La fermeture du consulat du Burkina Faso en France entraîne des mesures provisoires pour les démarches administratives

Le Haut Conseil des Burkinabè de France a annoncé la fermeture du consulat du Burkina Faso en France, tout en assurant que des dispositions provisoires ont été mises en place afin de garantir la continuité de certaines démarches administratives au profit de la communauté burkinabè.

Dans un communiqué signé le 8 juillet 2026, l’institution indique maintenir un contact permanent avec les autorités compétentes afin de relayer, dans les meilleurs délais, les nouvelles consignes relatives aux services consulaires. En attendant, elle précise avoir récupéré les passeports déjà parvenus au consulat au plus tard le 25 juin. Les personnes concernées, qui avaient déjà été informées de leur disponibilité, pourront les retirer lors de permanences organisées à la Maison du Burkina, située au 12, rue Fessart, dans le 19ᵉ arrondissement de Paris.

Ces permanences se dérouleront de 11 h à 18 h les 11 et 12 juillet, le 14 juillet, ainsi que les 18 et 19 juillet. Elles permettront non seulement la remise des passeports disponibles, mais aussi l’information et l’accompagnement des membres de la communauté burkinabè dans leurs différentes démarches.

Pour les demandeurs n’ayant pas encore reçu de notification concernant l’arrivée de leur passeport, le Haut Conseil recommande d’établir une procuration au profit d’un proche résidant à Ouagadougou. Celui-ci pourra retirer le document auprès de la Direction générale des Burkinabè de l’extérieur. L’organisation précise que cette procuration devra être accompagnée d’une copie de la pièce d’identité du mandant, même expirée, puis transmise par courrier électronique à la personne désignée.

Dans l’attente de nouvelles dispositions concernant la reprise des services consulaires, le Haut Conseil invite les Burkinabè vivant en France à faire preuve de patience et à suivre attentivement les prochaines communications officielles.

L’organisation conclut son communiqué en remerciant l’ensemble de la communauté pour sa confiance, sa compréhension et son esprit de solidarité face à cette situation exceptionnelle.

L’AES et la Russie renforcent leur partenariat avec un mécanisme permanent de consultations

Réunis à Niamey à l’occasion de leur deuxième session ministérielle, les chefs de la diplomatie de la Confédération des États du Sahel (AES) et de la Fédération de Russie ont franchi une nouvelle étape dans leur rapprochement en signant un mémorandum instituant un mécanisme permanent de consultations diplomatiques. Cet accord vise à assurer un suivi régulier des engagements entre les deux parties et à consolider un partenariat désormais centré sur la sécurité, la diplomatie et le développement économique.

Autour de la table figuraient les ministres des Affaires étrangères Abdoulaye Diop pour le Mali, Karamoko Jean Marie Traoré pour le Burkina Faso, Bakary Yaou Sangaré pour le Niger, ainsi que leur homologue russe, Sergueï Lavrov. Ensemble, ils ont réaffirmé leur volonté d’approfondir une coopération fondée sur le respect mutuel, l’égalité souveraine des États, la non-ingérence et la défense d’intérêts communs.

Cette rencontre s’inscrit dans la continuité de la première session de consultations organisée à Moscou en avril 2025, au cours de laquelle les bases d’un partenariat couvrant les domaines de la sécurité, de la défense, de la diplomatie, de l’économie et du commerce avaient été posées. Satisfaits des avancées enregistrées depuis, les ministres ont adopté un plan de consultations pour la période 2026-2027.

À l’ouverture des travaux, le ministre malien Abdoulaye Diop a souligné que la coopération entre l’AES et la Russie ne se limitait plus au volet militaire, mais s’étendait désormais aux dimensions diplomatique, économique et commerciale, dans un contexte marqué par les défis sécuritaires et les pressions internationales. Sergueï Lavrov a, pour sa part, réaffirmé l’engagement de Moscou à développer un partenariat qu’il a qualifié de « mutuellement bénéfique » avec les États membres de la Confédération.

Le mémorandum signé à Niamey crée ainsi un cadre permanent de concertation entre les ministères des Affaires étrangères afin de renforcer la coordination politique et d’assurer la mise en œuvre des décisions prises lors des consultations.

