À deux jours de la fin de leur immersion patriotique, les 22 acteurs culturels de la première promotion ont reçu un message clair. Dans la soirée du mercredi 2 septembre 2026, le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, s’est rendu à l’Académie de Police de Pabré pour rencontrer les participants.
Depuis le 22 août, ces professionnels de la culture suivent volontairement une formation qui s’achèvera le 4 septembre. Pendant deux semaines, ils expérimentent une immersion inédite pour des acteurs culturels burkinabè. Le programme a été élaboré avec le ministère de la Sécurité. Il combine apprentissages humains, intellectuels et patriotiques avec des enseignements directement liés aux métiers de la culture.
Les participants ont ainsi alterné exercices physiques, modules pratiques et enseignements consacrés notamment à la loi portant statut de l’artiste. Pour Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, également porte-parole du gouvernement, cette expérience répond à une orientation assumée par la Révolution Progressiste Populaire (RPP). La culture doit, selon lui, occuper une place centrale dans l’édification du Burkina Faso nouveau. Il s’est appuyé sur le Manifeste de la RPP pour rappeler que « le réarmement culturel est un défi central qui doit garantir la pérennité de la Révolution ».
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Le ministre veut désormais voir les artistes et professionnels de la culture utiliser leur savoir-faire comme un moyen de défendre les valeurs, l’identité et le patrimoine national. Musiciens, cinéastes, comédiens, plasticiens ou journalistes culturels sont ainsi invités à participer, chacun dans son domaine, au renouveau culturel voulu par les autorités. Leur création doit aussi contribuer à donner davantage de visibilité au Burkina Faso au-delà de ses frontières.
Face aux appelés, le ministre a résumé cette attente en une formule forte : « Vous devez constituer le bataillon qui va mener en première ligne le combat pour le renouveau culturel du Burkina ». Il les a surtout encouragés à ne pas considérer cette formation comme une simple parenthèse. À leur retour, ils devront transformer les enseignements reçus en engagement concret au service du pays. Le ministre de la Sécurité, Mahamoudou Sana, a également salué la démarche des participants.
Il a insisté sur leur responsabilité dans la transmission des valeurs et dans la lutte contre l’acculturation. Leurs productions artistiques et culturelles constituent, selon lui, un levier important pour porter ce combat. Mahamoudou Sana a par ailleurs félicité l’Académie de Police pour la qualité de l’encadrement assuré durant la formation. Du côté des participants, les premiers enseignements semblent déjà se faire sentir.
La comédienne Nicole Sanou estime notamment que cette expérience lui a permis de prendre davantage conscience de ses responsabilités. « Cette formation m’a plus sensibilisée », témoigne-t-elle. Avec les autres appelés, elle entend désormais mettre sa voix et ses actions au service d’un objectif commun : contribuer à rendre le Burkina Faso fier de ses acteurs culturels. Le 4 septembre marquera la fin de cette première immersion patriotique destinée aux professionnels de la culture.
Après deux semaines d’exercices et d’apprentissage, les 22 participants sont désormais invités à prolonger l’expérience au-delà de l’Académie de Police de Pabré. Leur créativité, leurs productions et leurs acquis sont appelés à devenir des outils au service des valeurs et du patrimoine culturel burkinabè.




