Burkina Faso : la mine de Mana inaugure un centre multimédia pour les jeunes de Wona

La mine de Mana, filiale du groupe Endeavour Mining implantée dans la province des Balé, région des Bankui, a inauguré le lundi 8 juin 2026 le Centre Multimédia des Jeunes de Wona. Cette nouvelle infrastructure vise à renforcer l’accès des jeunes aux outils numériques, à l’information et aux opportunités de formation.

Évalué à plus de 42,5 millions de francs CFA, le centre est équipé de 35 ordinateurs connectés à Internet. Il est conçu comme un espace d’apprentissage et de perfectionnement destiné aux élèves, étudiants, jeunes entrepreneurs ainsi qu’aux professionnels de la localité.

Selon les responsables du projet, cette structure devrait bénéficier directement à plus de 1 000 jeunes issus des communes de Bana et de Kona. Elle leur permettra d’accéder plus facilement aux ressources numériques et aux services en ligne, tout en développant des compétences essentielles pour leur insertion académique et professionnelle.

Le projet s’inscrit dans le cadre des actions de développement des communautés riveraines de la mine. Il a consisté à transformer et moderniser l’ancienne maison des jeunes de Wona en un centre multimédia entièrement réhabilité. Les travaux ont également inclus la construction d’infrastructures administratives, la reconstruction de la clôture du site ainsi que l’équipement complet en matériel informatique, bureautique et connexion Internet.

Le directeur général de la mine de Mana, Xavier Thérin, a souligné que cette initiative répond à une volonté de promouvoir l’insertion socioéconomique des jeunes par le numérique. Il a rappelé que les technologies digitales constituent aujourd’hui un levier essentiel pour l’éducation, l’employabilité et l’entrepreneuriat, et que ce centre doit permettre aux jeunes des communautés hôtes de renforcer leurs compétences et de saisir de nouvelles opportunités.

La mise en œuvre du projet a bénéficié de la contribution de plusieurs partenaires, notamment ERSUM, Globex Equipment, Maxam ainsi que la Fondation Endeavour. Ces acteurs ont participé à la réhabilitation des locaux, à l’électrification du site et à son équipement technique.

À travers cette réalisation, la mine de Mana réaffirme son engagement en faveur du développement local et de la création de valeur durable au profit des communautés hôtes, tout en contribuant au renforcement du capital humain au Burkina Faso.

Cyclisme : le Tour du Faso retrouve sa place dans le calendrier de l’UCI

Le Tour cycliste international du Faso fait son retour officiel dans le calendrier de l’Union cycliste internationale (UCI). Après quatre années d’interruption de son statut international, l’épreuve burkinabè réintègre le circuit mondial à compter du 8 juin 2026.

 

Cette décision met fin à une suspension prononcée en 2022, à la suite d’un différend lié à la participation d’une équipe russe malgré les sanctions sportives adoptées dans le contexte du conflit en Ukraine.

Créé en 1987, le Tour du Faso est l’une des compétitions cyclistes majeures d’Afrique de l’Ouest et un rendez-vous important de l’UCI Africa Tour. Son retour constitue une avancée significative pour le cyclisme burkinabè et régional. La suspension avait été décidée après la présence du club militaire CSKA Moscou lors de l’édition 2022. L’Union cycliste internationale avait exigé son retrait de la liste des participants, conformément aux mesures restrictives visant les équipes russes et biélorusses.

Malgré ces consignes, les coureurs du CSKA Moscou avaient pris le départ, avec des références explicites à « Russian Army » sur leurs équipements, ce qui avait conduit l’UCI à retirer à l’épreuve son homologation internationale.

Avec cette réintégration, le Tour du Faso retrouve son statut UCI 2.2, permettant désormais la participation d’équipes continentales et professionnelles ainsi que l’attribution de points pour les classements internationaux. L’édition 2026 est programmée du 30 octobre au 8 novembre. Elle se disputera en dix étapes à travers plusieurs régions du Burkina Faso, avec une arrivée traditionnelle prévue à Ouagadougou.

Ce retour sur la scène internationale suscite un vif intérêt dans le monde du cyclisme africain. L’Allemand Daniel Bichlmann demeure le dernier vainqueur d’une édition homologuée par l’UCI en 2021, tandis que le Burkinabè Paul Daumont s’était imposé lors de l’édition 2025 organisée hors du cadre international.

