RCA : la fourniture en électricité sera perturbée pendant 4 jours à Bangui

En raison du raccordement de la nouvelle centrale solaire de Danzi, la fourniture en électricité sera perturbé dans la capitale centrafricaine pendant 4 jours, à compter de ce jeudi 22 juin 2023.

 

Les autorités centrafricaines en charge de la gestion de l’énergie électrique annoncent l’arrêt provisoire de la ligne N°2, de l’énergie centrafricaine, qui alimente la ville de Bangui à partir de l’usine électrique de BOALI II afin de permettre à l’équipe du projet de faire le raccordement des lignes.

La mise hors tension de cette ligne électrique pour une période de 4 jours permettra aux techniciens d’installer le pylône qui est le point de raccordement de la nouvelle centrale et procéder aux essais des parties électriques à mettre sur le réseau de l’Energie Centrafricaine (ENERCA). En effet, DANZI va fournir une à l’ENERCA une production de ?? ?é?? ????.

Ainsi, pour l’alimentation électrique des habitants de Bangui il restera la production de l’usine Hydroélectrique de Boali I, c’est à dire la ligne n°1 et celle de la centrale solaire de SAKAÏ. Pour le Directeur Général de l’Energie Centrafricaine Thierry Patient Bendima, toutes les dispositions ont été prises pour que les travaux terminent dans les délais prévues le dimanche 25 juin prochain.

RCA : Bangui, 11 élèves exclus pour 10 ans à cause d’une sextape

Après le visionnage de l’une de leurs vidéos à caractère pornographique sur les réseaux sociaux, onze élèves du lycée CPI à Bangui, ont été exclus de l’établissement scolaire pour une période de 10 ans.

L’information a été publiée le 07 juin 2023, par nos confrères de Centrafrica. D’après le média : « L’histoire est partie d’une vidéo à caractère pornographique relayée sur les réseaux sociaux qui a choqué l’opinion publique en République centrafricaine ». D’après la même source, plusieurs jeunes filles et garçons, performants des scènes érotiques et sexuelles en toute insouciance, ont filmé leurs ébats à l’aide d’une caméra de téléphone.

Quelques jours après la scène, les jeunes ‘’acteurs’’ dont la vidéo est devenue virale ont été identifiés par les responsables de l’établissement.

Il aura fallu quelques jours pour que ces 11 élèves de terminale au lycée CPI à Bangui puissent être identifiés, et qu’une sanction soit prononcée. Notamment une suspension de l’établissement scolaire pour une période de 10 ans.

La direction de l’école a également pris l’initiative d’ : « écrire aux différents lycées de Bangui pour les informer des agissements de ces élèves, qui pourraient tenter d’aller s’y inscrire en classe de terminale.»

RCA : la pénurie de carburant paralyse les activités à Bangui

La pénurie de carburant qui perdure depuis des semaines a un impact négatif sur le déroulement des activités dans la capitale Bangui et dans le reste du pays.

 

Jusqu’à présent les usagers peinent à s’approvisionner en carburant en République centrafricaine. Les longs fils d’attente sont encore visibles dans les stations-services ouverts. Dans la ville de Bangui, seules les stations-services Total parviennent encore à approvisionner mais avec beaucoup de difficultés. Car la demande est supérieure à l’offre. Les consommateurs des proiduits pétroliers doivent patienter des heures pour espérer avoir quelques litre du ‘’sésame rare’’.

Ce phénomène qualifié de ‘’crise de carburant’’ affecte énormément les activités. Notamment sur les produits de première nécessité et les transports urbains et interurbains. Le prix du litre avoisine désormais 2000Fcfa. Une situation qui crée la flambée des prix à tous les niveaux.

La situation devient d’autant plus critique, que les personnes malveillantes ont pris le contrôle du marché noir. La campagne de lutte contre la vente illicite du carburant aux abords des routes et dans les quartiers est sans effet. Les vendeurs à la sauvette profitent pour augmenter les tarifs jusqu’à 2500Fcfa.

RCA : le bureau du port autonome de Douala à Bangui organise des portes ouvertes

La première édition des journées portes ouvertes du port autonome de Douala à Bangui du 12 au 13 avril 2023. L’annonce a été faite le lundi 27 mars par le chef de délégation de la représentation.

Le bureau qui représente le port autonome de Douala à Bangui, s’ouvre au public centrafricain pour la première fois depuis son installation en 2018. La structure va se prononcer sur ses activités. En plus de sa mission de veille à la bonne circulation des marchandises des opérateurs économiques, des chargeurs et des transporteurs, l’institution fournira d’autres détails.

Le chef de délégation de du port autonome de Douala à Bangui, fait savoir que ces journées portes ouvertes ont pour cible principalement, le conseil des chargeurs. L’intention est de se rapprocher de ces derniers.

Le responsable de l’institution indique que : « le PAD a emménagé un certain nombre de facilités pour lesquelles, nous nous sommes rendu compte que les bénéficiaires n’en avaient pas accès d’où l’intérêt d’être à Bangui plus proche des chargeurs et des opérateurs pour leur donner des informations utiles et opérationnelles. A titre d’exemple, le PAD accorde des ristournes aux chargeurs que la plupart ne savaient pas. Mais aussi des remises et rabais soit au départ, soit à l’arrivée des marchandises. Et pour que cela avance positivement, le PAD est en train d’emménager l’espace portuaire et toutes ces filières seront à Bangui et les opérateurs économiques auront l’occasion d’échanger, de savoir comment ça se passe.»

RCA : des hommes détenant près de 300 millions et de lingots d’or interpellés

Les éléments de la gendarmerie ont interpellés deux hommes détenant  un montant de 291.941.000 francs CFA en espèce et 58 lingots d’or.

Les faits se sont déroulés le mardi 21 février 2023. Un véhicule de marque Toyota transportant deux hommes a été intercepté par les éléments de la gendarmerie barrière de Pk 12, à la sortie Nord de Bangui. Après des fouilles un montant 291.941.000 francs CFA a été retrouvé ainsi que 58 lingots d’or. Les sources indiquent les personnes à bord du véhicule ont dissimulé l’argent dans les panneaux des portières.

Mais les forces de l’ordre qui auraient reçu des renseignements sur les usagers ont fouillé de fond en comble la voiture. Le véhicule est garé et les deux hommes sont placés en garde à vue.

Une information judiciaire a d’ores et déjà été ouverte pour déterminer à quoi était destinée cette forte somme d’argent.

RCA : une centaine de suspects arrêtés à Bangui

Une opération de rafle et  fouille menée dans la matinée du mardi 14 février a permis d’arrêter une centaine de personnes dans le 5ème arrondissement de Bangui. Des sans papiers pour la plupart.

