Mali : un centre d’intelligence artificielle et de robotique d’une valeur de 33 milliards FCFA a été inauguré à Kati

À la veille du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance du Mali, le pays a franchi une nouvelle étape dans le développement de ses infrastructures technologiques. Le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, a inauguré le 21 septembre 2026 le Centre d’intelligence artificielle et de robotique du Mali (CIAR-Mali), à Kati-Sirakoro Niaré.

Évalué à 33 milliards de francs CFA, le projet a été entièrement financé sur le budget national. L’infrastructure comprend des espaces dédiés à la formation et à la recherche, des laboratoires spécialisés ainsi qu’un atelier consacré à la fabrication et à l’assemblage de systèmes intelligents. Des installations d’accueil sont également prévues pour les étudiants.

La cérémonie s’est déroulée en présence de plusieurs membres du Gouvernement et de la directrice du Centre, Jacqueline Konaté Sogoba. À travers le CIAR-Mali, les autorités souhaitent renforcer les compétences nationales dans l’intelligence artificielle, la robotique et les sciences de l’ingénieur.

Les travaux de formation et de recherche menés au sein du centre sont appelés à trouver des applications dans plusieurs secteurs, notamment l’agriculture, la santé, l’industrie, les mines et la sécurité. Pour les autorités maliennes, l’objectif est notamment de favoriser la conception de solutions technologiques adaptées aux besoins du pays.

Lors de l’inauguration, le Général Assimi Goïta a présenté le CIAR-Mali comme « un outil stratégique pour la souveraineté technologique du Mali ». Il a également insisté sur la place que la jeunesse doit occuper dans la conception et le développement des technologies.

« Nos enfants n’auront plus seulement à consommer la technologie du monde. Ils apprendront à la penser, à la construire, à l’exporter. La souveraineté de demain s’écrit aujourd’hui, dans l’intelligence de notre jeunesse », a-t-il déclaré.

Le nouveau centre doit également servir de cadre à un parcours de formation scientifique spécialisé. Pour l’année universitaire 2026-2027, un concours d’entrée a été ouvert pour 40 places en première année du cycle préparatoire intégré. Cette première formation sera notamment consacrée aux mathématiques, à la physique et aux sciences de l’ingénieur.

D’autres filières sont annoncées pour la suite du parcours, parmi lesquelles l’intelligence artificielle, les systèmes avancés et la robotique, les sciences des données ainsi que l’ingénierie des systèmes informatiques intelligents.

À l’occasion de cette inauguration, le Président de la Transition a par ailleurs salué les compétences et le potentiel de la jeunesse malienne. Il a appelé les futurs utilisateurs du centre à préserver les infrastructures et les équipements mis à leur disposition.

Avec un investissement de 33 milliards de francs CFA financé sur ressources nationales, le CIAR-Mali constitue ainsi une nouvelle infrastructure consacrée à la formation, à la recherche et au développement technologique. La cérémonie s’est achevée par une visite guidée des différentes installations du centre par le Chef de l’État et les invités.

Burkina Faso : le COMET se transforme avec un complexe sportif de plus de 25 milliards FCFA

À Ouaga 2000, le Centre omnisports d’entraînement des Étalons (COMET) s’apprête à changer d’échelle. Le gouvernement burkinabè a lancé, ce mardi 22 septembre 2026, les travaux d’un vaste projet d’aménagement évalué à 25 211 763 675 francs CFA HTVA. L’opération, prévue sur plus de huit hectares, doit être achevée dans un délai de 15 mois.

Le projet prévoit notamment la construction de deux bâtiments R+5 destinés à renforcer les capacités d’accueil du centre. Le premier comprendra 57 suites doubles réservées aux équipes A. Le second sera doté de 300 chambres standards pour les autres catégories d’équipes. À ces installations s’ajoutera un bâtiment R+1 consacré au pôle médical et paramédical.

Le futur complexe intégrera également plusieurs espaces destinés à accompagner la préparation des sportifs. Des restaurants, des salles polyvalentes, un plateau omnisport, des vestiaires, une salle VAR et un gymnase sont notamment prévus. Le dispositif sera complété par des terrains de football en gazon naturel et synthétique, des courts de tennis, un bassin olympique de natation ainsi que des bassins à remous et de relaxation.