Burkina Faso : 40 nouveaux guideurs aériens renforcent les capacités militaires

L’armée de l’air burkinabè a célébré, le 5 juin 2026 à la base aérienne 210 de Bobo-Dioulasso, la sortie de la première promotion des Guideurs aériens tactiques avancés (GATA). Au total, 40 militaires issus de différentes unités ont achevé une formation intensive de deux mois.

Cette session a porté sur le guidage aérien, la coordination des appuis aériens et la conduite des opérations combinées entre forces terrestres et aériennes. Elle vise à renforcer la coopération entre les troupes au sol et les moyens aériens déployés sur les théâtres d’opérations.

Selon l’armée de l’air, ces nouveaux spécialistes auront pour mission d’identifier les objectifs, de transmettre les données tactiques aux équipages et de garantir la précision des frappes, tout en renforçant la sécurité des interventions.

Dans un contexte sécuritaire marqué par la poursuite des opérations de stabilisation du territoire, leur intégration est présentée comme un renfort stratégique destiné à améliorer la coordination et l’efficacité des actions militaires.

Les autorités militaires estiment que cette première promotion de 2026 contribue au renforcement global des capacités opérationnelles des forces armées burkinabè face à l’évolution des besoins sur le terrain.

Burkina Faso : les autorités mettent en garde contre la présence d’éléphants sur plusieurs axes routiers

Le gouvernement burkinabè appelle les populations à redoubler de prudence face aux déplacements d’éléphants signalés dans plusieurs régions du pays, après un incident survenu récemment sur la Route nationale 1 où un pachyderme solitaire aurait renversé un camion transportant du maïs.

Dans une communication rendue publique ce lundi, le ministre de la Sécurité, Mahamadou Sana, a alerté les usagers de la route et les habitants des zones concernées sur la présence inhabituelle de ces animaux sauvages à proximité des grands axes.

D’après les informations communiquées par les autorités, des éléphants ont été aperçus dans les secteurs de Boromo et de Hèrèdougou, le long de la Route nationale 1 reliant Ouagadougou à Bobo-Dioulasso. D’autres signalements ont également été enregistrés près du pont Nazinon, sur la Route nationale 5 qui dessert l’axe Ouagadougou-Pô.

Le ministère explique que ces déplacements correspondent aux migrations naturelles des éléphants à travers les couloirs écologiques reliant les différentes aires protégées. Cependant, leur présence de plus en plus fréquente à proximité des villages et des infrastructures routières soulève des préoccupations en matière de sécurité.

Les autorités recommandent aux populations d’éviter toute tentative d’approche ou d’interaction avec ces animaux et d’observer une distance de sécurité. Les automobilistes sont invités à adapter leur vitesse sur les tronçons concernés, tandis que les riverains sont appelés à prendre des dispositions pour protéger leurs cultures et leurs élevages.

Le gouvernement rappelle également que les éléphants sont une espèce intégralement protégée par la législation nationale. Il est donc interdit de leur porter atteinte ou de les abattre. Toute observation doit être signalée aux services forestiers à travers le numéro vert 1010.

Cette mise en garde intervient quelques jours après un incident rapporté par l’Agence d’information du Burkina. Le 5 juin dernier, un éléphant isolé aurait bloqué momentanément la circulation sur la RN1 avant de faire basculer un camion afin d’accéder à sa cargaison de maïs, selon des témoignages recueillis sur place.

Cet événement met en évidence les difficultés croissantes liées à la cohabitation entre les populations et la faune sauvage. La réduction des habitats naturels et l’expansion des activités humaines conduisent de plus en plus les éléphants à emprunter des zones fortement fréquentées.

Face à cette situation, le ministre de la Sécurité invite les citoyens à adopter un comportement responsable et à collaborer avec les services compétents afin de limiter les risques d’incidents.

Le Burkina Faso abrite l’un des plus importants effectifs d’éléphants d’Afrique de l’Ouest, ce qui confère à leur protection une importance particulière pour la préservation de la biodiversité nationale.

Burkina Faso : la récolte de sésame franchit les 376 000 tonnes et affiche une forte progression

La filière sésame confirme sa bonne dynamique au Burkina Faso. Au terme de la campagne agricole 2024-2025, la production nationale a atteint 376 945 tonnes, consolidant la place de cette culture parmi les principaux produits d’exportation du pays.

 

Selon les statistiques communiquées par le Conseil burkinabè des filières agropastorales et halieutiques (CBF), ce résultat représente une augmentation de 52,51 % par rapport à la campagne précédente, qui s’était soldée par une récolte de 246 975 tonnes.

