Pénurie de ciment : la BMCRF intercepte plusieurs camions lors d’une opération de contrôle à Ouagadougou

La Brigade Mobile de Contrôle Économique et de la Répression des Fraudes (BMCRF) a intensifié ses opérations de contrôle dans le secteur du ciment au Burkina Faso. Ce samedi 11 juillet 2026, plusieurs camions ont été interceptés à Ouagadougou lors d’une mission de vérification menée par les équipes de la brigade.

Sous la supervision du Coordonnateur général de la BMCRF, Sanibè Faho, plusieurs équipes ont été déployées à travers la capitale burkinabè afin de renforcer la surveillance du marché et veiller au respect des nouvelles mesures prises par les autorités.

Selon la brigade, cette opération intervient dans un contexte marqué par une pénurie persistante de ciment depuis plusieurs mois. Elle visait notamment à contrôler l’application des dispositions arrêtées par les pouvoirs publics pour réguler l’approvisionnement et la commercialisation de ce produit essentiel au secteur du bâtiment.

À l’issue des contrôles, plusieurs camions ont été interceptés. La BMCRF indique que les responsables concernés devront fournir des explications sur les irrégularités constatées, sans toutefois préciser à ce stade la nature exacte des manquements relevés.

À travers ces actions, les services de contrôle économique entendent renforcer la lutte contre les pratiques susceptibles de perturber le marché du ciment et protéger les consommateurs face aux tensions d’approvisionnement.

 

Viols sur des élèves mineures : le parquet fait appel des condamnations prononcées à Tenkodogo

Deux affaires de viols impliquant des personnes chargées de l’éducation de mineures continuent de susciter une vive émotion au Burkina Faso. Alors que le Tribunal de grande instance de Tenkodogo a reconnu coupables un instituteur et un maître coranique, le procureur du Faso estime que les décisions rendues méritent un nouvel examen. Dans un communiqué publié le 11 juillet 2026, il annonce avoir interjeté appel des jugements prononcés le 9 juillet afin que la Cour d’appel de Fada N’Gourma se prononce à nouveau sur ces dossiers.

Selon le parquet, les deux procédures lui avaient été transmises les 28 mai et 3 juin par la brigade territoriale de gendarmerie de Niaogho et la Brigade régionale de protection de l’enfance du Nakambé. Elles concernent des faits de viols présumés commis sur deux élèves mineures par des personnes investies d’une mission d’enseignement.

Le premier dossier vise un instituteur de l’école primaire publique de Béguédo D, poursuivi pour des faits reprochés sur une élève de son établissement. Le second concerne un maître coranique et imam de Tenkodogo, poursuivi pour des faits similaires concernant une enfant suivant son enseignement religieux. Selon le parquet, ces deux affaires ont conduit à des grossesses.

Poursuivis en flagrant délit sur le fondement de l’article 533-14 du Code pénal, les deux prévenus avaient été placés sous mandat de dépôt avant leur comparution. Le 9 juillet, le tribunal les a déclarés coupables. L’instituteur a été condamné à dix-sept mois d’emprisonnement, dont deux mois ferme, ainsi qu’à une amende de trois millions de FCFA, dont deux millions ferme. Le maître coranique a, pour sa part, écopé de dix-huit mois de prison, dont trois mois ferme, assortis de la même peine d’amende.

Le procureur du Faso précise également que les familles des victimes ne se sont pas constituées parties civiles et n’ont sollicité aucune indemnisation devant le tribunal. Elles ont plutôt souhaité que les condamnés prennent en charge les conséquences des faits, notamment le suivi des grossesses, les accouchements ainsi que les enfants à naître.

Considérant que ces décisions doivent être réexaminées, le parquet a relevé appel le 10 juillet 2026. Les deux condamnés demeurent en détention dans l’attente de la décision de la Cour d’appel de Fada N’Gourma.