Le lancement des travaux a été effectué par le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo. À cette occasion, il a présenté le chantier comme une concrétisation de la vision du Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, concernant le développement du sport.

« Nous voulons faire du sport un véritable levier de développement, d’épanouissement de notre jeunesse, de cohésion nationale et de rayonnement de notre pays », a déclaré le chef du gouvernement.

Pour l’exécutif, la modernisation des infrastructures doit aller de pair avec des évolutions dans l’organisation du secteur. Jean Emmanuel Ouédraogo a ainsi évoqué les infrastructures modernes et les réformes comme deux leviers devant contribuer à l’émergence d’une véritable industrie du sport.

« Des réformes profondes et courageuses seront opérées », a-t-il annoncé, en précisant que celles-ci devront être guidées par la recherche de l’intérêt général.

Le Premier ministre a également insisté sur les exigences liées à la réalisation du chantier. Il a demandé que les ouvrages répondent aux normes de qualité, de solidité et de durabilité, rappelant que les financements mobilisés reposent sur l’effort collectif de la population.

« Dans 15 mois, nous serons là pour être sûrs que le chantier est mené à son terme et surtout qu’il est mené en respectant véritablement toutes les règles en matière de qualité, de solidité, de durabilité », a-t-il affirmé.

L’entreprise chargée des travaux a, dans le même temps, été appelée à respecter les délais et les exigences techniques prévus dans le cadre du projet. Créé dans le contexte de la Coupe d’Afrique des nations de 1998 organisée au Burkina Faso, le COMET accompagne depuis près de trois décennies la préparation des Étalons. La ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, Annick Pikbougoum, a rappelé cette vocation lors du lancement.

Elle a réaffirmé l’engagement de son département à suivre l’exécution des travaux, le respect des normes et la maîtrise des délais. Elle a également appelé les entreprises et les équipes mobilisées sur le chantier à faire preuve de rigueur et de professionnalisme.

À travers cet investissement de plus de 25 milliards de francs CFA, le COMET doit ainsi évoluer vers un complexe doté de capacités d’hébergement, de soins, d’entraînement et d’encadrement plus importantes. L’objectif affiché est de disposer, au terme des 15 mois de travaux, d’un site adapté aux exigences du sport de haut niveau et capable d’accueillir plusieurs disciplines.

Burkina Faso : le gouvernement veut renforcer les formations scientifiques et techniques pour soutenir l’industrialisation

Au Burkina Faso, la transformation du système éducatif est appelée à accompagner les ambitions de production et d’industrialisation du pays. Le ministre de l’Enseignement technique, de la Formation professionnelle et de l’Enseignement secondaire, Moumouni Zoungrana, a appelé ce mardi à renforcer les formations scientifiques et techniques afin de mieux répondre aux besoins en compétences.

Le ministre s’exprimait à Ouagadougou à l’ouverture de la conférence annuelle des personnels d’administration des établissements post-primaire et secondaire du Kadiogo. Prévue du 22 au 24 septembre, la rencontre est consacrée aux réformes engagées dans l’enseignement secondaire et à leur articulation avec la formation professionnelle.

Le thème retenu, « Mise en œuvre des réformes dans l’enseignement secondaire : développement des compétences par la formation professionnelle et l’enseignement scientifique technologique », traduit cette volonté de rapprocher les apprentissages des besoins du pays.

Pour Moumouni Zoungrana, les ambitions actuelles du Burkina Faso nécessitent de disposer de compétences capables de concevoir et de produire localement. « À l’étape actuelle, nous avons besoin d’ingénieurs ! À l’étape actuelle, nous avons besoin d’ouvriers qualifiés ! Parce que nous voulons concevoir, nous voulons fabriquer tout ce que nous consommons », a-t-il déclaré.

Cette orientation intervient alors que les autorités mettent l’accent sur le développement des capacités nationales de production et sur la réduction de la dépendance aux importations. Dans cette perspective, le ministre insiste sur le développement des filières scientifiques et technologiques, mais aussi des formations liées aux Technologies de l’information.