Sur le plan sécuritaire, la Russie a renouvelé son engagement à accompagner le renforcement des capacités opérationnelles des armées des États membres de l’AES ainsi que de la Force unifiée de la Confédération (FU-AES). Les ministres ont insisté sur la nécessité d’intensifier cette coopération afin d’accélérer l’opérationnalisation de cette force régionale.

Dans leur communiqué final, les deux parties condamnent fermement les attaques terroristes visant les États de l’AES et appellent à un renforcement de leur coopération dans la lutte contre le terrorisme. Le texte évoque également l’implication présumée de certains acteurs étatiques extérieurs dans des actions jugées déstabilisatrices contre les pays de la Confédération.

Les ministres ont également convenu de renforcer leur coordination au sein des Nations unies et d’autres organisations internationales. Ils réaffirment leur volonté de promouvoir un ordre international qu’ils présentent comme plus équitable, fondé sur le respect de la souveraineté des États, tout en réitérant leur opposition au néocolonialisme.

Sur le plan économique, les deux parties entendent développer des projets structurants en s’appuyant notamment sur la Banque confédérale pour l’investissement et le développement (BCID-AES) ainsi que sur les institutions russes compétentes. Elles encouragent également le renforcement des échanges entre les opérateurs économiques, conformément à la feuille de route de l’an II de la Confédération.

Avant de rejoindre Niamey, Sergueï Lavrov avait été reçu, le 7 juillet à Addis-Abeba, par le président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf. Leurs échanges avaient porté sur la coopération entre la Russie et l’Union africaine, ainsi que sur les questions de paix et de sécurité sur le continent, en particulier dans la région du Sahel.

Conformément au principe d’alternance adopté par les deux partenaires, la troisième session des consultations ministérielles entre l’AES et la Russie se tiendra en 2027 en Fédération de Russie.

AES : Ibrahim Traoré dresse un bilan positif et appelle à l’unité face aux pressions extérieures

À l’occasion du deuxième anniversaire de la Confédération des États du Sahel, célébré ce dimanche, le capitaine Ibrahim Traoré, président du Burkina Faso et président en exercice de la Confédération, s’est adressé à la nation dans un message solennel marqué par un ton à la fois de satisfaction et de fermeté.

 

Dans cette prise de parole, il a salué ce qu’il considère comme des acquis « tangibles » de la feuille de route de l’An I, tout en appelant à une vigilance renforcée face aux pressions extérieures qu’il estime croissantes contre les États membres. Le chef de l’État burkinabè a dressé un bilan qu’il juge « positif et très satisfaisant », mettant en avant les avancées de la coopération entre les trois pays membres de l’AES, saluant notamment le leadership du général d’armée Assimi Goïta, et remerciant également le général Abdourahamane Tiani pour son « attachement indéfectible » aux idéaux confédéraux.

Selon lui, la coopération politique s’est considérablement renforcée, la coordination diplomatique progresse et les forces combattantes des trois États intensifient leur collaboration dans la lutte contre le terrorisme, dessinant une dynamique qu’il juge désormais irréversible. Mais derrière ce tableau, le président de l’AES a également dénoncé un environnement hostile, évoquant une « guerre économique et médiatique d’une ampleur jamais égalée » visant les trois pays, marquée selon lui par des campagnes de désinformation et des tentatives d’instrumentalisation des populations.

Il a néanmoins tenu à préciser que la Confédération n’est « dirigée contre aucun peuple, aucune nation, ni aucune organisation », la présentant comme un choix souverain orienté vers la sécurité et l’indépendance. Dans la perspective de l’An II, Ibrahim Traoré a fixé de nouvelles priorités centrées sur l’autodéfense collective, l’intégration économique, l’industrialisation, la souveraineté énergétique et alimentaire ainsi que la libre circulation des personnes et des biens au sein de l’espace confédéral, appelant les populations sahéliennes à s’approprier pleinement cette vision.

Sur le plan diplomatique, il a indiqué que l’AES poursuit ses consultations avec la Cédéao en vue d’un nouveau cadre de relations fondé sur le respect des choix souverains de chaque partie. Il a enfin conclu son message en appelant à l’unité et à la mobilisation collective pour bâtir « le Sahel de la paix, de la souveraineté, du développement et de la prospérité partagée » au sein de la Confédération des États du Sahel Confédération des États du Sahel.