L’opération a été supervisée par le Colonel Walot. Les forces mobilisées à cet effet étaient constituées des éléments de la gendarmerie et de la police. Ces agents ont mis le grappin sur au moins 100 suspects. La majorité composée des sans-papiers. Des fouilles ont également été effectuées pour traquer des personnes suspectes et sans papiers.

Les personnes interpellées sont conduites à la compagnie nationale de la sécurité (CNS) pour la suite de la procédure. Une information judiciaire est ouverte.

Il est important de préciser qu’une opération similaire s’est déroulée à Djabarouna et à Bouboui sur la route de Boali, la semaine dernière. Une vingtaine de personnes avaient été interpellées.

 

Les Fauves de RCA sont au Cameroun pour le tournoi Uniffac

L’équipe de football des moins de 17 ans est arrivée au Cameroun le 8 janvier dernier pour participer au tournoi qualificatif de la CAN U17.

 

La ville de Limbé au Cameroun accueille les équipes U17 de l’Afrique centrale dans le cadre du tournoi Uniffac. Ceci du 12 au 24 janvier 2023. L’objectif pour chaque équipe est d’arracher un ticket pour la Can U17 qui se jouera en Algérie. La compétition sous régionale offre à cet effet deux places qualificatives.

La République Centrafricaine qui participe au tournoi a quitté Bangui le 8 janvier dernier. Les poulains du coach Djimmi Yanibada vont affronter le Cameroun, le Tchad et la République Démocratique du Congo.

Le tournoi va se disputer dans un contexte où le pays organisateur, le Cameroun, sur 30 joueurs convoqués a exclu 21 d’entre eux pour tricherie sur l’âge grâce au test IRM. Une démarche que la CAF œuvre à entériner pour le respect de l’âge afin de permettre au football africain d’évoluer,

« Les exigences médicales de CAF demeurent une contrainte notoire permettant une équité en termes d’âges de tous les jeunes émergents dans le métier. Une large prise de conscience, dans ce sens, doit gagner tous les acteurs footballistiques sans mettre de côté l’implication des parents, qui sont d’ailleurs des âges ».

 

Le parlement centrafricain se déploie pour l’insertion économique des femmes

Afin de faciliter l’autonomisation de la femme, le cabinet parlementaire du député Henri-Marie Dondra a remis du matériels de couture à plusieurs femmes de Bangui le 30 décembre dernier.

 

Il s’agit de la première phase du programme d’insertion économique de la femme. Depuis mai 2022, une dizaine de femmes sont formées aux métiers de la couture.

Le 30 décembre dernier, elles ont reçu leurs parchemins de fin de formation ainsi que du matériel de couture. Ces kits sont par exemple des machines à coudre neuves, et autres accessoires leur permettant d’ouvrir leurs ateliers de couture.

C’est des mains du promoteur de l’initiative, l’honorable Henri-Marie Dondra, député du 1er arrondissement de Bangui qu’elles ont reçu ces derniers. C’était en présence d’un grand nombre d’invités et de ses collaborateurs parmi lesquels, la députée suppléante, Flemale Hélène qui a par ailleurs assuré un suivi de ces jeunes femmes franchement formées,  « Nous avons décidé de ne pas les abandonner dans la nature après la remise de ces kits. Cela ne fait pas partie de notre objectif. Donc, nous essaierons de les regrouper pour les aider à créer légalement leurs ateliers de couture. A partir de là, elles seront autonomes pour assurer la gestion de leurs ateliers de couture. C’est après que nous penserons à d’autres promotions. »

Pour l’honorable Henri-Marie Dondra, cette œuvre est un moyen de faciliter le développement de la circonscription,  « l’heure est à la fusion de nos efforts pour contribuer à la réussite de la politique générale de développement que prône le gouvernement. C’est ce que nous essayons de faire dans le premier arrondissement à travers l’appui aux projets de développement local gage de paix et de concorde nationale, la promotion de la question du genre et de l’émancipation de la femme à travers leur insertion sociale. Notre arrondissement à plus que jamais besoin de la femme et de la jeunesse au cœur du processus de son développement ».

 

RCA : un nouvel incendie à Bangui

Le quartier Km5 a vu plusieurs installations en son sein être détruites par le feu le 28 décembre dernier.

 

Triste fin d’année pour la population du quartier Km5 à Bangui. Les habitants de ce quartier étaient loin d’imaginer que leur fin de journée d’hier, 28 décembre 2022, allait tourner au vinaigre.

Tout a commencé par un incident causé par l’installation d’un dépôt de carburant, comme l’ont expliqué des responsables de la protection civile. Il s’agit d’un mauvais stockage par les commerçants et des mauvais branchements électriques.

C’est alors que des flammes s’embrassèrent ravageant sur leurs passages, une dizaine de maisons, deux camions citernes, plusieurs autres véhicules, et deux ruelles, et arrachant la vie à plusieurs.

Nous aurions compté un nombre très élevé de morts n’eût été l’évacuation rapide des blessés par la Croix-Rouge centrafricaine et Médecins sans frontières. 

Le feu a néanmoins été maîtrisé par une vingtaine de volontaires de la protection civile avec l’aide de la Minusca.

En moins d’une semaine, c’est le deuxième incendie grave qui frappe la République centrafricaine après celui du 25 décembre.

 

Centrafrique : le colis piégé provenait du Togo, l’expéditeur identifié

Le colis piégé dont l’explosion a blessé un représentant russe en Centrafrique vendredi, provenait du Togo et l’expéditeur a été identifié, selon les premiers éléments de l’enquête, a déclaré mardi à l’AFP le procureur de Bangui.

 

La Russie a affirmé que l’un de ses représentants en Centrafrique avait été blessé vendredi à Bangui, la capitale, par l’explosion d’un colis piégé. Une attaque que le chef du groupe paramilitaire russe Wagner avait immédiatement imputée à la France avant que Paris ne démente ces accusations.

Le même jour, le ministère russe des Affaires étrangères avait évoqué un «acte criminel» visant à «nuire au développement des relations amicales» entre Moscou et Bangui, sans toutefois désigner de commanditaire présumé.

Dimanche, la Centrafrique a «condamné fermement» les faits et annoncé l’ouverture d’une enquête, réaffirmant que «cette attaque ne saurait entamer les excellentes relations entre la République centrafricaine et la fédération de Russie». «Cette explosion d’origine criminelle est susceptible d’être qualifiée d’acte terroriste», a indiqué le procureur de la République de Bangui, Benoît Narcisse Foukpio, dans un communiqué envoyé à l’AFP.

