Pénurie de ciment au Burkina Faso : le gouvernement serre la vis et menace de saisir les cargaisons irrégulières

Face à une pénurie de ciment qui dure depuis plus de quatre mois, les autorités burkinabè passent à une nouvelle phase dans leur stratégie de contrôle du marché. À Ouagadougou, le jeudi 11 juin 2026, le coordonnateur général de la Brigade mobile de Contrôle économique et de la Répression des Fraudes (BMCRF), Sanibè Faho, a annoncé un renforcement des mesures de surveillance visant les circuits de distribution du ciment.

Désormais, les cimenteries, les distributeurs et les grossistes devront renseigner des fiches permettant aux services de contrôle de suivre l’état des stocks et leur mise sur le marché. Plus ferme encore, la BMCRF prévient qu’à compter du 11 juin 2026, tout camion quittant une usine ou circulant sans les documents requis verra sa cargaison saisie et confisquée, tandis que les acteurs concernés s’exposeront aux sanctions prévues par la réglementation.

Cette décision intervient dans un contexte marqué par une tension persistante sur le marché national. Depuis plusieurs mois, le Burkina Faso fait face à une insuffisance de l’offre de ciment, une situation attribuée à plusieurs facteurs affectant la production et favorisant, selon les autorités, des pratiques spéculatives chez certains distributeurs.

Pour éclairer l’opinion publique sur cette crise, la BMCRF a présenté les résultats de ses investigations. Les enquêtes ont révélé l’existence de pratiques commerciales illicites susceptibles de perturber le fonctionnement normal du marché, de fausser la concurrence et de porter préjudice aux consommateurs.

Parmi les difficultés identifiées figurent les lenteurs dans les formalités douanières et de transit, notamment en Côte d’Ivoire, d’où provient une part importante des matières premières utilisées dans la fabrication du ciment. Les autorités évoquent également les perturbations de l’alimentation électrique, marquées par des délestages et des baisses de tension, la diminution de l’offre de camions liée au déclassement des véhicules hors gabarit ainsi que la forte demande provoquée par les nombreux chantiers publics et privés en cours dans le pays.

Cette situation suscite de vives préoccupations, le ciment occupant une place stratégique dans les secteurs du bâtiment, des travaux publics et du développement des infrastructures.

Selon Sanibè Faho, le gouvernement a multiplié les concertations avec les principaux acteurs de la filière afin d’identifier les difficultés et d’apporter des réponses adaptées. Plusieurs mesures ont ainsi été mises en œuvre pour améliorer l’alimentation électrique des unités de production, faciliter l’approvisionnement en matières premières et renforcer les conditions de transport.

Les efforts entrepris aux frontières avec la Côte d’Ivoire et le Togo ont également permis une amélioration de l’approvisionnement en clinker, principal intrant utilisé dans la fabrication du ciment. Cette évolution contribue, selon les autorités, à renforcer les capacités de production des industries nationales.

Les premiers résultats commencent à se faire sentir. La production nationale de ciment est passée de 169 531 tonnes durant la première quinzaine de mars 2026 à 185 888,94 tonnes à la fin du mois de mai, soit une progression de 9,65 %. Pour la BMCRF, cette hausse témoigne de l’efficacité des mesures engagées, même si elle demeure insuffisante pour répondre à une demande particulièrement soutenue.

Dans ce contexte, les services de contrôle économique assurent rester pleinement mobilisés pour lutter contre la spéculation, les pratiques frauduleuses et toutes les formes de concurrence déloyale. Le gouvernement entend également poursuivre un suivi rapproché de la production, de la distribution et de la commercialisation du ciment, tout en veillant à la transparence des circuits d’approvisionnement et au maintien des prix officiels, fixés à 100 000 FCFA la tonne pour le CPJ 35 et à 115 000 FCFA pour le CPA 45.

Les autorités comptent désormais sur un suivi quotidien des quantités produites et distribuées, ainsi que sur la collaboration des populations, pour assurer l’efficacité des nouvelles mesures et stabiliser le marché.