Les performances enregistrées dépassent également la tendance observée ces dernières années. Comparée à la moyenne des cinq campagnes antérieures, estimée à 280 340 tonnes, la production affiche une progression de 34,46 %. Culture de rente majeure, le sésame joue un rôle important dans l’économie nationale grâce à sa contribution aux exportations, aux revenus des exploitants agricoles et aux recettes en devises du pays.

Les zones du Goulmou, du Bankui, du Nando, du Nazinon et du Tannounyan demeurent les principaux pôles de production, où cette spéculation agricole continue de gagner en importance. Pour les responsables de la filière, cette évolution témoigne de la capacité d’adaptation des producteurs et de la solidité du secteur agricole, malgré un environnement marqué par des contraintes sécuritaires et des aléas climatiques.

Le Conseil burkinabè des filières agropastorales et halieutiques indique poursuivre ses efforts pour améliorer l’organisation des acteurs, renforcer la gouvernance de la filière et accroître sa compétitivité, tout en mettant l’accent sur la qualité des produits et le respect des normes.

L’institution affirme également accompagner l’ensemble des intervenants de la chaîne de valeur, des producteurs aux commerçants, afin de favoriser une croissance durable d’une filière devenue l’un des moteurs de l’agriculture d’exportation burkinabè.

Burkina Faso : l’UNFPA réaffirme son appui à la modernisation des maisons de la femme

Le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) a renouvelé son soutien au projet de réforme des maisons de la femme engagé par les autorités burkinabè. Cette volonté a été exprimée lors d’une rencontre tenue le vendredi 5 juin entre la ministre de la Famille et de la Solidarité, le lieutenant-colonel Pélagie Kaboré, et le nouveau représentant résident de l’institution onusienne au Burkina Faso, Yves Sassenrath.

 

Selon les informations communiquées le 7 juin 2026 par le ministère de la Famille et de la Solidarité, cette première audience a permis aux deux responsables d’échanger sur plusieurs chantiers prioritaires, notamment la transformation des maisons de la femme.

Le gouvernement souhaite insuffler une nouvelle dynamique à ces structures, longtemps reconnues pour leur rôle dans la promotion des droits et de l’émancipation féminine. L’objectif est désormais d’en faire des espaces dédiés à la formation professionnelle, à la production et au développement d’activités génératrices de revenus, afin de renforcer l’autonomie économique des femmes.

Pour accompagner cette ambition, l’UNFPA s’est déclaré prêt à apporter un appui technique et financier. L’organisation envisage notamment de contribuer à l’identification des besoins, à l’élaboration du plan budgétaire de la réforme ainsi qu’à la mise en place d’une maison de la femme pilote appelée à servir de référence pour les futures réalisations sur l’ensemble du territoire.

Au cours des échanges, Yves Sassenrath a réaffirmé la disponibilité de l’agence des Nations unies à soutenir cette initiative, en soulignant la volonté de son institution d’accompagner les politiques publiques favorables à la promotion des femmes et au développement humain.

La rencontre a également été l’occasion d’aborder d’autres préoccupations majeures, notamment la lutte contre les violences basées sur le genre et les défis liés au développement social. Sur ces questions, l’UNFPA a assuré partager les priorités définies par les autorités burkinabè.

De son côté, le lieutenant-colonel Pélagie Kaboré a présenté les principaux axes d’action de son département. Elle a notamment évoqué les efforts engagés pour favoriser le retour des personnes déplacées internes dans leurs localités d’origine, soutenir leur réinsertion socio-économique, renforcer leur autonomie et rétablir les services sociaux essentiels.

Cette prise de contact ouvre ainsi la voie à un renforcement du partenariat entre le Burkina Faso et l’UNFPA autour des enjeux de protection sociale, d’autonomisation des femmes et d’amélioration des conditions de vie des populations.

Burkina Faso : une pollution de l’eau provoque une importante mortalité de poissons au barrage n°3 de Ouagadougou

Une mortalité inhabituelle de poissons a été observée le vendredi 5 juin 2026 au barrage n°3 de Ouagadougou, où de nombreux tilapias et d’autres espèces aquatiques ont été retrouvés morts. Face à cette situation préoccupante, les autorités compétentes ont engagé des investigations afin d’identifier l’origine du phénomène.

 

Des équipes techniques dépêchées sur le site ont procédé à des prélèvements d’eau et à une série d’analyses destinées à évaluer l’état du milieu aquatique. Les résultats, rendus publics le samedi 6 juin par le ministère chargé des Ressources halieutiques, mettent en évidence une dégradation importante de la qualité de l’eau.