Dans son communiqué, le procureur du Faso dit mesurer l’émotion suscitée par ces affaires au sein de l’opinion publique. Il appelle les populations au calme et à la confiance envers l’institution judiciaire, tout en réaffirmant la détermination du parquet à poursuivre avec fermeté les auteurs d’infractions portant atteinte aux personnes et aux mœurs.

Faso Mêbo : plus de 275 millions de FCFA mobilisés a la date du 10 Juillet, le Kadiogo en tête des contributions citoyennes

La mobilisation citoyenne autour de l’initiative Faso Mêbo continue de prendre de l’ampleur au Burkina Faso. Selon le dernier bilan publié par le ministère de l’Économie et des Finances, arrêté au 10 juillet 2026, les contributions enregistrées via la plateforme Faso Arzeka et la Banque des Dépôts du Trésor atteignent désormais 275 146 329 FCFA, illustrant l’engagement des populations en faveur de cette opération de contribution patriotique.

Le classement régional est largement dominé par le Kadiogo, qui totalise 66 989 802 FCFA, soit près d’un quart des ressources mobilisées à l’échelle nationale. La région devance le Yaadga, deuxième avec 25 629 467 FCFA, tandis que Bankui et Guiriko complètent le quatuor de tête avec respectivement 19 750 799 FCFA et 19 709 020 FCFA.

Au-delà de ce classement, les chiffres témoignent d’une participation relativement homogène sur l’ensemble du territoire. Sur les 17 régions concernées, 16 ont dépassé le seuil des 10 millions de FCFA de contributions, traduisant une adhésion nationale à cette initiative. Le Sourou enregistre ainsi 16,7 millions de FCFA, alors que le Nando et le Goulmou franchissent chacun la barre des 12 millions de FCFA.

Dans un contexte marqué par les défis sécuritaires, la région du Liptako ferme le classement avec 3 914 259 FCFA collectés. Malgré ce niveau inférieur aux autres régions, elle participe elle aussi à cet élan de solidarité nationale en faveur de l’initiative.

À travers ces résultats, les autorités mettent en avant la poursuite de la mobilisation citoyenne autour de Faso Mêbo, présentée comme un instrument de contribution patriotique reposant sur l’engagement volontaire des Burkinabè en faveur de l’effort national.

Les ministres de la Défense de l’AES reçus par Ibrahim Traoré pour accélérer le renforcement de la Force unifiée

Le président du Faso et président en exercice de la Confédération des États du Sahel (AES), le capitaine Ibrahim Traoré, a reçu ce vendredi 10 juillet à Ouagadougou les ministres de la Défense du Burkina Faso, du Mali et du Niger. Cette audience s’inscrit dans le cadre des travaux consacrés au renforcement des capacités opérationnelles de la Force unifiée de l’AES et à la mise en œuvre de la feuille de route de l’An II de la Confédération.

Autour du chef de l’État burkinabè se trouvaient le ministre d’État nigérien chargé de la Défense, le général d’armée Salifou Mody, le ministre délégué malien chargé de la Défense, le général de division Oumar Diarra, ainsi que le ministre d’État burkinabè de la Guerre et de la Défense patriotique, le général de division Célestin Simporé.

À l’issue de l’audience, le général Célestin Simporé a expliqué que cette rencontre de Ouagadougou vise à examiner les principaux textes devant encadrer le fonctionnement de la Force unifiée afin de lui donner un cadre juridique conforme à ses missions. Les ministres sont également venus recueillir les orientations du président de la Confédération avant la poursuite de leurs travaux et échanger sur la situation sécuritaire dans les trois pays membres.

Selon le porte-parole de la délégation, Ibrahim Traoré a insisté sur la nécessité de faire de la Force unifiée « le fer de lance » de la lutte contre le terrorisme et de la défense de la souveraineté des États de l’AES. Le président de la Confédération a également appelé les responsables militaires à se préparer à un conflit durable et de haute intensité.

« Nous devons prendre la mesure de la situation actuelle, qui n’est plus seulement une guerre contre le terrorisme, mais une guerre qui peut être de longue haleine, une guerre de haute intensité, et nous devons nous préparer tous à cela », a rapporté le général Simporé.