Cette stratégie s’inscrit dans la continuité des opérations déjà menées sur le terrain. À la mi-avril, la BMCRF avait contrôlé 122 acteurs à Ouagadougou, dont 40 étaient en infraction avec la réglementation. Cette opération avait conduit à la saisie et à la confiscation de 126 tonnes et 17 sacs de ciment, notamment pour défaut d’affichage des prix, pratique de prix illicite, absence de factures ou encore stockage clandestin.

Mali : une trajectoire budgétaire ambitieuse fixée pour 2027-2029

Le gouvernement malien a examiné son cadre budgétaire 2027-2029 avec des projections économiques et fiscales ambitieuses.

Réuni en Conseil des ministres le 10 juin 2026, le gouvernement malien a examiné une communication écrite portant sur le Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle (DPBEP) couvrant la période 2027-2029. Ce cadre stratégique, qui sert de référence à l’élaboration des futurs projets de loi de finances, retient une croissance réelle moyenne de 6,5 % ainsi qu’un coût annuel moyen de l’action gouvernementale estimé à 4 382,9 milliards de FCFA.

Ce document de planification définit les hypothèses économiques, les perspectives de recettes, les charges prévisionnelles, les objectifs d’équilibre budgétaire et les priorités de financement public sur un horizon d’au moins trois ans. Il s’inscrit dans la mise en œuvre de « Mali kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma » ainsi que de la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable 2024-2033, selon le communiqué du Conseil des ministres.

Dans ses projections, l’exécutif mise sur une dynamique économique soutenue, portée notamment par une amélioration attendue de la situation sécuritaire, la poursuite des réformes structurelles et une meilleure mobilisation des ressources internes. Sur cette base, la croissance réelle moyenne est fixée à 6,5 % sur la période 2027-2029.

L’un des axes majeurs du cadrage repose sur le renforcement de la pression fiscale. Le gouvernement ambitionne un taux moyen de 14,6 % sur la période, avec une progression graduelle allant de 13,9 % en 2027 à 14,7 % en 2028, puis 15,1 % en 2029. Cette évolution traduit la volonté des autorités de consolider les recettes de l’État dans un contexte où le financement public dépend largement de la performance des régies financières, de l’élargissement de l’assiette fiscale et de l’amélioration du recouvrement.

Le coût global de mise en œuvre des politiques publiques sur la période est évalué à 4 382,9 milliards de FCFA en moyenne annuelle. Ce niveau de dépenses reflète l’ampleur des besoins de financement du pays, entre exigences sécuritaires, investissements en infrastructures, programmes sociaux et poursuite des réformes économiques.

Cette projection intervient dans la continuité de la loi de finances 2026, qui prévoit 3 057,8 milliards de FCFA de recettes budgétaires pour 3 578,2 milliards de FCFA de dépenses, soit un déficit dépassant 520 milliards de FCFA. Ces chiffres donnent un aperçu des contraintes budgétaires actuelles et éclairent les ambitions du futur cadrage, fondé sur une croissance plus robuste et une augmentation progressive des ressources fiscales.

Conformément à la loi organique relative aux lois de finances adoptée en août 2025, ce document fera également l’objet d’un débat d’orientation budgétaire. Cette étape institutionnelle permettra d’examiner les grandes lignes de la politique budgétaire avant la préparation du projet de loi de finances.

À Bamako, l’équation reste délicate : soutenir la croissance, renforcer la mobilisation des recettes, contenir les dépenses publiques et financer les priorités nationales. La réussite de cette trajectoire dépendra de plusieurs facteurs, dont l’évolution de la situation sécuritaire, la performance du secteur agricole, les recettes minières, le dynamisme du commerce, l’accès aux financements et la poursuite des réformes engagées.

Controverse autour des Étalons en Russie : la FBF dénonce des informations erronées et rétablit les faits

La Fédération burkinabè de football a démenti les rumeurs d’abandon des Étalons en Russie, évoquant des contraintes administratives et logistiques rapidement résolues.

