Coupe du monde 2026 : l’Afrique du Sud trébuche d’entrée face à un Mexique

L’Afrique du Sud espérait lancer avec éclat la campagne africaine de la Coupe du monde 2026. Première sélection du continent à entrer en lice dans cette édition historique marquée par la présence record de dix représentants africains, les Bafana Bafana ont finalement quitté la pelouse du stade Azteca avec une défaite 2-0 face au Mexique, jeudi, devant un public entièrement acquis à la cause des coorganisateurs.

 

Pendant une bonne partie de la rencontre, les Sud-Africains ont pourtant résisté aux offensives mexicaines et sont restés dans le match. Mais à l’approche de la pause, Julián Quiñones a trouvé l’ouverture et offert l’avantage au Mexique, faisant basculer une partie jusque-là équilibrée.

Au retour des vestiaires, les Bafana Bafana ont tenté de revenir, sans parvenir à inverser le cours du jeu. Raúl Jiménez a finalement doublé la mise, donnant un avantage plus confortable aux siens et rapprochant le Mexique d’un succès précieux pour son entrée dans la compétition.

La fin de match a encore assombri la soirée sud-africaine. L’expulsion de deux joueurs a laissé les hommes de Hugo Broos à neuf sur le terrain, réduisant définitivement leurs chances de réaction face à une équipe mexicaine portée par l’ambiance du stade Azteca.

Ce revers place déjà l’Afrique du Sud dans une position délicate dans le groupe A, où chaque point pèsera dans la lutte pour une qualification en huitièmes de finale. Les Bafana Bafana devront rapidement se ressaisir lors de leur prochaine sortie s’ils veulent préserver leurs ambitions dans cette Coupe du monde élargie à 48 équipes.

Cette édition 2026 restera quoi qu’il arrive un moment important pour le football africain. Grâce à l’élargissement du tournoi, dix sélections représentent le continent : le Maroc, la Tunisie, l’Égypte, l’Algérie, le Ghana, le Cabo Verde, l’Afrique du Sud, le Sénégal, la Côte d’Ivoire et la RD Congo. Jamais l’Afrique n’avait compté autant de représentants en phase finale d’un Mondial.

Pour le Mexique, en revanche, cette victoire inaugure idéalement une compétition organisée aux côtés des États-Unis et du Canada, offrant aux supporters locaux une première soirée de fête et un départ réussi dans ce Mondial 2026.

Mangue burkinabè : un succès mondial entre records d’exportation et fragilités climatiques

Le Burkina Faso s’affirme progressivement comme une référence mondiale dans l’exportation de mangues séchées biologiques. Une performance remarquable qui lui vaut aujourd’hui le statut de champion dans ce segment sur les marchés européens et nord-américains, selon le quotidien Sidwaya.

Derrière ce succès se dessine pourtant une filière confrontée à de multiples défis. Entre les effets du changement climatique, les exigences croissantes des certifications internationales et le vieillissement des vergers, la production reste sous pression. Malgré cela, la mangue biologique continue de générer des milliards de francs CFA de recettes et de faire vivre des milliers de producteurs, confirmant son rôle de moteur des exportations agricoles du pays.

La région des Hauts-Bassins occupe une place centrale dans cette dynamique. Véritable bassin de production, elle concentre près de 58 % des vergers nationaux. Sur une production annuelle estimée à 360 000 tonnes, plus de la moitié provient de cette zone de l’ouest du Burkina Faso, où les producteurs ont progressivement adopté des pratiques agricoles biologiques, sans recours aux pesticides ni aux engrais chimiques.

Ce choix a permis au pays de s’imposer sur un créneau de niche particulièrement exigeant. En 2025, environ 5 000 tonnes de mangues séchées biologiques ont été exportées vers l’Europe et l’Amérique du Nord, confirmant la montée en puissance du Burkina Faso sur ce marché spécialisé.

Pour les acteurs de la filière, cette position n’est plus à démontrer. « Le Burkina est le premier dans le monde en exportation de mangues séchées bio », affirme Eugène Millogo, président de l’Union nationale des producteurs de mangues du Burkina (UNPM-B), soulignant la reconnaissance internationale acquise par le secteur.

