pour le développement touristique.

Le Forum des acteurs du tourisme de l’AES se tient dans le cadre de la 16e édition du Salon international du tourisme et de l’hôtellerie de Ouagadougou (SITHO). À travers cette rencontre, le Burkina Faso, le Mali et le Niger cherchent ainsi à poser les bases d’une offre touristique commune fondée sur la complémentarité de leurs patrimoines et de leurs savoir-faire.

81e Assemblée générale de l’ONU : le Burkina Faso entend porter haut sa vision d’un multilatéralisme plus équitable

La semaine de haut niveau de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations Unies s’est ouverte à New York, avec la participation des dirigeants et représentants des États membres. Pour le Burkina Faso, cette rencontre constitue une nouvelle occasion de défendre sa vision du multilatéralisme et de présenter ses positions à la communauté internationale.

La délégation burkinabè est conduite par le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré. À New York, elle entend notamment plaider pour un système multilatéral présenté comme plus juste, plus équitable et davantage orienté vers les intérêts des peuples.

Cette participation intervient alors que le Burkina Faso figure parmi les 12 États récemment désignés pour participer à la phase pilote de mise en œuvre de nouvelles réformes de l’organisation. Selon les autorités burkinabè, cette démarche doit notamment contribuer à donner un nouvel élan aux Objectifs de développement durable et à renforcer l’action collective en faveur de la paix, de la dignité et de l’égalité.

À l’ouverture du débat général, le secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a dressé le constat d’un contexte international marqué par des divisions croissantes. Il a notamment évoqué l’accentuation des clivages géopolitiques, l’aggravation des inégalités et l’érosion de la confiance.

La déclaration officielle du Burkina Faso devant l’Assemblée générale est prévue le lundi 28 septembre. D’ici là, la délégation burkinabè doit participer à plusieurs rencontres ministérielles consacrées à des enjeux internationaux et au développement.

Son agenda comprend notamment la réunion ministérielle des Pays en développement sans littoral (PDSL), la réunion ministérielle annuelle des Pays les moins avancés (PMA) ainsi que la rencontre annuelle des ministres des Affaires étrangères du G77+Chine.

La délégation participera également à une réunion ministérielle de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) et à une rencontre consacrée aux menaces existentielles liées à l’élévation du niveau de la mer.

Pour Karamoko Jean Marie Traoré, la présence burkinabè à New York doit aussi servir à présenter une autre lecture de la situation du pays. « Notre ligne de conduite sera de véhiculer l’information juste pour faire changer les perceptions sur notre pays et sur la Confédération des Etats du Sahel », a-t-il déclaré.

Le ministre affirme par ailleurs que plusieurs délégations présentes à New York ont sollicité des rencontres avec la partie burkinabè. Il attribue cet intérêt au positionnement que le Burkina Faso cherche à développer sur la scène internationale.

La 81e Assemblée générale offre ainsi à Ouagadougou un cadre pour présenter ses positions sur le multilatéralisme, participer aux discussions consacrées aux grands enjeux internationaux et multiplier les échanges bilatéraux. La déclaration attendue le 28 septembre constituera l’un des principaux temps forts de cette participation.