Benoît Narcisse Foukpio, Procureur de la République à Bangui

Selon les premiers éléments de l’enquête, le colis «contenant un engin explosif a été expédié au responsable de la maison russe de Bangui (…) en provenance de la ville de Lomé», la capitale du Togo, a-t-il ajouté, précisant avoir identifié l’expéditeur. Le colis a été envoyé «par le service international de la société DHL (une société de transport, ndlr) sur un vol de la compagnie Kenya Airways», a-t-il conclu. La Centrafrique, pays en guerre civile depuis 2013 est au cœur de la stratégie d’influence russe en Afrique.

Le rôle grandissant de Wagner a d’ailleurs conduit la France, ancienne puissance coloniale, à retirer ses soldats du pays.

Les derniers ont quitté Bangui jeudi. La France avait décidé à l’été 2021 de suspendre sa coopération militaire avec Bangui, jugé «complice» d’une campagne antifrançaise téléguidée par la Russie.

RCA : Prestation de serment des magistrats à la Cour de cassation de Bangui

Une cérémonie de prestation de serment et d’installation des magistrats à la Cour de cassation, au Conseil d’Etat et à la Cour des comptes s’est tenue le 10 novembre 2022.

L’audience a été président par Faustin Archange Touadera, président du Conseil Supérieur de la magistrature. Cette cérémonie s’est déroulée dans la Salle de la Cour d’appel de Bangui en présence des autorités du pays par ordre protocolaire, des membres du corps judiciaire et des partenaires internationaux.

C’est dans un climat républicain que les magistrats nouvellement nommés ou confirmés dans les différentes juridictions ont prêté serment avant d’être installés dans leurs fonctions.

« La présence du Président de la République, premier magistrat, à cette audience solennelle de prestation de serment et d’installation de ces Magistrats témoigne de son attachement à la justice et à l’Etat de droit. », peut-on lire sur la page de la Renaissance.

 

RCA : lancement des travaux de construction de 400 km de lignes d’énergie électrique

Le ministère du développement de l’Energie et des Ressources Hydrauliques a donné le coup d’envoi des travaux d’extension du réseau de distribution HTA et BT dans la ville de Bangui.

Ce projet entre dans le cadre du Projet d’Urgence et d’Accès à l’Electricité (PURACEL). C’est le directeur de cabinet du ministère, Alain Fidele Kolongato – Gbadou, qui a présidé la cérémonie de lancement.  Le projet vise à étendre le réseau de distribution moyenne tension (HTA) et basse tension (BT) dans la ville de Bangui et ses environs. Les travaux sont financés par la Banque mondiale.

L’institution financière s’engage a injecté des moyens en vue de la construction de 400 km de lignes de distribution électrique et 42 postes de transformateurs.  Cette réalisation intervient  en complément des travaux similaires déjà engagés par la Banque Africaine de Développement (BAD).

Trois véhicules de marque Land Cruiser et de sept motos Cross ont été remis en marge de la cérémonie de lancement.

Alain Fidele Kolongato – Gbadou a confessé que : « la situation énergétique de la République Centrafricaine est quasi stationnaire depuis les années 90 et caractérisée par une faible capacité de production face à la demande, qui est de l’ordre de 3% à l’échelle nationale. »

RCA : vers le rétablissement de l’énergie au quartier Sango de Bangui

Le ministre de l’Energie s’est rendu au quartier Sango le mardi 16 août 2022, pour constater et instruire le rétablissement du transformateur électrique de l’Energie Centrafricaine (??????) tombé en panne depuis plus de trois (03) mois.

 

Cette descente du ministre Bertrand Arthur Piri, fait suite aux manifestations, habitants du 2e arrondissement de la capitale contre le manque d’électricité dans certains quartiers. Il est allé discuter avec les autorités locales et les manifestants pour une solution au rétablissement rapide du transformateur électrique de l’Energie Centrafricaine (??????) tombé en panne depuis plus de trois (03) mois et laissant cette partie du 2e arrondissement de Bangui dans l’obscurité.

Le membre du gouvernement Bertrand Arthur PIRI en charge de l’Energie, après avoir constaté l’effectivité des faits enregistrés dans ce secteur a donné des instructions au directeur général de l’?????? pour que le courant soit rétabli très rapidement dans ces secteurs.

Après cette descente la circulation reprend progressivement dans ces quartiers.

RCA : le magistrat Pierre Mapouka dans la ferme familiale à Damara

Décédé le 23 juillet 2022 à Tunis, c’est le mardi 02 août 2022 que s’est déroulée la cérémonie des obsèques du magistrat Pierre Mapouka, inspecteur d’État. Il est inhumé à 75 km de Bangui.

Dans son témoignage au nom de la famille, le fils aîné du disparu, Tony Mapouka a qualifié son père de quelqu’un qui a un esprit aiguisé, un homme de Dieu et un grand commis de l’État. Pour lui, son défunt père a eu une vie professionnelle exceptionnelle qui est un exemple. Il l’a remercié pour l’éducation afin de faire d’eux ce qu’ils sont devenus aujourd’hui.

Dans la lecture de l’oraison funèbre, l’un des collaborateurs du regretté Pierre Mapouka, de l’Inspection Générale d’État a retracé son parcours scolaire et universitaire. Nanti de plusieurs diplômes, l’Inspecteur le défunt a occupé plusieurs hautes fonctions administratives et judiciaires.

Selon l’orateur, sa disparition laissera un grand vide au sein de l’Inspection.

Pour témoigner la reconnaissance du peuple centrafricain pour les loyaux services rendus à la nation, le président de la République Faustin Archange Touadera a décerné au disparu, la médaille de satisfaction à titre posthume.

 

RCA : lancement des travaux de construction de la centrale solaire de Sakaï

En vue des travaux de construction de la centrale solaire de Sakaï, qui le vendredi 10 juin 2022, il est interdit aux usagers de se rapprocher ou de saisir les câbles électriques haute tension.

Le ministre chargé du Développement de l’Energie et des ressources hydrauliques, informe la population de Bangui que, les travaux de construction de la centrale solaire de Sakaï sont arrivés en phase d’essai avec la mise sous tension de la ligne de transport haute tension nouvellement construite qui traverse le km5 pour arriver au centre-ville.

Il s’adresse particulièrement aux usagers des quartiers des abords de l’avenue Barthélémy Boganda, traversé des quartiers Kokoro, Cattin, Foyer de Charite et Gbabili, sur l’ancienne route de Mbaiki, M’poko bac.

La mise sous tension débutera le vendredi 10 juin 2022 dans l’après-midi, jusqu’au 27 juin 2022 soit environ deux (2) semaines.