Affiliés, préparez-vous : le trafic de la Globe Cup 26 entre dans sa phase la plus intense

La Globe Cup 26 bat son plein. À mesure que le tournoi avance, le trafic football devient plus ciblé, plus émotionnel et surtout plus sensible au timing.

Pour aider ses partenaires à exploiter pleinement cette phase décisive, 1xPartners, le programme d’affiliation officiel de 1xBet, a conçu le Guide du trafic Globe Cup 26. Ce manuel pratique rassemble des conseils sur le trafic football, le comportement des utilisateurs, les meilleurs moments pour publier et les possibilités de monétisation pendant le tournoi.

Comprendre les enjeux de la phase actuelle

À ce stade, les utilisateurs recherchent des contenus rapides, clairs et pertinents. Les présentations générales du tournoi perdent en efficacité au profit de sujets plus précis : quelle équipe se qualifiera, quel joueur peut faire basculer la rencontre, etc.

Le guide de 1xPartners aide les affiliés à comprendre cette évolution et à adapter leurs campagnes aux enjeux actuels, plutôt que de continuer à appliquer les stratégies utilisées pendant la phase de groupes.

Les temps forts en direct comme déclencheurs de trafic

Lors des matchs décisifs, les réactions des utilisateurs sont immédiates. Un but, un carton rouge ou une égalisation dans les dernières minutes peuvent transformer l’intérêt autour d’une rencontre et ouvrir une fenêtre de trafic brève, mais particulièrement précieuse.

C’est le moment de miser sur des contenus réactifs : actualités brèves, commentaires à chaud et publications simples permettant de remettre l’action dans son contexte. Le message doit être immédiat et facile à comprendre : le favori est sous pression ou la prolongation devient une possibilité réelle.

Élargir les contenus au-delà du vainqueur

À ce stade, se limiter au vainqueur du match peut réduire les possibilités de contenu. Certaines rencontres sont difficiles à pronostiquer, tandis que les cotes proposées sur les favoris ne sont pas toujours suffisamment attractives pour les utilisateurs.

Les affiliés peuvent élargir leur approche en créant des contenus autour de la qualification d’une équipe, du nombre total de buts ou des performances individuelles des joueurs. Ces formats offrent davantage de possibilités d’analyse et permettent d’éviter les publications répétitives centrées uniquement sur la question : « Qui va gagner ? » Des angles plus variés et plus pertinents peuvent également contribuer à améliorer les taux de conversion.

La finale mérite une campagne dédiée

La finale n’est pas simplement le dernier match du tournoi : elle représente un pic de trafic à part entière. De nombreux utilisateurs occasionnels, qui n’ont pas suivi les tours précédents, peuvent s’intéresser à la compétition uniquement à l’occasion de cette grande affiche.

Les affiliés doivent donc préparer en amont leurs contenus consacrés à la finale : présentation claire des finalistes, focus sur les joueurs clés et explications simples pour les utilisateurs qui souhaitent comprendre rapidement les principaux enjeux de la rencontre.

Le guide aide les partenaires à traiter cette période comme une campagne séparée, et non comme une simple journée de match. Cette distinction est essentielle, car la fenêtre d’opportunité est brève, la concurrence élevée et les émotions particulièrement fortes.

Exploiter le trafic après la finale

L’une des erreurs les plus fréquentes consiste à interrompre toute communication dès le coup de sifflet final. Le tournoi se termine, mais l’audience peut encore être redirigée vers d’autres contenus.

Après la compétition, les utilisateurs peuvent s’intéresser au football de clubs, à la nouvelle saison ou aux actualités reliant les joueurs à leurs équipes. Les supporters qui ont suivi les stars de leur sélection nationale peuvent, par exemple, être orientés vers les prochains matchs de leurs clubs.

Pourquoi ce guide est essentiel

Le Guide du trafic Globe Cup 26 ne se contente pas de présenter les grandes tendances du tournoi. Il s’agit d’un outil pratique destiné aux affiliés qui souhaitent comprendre ce qui fonctionne actuellement, quelles erreurs éviter et comment mieux exploiter le trafic généré par la compétition.