L’objectif est notamment de disposer de techniciens capables d’utiliser, d’entretenir et de réparer les équipements mobilisés dans les nouvelles activités industrielles. Pour illustrer cette nécessité, Moumouni Zoungrana a lancé : « Ces machines-là, si elles sont en panne, qui les répare ? On va les réparer avec la poésie et le commentaire composé ? Non ! On va les réparer avec la science ! »

Cette priorité donnée aux sciences et aux technologies ne signifie toutefois pas, selon le ministre, l’abandon des sciences sociales. Professeur titulaire de littérature orale, il estime plutôt nécessaire d’adapter les formations aux besoins immédiats du pays et aux mutations attendues de son appareil productif.

La conception, la fabrication, la transformation des matières premières et la production des biens consommés localement figurent notamment parmi les domaines appelant de nouvelles compétences. Dans ce schéma, ingénieurs, techniciens et ouvriers qualifiés doivent constituer une partie des ressources humaines nécessaires au développement des secteurs productifs.

Le gouvernement entend également stimuler l’intérêt des élèves pour les disciplines scientifiques. Le ministre a cité à ce titre le concours Hakili Miusso, à travers lequel les élèves les plus performants en mathématiques, physique-chimie et chimie peuvent bénéficier de récompenses et d’avantages liés notamment aux études, au logement, à la restauration et à la connexion.

Les enseignants ayant contribué à leur encadrement devraient eux aussi bénéficier de mesures d’encouragement, selon Moumouni Zoungrana. Les réformes doivent par ailleurs rester ouvertes aux personnels souhaitant renforcer leurs compétences ou changer d’orientation professionnelle.

« Tous ceux qui veulent se transformer, tous ceux qui veulent se reconvertir, nous ne sommes pas fermés », a assuré le ministre.

La conférence annuelle des personnels d’administration des établissements post-primaire et secondaire du Kadiogo se poursuit jusqu’au 24 septembre. Les échanges doivent permettre aux participants de faire le point sur la mise en œuvre des réformes de l’enseignement secondaire et de la formation professionnelle, avec en toile de fond l’objectif d’adapter les compétences formées aux besoins de l’économie nationale.

Burkina Faso : près de 300 blindés produits localement depuis novembre 2025

Le gouvernement du Burkina Faso affirme avoir franchi une nouvelle étape dans le développement de son industrie militaire. Depuis novembre 2025, près de 300 véhicules blindés auraient été produits et livrés aux forces engagées dans les opérations de défense du territoire, selon le président de la république le capitaine Ibrahim Traoré.

Le chef de l’État a livré ce chiffre lundi, lors d’un échange avec les lauréates du concours scientifique féminin Hakili Mousso. Il a indiqué que la chaîne de production nationale avait permis de fournir « près de 300 blindés » aux Forces de défense et de sécurité (FDS) ainsi qu’aux Volontaires pour la défense de la patrie (VDP).

Cette production est présentée comme le résultat d’un processus de développement marqué, au départ, par plusieurs phases d’expérimentation. Ibrahim Traoré a expliqué que certains prototypes n’avaient pas donné les résultats attendus avant l’aboutissement d’un modèle qu’il considère aujourd’hui comme abouti.

Selon le président burkinabè, la conception de ces véhicules tient compte des conditions particulières auxquelles les forces nationales sont confrontées. Les équipements auraient notamment été développés en prenant en considération les attaques aux engins explosifs improvisés ainsi que les contraintes liées au terrain.

Derrière cette production figure notamment « Faso Armored », une société présentée par le chef de l’État comme entièrement burkinabè. Ibrahim Traoré a également évoqué l’existence de quatre à cinq autres entreprises spécialisées dans le domaine militaire. Il n’a toutefois pas fourni davantage de détails sur leurs activités, invoquant le secret défense.

Pour le président, cette démarche relève d’un travail scientifique visant à concevoir des équipements en fonction des réalités opérationnelles auxquelles sont confrontées les forces nationales. La production locale d’armements et de matériels militaires s’inscrit ainsi dans la politique de souveraineté défendue par les autorités burkinabè.