La Fédération burkinabè de football (FBF) a tenu à mettre fin à la polémique née sur les réseaux sociaux autour d’un prétendu abandon des Étalons lors de leur arrivée en Russie. Dans une mise au point publiée mercredi, l’instance dirigeante du football burkinabè a fermement rejeté ces informations, assurant qu’aucun membre de la délégation n’a été laissé à son sort. Elle explique que les difficultés rencontrées relèvent uniquement de contraintes administratives et logistiques indépendantes de sa volonté.

Selon la FBF, les désagréments constatés à l’arrivée de la sélection à l’hôtel sont liés aux procédures d’entrée sur le territoire russe, qui ont entraîné un temps d’attente inhabituel. La fédération précise que la situation s’est compliquée après le déplacement des Étalons en Biélorussie, dans le cadre de leur deuxième match de la fenêtre FIFA face aux Ailes Blanches. Les autorisations initialement délivrées ne permettaient pas un retour immédiat en Russie après cette sortie du territoire, ce qui a temporairement perturbé les formalités administratives ainsi que l’organisation de l’hébergement.

À ces contraintes administratives se sont ajoutés des imprévus logistiques liés au transport aérien, notamment l’annulation de certains vols de Turkish Airlines à destination de Ouagadougou, obligeant à une reprogrammation des billets de retour et prolongeant involontairement le séjour de la délégation.

Face à cette situation, la fédération indique avoir immédiatement mobilisé ses services compétents, en coordination avec l’ambassade du Burkina Faso en Russie, les autorités russes ainsi que les différents partenaires impliqués dans l’organisation du déplacement. Ces démarches ont permis un retour progressif à la normale, avec une prise en charge complète de l’ensemble de la délégation des Étalons dans des conditions d’hébergement jugées satisfaisantes, en attendant leur retour à Ouagadougou prévu ce jeudi.

La FBF a tenu à remercier les autorités russes ainsi que la représentation diplomatique burkinabè pour leur accompagnement dans la gestion de cette situation. Elle a également invité l’opinion publique à privilégier les canaux officiels pour toute information relative aux sélections nationales, afin d’éviter la diffusion de contenus erronés.

Enfin, la Fédération burkinabè de football annonce son intention de saisir les autorités compétentes afin d’identifier l’origine des informations diffusées sur les réseaux sociaux, qu’elle estime préjudiciables à l’image de l’équipe nationale et à celle du football burkinabè.

Burkina Faso : l’« Emprunt patriote » dépasse son objectif avec 151,5 milliards FCFA mobilisés

Le Burkina Faso a franchi une étape importante dans sa stratégie de financement en réussissant la première émission de son « Emprunt patriote ». Destinée à mobiliser les ressources de la diaspora et des investisseurs, l’opération a permis de lever 151,5 milliards FCFA, dépassant largement l’objectif initial fixé à 125 milliards FCFA.

D’après des informations rapportées par le média économique Financial Afrik, cette première phase de souscription, achevée le 6 juin 2026, a suscité un fort engouement, témoignant de la confiance accordée à ce nouveau mécanisme de financement.

Lancée officiellement le 6 mai par le ministre de l’Économie et des Finances, Aboubakar Nacanabo, cette initiative avait pour ambition de renforcer la mobilisation de l’épargne nationale tout en impliquant davantage les Burkinabè vivant à l’étranger dans le financement du développement du pays.

Le dispositif reposait sur deux catégories d’obligations. La première tranche, évaluée à 45 milliards FCFA, propose une échéance de cinq ans avec un taux de rendement de 6,75 %. La seconde, d’un montant de 80 milliards FCFA, est assortie d’une maturité de sept ans et offre un intérêt de 6,85 %.

Les fonds recueillis seront orientés vers plusieurs projets jugés prioritaires par les autorités. Ils devront notamment contribuer à la création d’une zone franche agroalimentaire, au renforcement des infrastructures énergétiques, à la réalisation de programmes de logements sociaux et au développement du réseau routier.