Interrogé sur les récentes attaques ayant visé plusieurs positions des Forces armées maliennes, le ministre burkinabè a assuré que la situation restait sous contrôle, aussi bien au Mali que dans l’ensemble de l’espace de l’AES.

Cette réunion intervient quelques jours après la session ministérielle AES-Russie organisée à Niamey, au cours de laquelle les partenaires ont réaffirmé leur volonté de renforcer leur coopération sécuritaire et d’accompagner l’opérationnalisation de la Force unifiée de la Confédération.

Burkina Faso : lancement de la première mine d’or publique

Le Burkina Faso franchit une nouvelle étape dans sa politique de souveraineté minière. Réuni en Conseil des ministres jeudi, le gouvernement a autorisé l’exploitation industrielle de la mine d’or de Bouboulou par SOPAMIB BOUBOULOU S.A., une filiale de la Société de Participation minière du Burkina (SOPAMIB). Cette décision marque le retour de l’État comme opérateur direct dans l’exploitation aurifère, avec un investissement estimé à plus de 32 milliards de FCFA.

Située dans la commune de Yako, dans la région du Yaadga, la mine dispose de réserves évaluées à 10,77 millions de tonnes de minerai, présentant une teneur moyenne de 0,64 gramme d’or par tonne et un taux de récupération métallurgique de 88 %. Les projections officielles font état d’une production de 7,27 tonnes d’or sur une période d’exploitation de quinze ans.

Pour le ministre de l’Énergie, des Mines et des Carrières, Yacouba Zabré Gouba, ce projet illustre un changement profond de la stratégie minière nationale. « C’est une révolution qui est en marche dans le secteur minier. C’est la rupture avec un modèle de concession passive pour que l’État lui-même puisse devenir un acteur industriel à part entière », a-t-il déclaré à l’issue du Conseil des ministres.

Au-delà de l’exploitation du gisement, les retombées économiques attendues sont importantes. Les autorités estiment que le projet générera près de 39 milliards de FCFA de recettes directes pour les finances publiques, hors dividendes. Les documents adoptés en Conseil des ministres prévoient notamment une contribution de plus de 34,5 milliards de FCFA au budget de l’État et plus de 4,4 milliards de FCFA au Fonds minier de développement.

Le dispositif intègre également les exigences environnementales. Une enveloppe de près de 966 millions de FCFA est ainsi prévue pour financer les opérations de réhabilitation et de fermeture du site à l’issue de son exploitation.

Sur le plan social, le projet devrait permettre la création et le maintien de plus de 1 200 emplois directs et indirects, renforçant ainsi son impact économique dans la région.

Cette décision s’inscrit dans la dynamique engagée depuis l’arrivée au pouvoir du capitaine Ibrahim Traoré, qui a multiplié les réformes destinées à renforcer le contrôle public sur les ressources minières du Burkina Faso, notamment à travers la montée en puissance de la SOPAMIB et la participation directe de l’État à l’exploitation de plusieurs gisements d’or.

La Police nationale recherche deux hommes soupçonnés d’avoir détourné plus de 72 millions de FCFA

La Police nationale a lancé un avis de recherche contre deux individus, Abdoul Aziz Zabré et Hamado Bande, activement recherchés dans le cadre d’une affaire présumée d’abus de confiance portant sur plus de 72 millions de francs CFA.

Selon un communiqué des services de police, les deux hommes sont soupçonnés d’être impliqués dans le détournement présumé d’une somme de 72 600 000 FCFA au préjudice du frère de l’un d’eux, dans la ville de Batié.

Les enquêteurs précisent que les dernières informations recueillies situeraient les deux suspects, l’un à Ouagadougou et l’autre à Kaya. Ils auraient toutefois quitté ces localités et seraient actuellement en fuite en direction du Ghana.