Cette performance repose également sur un tissu d’unités de transformation implantées notamment à Orodara, Bobo-Dioulasso et dans d’autres localités du pays. Des structures comme Faso Mangoro, Faso Global ou encore le Ranch du Koba assurent l’exportation annuelle de volumes importants de mangues fraîches, séchées ou transformées vers des marchés comme l’Allemagne, la France, les Pays-Bas, la Slovaquie et les États-Unis.

Mais la campagne 2026 s’annonce particulièrement difficile. Les producteurs signalent une floraison précoce perturbée par l’harmattan et des épisodes de fortes chaleurs, entraînant une baisse significative des rendements. Plusieurs exploitants évoquent déjà l’une des saisons les plus compliquées de ces dernières années.

À ces contraintes climatiques s’ajoute un autre défi structurel : le vieillissement des vergers, dont 80 à 90 % auraient atteint un stade avancé de maturité. Parallèlement, le durcissement des normes internationales de certification biologique impose des ajustements constants aux producteurs et transformateurs.

Face à ces difficultés, les autorités ont engagé un programme de renouvellement des vergers dans le cadre de l’Offensive agropastorale et halieutique. L’objectif est de préserver la compétitivité de la filière et de maintenir la place du Burkina Faso sur un marché stratégique, où la mangue génère chaque année entre 18 et 20 milliards de FCFA de recettes d’exportation, contribuant ainsi au rayonnement économique du pays.

APSACO 2026 : à Rabat, dix ans de débats et une Afrique de l’Ouest toujours en recomposition sécuritaire

Dix ans après son lancement, l’African Peace and Security Annual Conference (APSACO) a ouvert sa dixième édition dans un contexte où les équilibres sécuritaires du continent africain continuent de se transformer en profondeur. Organisée par le think tank marocain Policy Center for the New South (PCNS), la rencontre se tient à l’Université Mohammed VI Polytechnique de Salé, près de Rabat, et rassemble chercheurs, experts et responsables venus analyser les évolutions du paysage sécuritaire africain.

Placée sous le thème « Dix ans après : tendances, évolutions et continuités dans le paysage de la paix et de la sécurité en Afrique », cette édition 2026 est largement dominée par les débats autour des relations entre l’Alliance des États du Sahel (AES) et la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao). Deux ensembles régionaux dont les trajectoires récentes interrogent l’avenir de la coopération sécuritaire dans la sous-région.

Au cœur des discussions, les analystes ont mis en lumière les tensions, mais aussi les tentatives de redéfinition des cadres de coopération face à la persistance de l’insécurité au Sahel et en Afrique de l’Ouest. Entre critiques des mécanismes existants et appels à un dialogue renouvelé, les interventions ont reflété des lectures contrastées de l’impact de l’émergence de l’AES sur l’architecture régionale.

Pour Sampala Balima, directrice générale adjointe du Centre national d’études stratégiques du Burkina Faso, la création de l’AES et le retrait du Burkina Faso, du Mali et du Niger de la Cédéao constituent l’un des faits majeurs de la dernière décennie sur le plan sécuritaire. Selon elle, cette évolution a profondément reconfiguré l’espace ouest-africain en deux ensembles distincts, marquant une nouvelle phase dans les dynamiques de défense et de coopération.

Une lecture que conteste Garba Abdoul Azizou, chercheur associé au CECRI-UCL et ancien conseiller spécial du président nigérien Mohamed Bazoum. Il estime que la création de l’AES n’a pas modifié en profondeur la nature des menaces sécuritaires auxquelles font face les États sahéliens. Pour lui, seule une coopération élargie associant les pays de l’AES, ceux de la Cédéao et les États du Golfe de Guinée pourrait répondre efficacement au caractère transnational des défis actuels.

Les échanges ont également porté sur l’efficacité des dispositifs régionaux existants face à l’expansion des groupes armés. Sampala Balima a distingué coopération sécuritaire et sécurité collective, estimant que le modèle défendu par la Cédéao n’a pas permis d’obtenir les résultats attendus dans la lutte contre le terrorisme. Elle considère que les crises successives au Mali, au Burkina Faso et au Niger ont mis en évidence les limites de ce système.