À travers cette opération, le gouvernement burkinabè entend réduire sa dépendance aux modes de financement traditionnels et mettre en place un outil pérenne capable de canaliser les ressources de la diaspora vers des investissements productifs et des projets structurants pour l’économie nationale.

AES : le Premier ministre burkinabè appelle la radio Daandé Liptako à porter le récit sahélien

Reçu par le chef du gouvernement burkinabè, le Conseil d’administration de la radio confédérale « Daandé Liptako » a présenté les conclusions de sa première session, mettant en avant la mission du média dans la diffusion du récit porté par les peuples de l’Alliance des États du Sahel (AES).

Le Premier ministre burkinabè, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a souligné le caractère stratégique de ce nouvel outil médiatique dans le contexte actuel, marqué par une forte compétition informationnelle et des enjeux géopolitiques dans la région sahélienne.

La délégation du Conseil d’administration, récemment installée le 8 juin à Ouagadougou, était conduite auprès du chef du gouvernement par le ministre de la Communication, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo. Elle est venue rendre compte des travaux de sa première session officielle.

Selon la présidente du Conseil d’administration, Moussokoura Konaté, huit projets de délibération ont été adoptés au cours de cette réunion inaugurale. Ils concernent notamment la structuration de la direction générale, la définition du budget de lancement, l’élaboration de la feuille de route éditoriale ainsi que la mise en place du statut du personnel.

Elle a indiqué que ces décisions permettent désormais à la Direction générale de disposer d’un cadre juridique, réglementaire et stratégique pour lancer officiellement les activités de la radio confédérale.

Le Premier ministre a salué ces avancées, estimant que les autorités de l’AES accordent une importance particulière à la communication, qu’elles considèrent comme un instrument essentiel dans ce qu’elles qualifient de bataille informationnelle.

Il a également appelé le média à jouer pleinement son rôle dans la construction d’un narratif propre à l’espace sahélien, fondé sur la paix, la souveraineté, la cohésion sociale et la valorisation des peuples de la région.

« La radio ne sera pas évaluée sur sa neutralité, mais sur sa capacité à porter la voix des peuples de l’AES », a-t-il affirmé.

Créée comme média commun aux États membres de la Confédération AES, « Daandé Liptako » ambitionne de devenir un instrument de communication et d’influence, destiné à porter une lecture endogène des réalités sahéliennes dans un environnement informationnel concurrentiel.

Sunderland met fin à l’aventure de l’international burkinabè Bertrand Traoré

L’aventure de Bertrand Traoré à Sunderland AFC arrive à son terme. Le club anglais a officialisé, ce mercredi 10 juin 2026, sa décision de ne pas activer l’option d’une année supplémentaire prévue dans le contrat de l’international burkinabè.

Recruté pour apporter son vécu et son impact au sein des Black Cats, l’attaquant ne poursuivra donc pas son parcours en Angleterre. Dans un communiqué publié le même jour, Sunderland AFC a confirmé son départ tout en remerciant le joueur pour son passage au club.

Son expérience en Championship aura toutefois été perturbée par des blessures récurrentes. Éloigné des terrains à plusieurs reprises, l’ancien capitaine des Étalons n’a disputé que douze rencontres toutes compétitions confondues, pour un bilan d’un seul but inscrit.

À 30 ans, Bertrand Traoré se retrouve désormais sans club. Fort d’un parcours riche à travers plusieurs championnats européens, il dispose néanmoins d’un vécu qui pourrait intéresser plusieurs formations en quête d’expérience offensive.

Ce départ marque ainsi la fin d’une étape en Angleterre et ouvre une nouvelle période d’incertitude pour l’attaquant burkinabè. Le prochain mercato estival sera déterminant pour la suite de sa carrière, avec l’objectif de retrouver un projet sportif stable et un temps de jeu régulier.

Burkina Faso : la mine de Mana inaugure un centre multimédia pour les jeunes de Wona

La mine de Mana, filiale du groupe Endeavour Mining implantée dans la province des Balé, région des Bankui, a inauguré le lundi 8 juin 2026 le Centre Multimédia des Jeunes de Wona. Cette nouvelle infrastructure vise à renforcer l’accès des jeunes aux outils numériques, à l’information et aux opportunités de formation.