Face à cette situation, la Police nationale appelle à la vigilance et sollicite la collaboration de la population. Toute personne disposant d’informations susceptibles de permettre de localiser Abdoul Aziz Zabré ou Hamado Bande est invitée à contacter sans délai les numéros 61 78 82 86, 17, 16 ou 1010, ou à se rapprocher du service de sécurité le plus proche.

Les Douanes burkinabè saisissent 115 millions de FCFA de produits de contrebande à Ouagadougou

Les services des Douanes burkinabè ont porté un nouveau coup aux réseaux de contrebande. Ce jeudi 9 juillet 2026, à Ouagadougou, ils ont présenté une importante cargaison de produits alimentaires, sanitaires et phytosanitaires introduits frauduleusement sur le territoire national. Estimée à près de 115 millions de francs CFA, cette saisie illustre le renforcement des opérations menées pour protéger la santé des populations et préserver les recettes de l’État.

Exposées devant la presse dans un entrepôt des Douanes, les marchandises comprennent notamment des bidons d’huile végétale, des sacs de sucre, des cartons de médicaments, des produits phytosanitaires, des aphrodisiaques ainsi que des cartouches de cigarettes. Selon l’administration douanière, ces produits étaient destinés à être commercialisés en dehors des circuits officiels, échappant ainsi aux contrôles sanitaires, réglementaires et fiscaux.

Dans le détail, les agents ont saisi 36 870 litres d’huile végétale, 40 750 kilogrammes de sucre et 400 kilogrammes de farine de blé. L’opération a également permis de récupérer 34 cartons de produits vétérinaires, 13 cartons de Diclofénac et 7 cartons d’aphrodisiaques considérés comme non conformes aux normes en vigueur.

À ces produits s’ajoutent 18 696 litres d’herbicides non homologués conditionnés en bidons, 1 800 sachets de produits phytosanitaires ainsi que 264 cartouches de cigarettes introduites en violation de la réglementation. Pour les autorités douanières, l’absence de contrôle sur l’origine, la qualité et les conditions de conservation de ces marchandises constitue un risque réel pour la santé des consommateurs.

Les opérations ont également conduit à l’interception d’un car de transport de type Dinan transportant 146 bidons de 25 litres d’huile végétale et 60 sacs de sucre de 50 kilogrammes, soit près de trois tonnes de marchandises destinées à alimenter les circuits de contrebande.

Le Directeur général des douanes, l’inspecteur divisionnaire Dr Yves Kafando, a expliqué que cette saisie est le fruit d’un travail de renseignement et de surveillance mené sur le terrain. « Nous avons découvert que, dans la ville de Bittou, certains opérateurs malhonnêtes ont créé des magasins pour stocker des produits de contrebande qu’ils envoient vers les pays voisins. Lors d’une descente, nous avons constaté qu’il s’agissait bien de produits non conformes aux procédures », a-t-il déclaré.

Selon le patron des Douanes, cette opération met en évidence l’existence de réseaux structurés ayant mis en place des entrepôts clandestins afin de contourner les procédures douanières. De telles pratiques favorisent la circulation de produits échappant aux contrôles sanitaires et fiscaux, au détriment de la sécurité des consommateurs et d’une concurrence équitable.

À travers cette nouvelle saisie, la Direction générale des douanes réaffirme sa détermination à intensifier la lutte contre les réseaux de fraude. En renforçant les actions de renseignement et les contrôles sur le terrain, elle entend protéger les populations contre les produits non conformes tout en préservant les intérêts économiques et fiscaux du Burkina Faso.

Le Mali adopte une nouvelle loi pour réorganiser sa défense et renforcer sa sécurité nationale

Le Mali franchit une nouvelle étape dans la refonte de son appareil sécuritaire. Réuni ce jeudi 9 juillet 2026, le Conseil national de Transition (CNT) a adopté le projet de loi portant organisation générale de la défense et de la sécurité, un texte qui modernise le cadre juridique en vigueur depuis 2004 afin de l’adapter aux nouvelles réalités sécuritaires, notamment la lutte contre le terrorisme, la sécurité intérieure et la cyberdéfense.

