UEMOA : la BCEAO salue la résilience économique du Burkina Faso et confirme une dynamique régionale favorable

Le gouverneur de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), Jean-Claude Kassi Brou, a présenté une évaluation positive de la situation économique et financière de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) à l’issue d’une audience accordée par le président du Faso, Ibrahim Traoré, à Ouagadougou.

Cette rencontre a permis d’examiner l’évolution récente des principaux indicateurs macroéconomiques de l’Union ainsi que les perspectives économiques régionales dans un contexte international marqué par des incertitudes persistantes.

Selon le gouverneur de la BCEAO, l’espace UEMOA continue d’afficher une trajectoire favorable portée par une croissance économique soutenue, un ralentissement des tensions inflationnistes et une amélioration progressive des équilibres extérieurs.

« La région est dans une dynamique positive. Ce sont des informations importantes qu’il fallait porter à l’attention du Président du Faso », a déclaré Jean-Claude Kassi Brou à l’issue de l’entretien.

Les données les plus récentes de la Banque centrale mettent en évidence la solidité de l’activité économique dans l’Union, malgré les défis liés au contexte sécuritaire, aux fluctuations des marchés internationaux et aux pressions économiques mondiales.

Une économie burkinabè jugée résiliente

Au cours des échanges, le gouverneur de la BCEAO a particulièrement mis en avant les performances enregistrées par le Burkina Faso, saluant la capacité de l’économie nationale à maintenir une dynamique de croissance dans un environnement complexe.

Selon lui, la résilience de l’économie burkinabè se traduit notamment par la poursuite de l’activité dans plusieurs secteurs productifs, ainsi que par une maîtrise relative des tensions inflationnistes observées ces dernières années dans de nombreux pays de la région.

« Nous avons également salué la résilience et la performance de l’économie burkinabè », a souligné M. Brou.

Cette appréciation intervient alors que plusieurs institutions régionales et internationales continuent de relever la capacité d’adaptation de l’économie burkinabè face aux défis sécuritaires et aux contraintes économiques mondiales.

Les projets de la BCEAO au cœur des discussions

L’audience a également été l’occasion d’examiner l’état d’avancement des projets portés par la BCEAO au Burkina Faso. Le gouverneur a présenté au chef de l’État les principaux chantiers en cours ainsi que les perspectives de mise en œuvre des programmes prévus à court et moyen termes.

Ces initiatives s’inscrivent dans la stratégie de modernisation des infrastructures financières de l’Union et visent à renforcer l’efficacité du système bancaire, l’inclusion financière et le financement de l’économie réelle.

La rencontre témoigne de la concertation régulière entre les autorités burkinabè et l’institut d’émission communautaire sur les enjeux liés à la stabilité monétaire, au développement du secteur financier et à l’accompagnement des politiques de croissance au sein de l’espace UEMOA.

Dans un contexte régional marqué par la recherche d’une croissance plus inclusive et durable, les performances économiques enregistrées au sein de l’Union, ainsi que la résilience affichée par le Burkina Faso, constituent des signaux encourageants pour les perspectives de développement de la sous-région.

Burkina Faso : la BCEAO salue la stabilité économique malgré les tensions

Réunie à Ouagadougou, la BCEAO a dressé un bilan encourageant de l’économie burkinabè. Inflation maîtrisée et secteur bancaire solide sont mis en avant.

La Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a organisé, le jeudi 19 mars 2026 à Ouagadougou, une session du Conseil national du crédit consacrée à l’examen de la situation économique, monétaire et financière du Burkina Faso. À l’issue des échanges, le directeur national de la BCEAO, Armand Badiel, a présenté un bilan globalement satisfaisant. Il a indiqué que l’économie burkinabè a enregistré de bonnes performances en 2025, soutenue par la vitalité de ses principaux secteurs de croissance.

L’inflation est restée sous contrôle, avec des taux en glissement annuel de +0,2 % en janvier et +0,8 % en février 2026. Dans ce contexte, la politique monétaire de l’institution est demeurée axée sur la stabilité des prix, tout en accompagnant une croissance durable. Le secteur bancaire a également affiché des indicateurs solides, avec des établissements bien capitalisés et un niveau de liquidité en hausse.

Les banques ont, en outre, renforcé leurs provisions afin de se prémunir contre les risques liés aux difficultés de remboursement observées dans certains secteurs encore vulnérables. S’agissant des risques extérieurs, notamment les tensions au Moyen-Orient, Armand Badiel a estimé qu’il est encore trop tôt pour en évaluer l’impact réel. Il a toutefois relevé une hausse importante des prix du pétrole, liée à la fermeture du détroit d’Ormuz par l’Iran au début du mois de mars 2026.

Cette situation a provoqué une augmentation notable du prix du baril de Brent, passé de 72,5 à 103,9 dollars en deux semaines. Malgré ces incertitudes, le responsable de la BCEAO a assuré que les perspectives économiques du Burkina Faso restent stables. Les prévisions d’inflation pour 2026 sont maintenues à 1,5 %, en ligne avec l’objectif fixé par l’UEMOA, compris entre 1 % et 3 %.

Les autorités monétaires se montrent ainsi confiantes, estimant que l’économie burkinabè dispose de marges suffisantes pour poursuivre sa dynamique de croissance tout en préservant ses équilibres macroéconomiques.