Le gouvernement invite les usagers à s’abstenir de tout acte tendant à se rapprocher ou de saisir les câbles électriques haute tension, ainsi que les poteaux électriques construits en gardant une distance de sécurité, afin d’éviter les risques d’électrocution pendant cette phase de mise sous tension.

 

RCA : la pénurie de carburant s’aggrave à Bangui

La pénurie de carburant qui frappe depuis des mois la capitale, s’est   aggravée ces derniers jours. Ne disposant pas assez de substances, les stations-services fonctionnent comme elles peuvent.

 

Ce qui ralentit l’activité certains acteurs de la société, notamment, les conducteurs de taxis, bus, mototaxis et marchands. Pendant que ceux-ci déplorent les prix exorbitants du marché noir, les revendeurs, eux, se défendent.

Depuis le début de cette crise, presque toutes les stations-services de la place limitent leurs distributions. Certaines fonctionnent durant 2 à 3 heures par jour maximum. Ce qui pénalise ceux qui comptent sur cette denrée pour pouvoir exercer leurs activités. A titre d’exemple, à la station-service Tradex, en face de la cathédrale, taxis, voitures, camions, motocyclettes et bidons croupissent impatiemment dans une longue queue. Pour ceux qui ont perdu des heures dans cette spirale, c’est toute une journée qui s’envole.

« J’aurais déjà perdu la journée »

« Cette situation frappe sur tous les plans. Là si tu n’as pas de carburant, tu vas travailler comment ? Et la famille à la maison ? Par exemple, c’est depuis 5h00 que je suis ici. Et, on vient de m’informer qu’ils vont ouvrir à 13h00. J’aurais déjà perdu la journée » déplore Enock, un conducteur de taxi.

Cette situation a de répercussion sur le transport en commun. Plusieurs fonctionnaires, élèves et étudiants arrivent en retard au travail ou encore à l’école. S’il est difficile de s’approvisionner en carburant dans les stations-services, certains ont choisi de se tourner vers le marché noir, où les prix varient ces derniers jours. Sauf que là aussi, difficile de s’en sortir avec un bénéfice.

« On est obligé de faire avec »

« Auparavant, nous achetions le litre d’essence à 865 francs à la pompe. Puisque c’est difficile d’en avoir maintenant, nous sommes contraints d’acheter sur le marché noir à 1.500 francs. Vu le prix et le fait que nous gagnons moins, nous avons proposé aux clients de payer 1.500 au lieu de 1.000 francs par coiffure. Mais, celles-ci refusent. Du coup, on est obligé de faire avec » regrette une coiffeuse.

Même si le prix n’a pas changé à la pompe, ces trois derniers jours, le litre d’essence a atteint 2.000 francs CFA sur le marché noir. Les revendeurs, eux, se justifient.

« Ils nous demandent plus que ce qu’on leur donnait »

« Aujourd’hui pour avoir de l’essence, il faut négocier avec les pompistes en leur glissant un billet de 2.000 francs. Nous, à notre niveau, sommes obligés d’augmenter le prix du litre à 1.500 francs pour pouvoir gagner quelque chose. Si ces derniers jours le prix du litre a encore flambé, c’est parce que, la pénurie s’est aggravée et les pompistes nous demande plus que ce qu’on leur donnait » précise un revendeur de carburant.

De retour d’une mission en République démocratique du Congo, au Tchad et au Cameroun, le ministre de l’Energie et de l’Hydraulique promet réagir ultérieurement sur cette situation.

Source : Radio Ndeke Luka

RCA : fin à Bangui du festival Ndara Ti Beafrika

Organisé par Centro Kult International (CKL), le festival Ndara ti Beafrika s’est déroulé du 18 au 20 décembre 2021 au centre culturel Samba-Panza à Bangui. Ceci est une grande fête des cultures et de la solidarité nationale.

 

Caravane artiste, spectacles de danse folklorique, conte et musique tradi-moderne, défilé de mode en tenue traditionnel et exposition d’œuvre d’art ont été le menu de ce festival soutenu par le ministère des Arts, de la Culture et du Tourisme.

Auguste Saint Claire Gbogbo, opérateur culturel, directeur de CKL présente les motivations qui ont conduit à organiser ce festival. « Ce concept est parti d’un constat simple, ce sont les conflits récurrent en RCA. Nous, acteurs culturels avons déduit que la crise que le pays connait depuis près de 20 ans a pour origine la perte de repère culturel et traditionnel. A cela, il faut ajouter l’esprit de la haine, de la violence qui a habité le peuple centrafricain. Comme solution, nous proposons un retour à la source à travers ce festival ».

Ndara ti Beafrika est un festival d’arts anciens qui prend en compte les potentialités artistiques traditionnelles, une histoire de faire revenir la génération actuelle à la source, aux causeries-débats, aux contes afin de reconstituer une base éducative.

La réalité est qu’aujourd’hui, le secteur culturel est difficile à cause du manque d’appuis. Les promoteurs culturels s’efforcent à le faire vivre avec les moyens de bord. « Je m’estime heureux que malgré tout, les objectifs de ce festival ont été atteints et nous comptons pérenniser cette initiative. La RCA a des potentialités artistiques et culturelles, nos jeunes ont du talent. La tradition a eu la chance de répercuter malgré tout. Les groupes de danse, en dépités des difficultés, du manque de subvention ont travaillé pour nous présenter cette belle prestation », a expliqué Auguste Saint Claire Gbogbo.

Les danses traditionnelles représentant toutes les 20 préfectures de la RCA ont marqué ce grand rendez-vous culturel et artistique. Philippe Bokoula, Directeur Général des Arts et de la Culture exprime le soutien de son département à cet évènement. « Nous traversons un moment difficile, notre pays a connu beaucoup de difficultés et c’est l’occasion ou jamais, la culture doit réunir les enfants du pays. Dans un pays où il y a la guerre, c’est la culture qui doit être le ciment et le béton de la réconciliation. C’est pourquoi ce festival est la bienvenue car le ministère a accueilli très favorablement cette initiative », a souligné le directeur général.

La musique traditionnelle en République Centrafricaine est regroupée en quatre grands groupes de danse. La danse des chenilles qui se fait dans toutes les régions forestières. La danse des poissons se pratique au niveau des riverains. Au grand nord, c’est la danse des oiseaux et au centre, c’est la danse des animaux comme les lions etc. « Nous avons ces quatre groupes qui constituent la polyphonie centrafricaine. Nous avons assisté à ces denses dans ce festival », a expliqué le directeur général Philippe Bokoula.

Par ce festival, les organisateurs veulent lancer un message que la RCA vit, parce que la culture est le baromètre d’un pays.