Dans le même temps, elle souligne que l’AES repose elle aussi sur une logique de défense collective, créant ainsi une configuration inédite dans laquelle deux cadres sécuritaires coexistent au sein d’un même espace confronté à des menaces similaires.

Le professeur Sharkdam Wapmuk, de l’Académie de défense du Nigéria, a pour sa part plaidé pour un renforcement de l’intégration régionale, estimant que les États africains sont plus efficaces lorsqu’ils agissent ensemble. Il a appelé à la reprise du dialogue entre les différentes organisations afin de bâtir des mécanismes de coopération adaptés à des menaces devenues transnationales.

De son côté, le professeur de droit à l’Université de Nouakchott, Sidi Mohamed Sidi, a insisté sur la nécessité de repenser l’architecture régionale. Tout en reconnaissant le caractère inédit de l’expérience de l’AES, qu’il qualifie de forme de « néo-souverainisme », il estime que l’évolution des relations entre les États sahéliens et les organisations régionales sera déterminante pour la stabilité future de la région.

La possibilité d’un rapprochement entre l’AES et la Cédéao a également été évoquée. Pour Garba Abdoul Azizou, une coexistence entre les deux ensembles reste envisageable, voire une future convergence, à condition de distinguer les États des régimes politiques en place dans certains pays membres de l’AES.

Dans cet esprit, Sampala Balima a plaidé pour un dialogue permanent entre les deux organisations, estimant qu’aucune des deux structures ne devrait disparaître à court terme. Elle appelle à privilégier une coopération centrée sur les intérêts des populations, particulièrement affectées par l’insécurité persistante.

Malgré les divergences d’analyse, un consensus s’est dégagé parmi les intervenants : la menace terroriste en Afrique de l’Ouest demeure transnationale et impose une réponse collective combinant dimensions sécuritaire, politique et socio-économique.

La dixième édition de l’APSACO se poursuit jusqu’au 12 juin à Rabat, avec une série de panels consacrés aux enjeux de paix, de sécurité et de gouvernance sur le continent africain.

Burkina Faso : la production d’électricité progresse, portée par le solaire et une demande toujours croissante

Le ministère de l’Énergie a dévoilé, au cours de ce mois de juin 2026, les résultats de son bulletin statistique consacré au deuxième semestre 2025. Ce document dresse un état des lieux des secteurs de l’énergie, des mines et des carrières et met en évidence une progression de la production nationale d’électricité, dans un contexte où le pays poursuit ses efforts pour renforcer son autonomie énergétique.

Au cours du second semestre 2025, le Burkina Faso a produit 724,55 GWh d’électricité, soit une hausse de 10,35 % par rapport à la même période de l’année précédente. Cette évolution traduit une amélioration de la capacité de production nationale, même si le mix énergétique reste largement dominé par les centrales thermiques, qui représentent 69,62 % de l’électricité produite.

Dans le même temps, les besoins du pays continuent de nécessiter un recours important aux importations. Selon le bulletin statistique, le Burkina Faso a importé 808,15 GWh d’électricité sur la période, un volume en augmentation de 16,10 % en glissement annuel. Ces importations constituent 52,73 % de l’énergie disponible au cours du semestre, soulignant leur rôle essentiel dans l’approvisionnement du réseau national.

Le rapport met également en avant la place grandissante des énergies renouvelables dans le paysage énergétique burkinabè. L’hydraulique et le solaire représentent désormais 30,38 % de la production nationale d’électricité, illustrant les efforts engagés pour diversifier les sources d’énergie et réduire progressivement la dépendance aux combustibles fossiles.

Cette dynamique est notamment soutenue par le projet Backup Solaire à Large Échelle, mis en œuvre dans le cadre de la promotion des énergies propres et de l’efficacité énergétique. Ce programme a permis l’installation de 3 969 kits solaires, représentant une puissance cumulée de 439,96 kWc.