Cette orientation intervient alors que le pays fait face à des attaques attribuées à des groupes armés jihadistes. Le développement de capacités nationales de production est présenté par les autorités comme un moyen de réduire la dépendance aux équipements importés et d’adapter davantage les matériels aux besoins du terrain.

La déclaration sur les blindés est intervenue à l’occasion de la première édition du concours scientifique féminin Hakili Mousso. La présidence burkinabè a confirmé la tenue de cette initiative samedi à Ouagadougou, avec pour objectif de mettre en avant les talents scientifiques féminins.

81e Assemblée générale de l’ONU : le Burkina Faso prépare une participation coordonnée avec ses partenaires de l’AES

À l’ouverture de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies, ce 22 septembre à New York, le Burkina Faso entend inscrire sa participation dans une dynamique coordonnée avec le Mali et le Niger. Les trois pays de la Confédération des États du Sahel (AES) préparent ainsi leur présence à ce grand rendez-vous diplomatique autour d’une même volonté : porter leurs positions et mettre en avant les aspirations de leurs populations.

La préparation de cette participation commune a connu un temps fort dimanche 21 septembre. Les ministres des Affaires étrangères des trois pays ainsi que les chefs de leurs missions diplomatiques à Washington et à New York se sont réunis pour passer en revue le programme de la semaine et harmoniser les interventions prévues.

Cette rencontre devait notamment permettre de définir les éléments de langage devant encadrer les différentes prises de parole des délégations. L’objectif affiché est de maintenir une cohérence dans les messages portés par les trois États, notamment lors de l’événement parallèle consacré à la Confédération des États du Sahel, qui sera animé par leurs chefs de la diplomatie.

Pour le ministre burkinabè des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, cette coordination doit contribuer à consolider la Confédération et à faire entendre directement sa position dans les enceintes internationales. La délégation entend notamment défendre elle-même les positions de l’AES et participer à la correction des récits qu’elle estime véhiculés sur l’espace confédéral.

En amont de cette réunion tripartite, le ministre Traoré avait également réuni les membres de la délégation burkinabè à la Mission permanente du Burkina Faso à New York. Cette rencontre a été consacrée aux orientations devant guider la participation du pays à la session de l’Assemblée générale.

Le chef de la diplomatie burkinabè a transmis aux membres de la délégation les directives liées aux instructions du président du Faso et du Premier ministre. Il a également salué le travail préparatoire réalisé par les chefs des missions diplomatiques du Burkina Faso à Washington et à New York.

Karamoko Jean Marie Traoré a par ailleurs appelé chaque membre de la délégation à privilégier l’esprit d’équipe et l’engagement dans le cadre des différentes activités prévues. L’objectif est de permettre au Burkina Faso de prendre part à cette session de l’Assemblée générale avec une participation conforme aux orientations fixées par les autorités.

À travers cette organisation, Ouagadougou entend donc articuler sa présence à l’ONU avec celle de ses deux partenaires de l’AES. La réunion préparatoire des trois diplomaties et les orientations données à la délégation burkinabè constituent les premières étapes de cette participation à New York.

ONU : la 81e Assemblée générale s’ouvre à New York sur fond de crises internationales

New York devient, à partir de ce mardi 22 septembre 2026, le centre de l’attention diplomatique internationale. La Semaine de haut niveau de la 81e Assemblée générale des Nations unies y débute avec l’arrivée attendue de près de 130 chefs d’État et de gouvernement. Pendant plusieurs jours, les dirigeants doivent confronter leurs positions sur les principales crises et mutations qui traversent le monde.

Ouverte depuis le 8 septembre, la 81e session de l’Assemblée générale entre ainsi dans sa séquence la plus suivie avec le lancement du débat général de haut niveau. Jusqu’au 28 septembre, les représentants des États membres prendront tour à tour la parole à la tribune de l’ONU pour présenter leurs priorités nationales et leurs positions sur les dossiers internationaux.

Cette session est placée sous le thème « Restaurer la confiance, gérer la transformation : une Organisation des Nations Unies au service de tous ». Elle est présidée par le diplomate bangladais Khalilur Rahman, élu à cette fonction le 2 juin 2026. Ministre des Affaires étrangères du Bangladesh et présent depuis plus de trois décennies au sein du système des Nations unies, il souhaite inscrire sa présidence dans une dynamique de rétablissement de la confiance et de recherche de consensus entre les États.