Le rendez-vous est pris pour la troisième édition probablement l’année prochaine avec un souhait ardent:  la participation des groupes de danse traditionnelle venus des 20 préfectures de la Centrafrique.

RCA : crash d’un hélicoptère des mercenaires russes

Un hélicoptère militaire des mercenaires russes de la société Wagner s’est écrasé dans la capitale centrafricaine ce lundi 22 novembre  2021.

 

A Bangui aux environs de 9 heures ce matin du 22 novembre 2021, un hélicoptère militaire des mercenaires russes de la société Wagner a fait un crash. Selon les informations recoupées sur place, les deux membres de l’équipage sont grièvement blessés.

« Attroupement au bord du fleuve Oubangui côté Sofitel  suite à un crash d’un hélicoptère des instructeurs russes. Deux blessés graves et l’appareil s’est noyé dans le fleuve », a publié sur les réseaux sociaux Martial Pabandji.

L’hélicoptère, qui  revenait des villes de provinces, était arrivé au camp de Roux avant de décoller pour partir quand le pilote avait constaté que l’appareil n’était pas au beau fixe une minute après son décollage.

Faisant un effort d’éviter de tomber sur les bâtiments, le pilote a préféré diriger l’hélicoptère vers le fleuve Oubangui. Mais cette version non officielle de l’État-major est contestée par une autre source qui indique que les mauvaises conditions météorologiques seraient à l’origine du crash. Les membres de l’équipage ont été sauvés par des piroguiers qui les ont transporté jusqu’à la terre ferme.

RCA : les villes de Zongo et Bangui seront reliées par un bateau

Ce bateau est un don du Chef de l’Etat qui va faciliter la traversée  de la rivière Ubangui pour relier les villes de Zongo ( RDC) et Bangui ( RCA).

 

Un bac moderne d’une capacité  de 50 tonnes est dans la dernière  phase de construction au chantier naval de l’ONATRA à Kinshasa. Don du Chef de l’Etat, ce bateau va faciliter la traversée  de la rivière  Ubangui pour relier les villes de Zongo ( RDC) et   Bangui ( RCA).

La mise en service de ce bateau est la matérialisation de la promesse du Chef de l’Etat Felix Antoine Tshisekedi Tshilombo faite à  la population de Zongo, province du Sud-Ubangui lors de son dernier séjour dans cette ville en décembre 2019. Ce mardi 14 septembre, le Président de la République Felix Antoine Tshisekedi Tshilombo est allé se rendre compte de l’évolution des travaux de construction de cette mega infrastructure au chantier naval de L’ONATRA à Kinshasa. Le Chef de l’Etat s’est montré satisfait du niveau de réalisation. Le Directeur général de l’entreprise Oriental Road and construction a réitéré son engagement de remettre l’ouvrage en décembre de cette année. Selon M. Victor Rutalinga Cizungu, le bac de Zongo est un projet intégrateur car il va faciliter le commerce transfrontalier entre la RDC, la RCA ainsi que ses voisins directs notamment le Cameroun et le Tchad.

Avec ses deux groupes propulseurs et son tonnage, le bac de Zongo devrait aussi faciliter la traversée des véhicules remorques avec des produits agricoles ou manufacturés à l’importation ou exportation.

Présents au chantier naval de l’ONATRA, le gouverneur du Sud-Ubangui Claude Mabenze , le ministre du commerce extérieur Jean Lucien Busa et le Directeur de cabinet adjoint du Chef de l’Etat Olivier Mondonge n’ont pas caché  leur satisfaction  de voir cette réalisation du Chef de l’Etat au profit de la population de leur terroir.

RCA : le vice-président de la Banque Mondiale attendu à Bangui

Le vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’ouest et centrale, Ousmane Diagana, qui a entamé une tournée en Afrique centrale arrive ce jour à Bangui.

 

Cette visite fait suite au sommet extraordinaire des chefs d’Etat de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) et vise à réaffirmer l’engagement de la Banque mondiale dans la zone afin d’accompagner les gouvernements à mettre en œuvre les réformes et les investissements nécessaires pour une reprise verte, résiliente et inclusive.  Diagana et sa délégation ont débuté la visite du 12 au 15 septembre au Cameroun où ils se sont entretenus avec les autorités gouvernementales sur les grandes priorités de développement du pays. Il a rencontré également les partenaires au développement, des représentants d’organisations de la société civile, le personnel médical du centre international de vaccination et visitera une école.  La visite se conclura en République centrafricaine du 15 au 17 septembre où le vice-président rencontrera les plus hautes autorités centrafricaines, les partenaires du développement, ainsi que des acteurs de la société civile et du secteur privé. La délégation assistera par ailleurs à une table ronde sur l’accès à l’électricité.

De nationalité mauritanienne, Ousmane Diagana est Vice-Président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’ouest et centrale. Dans ce rôle, il coordonne les relations de la Banque mondiale auprès de 22 pays et gère un portefeuille de projets, d’assistance technique et de ressources financières de plus de 40 milliards de dollars.  Cette visite intervient alors que la Banque mondiale vient de finaliser sa stratégie pour l’Afrique de l’ouest et centrale, dont les quatre objectifs majeurs visent à établir un nouveau contrat social entre les citoyens et l’Etat, œuvrer à plus d’emplois et de meilleure qualité, renforcer le capital humain et améliorer la résilience climatique.

La Banque mondiale a un partenariat de longue date avec les pays membres de la CEMAC, fournissant une gamme de soutien, y compris des programmes d’investissement, un soutien budgétaire, des services de conseil et une assistance technique. A ce jour, les engagements nets de la Banque mondiale dans les pays de la sous-région s’élèvent à plus de 5 milliards de dollars, couvrant des investissements dans le capital humain, les infrastructures, l’énergie, la foresterie et l’agriculture.

Depuis la pandémie COVID, le soutien de la Banque mondiale s’est intensifié, y compris le financement de programmes dans les domaines de la santé, de l’adaptation, des filets de sécurité sociale, de l’éducation et des services numériques.

RCA : l’ONU fait état de l’insécurité grimpante à Bangui

Un communiqué du bureau des affaires humanitaires de l’ONU publié ce mardi, a affirmé que des milliers de centrafricains sont « en danger imminent ».

 

Une situation d’insécurité civile qui prend de l’ampleur, notamment à cause des violences à 300 kilomètres à l’est de la capitale Bangui.

En proie à des conflits internes incessants depuis 2013, la Centrafrique continue d’orner la liste des pays les plus instables d’Afrique. Un régime démocratique tangible, un système de santé au bord du gouffre sans compter des coups d’États à répétition, la situation du pays inquiète la communauté internationale.