L’amélioration de la performance énergétique constitue également un axe important de la stratégie nationale. Le ministère indique que huit audits énergétiques ont été réalisés au cours de la période étudiée. Selon les estimations présentées dans le document, l’application des recommandations issues de ces évaluations pourrait générer une économie d’énergie de 7 638,31 MWh.

À travers ces résultats, le bulletin statistique met en lumière les avancées réalisées dans le secteur énergétique burkinabè, tout en rappelant les défis liés à la couverture de la demande nationale et à la poursuite de la transition vers des sources d’énergie plus durables.

Pénurie de ciment au Burkina Faso : le gouvernement serre la vis et menace de saisir les cargaisons irrégulières

Face à une pénurie de ciment qui dure depuis plus de quatre mois, les autorités burkinabè passent à une nouvelle phase dans leur stratégie de contrôle du marché. À Ouagadougou, le jeudi 11 juin 2026, le coordonnateur général de la Brigade mobile de Contrôle économique et de la Répression des Fraudes (BMCRF), Sanibè Faho, a annoncé un renforcement des mesures de surveillance visant les circuits de distribution du ciment.

Désormais, les cimenteries, les distributeurs et les grossistes devront renseigner des fiches permettant aux services de contrôle de suivre l’état des stocks et leur mise sur le marché. Plus ferme encore, la BMCRF prévient qu’à compter du 11 juin 2026, tout camion quittant une usine ou circulant sans les documents requis verra sa cargaison saisie et confisquée, tandis que les acteurs concernés s’exposeront aux sanctions prévues par la réglementation.

Cette décision intervient dans un contexte marqué par une tension persistante sur le marché national. Depuis plusieurs mois, le Burkina Faso fait face à une insuffisance de l’offre de ciment, une situation attribuée à plusieurs facteurs affectant la production et favorisant, selon les autorités, des pratiques spéculatives chez certains distributeurs.

Pour éclairer l’opinion publique sur cette crise, la BMCRF a présenté les résultats de ses investigations. Les enquêtes ont révélé l’existence de pratiques commerciales illicites susceptibles de perturber le fonctionnement normal du marché, de fausser la concurrence et de porter préjudice aux consommateurs.

Parmi les difficultés identifiées figurent les lenteurs dans les formalités douanières et de transit, notamment en Côte d’Ivoire, d’où provient une part importante des matières premières utilisées dans la fabrication du ciment. Les autorités évoquent également les perturbations de l’alimentation électrique, marquées par des délestages et des baisses de tension, la diminution de l’offre de camions liée au déclassement des véhicules hors gabarit ainsi que la forte demande provoquée par les nombreux chantiers publics et privés en cours dans le pays.

Cette situation suscite de vives préoccupations, le ciment occupant une place stratégique dans les secteurs du bâtiment, des travaux publics et du développement des infrastructures.

Selon Sanibè Faho, le gouvernement a multiplié les concertations avec les principaux acteurs de la filière afin d’identifier les difficultés et d’apporter des réponses adaptées. Plusieurs mesures ont ainsi été mises en œuvre pour améliorer l’alimentation électrique des unités de production, faciliter l’approvisionnement en matières premières et renforcer les conditions de transport.

Les efforts entrepris aux frontières avec la Côte d’Ivoire et le Togo ont également permis une amélioration de l’approvisionnement en clinker, principal intrant utilisé dans la fabrication du ciment. Cette évolution contribue, selon les autorités, à renforcer les capacités de production des industries nationales.

Les premiers résultats commencent à se faire sentir. La production nationale de ciment est passée de 169 531 tonnes durant la première quinzaine de mars 2026 à 185 888,94 tonnes à la fin du mois de mai, soit une progression de 9,65 %. Pour la BMCRF, cette hausse témoigne de l’efficacité des mesures engagées, même si elle demeure insuffisante pour répondre à une demande particulièrement soutenue.