Il rassemble des conseils sur la psychologie de l’audience, les contenus en direct, la préparation de la phase finale et la fidélisation des utilisateurs après le tournoi. Pour les nouveaux partenaires, il constitue une introduction claire à l’univers de 1xPartners. Pour les affiliés déjà actifs, il permet d’ajuster les campagnes en cours tant que le tournoi continue de susciter un fort intérêt.

À retenir

Le potentiel de trafic de la Globe Cup 26 est loin d’être épuisé. Il est simplement devenu plus ciblé, plus émotionnel et plus dépendant du bon timing.

La phase de groupes reposait principalement sur la fréquence des matchs. La phase actuelle est dominée par les rencontres décisives, les réactions en direct et les grandes histoires du tournoi. La finale entraînera un nouveau pic de trafic majeur, tandis que la période qui suivra montrera quels affiliés sauront maintenir l’intérêt de leur audience.

Avec le Guide du trafic Globe Cup 26, 1xPartners offre aux affiliés une méthode pratique pour exploiter les dernières étapes du tournoi et préparer efficacement l’après-compétition.

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Conseil des ministres au Burkina Faso : création d’une Académie technologique, d’une cimenterie publique et réforme de plusieurs secteurs

Le gouvernement burkinabè a adopté, jeudi 2 juillet, une série de réformes touchant l’enseignement supérieur, l’industrie, l’eau, la justice, l’administration et l’action humanitaire, lors du Conseil des ministres présidé par le capitaine Ibrahim Traoré.

Parmi les principales décisions figure la création de l’Académie technologique du Faso (ATF), destinée à former au Burkina Faso des ingénieurs dans des domaines stratégiques tels que le nucléaire, l’aéronautique, la métallurgie, les métiers miniers, le digital, la cybersécurité et les télécommunications.

Le Conseil a également créé l’Agence nationale des bassins hydrographiques (ANABH), issue de la fusion des cinq agences de l’eau existantes. Cette nouvelle structure aura pour mission de renforcer la gestion intégrée des ressources en eau à l’échelle nationale.

Dans le secteur industriel, le gouvernement a approuvé la création de CIM SAHEL, une société d’économie mixte à participation publique majoritaire. Cette cimenterie publique vise à réguler le marché, lutter contre les pénuries et la spéculation, soutenir les grands projets d’infrastructures et créer plus de 2 400 emplois directs et indirects.

Le Conseil a aussi déclaré d’utilité publique urgente un projet de logements sociaux dans l’arrondissement n°6 de Ouagadougou, afin d’accélérer la mise en œuvre du programme immobilier de l’État.

Sur le plan administratif, deux nouveaux décrets réorganisent les horaires de travail et les modalités de la journée continue dans les administrations publiques et privées. Un autre décret renforce l’encadrement des interventions humanitaires afin d’améliorer leur coordination, leur traçabilité et leur conformité aux priorités nationales.

Dans le domaine judiciaire, le gouvernement a adopté de nouveaux textes sur les experts judiciaires, le fonctionnement du casier judiciaire et la nomination de membres de la Commission nationale de l’OHADA.

Le Conseil a également validé la nomination de Thierry Yvon Michel N’Goma comme ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Gabon auprès du Burkina Faso, avec résidence à Ouagadougou.

Enfin, plusieurs communications ont porté sur la coopération avec l’Italie en matière de gestion des catastrophes, le bilan du Mois du patrimoine burkinabè, l’organisation de la Semaine nationale de la médecine traditionnelle, ainsi que le lancement d’un projet d’autonomisation économique des femmes par la propriété intellectuelle.

Le Burkina Faso renforce son ambition nucléaire en adhérant à la Convention de Vienne sur la responsabilité civile

Le Burkina Faso poursuit son offensive diplomatique et institutionnelle pour encadrer le développement de l’énergie nucléaire civile. En franchissant une nouvelle étape dans son processus d’adhésion aux normes internationales, le pays réaffirme sa volonté de bâtir un programme nucléaire fondé sur la sûreté, la sécurité et la responsabilité.