Un document du bureau des affaires humanitaires des Nations Unies avance que « depuis une semaine, la vie de milliers de civils est en danger imminent à cause des violences armées répétitives à Alindao, où certains groupes de la population ont été particulièrement ciblés. » Une attaque lancée le 30 juin dernier à Alindao par des rebelles de l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC) avait ôté la vie à sept personnes selon les Casques bleus présents sur place. La menace des groupes armés sur le territoire et la persistance des conflits créé un afflux considérable de déplacés. À la fin 2020, la République centrafricaine comptait pas moins de 1,2 millions de réfugiées sur le continent, notamment au Cameroun, au Tchad, en République démocratique du Congo selon l’ONU.

« Ces personnes qui vivent au jour le jour sont désormais coupées de leurs petites sources de revenus, la nourriture se fait de plus en plus rare. Elles vivent dans la peur et le traumatisme », poursuit le communiqué.

Pour Denise Brown, coordinatrice humanitaire de Ocha en Centrafrique il faudrait que « toutes les parties au conflit doivent arrêter toute violence contre les civils, les infrastructures civiles, les acteurs humanitaires et respecter le droit international humanitaire. »

Risque de famine

Même si la guerre a considérablement baissé d’intensité depuis 2018, un rapport des Nations Unies classe le pays comme le deuxième plus pauvre au monde. Outre l’insécurité qui y règne, les populations affrontent aussi la famine. Fin mai, L’ONU a estimé que près de la moitié de la population était en « situation d’insécurité alimentaire », en raison de l’épidémie de coronavirus, mais également à cause de la situation sécuritaire.

Depuis fin décembre 2020, les forces gouvernementales ont réussi à arracher les agglomérations et une bonne partie des deux tiers du pays aux mains des rebelles de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC). Des zones qu’ils contrôlaient depuis plusieurs années, essentiellement grâce au renfort de soldats rwandais et à la présence de centaines de paramilitaires russes combattant à leurs côtés.

RCA : la ville de Bangui plongée dans l’eau

Dans la nuit de samedi à dimanche, les habitants de la capitale centrafricaine ont été surpris par des inondations causées par la forte pluie qui s’est abattue.

 

La forte pluie qui s’est abattue dans la ville de Bangui dans la nuit du samedi au dimanche 13 juin, a été à l’origine des inondations. De plusieurs dégâts dont des maisons écroulées ont été enregistrés.

Du centre-ville en passant par les quartiers sud de la capitale voire les quartiers centre dans les 3ème et 5ème arrondissements de Bangui, il était difficile pour les populations de vaguer à leurs occupations.

La saison des pluies a fait son retour et comme à chaque fois, Bangui connait des pires moments d’inondation occasionnant plusieurs dégâts. Une situation qui soulève l’épineux problème d’évacuation d’eau dans les quartiers.

RCA-Coronavirus : un nouveau bâtiment de prise en charge à Bangui

Ce bâtiment est une œuvre de la Croix-Rouge. Il est construit dans l’enceinte de son siège dans le 3e arrondissement de Bangui.

 

Depuis quelques années, la Croix-Rouge Centrafricaine (CRCA) avait lancé la construction d’un nouveau bâtiment. Les crises militaro-politiques de 2003 puis 2013 en Centrafrique ont obligé la Croix Rouge Centrafricaine à avoir d’autres structures d’accueil pour faciliter le service du secourisme. C’est dans ce contexte que cet hôpital au sein de son centre dénommé  Centre Henry Dunant a été construit. Le coût total de cette construction est estimé à plus de 200 millions de francs CFA.

« Nous avions lancé la construction de ce bâtiment mais les travaux ont été suspendus faute du moyen financier. C’est ainsi que le gouvernement centrafricain à travers le ministère de la santé publique et de la population a décidé de voler à notre secours pour enfin finaliser les travaux de construction de ce joyau », a expliqué le Pasteur Supérieur Antoine Mbao Bogo, président de la Croix Rouge Centrafricaine.

C’est un bâtiment R+1 avec des bureaux larges et bien aérés qui ont la capacité d’accueil conséquent des patients. Construit au départ dans le cadre du secourisme, ce bâtiment a été finalement reconduit pour  la lutte contre la Covid-19 en Centrafrique.

Depuis que la Covid-19 a été déclarée en Centrafrique, le gouvernement à travers le ministère de la santé publique et de la population et les partenaires ne cessent de se battre pour faire face à cette pandémie mondiale.

Ladite inauguration s’était déroulée ce 10 juin 2021 en présence de tous les représentants de la fédération des sociétés de la croix rouge et d croissant rouge. On note également la présence des autorités locales et de plusieurs volontaires de la CRCA.

RCA : les populations de Bangui subissent les inondations

Dans la nuit  du mardi à mercredi 5 mai, plusieurs quartiers nord de la capitale Bangui ont été surpris par des pluies torrentielles qui ont causé de graves  inondations. Plusieurs maisons ont été détruites. De Gobongo à Galabadja, ou encore du quartier PK10 jusqu’à Damala, des maisons sont écroulées,  d’autres inondées.

Les dégâts sont très importants du quartier Galabadja en passant par Gobongo PK10, PK12 et les quartiers qui se trouvent au bord de la rivière de ngola.  Des maisons d’habitation  entièrement ou partiellement détruites. Quelques ateliers ou chapelles d’église ont subi le même sort. Ce qui oblige les ménages touchés à passer actuellement la nuit  à ciel ouvert.

« Pour le moment nous sommes à 2 heures du matin, mais on ne peut pas prendre le risque de dormir. L’eau coule jusqu’à l’intérieur de notre maison. Moi et mes enfants nous sommes tous debout. Mais c’est encore pire chez mes voisins  », a témoigné un habitant du quartier Gobongo joint au téléphone. Mais plus au Sud, un autre témoigne:

« Nous sommes surpris par cette pluie. L’eau est venue engloutir la maison. On ne sait où allez », s’alarme un habitant du quartier Galabadja.

RCA : pénurie d’eau dans les quartiers nord de Bangui

Les populations des quartiers nord de la République centrafricaine demandent au gouvernement plus d’installation de forages.

Depuis plus de trois mois, les Banguissois manquent cruellement de l’eau potable dans leur robinet. Ici, aux quartiers nord de la capitale, dans le quatrième arrondissement, des femmes et des jeunes passent des heures  devant les points d’eau,  et parfois ne trouvent pas. Cette situation commence à les irriter davantage, ils appellent à plus d’installation des forages dans leur zone.

Sur la rue qui quitte devant l’hôpital de l’amitié,  jusqu’au marché de Boyrabe dans le quatrième arrondissement, nous avons rencontré des jeunes  et des femmes avec des pousse-pousse, remplis des bidons, à la recherche d’eau.