Dans ce contexte, les services de contrôle économique assurent rester pleinement mobilisés pour lutter contre la spéculation, les pratiques frauduleuses et toutes les formes de concurrence déloyale. Le gouvernement entend également poursuivre un suivi rapproché de la production, de la distribution et de la commercialisation du ciment, tout en veillant à la transparence des circuits d’approvisionnement et au maintien des prix officiels, fixés à 100 000 FCFA la tonne pour le CPJ 35 et à 115 000 FCFA pour le CPA 45.

Les autorités comptent désormais sur un suivi quotidien des quantités produites et distribuées, ainsi que sur la collaboration des populations, pour assurer l’efficacité des nouvelles mesures et stabiliser le marché.

Cette stratégie s’inscrit dans la continuité des opérations déjà menées sur le terrain. À la mi-avril, la BMCRF avait contrôlé 122 acteurs à Ouagadougou, dont 40 étaient en infraction avec la réglementation. Cette opération avait conduit à la saisie et à la confiscation de 126 tonnes et 17 sacs de ciment, notamment pour défaut d’affichage des prix, pratique de prix illicite, absence de factures ou encore stockage clandestin.

Mali : une trajectoire budgétaire ambitieuse fixée pour 2027-2029

Le gouvernement malien a examiné son cadre budgétaire 2027-2029 avec des projections économiques et fiscales ambitieuses.

Réuni en Conseil des ministres le 10 juin 2026, le gouvernement malien a examiné une communication écrite portant sur le Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle (DPBEP) couvrant la période 2027-2029. Ce cadre stratégique, qui sert de référence à l’élaboration des futurs projets de loi de finances, retient une croissance réelle moyenne de 6,5 % ainsi qu’un coût annuel moyen de l’action gouvernementale estimé à 4 382,9 milliards de FCFA.

Ce document de planification définit les hypothèses économiques, les perspectives de recettes, les charges prévisionnelles, les objectifs d’équilibre budgétaire et les priorités de financement public sur un horizon d’au moins trois ans. Il s’inscrit dans la mise en œuvre de « Mali kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma » ainsi que de la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable 2024-2033, selon le communiqué du Conseil des ministres.

Dans ses projections, l’exécutif mise sur une dynamique économique soutenue, portée notamment par une amélioration attendue de la situation sécuritaire, la poursuite des réformes structurelles et une meilleure mobilisation des ressources internes. Sur cette base, la croissance réelle moyenne est fixée à 6,5 % sur la période 2027-2029.

L’un des axes majeurs du cadrage repose sur le renforcement de la pression fiscale. Le gouvernement ambitionne un taux moyen de 14,6 % sur la période, avec une progression graduelle allant de 13,9 % en 2027 à 14,7 % en 2028, puis 15,1 % en 2029. Cette évolution traduit la volonté des autorités de consolider les recettes de l’État dans un contexte où le financement public dépend largement de la performance des régies financières, de l’élargissement de l’assiette fiscale et de l’amélioration du recouvrement.

Le coût global de mise en œuvre des politiques publiques sur la période est évalué à 4 382,9 milliards de FCFA en moyenne annuelle. Ce niveau de dépenses reflète l’ampleur des besoins de financement du pays, entre exigences sécuritaires, investissements en infrastructures, programmes sociaux et poursuite des réformes économiques.

Cette projection intervient dans la continuité de la loi de finances 2026, qui prévoit 3 057,8 milliards de FCFA de recettes budgétaires pour 3 578,2 milliards de FCFA de dépenses, soit un déficit dépassant 520 milliards de FCFA. Ces chiffres donnent un aperçu des contraintes budgétaires actuelles et éclairent les ambitions du futur cadrage, fondé sur une croissance plus robuste et une augmentation progressive des ressources fiscales.

Conformément à la loi organique relative aux lois de finances adoptée en août 2025, ce document fera également l’objet d’un débat d’orientation budgétaire. Cette étape institutionnelle permettra d’examiner les grandes lignes de la politique budgétaire avant la préparation du projet de loi de finances.

À Bamako, l’équation reste délicate : soutenir la croissance, renforcer la mobilisation des recettes, contenir les dépenses publiques et financer les priorités nationales. La réussite de cette trajectoire dépendra de plusieurs facteurs, dont l’évolution de la situation sécuritaire, la performance du secteur agricole, les recettes minières, le dynamisme du commerce, l’accès aux financements et la poursuite des réformes engagées.