Les discussions prévues durant cette semaine couvrent un éventail particulièrement large. Les conflits et la sécurité internationale devraient occuper une place importante, aux côtés du changement climatique, de la préparation aux pandémies, de la montée du niveau des mers, de la lutte contre le racisme et de la mise en œuvre des Objectifs de développement durable. La gouvernance de l’intelligence artificielle figure également parmi les grands sujets inscrits à l’agenda.

Plusieurs réunions de haut niveau viendront compléter le débat général. Elles porteront notamment sur le droit au développement, la prévention et la préparation aux pandémies ainsi que les risques liés à la montée du niveau des mers.

Au cœur de cette mobilisation diplomatique se trouve l’Assemblée générale, principal organe délibérant et décisionnel des Nations unies. Les 193 États membres y disposent chacun d’une voix. Cette règle fait de l’Assemblée générale le seul grand organe de l’ONU dans lequel l’ensemble des États membres participent sur une base d’égalité formelle.

Les échanges ne se limiteront toutefois pas aux discours prononcés dans l’hémicycle. Les délégations doivent également multiplier les rencontres bilatérales et multilatérales, offrant un espace de discussions sur les crises régionales, le climat, l’intelligence artificielle et les autres dossiers qui pèsent actuellement sur les relations internationales.

En toile de fond de cette semaine diplomatique se joue également la succession d’António Guterres. Le mandat du secrétaire général doit prendre fin en 2026, tandis que celui de son successeur commencera en 2027. Les discussions et tractations autour de cette future désignation devraient donc également s’inviter dans les échanges entre les différentes délégations présentes à New York.

Burkina Faso : les régions mobilisent plus de 303 millions FCFA pour Faso Mêbo

Les contributions mobilisées dans le cadre de l’initiative citoyenne Faso Mêbo atteignent 303 565 848 francs CFA au 18 septembre 2026. Le ministère de l’Économie et des Finances a rendu public cet état de la mobilisation le lundi 21 septembre.

Les fonds ont été collectés à travers Faso Arzeka et la Banque des dépôts du Trésor. Ils traduisent la participation des différentes régions au financement des actions nationales de développement. Le Kadiogo arrive en tête avec une contribution de 74 672 687 francs CFA. La région est suivie par le Yaadga, qui totalise 28 310 601 francs CFA, puis le Guiriko avec 25 155 366 francs CFA.

Le Bankui occupe la quatrième place avec 20 998 501 francs CFA, devant le Sourou, qui a mobilisé 17 073 555 francs CFA. L’Oubri suit avec 12 583 058 francs CFA. Le Nando se classe septième avec 12 330 161 francs CFA, tandis que le Goulmou totalise 12 205 909 francs CFA. Le Tannounyan et le Djoro affichent respectivement 12 057 724 francs CFA et 11 977 095 francs CFA.

Dans la seconde moitié du classement, le Liptako a contribué à hauteur de 11 909 259 francs CFA. Les Kulsé et le Nazinon ont, pour leur part, mobilisé respectivement 11 375 759 francs CFA et 11 332 425 francs CFA. Le Nakambé arrive ensuite avec 10 901 448 francs CFA, suivi du Soum avec 10 407 033 francs CFA. La Tapoa et la Sirba ferment le classement, avec respectivement 10 189 969 francs CFA et 10 085 298 francs CFA.

Avec 74,673 millions de francs CFA, le Kadiogo représente à lui seul près du quart du montant total collecté. Le texte publié par le ministère relie notamment cette performance au poids démographique et économique de cette région qui abrite Ouagadougou, la capitale. Les contributions des autres régions se situent, quant à elles, entre 10 et 28 millions de francs CFA. Cette répartition permet de mesurer le niveau de participation territoriale à l’initiative Faso Mêbo à la date du 18 septembre.