Ici dans le quartier Issa 3, il y’a un forage construit par NRC qui fonctionne à base du groupe électrogène. Devant ce point d’eau, il y’a une centaine des bidons :

« Parfois on peut sortir entre 19 et 22 heures pour aller chercher de l’eau, et rentrer vers 5 heures du matin. Si on parvient à trouver de l’eau, on peut faire une réserve de 20 bidons », réagit un chercheur d’eau.

Au quartier Fouh, l’eau ne coule pas dans les deux fontaines  qui sont en face de l’hôpital de l’amitié. Mais malgré tout, il y’a des bidons dans les rangs, on ne sait à quelle heure il va y avoir de l’eau.

« L’eau arrive à 5 heures, et ne tarde pas à couper alors que les gens ont pris place depuis la veille », déclare un autre habitant du quartier Fouh.

Dans tous ces deux grands quartiers parcourus, il n’y a que trois fontaines de la SODECA, mais deux qui sont fonctionnelles, mais difficilement ravitaillées.

Notons que chaque saison sèche de l’année, la SODECA a des difficultés à s’alimenter avec de l’eau de l’Oubangui. Ce qui crée de la pénurie d’eau dans la capitale, explique un fonctionnaire de la SODECA.

RCA : pénurie des boissons alcoolisées et gazeuses à Bangui

Les consommateurs des boissons alcoolisées et gazeuses ont levé le temps depuis quelques semaines devant la rareté de ces produits très consommés en cette période de forte chaleur dans le pays.  Les prix ont augmenté,  et les consommateurs s’en plaignent.

Les lieux de vente de ces boissons sont déserts. Les bières locales et mêmes celles qui sont importées ne se trouvent pratiquement pas dans la capitale Bangui.  Du coût, les prix des rares boissons qui sont disponibles  sont revus à la hausse. Une bouteille de castel par exemple  a atteint 1000 francs CFA. Difficile pour les consommateurs de boire non seulement à leur soif,  mais aussi de trouver leur goût.

« Je suis venu tout juste me rafraîchir,  mais je n’ai pas trouvé mon goût. Mon goût habituel est la 33, mais il n’y a pas la 33, je suis obligé de de prendre castel à défaut », regrette un consommateur dans un débit de boisson dans la capitale.

« Castel travaille. Les grossistes  partent l’abasourdir abasourdir ils amènent  des boissons.  Maintenant c’est 9000 francs CFA le casier, on nous vend ici en détail en ajoutant 50 francs CFA sur chaque bouteille.  Tu gagnes combien », déclare une autre cliente.

Du côté de l’association nationale des distributeurs  de boissons,  cette pénurie est volontairement créée  par la brasserie MOCAF.

« La brasserie est une grande société qui devrait avoir ses stocks de sécurité, n’a pas pu faire des approvisionnements. Et même s’il y’a eu un problème au niveau du corridor, mais ça n’a duré qu’un seul mois ou un mois, pas plus de que deux mois. Aujourd’hui, il y’a plusieurs accès déjà pour que la brasserie MOCAF puisse rentrer avec les produits. Là je vous dis avec toute honnêteté,  la brasserie n’est plus à la hauteur  de satisfaire la consommation locale », a réagi Monsieur Léon Anatole Doyémélombi, secrétaire général  de l’association  nationale des distributeurs  de boissons.

En réaction, la brasserie MOCAF  annonce des mesures pour augmenter sa production.

« Présent nettement, nous devons très rapidement, dans la mesure  du possible bien sur, revenir à la normale, c’est-à-dire à une production équivalente à 1000 hectolitres  par jour. Ces 1000 hectolitres aujourd’hui  sont un minimum  pour répondre à la demande du marché,  de Bangui, et nous devons  très rapidement pousser l’extension à une production supérieure pour aussi satisfaire l’intérieur du pays », a réagi le  directeur général de la MOCAF.

Beaucoup de point de vente aujourd’hui tournent au ralenti à cause de cette pénurie.

RCA : Bangui encerclé par des rebelles

La situation à Bangui, la capitale de la République centrafricaine (RCA), est « apocalyptique » alors que les rebelles encerclent la ville, selon un ancien premier ministre.

Martin Ziguélé affirment que les combats sont quotidiens dans tout le pays et qu’il ne peut pas quitter Bangui sans une escorte armée. L’ONU affirme que plus de 200 000 personnes ont fui leurs foyers depuis que le conflit a éclaté le mois dernier. Les forces rebelles contrôlent maintenant les deux tiers du pays.

La RCA est l’un des pays les plus pauvres et les plus instables d’Afrique, même si elle est riche en ressources telles que les diamants et l’uranium. L’ONU estime qu’environ la moitié de la population dépend de l’aide humanitaire.

Les forces rebelles qui entourent actuellement Bangui contestent la validité de la réélection du président Faustin Archange Touadéra en décembre et veulent le voir évincé. La ville est défendue par les forces gouvernementales soutenues par les troupes de l’ONU, russes et rwandaises. L’état d’urgence a été déclaré au début de ce mois.

Ziguélé, qui s’est classé troisième, estime que la préoccupation de tout le monde est que la principale voie d’approvisionnement entre Bangui et l’est du Cameroun reste sécurisée.

« Je ne peux pas quitter Bangui… sans une escorte militaire lourdement armée », dit-il par téléphone à l’agence de presse Reuters.

« Imaginez, alors, la population. Ajoutez le couvre-feu et l’état d’urgence – c’est vraiment une situation apocalyptique », ajoute-t-il.

Ces réfugiés ont fui la RCA vers un camp de fortune en RD Congo.

Ziguélé se félicite de la demande de l’ONU d’augmenter les troupes de maintien de la paix mais indique que des pourparlers entre toutes les parties étaient nécessaires de toute urgence.

« Un renforcement militaire n’est pas la seule solution pour faire face à la crise sécuritaire, humanitaire et économique qui menace de plonger un des pays les moins développés du monde dans un coma complet », a-t-il déclaré.

Au moins 12 000 soldats de la paix sont déjà sur le terrain en RCA.

L’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a indiqué qu’environ 92 000 réfugiés avaient fui vers la République démocratique du Congo et que plus de 13 000 étaient passés au Cameroun, au Tchad et en République du Congo. Le reste a été déplacé à l’intérieur de la République centrafricaine.

S’exprimant à Genève, un porte-parole de l’Agence des Nations unies pour les réfugiés, le HCR, dit aux journalistes que les attaques des rebelles avaient entravé l’accès humanitaire à Bangui et que de nombreuses personnes sont maintenant confrontées à des « conditions désastreuses ».