Les examens physico-chimiques révèlent notamment un niveau d’acidité très élevé, avec un pH de 4,48, des températures comprises entre 29 et 30 degrés Celsius ainsi qu’une très faible concentration en oxygène dissous. Selon les spécialistes, cette combinaison de facteurs a entraîné une asphyxie massive des poissons, affectant aussi bien les espèces vivant naturellement dans le barrage que celles élevées dans des cages flottantes.

Les autorités attribuent cette détérioration du milieu à plusieurs sources de pollution. Parmi les causes évoquées figurent les rejets d’eaux usées, les activités maraîchères utilisant des produits phytosanitaires, le ruissellement des sols provoqué par les premières pluies de la saison et les canaux de drainage qui acheminent différents polluants vers le plan d’eau.

D’après le ministère, c’est le déséquilibre soudain des caractéristiques physico-chimiques du barrage qui a provoqué la baisse critique du taux d’oxygène et conduit à la mort d’une grande quantité de poissons.

Afin de limiter les conséquences environnementales et sanitaires de cet épisode, plusieurs mesures immédiates ont été engagées. Les services compétents ont lancé des opérations de collecte et d’évacuation des poissons morts, tout en menant des actions de sensibilisation auprès des pêcheurs et des populations riveraines.

Les autorités annoncent également un renforcement du contrôle de la qualité de l’eau, avec un suivi régulier destiné à prévenir de nouveaux incidents et à préserver durablement l’équilibre écologique du barrage ainsi que la santé des populations.

Burkina Faso : 11 ans de prison pour un ancien responsable de sécurité de la transition Damiba

Le Tribunal de grande instance de Ouagadougou a rendu son verdict ce vendredi dans une affaire sensible impliquant plusieurs figures, dont le capitaine Abdoul Kader Zanré, ancien responsable de la sécurité de l’ex-président de la Transition, Paul-Henri Sandaogo Damiba. Il a été reconnu coupable et condamné à une peine de 11 ans d’emprisonnement, dont cinq ans ferme.

 

Les charges retenues contre lui portent sur la complicité de dégradation volontaire de bien privé par incendie ainsi que sur la mise en danger de la vie d’autrui. Le tribunal lui reproche son implication dans l’incendie du véhicule d’Imhotep Bayala, coordinateur du mouvement « Deux Heures pour Nous, Deux Heures pour Kamita ».

En plus de la peine de prison, le militaire devra s’acquitter d’une amende ferme de deux millions de francs CFA. Un mandat d’arrêt a également été émis à son encontre.

Dans le même dossier, trois autres personnes étaient poursuivies. Il s’agit de Sawadogo Hamidou, alias Alpha, de Boro Aboubacar, connu sous le nom de Brade, et de Poda Nania, surnommé Chuteur. Ils ont tous été reconnus coupables des faits qui leur étaient reprochés.

Le tribunal a toutefois prononcé à leur encontre des peines plus légères. Chacun a été condamné à cinq ans de prison avec sursis, assortis d’une amende de deux millions de francs CFA. Selon les informations communiquées lors de l’audience, seul Poda Nania était présent au moment du verdict.

Sur le plan civil, la juridiction a donné gain de cause à la partie plaignante. Les condamnés ont été déclarés solidairement responsables du préjudice subi par Imhotep Bayala et devront lui verser une indemnisation fixée à 12,7 millions de francs CFA. Cette décision clôt un procès suivi de près, en raison de la sensibilité des profils impliqués et du contexte politique dans lequel les faits se sont déroulés.

Par ailleurs, une autre actualité judiciaire concerne l’ancien chef de la Transition, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba. Il a été extradé de Lomé vers Ouagadougou et fait l’objet de poursuites dans le cadre d’une affaire liée à une présumée tentative d’assassinat visant le capitaine Ibrahim Traoré, une procédure engagée récemment par les autorités burkinabè.

Burkina Faso : près de 25 milliards FCFA mobilisés pour moderniser les infrastructures sanitaires

Le gouvernement burkinabè a donné son feu vert, lors du Conseil des ministres tenu ce jeudi, à l’engagement de dépenses publiques évaluées à plus de 24,67 milliards FCFA TTC pour la réalisation de projets dans le secteur de la santé. Cette décision vise à renforcer les infrastructures sanitaires et à doter les établissements de santé d’équipements médicaux modernes.

 

Ces investissements, entièrement financés sur les ressources nationales prévues dans le budget de l’État pour l’année 2026, s’inscrivent dans la stratégie des autorités visant à améliorer l’accès aux soins et à renforcer les capacités du système sanitaire burkinabè.