À travers cette initiative, les autorités encouragent la mobilisation de contributions volontaires pour soutenir les actions nationales de développement. La situation publiée par le ministère de l’Économie et des Finances permet ainsi de suivre la participation des différentes régions au financement de Faso Mêbo.

Ouagadougou ouvre son École de guerre pour renforcer l’autonomie de sa formation militaire

Le Burkina Faso franchit une nouvelle étape dans la formation de ses hauts cadres militaires. Le pays a officiellement ouvert vendredi à Ouagadougou son École de guerre, destinée à préparer ses officiers supérieurs aux responsabilités stratégiques.

La cérémonie d’ouverture a été présidée par le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, au sein de l’Institut de l’enseignement militaire supérieur Tiéfo Amoro (IEMS-TA). Pour les autorités, la création de cette école doit contribuer à renforcer l’autonomie du Burkina Faso dans la formation de son élite militaire.

Une première promotion d’une dizaine d’auditeurs, tous burkinabè, inaugure ainsi ce nouveau dispositif de formation. Les enseignements porteront notamment sur la planification, le commandement, la conduite des opérations et l’analyse stratégique.

Pour le Premier ministre, la formation de cette élite militaire sur le territoire national constitue un enjeu lié à la souveraineté en matière de défense et de sécurité.

« On ne peut parler de souveraineté en matière de défense et de sécurité tant que nous allons continuer à envoyer notre élite militaire en formation ailleurs », a déclaré Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo.

L’objectif affiché est également de permettre au Burkina Faso de disposer de cadres capables de concevoir et de conduire les opérations à partir d’une approche adaptée à ses propres réalités. Selon le chef du gouvernement, cette doctrine devra notamment s’inspirer de l’expérience, des traditions et de l’histoire du pays.

Le chef d’état-major général des Armées, le général de division Moussa Diallo, a lui aussi insisté sur la nécessité pour un Etat de développer sa propre capacité de réflexion stratégique. Il estime qu’un pays qui veut assurer durablement sa sécurité doit pouvoir penser lui-même sa défense et ajuster ses réponses à son environnement stratégique.

S’adressant aux premiers auditeurs, il les a invités à aller au-delà de l’acquisition de connaissances. Leur formation devra également leur permettre de renforcer leurs capacités d’anticipation, de décision, de planification et de conception stratégique.

Le gouvernement entend accompagner le développement de cette nouvelle structure en lui fournissant les moyens nécessaires à son fonctionnement. À terme, les autorités ambitionnent de faire de l’IEMS-TA une référence dans la formation militaire, aussi bien à l’échelle sous-régionale qu’africaine et internationale.

Le procès de Lionel Bilgo et Vincent de Paul Kaboré suspendu par un débat sur la compétence du tribunal

Le procès de Lionel Bilgo et Vincent de Paul Kaboré, attendu ce vendredi 18 septembre 2026 au Tribunal de grande instance de Bobo-Dioulasso, s’est ouvert sur une question préalable. Le ministère public a contesté la compétence de la juridiction et demandé que le dossier soit transféré au pôle économique et financier (ECOFI), rapporte Justice Infos Burkina.

Initialement programmée le 4 septembre, l’audience avait été renvoyée à ce vendredi. Dès l’ouverture des débats, le parquet a soulevé la question de la juridiction habilitée à examiner les faits reprochés aux deux prévenus.

Pour le ministère public, certains éléments du dossier relèvent notamment du blanchiment de capitaux. Cette qualification justifierait, selon le parquet, que l’affaire soit examinée par le pôle spécialisé en matière économique et financière.

La défense a immédiatement contesté cette position. Les avocats de Lionel Bilgo et Vincent de Paul Kaboré ont soutenu que le Tribunal de grande instance de Bobo-Dioulasso dispose bien de la compétence nécessaire pour statuer sur l’affaire.

L’un des conseils de Lionel Bilgo a notamment fait valoir que le parquet connaissait déjà la nature des infractions reprochées aux prévenus. Il a rappelé que les procès-verbaux versés au dossier mentionnaient déjà des faits susceptibles de relever du blanchiment de capitaux, souligne Justice Infos Burkina.

Dans ces conditions, l’avocat estime que cet élément ne peut, à lui seul, justifier le dessaisissement du tribunal alors que le dossier avait déjà été porté devant cette juridiction.

