Attaque à San : l’armée malienne affirme avoir repoussé l’assaut, le JNIM revendique la caserne

L’aube de ce dimanche a été marquée par de violents combats autour de l’emprise militaire de San, dans la région de Ségou, au centre du Mali. À 5h30, une attaque a visé la base des Forces armées maliennes (FAMa). Quelques heures plus tard, les versions des protagonistes divergeaient encore sur l’issue des affrontements.

Dans un « Flash Info », l’état-major malien affirme avoir rapidement riposté à l’assaut. Selon les autorités militaires, « la tentative a été repoussée » et la situation est désormais « sous contrôle ». L’armée assure ainsi que son emprise de San demeure sous son contrôle après l’attaque.

Le contingent russe Africa Corps, déployé aux côtés des forces maliennes, livre une version similaire. Il affirme que des combattants de la coalition JNIM et FLA ont tenté de prendre la base tenue par le 23e régiment des FAMa. Selon cette source, l’unité commandée par le lieutenant-colonel El Oumrani aurait réussi à repousser l’offensive.

Africa Corps avance également un bilan de plus de 40 assaillants tués au cours des combats. Dans une vidéo relayée par le contingent russe, le lieutenant-colonel El Oumrani affirme que l’attaque a été repoussée et que la base « n’a pas chuté ». Des opérations de ratissage se poursuivaient également dans les environs de la position militaire, selon son témoignage.

Mais à quelques kilomètres de cette version officielle, un récit totalement différent circulait sur les canaux affiliés au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM). Une publication présentée comme émanant de ce groupe jihadiste affirme avoir pris « le contrôle total de la caserne de l’armée malienne dans la ville de San ».

Africa Corps conteste toutefois cette revendication. Le contingent russe affirme que des combattants jihadistes ont diffusé plusieurs vidéos tournées aux abords de la base pour annoncer leur prétendue victoire sur les réseaux sociaux, avant de quitter les environs de l’emprise militaire.

Dans l’immédiat, aucun bilan indépendant ne permettait de départager les différentes versions concernant les pertes ou le contrôle effectif de la caserne. Les informations disponibles reposent donc principalement sur les déclarations des forces maliennes, d’Africa Corps et des canaux affiliés au JNIM.

Cette attaque survient alors que les positions militaires maliennes sont régulièrement ciblées par des groupes armés. Plusieurs garnisons ont été visées ces derniers mois dans différentes régions du pays, illustrant la persistance de la pression sécuritaire à laquelle les forces maliennes sont confrontées.

Burkina Faso : les motocyclistes sans casque désormais refoulés par les forces de l’ordre

Le temps de la sensibilisation semble laisser place à celui de la fermeté au Burkina Faso. Les autorités annoncent un renforcement des contrôles visant les motocyclistes qui circulent sans casque, avec une consigne claire donnée aux forces de l’ordre : les contrevenants seront désormais refoulés.

Après près de deux années de campagnes de sensibilisation, le gouvernement veut accélérer l’application de l’obligation du port du casque pour les conducteurs et les passagers de motocyclettes. Dans une vidéo publiée samedi sur la page officielle du ministère de la Sécurité, le ministre Mahamadou Sana a directement interpellé les usagers qui continuent de circuler sans équipement de protection.

Le ministre estime que la majorité des usagers ont désormais adopté le casque. « Actuellement en circulation, sur 100 personnes, 90 ont mis le casque. Vous êtes les seuls qui faites la sourde oreille », a-t-il déclaré, appelant les derniers récalcitrants à se conformer aux règles.

Derrière ce durcissement, les autorités mettent en avant la gravité du bilan des accidents de la circulation. Mahamadou Sana a notamment indiqué que 649 personnes avaient perdu la vie sur les lieux d’accidents entre janvier et juillet 2026, sans compter les décès enregistrés ultérieurement dans les établissements hospitaliers.

Face à cette situation, les forces de police et de gendarmerie sont appelées à appliquer strictement les nouvelles consignes. « Désormais, s’ils aperçoivent quelqu’un sans son casque, qu’ils le refoulent. Qu’il reparte de là où il est venu », a déclaré le ministre de la Sécurité.

Les cyclistes sont également dans le viseur des autorités. Mahamadou Sana leur reproche notamment de ne pas respecter les feux de signalisation et les a avertis que des mesures pourraient également les concerner.

Ces nouvelles instructions interviennent alors que le dispositif de contrôle routier s’est progressivement renforcé ces derniers mois. Policiers, gendarmes et agents de l’Office national de la sécurité routière participent aux opérations, tandis que la vidéo-verbalisation a également été introduite.

À l’approche de la rentrée scolaire prévue en septembre, le ministre insiste particulièrement sur la protection des enfants transportés à moto. Il déplore notamment les situations dans lesquelles des parents portent un casque tout en laissant leurs enfants circuler sans protection. « On n’admettra pas que nos enfants restent sur la route », a-t-il déclaré.

Le port du casque demeure obligatoire au Burkina Faso. Mais malgré les campagnes menées depuis plusieurs mois, son respect reste encore inégal. Avec ce nouveau tour de vis, les autorités veulent désormais transformer la sensibilisation en une application plus rigoureuse de la règle.

Burkina Faso : le prix du gasoil passe à 750 FCFA pour contenir le coût des subventions

Le prix du gasoil augmente au Burkina Faso. Depuis dimanche, le litre est désormais vendu à 750 FCFA, soit une hausse de 75 FCFA par rapport au tarif précédent fixé à 675 FCFA. Le gouvernement maintient toutefois les subventions sur les carburants et le gaz butane afin de limiter l’impact de cette décision sur les ménages.