Controverse autour des Étalons en Russie : la FBF dénonce des informations erronées et rétablit les faits

La Fédération burkinabè de football a démenti les rumeurs d’abandon des Étalons en Russie, évoquant des contraintes administratives et logistiques rapidement résolues.

La Fédération burkinabè de football (FBF) a tenu à mettre fin à la polémique née sur les réseaux sociaux autour d’un prétendu abandon des Étalons lors de leur arrivée en Russie. Dans une mise au point publiée mercredi, l’instance dirigeante du football burkinabè a fermement rejeté ces informations, assurant qu’aucun membre de la délégation n’a été laissé à son sort. Elle explique que les difficultés rencontrées relèvent uniquement de contraintes administratives et logistiques indépendantes de sa volonté.

Selon la FBF, les désagréments constatés à l’arrivée de la sélection à l’hôtel sont liés aux procédures d’entrée sur le territoire russe, qui ont entraîné un temps d’attente inhabituel. La fédération précise que la situation s’est compliquée après le déplacement des Étalons en Biélorussie, dans le cadre de leur deuxième match de la fenêtre FIFA face aux Ailes Blanches. Les autorisations initialement délivrées ne permettaient pas un retour immédiat en Russie après cette sortie du territoire, ce qui a temporairement perturbé les formalités administratives ainsi que l’organisation de l’hébergement.

À ces contraintes administratives se sont ajoutés des imprévus logistiques liés au transport aérien, notamment l’annulation de certains vols de Turkish Airlines à destination de Ouagadougou, obligeant à une reprogrammation des billets de retour et prolongeant involontairement le séjour de la délégation.

Face à cette situation, la fédération indique avoir immédiatement mobilisé ses services compétents, en coordination avec l’ambassade du Burkina Faso en Russie, les autorités russes ainsi que les différents partenaires impliqués dans l’organisation du déplacement. Ces démarches ont permis un retour progressif à la normale, avec une prise en charge complète de l’ensemble de la délégation des Étalons dans des conditions d’hébergement jugées satisfaisantes, en attendant leur retour à Ouagadougou prévu ce jeudi.

La FBF a tenu à remercier les autorités russes ainsi que la représentation diplomatique burkinabè pour leur accompagnement dans la gestion de cette situation. Elle a également invité l’opinion publique à privilégier les canaux officiels pour toute information relative aux sélections nationales, afin d’éviter la diffusion de contenus erronés.

Enfin, la Fédération burkinabè de football annonce son intention de saisir les autorités compétentes afin d’identifier l’origine des informations diffusées sur les réseaux sociaux, qu’elle estime préjudiciables à l’image de l’équipe nationale et à celle du football burkinabè.

Burkina Faso : l’« Emprunt patriote » dépasse son objectif avec 151,5 milliards FCFA mobilisés

Le Burkina Faso a franchi une étape importante dans sa stratégie de financement en réussissant la première émission de son « Emprunt patriote ». Destinée à mobiliser les ressources de la diaspora et des investisseurs, l’opération a permis de lever 151,5 milliards FCFA, dépassant largement l’objectif initial fixé à 125 milliards FCFA.

D’après des informations rapportées par le média économique Financial Afrik, cette première phase de souscription, achevée le 6 juin 2026, a suscité un fort engouement, témoignant de la confiance accordée à ce nouveau mécanisme de financement.

Lancée officiellement le 6 mai par le ministre de l’Économie et des Finances, Aboubakar Nacanabo, cette initiative avait pour ambition de renforcer la mobilisation de l’épargne nationale tout en impliquant davantage les Burkinabè vivant à l’étranger dans le financement du développement du pays.

Le dispositif reposait sur deux catégories d’obligations. La première tranche, évaluée à 45 milliards FCFA, propose une échéance de cinq ans avec un taux de rendement de 6,75 %. La seconde, d’un montant de 80 milliards FCFA, est assortie d’une maturité de sept ans et offre un intérêt de 6,85 %.