Évalué à plus de 42,5 millions de francs CFA, le centre est équipé de 35 ordinateurs connectés à Internet. Il est conçu comme un espace d’apprentissage et de perfectionnement destiné aux élèves, étudiants, jeunes entrepreneurs ainsi qu’aux professionnels de la localité.

Selon les responsables du projet, cette structure devrait bénéficier directement à plus de 1 000 jeunes issus des communes de Bana et de Kona. Elle leur permettra d’accéder plus facilement aux ressources numériques et aux services en ligne, tout en développant des compétences essentielles pour leur insertion académique et professionnelle.

Le projet s’inscrit dans le cadre des actions de développement des communautés riveraines de la mine. Il a consisté à transformer et moderniser l’ancienne maison des jeunes de Wona en un centre multimédia entièrement réhabilité. Les travaux ont également inclus la construction d’infrastructures administratives, la reconstruction de la clôture du site ainsi que l’équipement complet en matériel informatique, bureautique et connexion Internet.

Le directeur général de la mine de Mana, Xavier Thérin, a souligné que cette initiative répond à une volonté de promouvoir l’insertion socioéconomique des jeunes par le numérique. Il a rappelé que les technologies digitales constituent aujourd’hui un levier essentiel pour l’éducation, l’employabilité et l’entrepreneuriat, et que ce centre doit permettre aux jeunes des communautés hôtes de renforcer leurs compétences et de saisir de nouvelles opportunités.

La mise en œuvre du projet a bénéficié de la contribution de plusieurs partenaires, notamment ERSUM, Globex Equipment, Maxam ainsi que la Fondation Endeavour. Ces acteurs ont participé à la réhabilitation des locaux, à l’électrification du site et à son équipement technique.

À travers cette réalisation, la mine de Mana réaffirme son engagement en faveur du développement local et de la création de valeur durable au profit des communautés hôtes, tout en contribuant au renforcement du capital humain au Burkina Faso.

Cyclisme : le Tour du Faso retrouve sa place dans le calendrier de l’UCI

Le Tour cycliste international du Faso fait son retour officiel dans le calendrier de l’Union cycliste internationale (UCI). Après quatre années d’interruption de son statut international, l’épreuve burkinabè réintègre le circuit mondial à compter du 8 juin 2026.

 

Cette décision met fin à une suspension prononcée en 2022, à la suite d’un différend lié à la participation d’une équipe russe malgré les sanctions sportives adoptées dans le contexte du conflit en Ukraine.

Créé en 1987, le Tour du Faso est l’une des compétitions cyclistes majeures d’Afrique de l’Ouest et un rendez-vous important de l’UCI Africa Tour. Son retour constitue une avancée significative pour le cyclisme burkinabè et régional. La suspension avait été décidée après la présence du club militaire CSKA Moscou lors de l’édition 2022. L’Union cycliste internationale avait exigé son retrait de la liste des participants, conformément aux mesures restrictives visant les équipes russes et biélorusses.

Malgré ces consignes, les coureurs du CSKA Moscou avaient pris le départ, avec des références explicites à « Russian Army » sur leurs équipements, ce qui avait conduit l’UCI à retirer à l’épreuve son homologation internationale.

Avec cette réintégration, le Tour du Faso retrouve son statut UCI 2.2, permettant désormais la participation d’équipes continentales et professionnelles ainsi que l’attribution de points pour les classements internationaux. L’édition 2026 est programmée du 30 octobre au 8 novembre. Elle se disputera en dix étapes à travers plusieurs régions du Burkina Faso, avec une arrivée traditionnelle prévue à Ouagadougou.

Ce retour sur la scène internationale suscite un vif intérêt dans le monde du cyclisme africain. L’Allemand Daniel Bichlmann demeure le dernier vainqueur d’une édition homologuée par l’UCI en 2021, tandis que le Burkinabè Paul Daumont s’était imposé lors de l’édition 2025 organisée hors du cadre international.