Adopté en Conseil des ministres le 25 juin avant son examen par l’organe législatif de la Transition, le texte vise à corriger les insuffisances constatées dans l’application de l’ancienne loi du 23 novembre 2004 et à prendre en compte les évolutions géopolitiques, géostratégiques et sécuritaires auxquelles le pays est confronté.

La réforme redessine l’architecture nationale de défense et de sécurité en intégrant désormais la sécurité intérieure et la cyberdéfense au dispositif de sécurité nationale. Elle clarifie également les responsabilités entre le président de la République, le gouvernement et les différents ministres concernés, tout en consacrant l’unicité du commandement opérationnel autour du chef d’état-major général des Armées dans le cadre de la défense opérationnelle du territoire.

Le nouveau dispositif prévoit en outre la création du Conseil de sécurité nationale et du Comité de défense nationale, deux organes chargés d’orienter et de coordonner la politique sécuritaire sous l’autorité du président de la République. Ces nouvelles structures se substituent au Conseil supérieur de défense et au Comité de défense nationale prévus par l’ancien cadre juridique.

Devant les membres du CNT, le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le général Daouda Aly Mohammedine, a présenté cette réforme comme une mise à jour devenue nécessaire après plus de vingt ans d’application de la législation précédente. Il a également insisté sur le renforcement de l’administration territoriale, l’implication des autorités traditionnelles dans la lutte contre le terrorisme ainsi que les besoins en recrutement et en équipements des forces de défense et de sécurité.

Le texte élargit par ailleurs le rôle des collectivités territoriales, des services déconcentrés, de la société civile et des populations dans la préparation et la mise en œuvre de la défense civile. Le ministère des Affaires étrangères voit également ses missions renforcées, avec la responsabilité de porter les orientations de la politique nationale de sécurité sur le plan diplomatique et de développer la coopération internationale dans ce domaine.

L’adoption de cette loi intervient dans un contexte de pression sécuritaire persistante. Quelques jours auparavant, le 4 juillet, plusieurs positions des Forces armées maliennes (FAMa), notamment à Anéfis, Gao, Aguel-Hoc, Sévaré et Kéniéroba, avaient été visées par des attaques coordonnées. Cette réforme s’inscrit également dans la réorganisation plus globale de l’outil de défense malien engagée depuis le départ de l’opération Barkhane en 2022 et la fin de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) en 2023.

Guinée : un jeune Burkinabè retrouvé mort dans un puits a Kankan une enquête est ouverte pour déterminer les circonstances du drame

Une découverte tragique a bouleversé les habitants du quartier Saman, à Kankan. Abdoulaye, un jeune ressortissant burkinabè qui résidait dans une concession du quartier, a été retrouvé sans vie au fond d’un puits familial. Les circonstances exactes de sa mort restent encore inconnues et une enquête a été ouverte par les autorités compétentes.

La scène a été découverte après que les effets personnels du jeune homme, notamment ses chaussures et son chapeau, ont été retrouvés au bord du puits. Ansou Keïta, chef de famille et premier témoin de la situation, raconte les moments qui ont précédé la découverte du corps.

« Ce matin, j’étais couché, ma femme est sortie pour puiser de l’eau dans le puits. C’est ainsi qu’elle a trouvé les chaussures et le chapeau d’Abdoulaye au bord du puits. Elle a essayé de le chercher dans les alentours, mais elle ne l’a pas retrouvé. Elle est aussi allée dans sa chambre, mais il n’y était pas non plus », explique-t-il.

Alerté par son épouse, Ansou Keïta dit avoir entrepris des recherches avec les autres membres de la famille avant de suspecter une présence dans le puits. « J’ai pris un long bâton que j’ai fait descendre dans le puits. Le bâton s’est accroché à son habit et, en le remontant, je l’ai aperçu au fond du puits », poursuit-il.

