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Le Burkina Faso valide un vaste programme de près de 220 milliards FCFA pour transformer en profondeur la santé et l’éducation

Dans une séance marquée par un consensus total, l’Assemblée législative de transition a donné son feu vert à deux accords…

Dans une séance marquée par un consensus total, l’Assemblée législative de transition a donné son feu vert à deux accords de financement majeurs qui engagent l’avenir social du Burkina Faso à hauteur de près de 220 milliards de FCFA. Derrière ce vote unanime, se dessine une ambition claire : renforcer durablement les systèmes de santé et d’éducation, deux piliers considérés comme essentiels dans la stratégie nationale de développement et de résilience.

Portés principalement par l’Association internationale de développement du Groupe de la Banque mondiale, ces investissements s’inscrivent dans une dynamique de modernisation des services publics et de consolidation du capital humain dans un contexte national exigeant.

Le premier accord concerne le Projet de renforcement de la performance et de la résilience des systèmes de santé (PRPRSS), évalué à environ 103,7 milliards de FCFA, dont le financement repose largement sur un crédit concessionnel de l’IDA complété par un appui du Mécanisme de financement mondial. Prévu sur la période 2025-2030, ce programme ambitionne de toucher l’ensemble des 23,4 millions d’habitants du pays, avec une attention particulière portée à près de sept millions de personnes vivant dans des zones fragilisées par la crise sécuritaire.

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Dans le détail, le projet prévoit la construction et la modernisation d’unités de soins critiques, la transformation de centres de santé en structures médicales communales, ainsi que le déploiement d’ambulances, de cliniques mobiles et d’équipements de gestion sanitaire, tout en renforçant la nutrition de millions de femmes et d’enfants et en formant des centaines d’agents de santé selon l’approche intégrée « One Health ».

Dans le même élan, les parlementaires ont validé le programme REPAIR, consacré à l’amélioration du système éducatif, pour un montant estimé à près de 115,9 milliards de FCFA, financé conjointement par l’IDA, le Partenariat mondial pour l’éducation et l’État burkinabè. Ce second projet vise plus de deux millions d’apprenants et environ 40 000 enseignants, avec la construction de complexes scolaires, de centaines de salles de classe et de structures préscolaires, ainsi que l’introduction d’outils numériques pour assurer la continuité pédagogique dans les zones confrontées à l’insécurité.

Selon les travaux de la commission des finances, les deux programmes affichent déjà des niveaux d’exécution jugés satisfaisants pour leur phase de démarrage, tandis que les mécanismes de gestion ont été activés pour accélérer les premiers décaissements. Au-delà des chiffres, ces engagements traduisent la volonté des autorités de Burkina Faso de renforcer les bases sociales du développement, en misant sur des services publics plus résilients, plus accessibles et mieux adaptés aux défis contemporains.

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