Selon les conclusions du Conseil des ministres du 4 juin 2026, le montant total de 24 671 907 314 FCFA sera consacré à l’acquisition de biens, de services et d’équipements indispensables au développement du secteur de la santé. L’objectif est également de faciliter l’exécution rapide des projets prioritaires et d’accélérer leur mise en œuvre sur le terrain.

Le programme prévoit notamment la construction de nouvelles infrastructures médicales dans plusieurs régions du pays ainsi que le renforcement des équipements des centres de santé grâce à l’acquisition de matériels médicotechniques de dernière génération.

Les autorités justifient le recours à cette procédure par l’urgence de répondre aux besoins grandissants des populations en matière de santé et par la volonté d’améliorer durablement la qualité des prestations offertes dans les structures sanitaires publiques.

À travers cet important investissement, l’État burkinabè entend accroître les capacités de prise en charge des patients, moderniser les équipements médicaux et rapprocher davantage les services de santé des populations, aussi bien dans les centres urbains que dans les zones rurales.

Cette initiative s’inscrit dans la dynamique de renforcement du système de santé national et traduit l’ambition des pouvoirs publics de garantir un meilleur accès aux soins sur l’ensemble du territoire.

Mali : jusqu’à 2 milliards FCFA de récompense pour retrouver des chefs jihadistes et dirigeants du FLA

Les autorités maliennes ont décidé d’intensifier leur lutte contre les groupes armés en mettant en place un dispositif de récompenses financières destiné à faciliter l’arrestation ou la localisation de plusieurs figures recherchées du jihadisme et de la rébellion dans le nord du pays.

 

Dans un communiqué publié le 4 juin, le gouvernement a annoncé que des primes allant de 500 millions à 2 milliards de FCFA seront accordées à toute personne fournissant des renseignements jugés fiables et exploitables permettant d’identifier ou d’interpeller ces responsables.

Cette mesure intervient quelques jours après l’adoption de sanctions financières ciblées contre plusieurs personnalités maliennes ainsi que contre le Front de libération de l’Azawad (FLA). Les autorités les accusent notamment d’entretenir des liens, de soutenir ou de faire l’apologie du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), à la suite des attaques coordonnées menées le 25 avril 2026 contre plusieurs positions des Forces armées maliennes.

Selon le ministère de la Sécurité et de la Protection civile, dirigé par le général Daoud Aly Mohammedine, cette initiative vise les principaux dirigeants de mouvements considérés comme responsables de l’insécurité persistante dans le pays. La récompense la plus élevée, fixée à 2 milliards de FCFA, concerne Iyad Ag Ghali, chef du JNIM, organisation affiliée à Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) et active dans plusieurs pays du Sahel.

Deux autres primes de 1,5 milliard de FCFA chacune sont proposées pour toute information permettant de retrouver Amadou Kouffa, dirigeant de la Katiba Macina et numéro deux du JNIM, ainsi qu’Abdoulaye Mamoudou Bakaye Diallo, connu sous le nom de Jouleybib de Nampala.

Les autorités offrent également une récompense de 1 milliard de FCFA pour toute information menant à Alghabass Ag Intalla, responsable influent du Front de libération de l’Azawad et acteur clé des négociations au sein de ce mouvement.

Par ailleurs, plusieurs autres personnalités sont recherchées avec une prime de 500 millions de FCFA chacune. Il s’agit notamment de Sedane Ag Hita, présenté comme responsable du JNIM dans la région de Kidal, d’Abderrahmane Al-Batna Al-Jazairi, actif dans la région de Tombouctou, ainsi que de Bilal Ag Achérif, secrétaire général du FLA.

Le Front de libération de l’Azawad rassemble plusieurs organisations indépendantistes issues de l’ancienne Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), notamment le MNLA, le HCUA, le MAA et une partie du Gatia.

Bamako accuse cette coalition d’avoir participé à diverses opérations armées contre l’armée malienne et de collaborer avec les combattants du JNIM. Le mouvement revendique notamment la prise de Kidal survenue le 25 avril 2026, une opération qu’il affirme avoir conduite en coordination avec le JNIM dans un contexte de tensions croissantes dans le nord du Mali.

Avec ce nouveau dispositif de récompenses, les autorités maliennes renforcent leur stratégie sécuritaire en associant mesures judiciaires, sanctions financières et incitations destinées à obtenir des renseignements sur les responsables des groupes armés opérant sur le territoire national.