Les avocats de la défense ont également demandé aux victimes présentes à l’audience de décliner leur identité. Ils ont par ailleurs rappelé que Lionel Bilgo est détenu depuis le 28 août 2026 et souhaité que le procès puisse se poursuivre.

Selon eux, les pièces complémentaires demandées lors de l’audience du 4 septembre ont désormais été produites. Ils ne voient donc aucun élément susceptible de justifier un transfert du dossier vers le pôle ECOFI. Le procureur n’a toutefois pas modifié sa position. Face aux arguments de la défense, il a maintenu sa demande de dessaisissement du Tribunal de grande instance de Bobo-Dioulasso.

« Je demande humblement au tribunal de se dessaisir du dossier au profit du pôle ECOFI », a déclaré le procureur.

Un autre avocat de Lionel Bilgo a ensuite attiré l’attention des juges sur les conséquences qu’un éventuel dessaisissement pourrait avoir pour la défense. Il a notamment évoqué les difficultés que cette décision pourrait entraîner dans le cadre d’une éventuelle demande de mise en liberté provisoire de son client.

Au terme des échanges entre le ministère public et les avocats, le tribunal a annoncé qu’il rendrait sa décision dans les heures suivantes. Cette décision doit déterminer si le Tribunal de grande instance de Bobo-Dioulasso poursuivra l’examen de l’affaire ou si le dossier sera orienté vers le pôle économique et financier.

Burkina Faso : plus de 1,4 million de déplacés internes sont retournés dans leurs localités d’origine

Le Burkina Faso affirme avoir enregistré le retour de plus de 1,4 million de personnes déplacées internes (PDI) dans leurs localités d’origine. Le gouvernement a présenté ce bilan au Haut-Commissaire des Nations unies pour les réfugiés, Barham Salih, actuellement en visite dans le pays.

L’information a été communiquée mercredi soir à Ouagadougou, à l’issue d’une séance de travail entre les autorités burkinabè et une délégation du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR).

La rencontre a notamment réuni le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, son homologue chargé de l’Administration territoriale, Emile Zerbo, ainsi que la ministre de la Solidarité, le lieutenant-colonel Passowendé Pélagie Kabré/Kaboré. La ministre déléguée auprès des Affaires étrangères, Bêbgnasgnan Stella Eldine Kabré/Kaboré, a également pris part aux échanges.

Au cours de la séance, les autorités ont exposé les avancées enregistrées dans le retour et la réinstallation des personnes déplacées internes. Elles ont également présenté leur volonté de faire évoluer progressivement la réponse apportée aux populations vulnérables, en passant d’une logique d’urgence à une approche davantage tournée vers leur autonomisation.

Dans ce cadre, le gouvernement a réaffirmé que le Burkina Faso demeure une terre d’hospitalité. Les autorités ont également renouvelé leur engagement en faveur de la protection des personnes déplacées de force et des autres populations vulnérables.

De son côté, le HCR a salué les efforts engagés par les autorités burkinabè dans la prise en charge des réfugiés et des apatrides. L’organisation onusienne a également relevé les avancées enregistrées dans le processus de retour des déplacés internes.

Présent sur le terrain, Barham Salih a insisté sur l’importance de cette visite. Selon lui, le contact direct avec les populations permet de mieux appréhender leurs réalités et d’aller au-delà des informations contenues dans les seuls rapports.

Les échanges entre les deux parties ont également porté sur la coopération entre le Burkina Faso et le HCR. Elles ont convenu de renforcer leur partenariat en l’adaptant davantage aux priorités et aux solutions définies par les autorités burkinabè.

Sur le plan institutionnel, le ministre des Affaires étrangères assure la présidence de la Commission nationale pour les réfugiés (CONAREF). La première vice-présidence revient à la ministre chargée de la Solidarité, tandis que le ministre de la Justice en assure la deuxième vice-présidence.

Avec plus de 1,4 million de retours annoncés, le gouvernement burkinabè présente ainsi le processus de retour des déplacés internes comme une évolution importante de sa réponse aux conséquences du déplacement de populations.