Le 29 juin 2026, à Vienne, la représentante permanente du Burkina Faso auprès des organisations internationales, Maimounata Ouatta, a officiellement remis l’instrument d’adhésion du pays à la Convention de Vienne du 21 mai 1963 relative à la responsabilité civile en matière de dommages nucléaires au directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Mariano Grossi. Cette démarche vient consacrer un processus engagé au niveau national, depuis l’adoption de l’avant-projet de loi en Conseil des ministres jusqu’à son approbation par l’Assemblée législative du Peuple.

Au cours de la cérémonie, la diplomate burkinabè a réaffirmé la détermination des plus hautes autorités à faire du Burkina Faso un modèle en matière d’utilisation sûre et sécurisée du nucléaire civil. En retour, le directeur général de l’AIEA a salué le sérieux avec lequel le pays honore ses engagements internationaux et a renouvelé la disponibilité de l’Agence à accompagner Ouagadougou dans le développement de son programme nucléaire ainsi que dans les applications pacifiques de cette technologie.

La rencontre a également permis au Burkina Faso de mettre en avant les résultats de sa recherche scientifique. Maimounata Ouatta a présenté huit nouvelles variétés de riz développées par des chercheurs burkinabè grâce aux technologies nucléaires. Déjà homologuées, ces semences se distinguent par leur résistance aux aléas climatiques, leur cycle de production court permettant jusqu’à quatre récoltes par an, leur rendement élevé pouvant atteindre 11 tonnes à l’hectare et leurs qualités nutritionnelles adaptées à différents profils, notamment les nourrissons, les sportifs et les personnes diabétiques.

Ces avancées ont été saluées par Rafael Mariano Grossi, qui a estimé qu’elles illustrent la contribution du Burkina Faso aux objectifs de l’initiative « Atoms4Food » de l’AIEA. Il a également exprimé le souhait de faire de cette expérience burkinabè une référence dans l’utilisation pacifique des sciences et technologies nucléaires au service de la sécurité alimentaire et du développement.

À l’issue de cette rencontre, les deux parties ont convenu de renforcer leur coopération afin d’élargir les retombées des projets nucléaires civils et d’accompagner le Burkina Faso dans la mise en œuvre de ses ambitions dans ce domaine stratégique.

Ibrahim Traoré promeut deux hauts responsables militaires au grade de général des Forces armées

La hiérarchie militaire burkinabè enregistre une nouvelle évolution. Avec effet au 1er juillet 2026, le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, a décidé de promouvoir deux officiers supérieurs occupant des fonctions stratégiques au sein des Forces armées nationales, marquant ainsi une nouvelle étape dans le renforcement du haut commandement militaire.

Le chef de l’État a élevé le Chef d’état-major général des armées, Moussa Diallo, au grade de général de division. À la tête de l’état-major depuis décembre 2024, il pilote la coordination des opérations militaires et supervise la conduite des Forces armées nationales dans un contexte sécuritaire toujours exigeant.

Dans le même mouvement, le colonel Ismaël Kiswendsida Souampa Diaouari accède au grade de général de brigade. En poste depuis 2022 comme Chef d’état-major particulier de la Présidence du Faso, il assure la coordination des questions militaires auprès du Président du Faso et joue un rôle central dans l’organisation des affaires de défense relevant de la présidence.

Son parcours s’est également illustré en 2024 avec sa nomination à la présidence du Conseil d’administration de la Société des textiles des forces armées du Burkina Faso, une structure chargée de la fabrication et de la commercialisation de tenues professionnelles destinées aux usages militaires et civils.

À travers ces promotions, les autorités burkinabè distinguent deux officiers occupant des responsabilités majeures dans l’appareil militaire, tout en consolidant la chaîne de commandement des Forces armées nationales.

Burkina Faso : la réforme des bourses d’études expliquée à la presse

Face à la vague de rumeurs qui a enflammé les réseaux sociaux ces derniers jours autour du régime des bourses d’études, le gouvernement burkinabè a choisi la transparence en convoquant la presse à Ouagadougou, ce mercredi 1er juillet 2026. Objectif : lever les équivoques et expliquer une réforme qui suscite déjà de vifs débats dans l’opinion. Autour de la table, les responsables du ministère de l’Enseignement supérieur, de l’Innovation et de la Recherche scientifique ont défendu une mesure présentée comme une étape clé dans la refondation du système éducatif national, adoptée en Conseil des ministres le 25 juin 2026.