Le chef de famille affirme qu’Abdoulaye ne présentait aucun trouble psychique connu. Il évoque toutefois certaines habitudes du jeune homme. « Il ne souffrait d’aucune maladie psychique. La seule chose que je sais de lui, c’est qu’il consommait de la cigarette et de l’alcool », a-t-il indiqué.

Informé de la situation, le chef du quartier Saman a rapidement saisi les autorités afin de permettre l’intervention des services compétents. Sidiki Kankou Condé explique avoir alerté les forces de sécurité après avoir reçu les premières informations.

« Quand j’ai été informé, j’ai réuni les membres de mon bureau, le doyen ainsi que le maire pour recevoir des instructions. Le maire m’a demandé d’informer les services de sécurité. Je me suis rendu au commissariat pour faire la déclaration et le commissaire a dépêché une équipe composée de membres de la Croix-Rouge afin de m’accompagner sur les lieux et procéder à l’extraction du corps du puits », raconte-t-il.

Selon certains témoignages, le jeune homme aurait été vu la veille dans un état d’ébriété avancé. « Les personnes qui l’ont vu hier soir nous ont fait croire qu’il était totalement sous l’emprise de l’alcool », précise le chef de quartier.

Mais une autre hypothèse est également évoquée par des proches de la victime. Selon la famille qui l’hébergeait, Abdoulaye aurait tenté, dans la journée précédant le drame, de descendre dans le puits afin de récupérer un support utilisé pour puiser de l’eau, tombé accidentellement à l’intérieur. Une initiative à laquelle les femmes de la concession se seraient opposées.

À ce stade, aucune conclusion définitive n’a été établie sur les circonstances du décès. Les autorités poursuivent les investigations afin de déterminer s’il s’agit d’un accident ou d’une autre éventualité.

Autoroute Ouagadougou-Bobo-Dioulasso : la Brigade Laabal intervient contre des orpailleurs clandestins sur le chantier

Le chantier de l’autoroute Ouagadougou-Bobo-Dioulasso poursuit son avancée, mais fait face à des actes d’incivisme qui perturbent les opérations sur le terrain. Alors que les travaux de nettoyage progressent sur cette infrastructure stratégique portée par le président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, la Brigade Laabal a dû intervenir pour protéger l’emprise réservée à la future autoroute.

Sur les 332 kilomètres prévus, 232 kilomètres avaient déjà été nettoyés en janvier dernier grâce à la mobilisation continue des équipes techniques, engagées jour et nuit pour préparer le terrain. Mais sur certaines portions du tracé, notamment dans la zone de Boromo, une nouvelle difficulté est apparue : l’exploitation clandestine de l’or.

Des orpailleurs illégaux ont été surpris en pleine activité sur l’espace destiné à accueillir l’infrastructure. En creusant de profondes excavations à la recherche de minerais, ils compromettaient les travaux de terrassement et mettaient en danger les efforts déployés par les équipes de génie civil.

Alertée de la situation, la Brigade Laabal est intervenue pour interpeller les personnes impliquées. Les contrevenants ont ensuite été soumis à des travaux d’intérêt général, une mesure visant à leur faire prendre conscience de l’impact de leurs actes sur un projet d’intérêt national. Reconnaissant leurs torts, ils ont exprimé leurs regrets et appelé d’autres personnes à ne pas reproduire ces comportements.

Pendant ce temps, les équipes techniques poursuivent leur mission avec détermination. Répartis sur quatre postes stratégiques, de Yimdi à Bobo-Dioulasso, ingénieurs et ouvriers maintiennent le rythme des travaux afin de respecter les échéances fixées.

À travers cette intervention, la Brigade Laabal réaffirme son engagement dans la protection des initiatives de développement et la lutte contre les comportements susceptibles de ralentir les projets publics. Les autorités invitent les populations à faire preuve de civisme et de responsabilité, rappelant que la construction du Burkina Faso repose aussi sur la préservation des investissements collectifs et le respect de l’intérêt général.