Les maladies se développent et certaines personnes déplacées sont si désespérées qu’elles échangent des faveurs sexuelles contre de la nourriture, ajoute le porte-parole Boris Cheshirkov.

RCA : la population de Bangui vit sous la psychose

Ces derniers jours, des hommes armés ont lancé une offensive dans plusieurs villes du pays notamment sur les axes routiers menant à Bangui, la capitale, et dans diverses localités du Nord-Ouest et du Nord du pays.

La Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca), qui dénonce « une tentative délibérée de perturber les élections », a déployé vendredi dernier des casques bleus à Bossemptélé et à Bossembélé, deux localités de la préfecture de l’Ombella-M’Poko, cibles d’attaques « menées par des éléments armés du 3R, du MPC et des anti-Balaka». Ces trois groupes armés, qui occupent une grande partie du territoire centrafricain, ont annoncé leur fusion et la création d’une coalition.

Après cette annonce, le gouvernement du président Faustin Archange Touadéra a accusé le parti de l’ancien président centrafricain François Bozizé de « tentative de coup d’État». Des accusations démenties, ce dimanche, par le porte-parole du parti. La coalition de l’opposition a exigé le report des élections jusqu’au rétablissement de la paix et de la sécurité.

Les groupes armés veulent marcher sur Bangui

La situation est à présent «sous contrôle» a affirmé, ce dimanche, le porte-parole de la Mission des Nations unies en Centrafrique. Les groupes armés ont quitté la ville de Yaloké, à 220 km de Bangui, et perdent du terrain dans d’autres localités, précise Vladimir Monteiro.

L’abbé Mathieu Bondobo, vicaire général de l’archidiocèse de Bangui et curé de la cathédrale Notre-Dame de l’Immaculée Conception décrit une situation préoccupante. La population de Bangui «vit dans la peur» après l’occupation de certaines villes par «des groupes armés qui manifestent la volonté de marcher sur Bangui pour prendre le pouvoir par la force». Cette offensive « vise à paralyser le processus électoral en cours » et il y a également « une volonté de mettre en danger l’économie du pays ».

L’abbé Mathieu Bondobo, à quelques jours de la célébration de Noël, exhorte à la paix et rappelle que «le pays a beaucoup souffert». Il souhaite transmettre « un message d’espérance et de consolation » se faisant proche des familles éprouvées. Il appelle les Centrafricains à avoir la foi, à « être des hommes et des femmes de prière et à cultiver l’unité», pour faire de la Centrafrique «un pays de paix et du vivre ensemble ».

RCA-élections : polémiques autour du nouveau dispositif de sécurité à Bangui, la Minusca se justifie

À deux semaines de la publication définitive par la Cour constitutionnelle des listes des candidats aux élections présidentielles et législatives, les forces de l’ordre sont aux aguets : contrôle de sécurité renforcé, des checkpoints se multiplient dans la capitale.

Alors que le premier tour des élections présidentielles et législatives  est fixé au 27 décembre 2020, plus de 85% du territoire national sont toujours contrôlés par des groupes armés pour la plupart dirigés par des mercenaires étrangers, considérés comme des partenaires du gouvernement, selon le Premier ministre. Cependant, dans la capitale, des dispositifs de sécurité sont étonnamment renforcés à la grande surprise  des Banguissois.

Selon la Minusca, ce nouveau dispositif de sécurité dans la capitale fait partie du plan de sécurisation intégré des élections, élaboré et signé le vendredi 02 octobre 2020 entre le gouvernement et la Minusca.

Alors, qu’en est-il pour les villes de province ?

Selon le gouvernement, une réunion avait été organisée lundi à Bangui avec la Minusca afin de mettre en place des comités préfectoraux de sécurisation des élections. Or, dans les rues de la capitale, nombreux sont ceux qui pensent que ce renforcement des dispositifs de sécurité dans la capitale est probablement lié à la publication prochaine par la cour constitutionnelle des listes définitives des candidats aux élections. Et comme disaient les proches du chef de l’État, plusieurs dossiers de candidatures de certaines personnalités politiques ne seront pas validés par la Cour constitutionnelle.

Beaucoup pensent entre autres à l’ex-Président François Bozizé pour délai insuffisant de séjour sur le territoire national; au chef rebelle Armel Sayo Ningatoloum pour moralité douteuse; à madame Catherine Samba-Panza pour moralité douteuse; au député Jean-Michel Mandaba pour moralité douteuse; sans oublier le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA pour moralité douteuse et entretien des groupes et milices armés.

RCA-Elections : la ville de Bangui quadrillée par des forces de défense et de sécurité

Des bases militaires sont installées à tous les ronds-points de Bangui afin de garantir la sécurité  de la population à un mois du scrutin.

L’approche de la délibération de la liste des candidats à la présidentielle et aux législatives en République centrafricaine, des dispositifs militaires sont déployés sur les lieux stratégiques de la capitale centrafricaine.

Le gouvernement met en application le plan de sécurisation du processus électoral en République centrafricain. Ce plan établi en fonction du contexte sécuritaire dans le pays, permet aux autorités centrafricaines de garantir un climat apaisé au scrutin du 27 décembre 2020.

Ce plan de sécurisation du processus électoral est en marche depuis l’étape du dépôt de candidature des candidats aux élections groupées au niveau de l’Autorité Nationale des Elections (ANE). Les candidats sont dans l’attente de verdict de la Cour Constitutionnelle qui doit certifier les dossiers afin de déclarer ceux qui sont éligibles.

Pendant ce temps, des rumeurs font état d’une tentative de perturbation du processus électoral par ceux dont les candidatures seraient rejetées. C’est pourquoi, le gouvernement développe une stratégie sécuritaire pour préserver le climat de paix dans la capitale. Il faut dire que le plan de sécurisation prend en compte l’ensemble du territoire national.

Aujourd’hui, la présence des Forces armées centrafricaines (FACA) et de forces de sécurité intérieure que sont la police et la gendarmerie dans les points stratégiques de Bangui, rassure la circulation des biens et de personnes. Les patrouilles se multiplient du côté des forces nationales et des forces internationales notamment les casques bleus de la Minusca.

Ceux qui planifient la déstabilisation du processus électoral n’auront pas une occasion de le faire. Car, le dispositif sécuritaire est en place pour pallier à des éventualités. La montée en puissance des forces nationales a permis aujourd’hui la libre circulation dans le pays même si certaines localités vivent encore avec des menaces sécuritaires.

A travers ce dispositif, le processus électoral s’opère dans la sérénité qu’il y ai des élections apaisées et transparentes en République centrafricaine. En attendant le verdict de la Cour constitutionnelle, Bangui est sous contrôle des forces de défense et de sécurité intérieure qui veillent au grain de tout danger.