Les fonds recueillis seront orientés vers plusieurs projets jugés prioritaires par les autorités. Ils devront notamment contribuer à la création d’une zone franche agroalimentaire, au renforcement des infrastructures énergétiques, à la réalisation de programmes de logements sociaux et au développement du réseau routier.

À travers cette opération, le gouvernement burkinabè entend réduire sa dépendance aux modes de financement traditionnels et mettre en place un outil pérenne capable de canaliser les ressources de la diaspora vers des investissements productifs et des projets structurants pour l’économie nationale.

AES : le Premier ministre burkinabè appelle la radio Daandé Liptako à porter le récit sahélien

Reçu par le chef du gouvernement burkinabè, le Conseil d’administration de la radio confédérale « Daandé Liptako » a présenté les conclusions de sa première session, mettant en avant la mission du média dans la diffusion du récit porté par les peuples de l’Alliance des États du Sahel (AES).

Le Premier ministre burkinabè, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a souligné le caractère stratégique de ce nouvel outil médiatique dans le contexte actuel, marqué par une forte compétition informationnelle et des enjeux géopolitiques dans la région sahélienne.

La délégation du Conseil d’administration, récemment installée le 8 juin à Ouagadougou, était conduite auprès du chef du gouvernement par le ministre de la Communication, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo. Elle est venue rendre compte des travaux de sa première session officielle.

Selon la présidente du Conseil d’administration, Moussokoura Konaté, huit projets de délibération ont été adoptés au cours de cette réunion inaugurale. Ils concernent notamment la structuration de la direction générale, la définition du budget de lancement, l’élaboration de la feuille de route éditoriale ainsi que la mise en place du statut du personnel.

Elle a indiqué que ces décisions permettent désormais à la Direction générale de disposer d’un cadre juridique, réglementaire et stratégique pour lancer officiellement les activités de la radio confédérale.

Le Premier ministre a salué ces avancées, estimant que les autorités de l’AES accordent une importance particulière à la communication, qu’elles considèrent comme un instrument essentiel dans ce qu’elles qualifient de bataille informationnelle.

Il a également appelé le média à jouer pleinement son rôle dans la construction d’un narratif propre à l’espace sahélien, fondé sur la paix, la souveraineté, la cohésion sociale et la valorisation des peuples de la région.

« La radio ne sera pas évaluée sur sa neutralité, mais sur sa capacité à porter la voix des peuples de l’AES », a-t-il affirmé.

Créée comme média commun aux États membres de la Confédération AES, « Daandé Liptako » ambitionne de devenir un instrument de communication et d’influence, destiné à porter une lecture endogène des réalités sahéliennes dans un environnement informationnel concurrentiel.

Sunderland met fin à l’aventure de l’international burkinabè Bertrand Traoré

L’aventure de Bertrand Traoré à Sunderland AFC arrive à son terme. Le club anglais a officialisé, ce mercredi 10 juin 2026, sa décision de ne pas activer l’option d’une année supplémentaire prévue dans le contrat de l’international burkinabè.

Recruté pour apporter son vécu et son impact au sein des Black Cats, l’attaquant ne poursuivra donc pas son parcours en Angleterre. Dans un communiqué publié le même jour, Sunderland AFC a confirmé son départ tout en remerciant le joueur pour son passage au club.

Son expérience en Championship aura toutefois été perturbée par des blessures récurrentes. Éloigné des terrains à plusieurs reprises, l’ancien capitaine des Étalons n’a disputé que douze rencontres toutes compétitions confondues, pour un bilan d’un seul but inscrit.

À 30 ans, Bertrand Traoré se retrouve désormais sans club. Fort d’un parcours riche à travers plusieurs championnats européens, il dispose néanmoins d’un vécu qui pourrait intéresser plusieurs formations en quête d’expérience offensive.

Ce départ marque ainsi la fin d’une étape en Angleterre et ouvre une nouvelle période d’incertitude pour l’attaquant burkinabè. Le prochain mercato estival sera déterminant pour la suite de sa carrière, avec l’objectif de retrouver un projet sportif stable et un temps de jeu régulier.