Burkina Faso : 40 nouveaux guideurs aériens renforcent les capacités militaires

L’armée de l’air burkinabè a célébré, le 5 juin 2026 à la base aérienne 210 de Bobo-Dioulasso, la sortie de la première promotion des Guideurs aériens tactiques avancés (GATA). Au total, 40 militaires issus de différentes unités ont achevé une formation intensive de deux mois.

Cette session a porté sur le guidage aérien, la coordination des appuis aériens et la conduite des opérations combinées entre forces terrestres et aériennes. Elle vise à renforcer la coopération entre les troupes au sol et les moyens aériens déployés sur les théâtres d’opérations.

Selon l’armée de l’air, ces nouveaux spécialistes auront pour mission d’identifier les objectifs, de transmettre les données tactiques aux équipages et de garantir la précision des frappes, tout en renforçant la sécurité des interventions.

Dans un contexte sécuritaire marqué par la poursuite des opérations de stabilisation du territoire, leur intégration est présentée comme un renfort stratégique destiné à améliorer la coordination et l’efficacité des actions militaires.

Les autorités militaires estiment que cette première promotion de 2026 contribue au renforcement global des capacités opérationnelles des forces armées burkinabè face à l’évolution des besoins sur le terrain.

Burkina Faso : les autorités mettent en garde contre la présence d’éléphants sur plusieurs axes routiers

Le gouvernement burkinabè appelle les populations à redoubler de prudence face aux déplacements d’éléphants signalés dans plusieurs régions du pays, après un incident survenu récemment sur la Route nationale 1 où un pachyderme solitaire aurait renversé un camion transportant du maïs.

Dans une communication rendue publique ce lundi, le ministre de la Sécurité, Mahamadou Sana, a alerté les usagers de la route et les habitants des zones concernées sur la présence inhabituelle de ces animaux sauvages à proximité des grands axes.

D’après les informations communiquées par les autorités, des éléphants ont été aperçus dans les secteurs de Boromo et de Hèrèdougou, le long de la Route nationale 1 reliant Ouagadougou à Bobo-Dioulasso. D’autres signalements ont également été enregistrés près du pont Nazinon, sur la Route nationale 5 qui dessert l’axe Ouagadougou-Pô.

Le ministère explique que ces déplacements correspondent aux migrations naturelles des éléphants à travers les couloirs écologiques reliant les différentes aires protégées. Cependant, leur présence de plus en plus fréquente à proximité des villages et des infrastructures routières soulève des préoccupations en matière de sécurité.

Les autorités recommandent aux populations d’éviter toute tentative d’approche ou d’interaction avec ces animaux et d’observer une distance de sécurité. Les automobilistes sont invités à adapter leur vitesse sur les tronçons concernés, tandis que les riverains sont appelés à prendre des dispositions pour protéger leurs cultures et leurs élevages.

Le gouvernement rappelle également que les éléphants sont une espèce intégralement protégée par la législation nationale. Il est donc interdit de leur porter atteinte ou de les abattre. Toute observation doit être signalée aux services forestiers à travers le numéro vert 1010.

Cette mise en garde intervient quelques jours après un incident rapporté par l’Agence d’information du Burkina. Le 5 juin dernier, un éléphant isolé aurait bloqué momentanément la circulation sur la RN1 avant de faire basculer un camion afin d’accéder à sa cargaison de maïs, selon des témoignages recueillis sur place.

Cet événement met en évidence les difficultés croissantes liées à la cohabitation entre les populations et la faune sauvage. La réduction des habitats naturels et l’expansion des activités humaines conduisent de plus en plus les éléphants à emprunter des zones fortement fréquentées.

Face à cette situation, le ministre de la Sécurité invite les citoyens à adopter un comportement responsable et à collaborer avec les services compétents afin de limiter les risques d’incidents.

Le Burkina Faso abrite l’un des plus importants effectifs d’éléphants d’Afrique de l’Ouest, ce qui confère à leur protection une importance particulière pour la préservation de la biodiversité nationale.