D’emblée, le secrétaire général du ministère, le professeur Samuel Paré, a replacé la réforme dans une vision globale visant à mieux encadrer la formation des étudiants burkinabè, tant sur le territoire national qu’à l’étranger. Selon lui, l’enjeu est clair : mieux orienter les profils formés, adapter les compétences aux priorités stratégiques du pays et constituer une base de données fiable sur les ressources humaines qualifiées afin d’en optimiser la valorisation. Dans cette logique, la nouvelle réglementation est présentée comme un outil de gouvernance et de planification, mais aussi comme un mécanisme de prévention et d’accompagnement des étudiants.

Le ministère insiste toutefois sur un point central : il ne s’agit pas de fermer les portes des études à l’international. Le professeur Paré a tenu à dissiper toute confusion, affirmant que l’exécutif ne remet nullement en cause la mobilité académique. Il assure au contraire que la réforme vise à moderniser la gestion des bourses, à renforcer la transparence des financements et à mieux intégrer les filières jugées prioritaires pour le développement du pays. Dans le même esprit, les autorités expliquent vouloir structurer davantage l’encadrement des parcours universitaires, sans limiter l’ouverture scientifique du Burkina Faso au reste du monde.

Parmi les principales innovations introduites par le nouveau décret figure une refonte profonde du système des bourses, désormais organisé en treize catégories distinctes. Trois dispositifs nouveaux attirent particulièrement l’attention : la bourse patriotique, qui permet à des personnes physiques ou morales de financer directement des études ou des recherches dans une logique d’engagement citoyen ; la bourse d’inscription, destinée à couvrir tout ou partie des frais académiques des étudiants orientés par l’État ; et la bourse spécifique d’indigence, conçue pour remplacer les anciennes aides et cibler plus précisément les étudiants en situation sociale difficile.

La réforme revoit également les critères d’attribution des bourses, désormais centrés sur les filières prioritaires définies par le ministère, le parcours académique du candidat, le niveau du diplôme, le mérite scolaire et l’âge. Fait notable, le critère lié aux revenus des parents disparaît du dispositif, marquant un changement d’approche dans l’évaluation sociale des bénéficiaires.

Autre point majeur de la réforme : l’introduction d’une autorisation préalable obligatoire pour tout étudiant burkinabè souhaitant poursuivre des études, une formation ou un stage à l’étranger, indépendamment de son mode de financement. Cette mesure concerne également les bénéficiaires de bourses dans des structures étrangères implantées au Burkina Faso. Pour les autorités, il s’agit d’un outil de régulation et de suivi des parcours académiques internationaux.

Afin de faciliter les démarches, le ministère annonce la mise en place prochaine d’une plateforme numérique entièrement dématérialisée, destinée à centraliser les demandes d’autorisation. Le traitement des dossiers devrait s’effectuer en 72 heures, sans déplacement physique, selon les assurances données par la directrice générale du Conseil à l’orientation universitaire et des bourses, le Pr Kuilpoko Marie Laure Sougoti/Guissou. Elle précise que la procédure sera gratuite, hormis les timbres administratifs, et que les pièces exigées seront prochainement détaillées dans un communiqué officiel.

Dans le même temps, les chiffres communiqués illustrent l’ampleur des enjeux : pour l’année académique 2025-2026, seuls 73 étudiants bénéficient actuellement d’une bourse d’État pour des études à l’étranger, tandis que le nombre total d’étudiants burkinabè non boursiers à l’extérieur n’est pas encore précisément établi par les services compétents.

Entre volonté de modernisation, encadrement renforcé et débats sur la liberté de mobilité académique, cette réforme s’impose déjà comme l’un des sujets éducatifs majeurs de l’année au Burkina Faso.

Le Burkina Faso valide un vaste programme de près de 220 milliards FCFA pour transformer en profondeur la santé et l’éducation

Dans une séance marquée par un consensus total, l’Assemblée législative de transition a donné son feu vert à deux accords de financement majeurs qui engagent l’avenir social du Burkina Faso à hauteur de près de 220 milliards de FCFA. Derrière ce vote unanime, se dessine une ambition claire : renforcer durablement les systèmes de santé et d’éducation, deux piliers considérés comme essentiels dans la stratégie nationale de développement et de résilience.

Portés principalement par l’Association internationale de développement du Groupe de la Banque mondiale, ces investissements s’inscrivent dans une dynamique de modernisation des services publics et de consolidation du capital humain dans un contexte national exigeant.

Le premier accord concerne le Projet de renforcement de la performance et de la résilience des systèmes de santé (PRPRSS), évalué à environ 103,7 milliards de FCFA, dont le financement repose largement sur un crédit concessionnel de l’IDA complété par un appui du Mécanisme de financement mondial. Prévu sur la période 2025-2030, ce programme ambitionne de toucher l’ensemble des 23,4 millions d’habitants du pays, avec une attention particulière portée à près de sept millions de personnes vivant dans des zones fragilisées par la crise sécuritaire.

Dans le détail, le projet prévoit la construction et la modernisation d’unités de soins critiques, la transformation de centres de santé en structures médicales communales, ainsi que le déploiement d’ambulances, de cliniques mobiles et d’équipements de gestion sanitaire, tout en renforçant la nutrition de millions de femmes et d’enfants et en formant des centaines d’agents de santé selon l’approche intégrée « One Health ».

Dans le même élan, les parlementaires ont validé le programme REPAIR, consacré à l’amélioration du système éducatif, pour un montant estimé à près de 115,9 milliards de FCFA, financé conjointement par l’IDA, le Partenariat mondial pour l’éducation et l’État burkinabè. Ce second projet vise plus de deux millions d’apprenants et environ 40 000 enseignants, avec la construction de complexes scolaires, de centaines de salles de classe et de structures préscolaires, ainsi que l’introduction d’outils numériques pour assurer la continuité pédagogique dans les zones confrontées à l’insécurité.

Selon les travaux de la commission des finances, les deux programmes affichent déjà des niveaux d’exécution jugés satisfaisants pour leur phase de démarrage, tandis que les mécanismes de gestion ont été activés pour accélérer les premiers décaissements. Au-delà des chiffres, ces engagements traduisent la volonté des autorités de Burkina Faso de renforcer les bases sociales du développement, en misant sur des services publics plus résilients, plus accessibles et mieux adaptés aux défis contemporains.

Attaques terroristes : les Forces combattantes neutralisent 400 assaillants

Le Burkina Faso affirme avoir déjoué l’une des offensives les plus importantes de ces dernières semaines. Le 30 juin, plusieurs positions des Forces combattantes ont été visées simultanément à Gayéri, Solhan et Sebba. Face à ces attaques coordonnées, les Forces armées nationales (FAN), appuyées par les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP), disent avoir riposté avec l’appui de moyens aériens, transformant ces assauts en une vaste opération de contre-offensive.

Dans un communiqué publié mercredi, l’état-major général des armées explique que les unités engagées ont réagi dès les premières heures des attaques, infligeant ce qu’il qualifie de « lourde défaite » aux assaillants. Selon le bilan communiqué par l’armée, plus de 400 terroristes ont été neutralisés au cours des combats.

Les opérations auraient également permis de récupérer un important matériel militaire abandonné par les assaillants. L’armée fait état de la saisie de plus de 250 motos, de 353 armes de différents calibres, de nombreuses munitions de guerre ainsi que de plusieurs moyens de communication.

Dans son communiqué, l’état-major souligne que ces attaques sont intervenues au lendemain de la rupture des relations diplomatiques entre le Burkina Faso et la France. Les autorités militaires estiment que les assaillants cherchaient à provoquer un lourd bilan parmi les civils et les forces engagées. Elles accusent également la France de soutenir les groupes terroristes, sans apporter d’éléments de preuve à l’appui de cette affirmation.

Au terme de ces affrontements, le Chef d’État-Major général des armées a salué l’engagement, la bravoure et le professionnalisme des Forces combattantes. Il a également rendu hommage aux trois militaires tués au combat, dont deux à Solhan et un à Gayéri, tout en adressant ses vœux de prompt rétablissement aux blessés.

Sur le terrain, les opérations de ratissage se poursuivent afin de retrouver les assaillants qui auraient pris la fuite. L’armée appelle enfin les populations à renforcer leur collaboration avec les Forces de défense et de sécurité en signalant tout comportement ou mouvement jugé suspect.