L’annonce a été faite à la télévision nationale par Abdoul Salam Gampéné, secrétaire général de la Primature et président du Comité interministériel de détermination des prix des hydrocarbures. Cette hausse constitue la première augmentation du gasoil depuis août 2022.

La décision intervient alors que les cours internationaux des produits pétroliers progressent. Elle tient également compte de l’appréciation du dollar face au franc CFA, qui renchérit le coût des importations.

Selon Abdoul Salam Gampéné, le coût réel du gasoil atteindrait environ 1 050 FCFA le litre sans intervention de l’État. Les subventions accordées à ce produit ont déjà représenté 60 milliards de FCFA au premier semestre 2026. Elles pourraient dépasser 135 milliards de FCFA sur l’ensemble de l’année si le prix était resté inchangé.

Le gouvernement évoque également la progression de la consommation nationale et des approvisionnements transfrontaliers. Le prix du gasoil au Burkina Faso, inférieur à celui pratiqué dans plusieurs pays voisins, favoriserait ces mouvements.

Les chiffres communiqués par les autorités illustrent cette hausse de la demande. La consommation nationale a atteint 365 millions de litres durant les six premiers mois de 2026. Elle pourrait avoisiner 730 millions de litres à la fin de l’année.

Le Super 91, lui, conserve son tarif de 850 FCFA le litre. Son coût réel est pourtant évalué à environ 920 FCFA sans subvention.

Sur le front du gaz butane, le gouvernement maintient également son soutien. La bouteille de 6 kg reste accessible à 2 000 FCFA, alors que son prix sans subvention serait d’environ 4 300 FCFA. Celle de 12 kg demeure vendue à 5 500 FCFA, contre un coût réel estimé à près de 8 960 FCFA.

Avec cette nouvelle grille, le gouvernement cherche donc à trouver un équilibre entre la hausse des coûts d’approvisionnement et la protection du pouvoir d’achat. L’exécutif entend ainsi réduire la pression exercée par les subventions énergétiques sur les finances publiques, tout en maintenant un soutien aux produits jugés essentiels.

Burkina Faso : le gouvernement met en demeure l’artiste Kosa Pic de retirer de toutes les plateformes, ses contenus jugés contraires aux bonnes mœurs

Le ministère burkinabè en charge de la Culture a adressé une mise en demeure à l’artiste Kosa Pic, lui ordonnant de retirer immédiatement de toutes les plateformes de diffusion les contenus considérés comme contraires aux bonnes mœurs, sous peine de sanctions pouvant aller jusqu’à l’interdiction d’exercer.

Selon les informations rapportées par l’Agence d’information du Burkina (AIB), cette décision s’inscrit dans le cadre de l’application de la réglementation encadrant les productions artistiques et culturelles au Burkina Faso. Les autorités avertissent que le non-respect de cette injonction pourrait entraîner une interdiction d’exercer des activités artistiques sur le territoire national.

Révélé au grand public en 2023, Kosa Pic s’est fait connaître grâce à des chansons aux paroles explicites, principalement axées sur des thématiques liées à la sexualité, suscitant de nombreuses controverses. En septembre 2024, le Conseil supérieur de la Communication (CSC) avait déjà appelé les citoyens et les médias à ne pas diffuser le clip « Zaaka », estimant qu’il contenait « des images érotiques voire pornographiques » ainsi que des paroles jugées vulgaires et indécentes.

Cette affaire avait conduit à des poursuites judiciaires contre l’artiste. En juillet 2025, après un bref séjour en détention, Kosa Pic avait été condamné à six mois de prison avec sursis et à une amende de 250 000 FCFA, également assortie de sursis, pour la diffusion de cette œuvre.

À travers cette nouvelle mise en demeure, les autorités burkinabè réaffirment leur volonté de veiller au respect des dispositions encadrant les contenus culturels et de préserver les valeurs morales définies par la réglementation nationale.

Burkina Faso : la police nationale renforce les capacités de ses nouveaux responsables en matière de leadership et de gouvernance sécuritaire

Une trentaine de directeurs et responsables récemment nommés à des postes de commandement au sein de la Police nationale participent, depuis le 5 août à Ouagadougou, à une session de renforcement des capacités destinée à consolider leur leadership et leurs compétences en matière de gouvernance sécuritaire.

Organisée à la Direction générale de la Police nationale (DGPN), cette formation de trois jours vise à préparer les nouveaux responsables à exercer efficacement leurs fonctions dans un contexte marqué par des défis sécuritaires persistants.

Le programme comprend plusieurs modules consacrés à la gouvernance sécuritaire, à l’utilisation des statistiques dans la planification des politiques de sécurité publique, à la gestion des crises, à la communication institutionnelle, à la gestion administrative et financière ainsi qu’à la gestion du stress et à la prise de décision en situation complexe.

À l’ouverture des travaux, le directeur général de la Police nationale, l’inspecteur général de police Thierry Dofizouho Tuina, a appelé les participants à incarner une gouvernance exemplaire.

« Nous attendons de vous une gouvernance exemplaire, fondée sur la responsabilité, la transparence, la redevabilité et la culture de l’excellence. Soyez des cadres patriotes, courageux et déterminés, capables de porter les ambitions de notre institution avec loyauté et professionnalisme », a-t-il déclaré.

Le patron de la Police nationale a rappelé que chaque responsable public est avant tout « un serviteur du peuple », chargé de protéger les citoyens, de défendre les intérêts supérieurs de la nation et de contribuer à l’édification d’un Burkina Faso souverain, prospère et sécurisé, conformément aux orientations de la Révolution progressiste populaire (RPP).

Il a également insisté sur les trois responsabilités majeures qui incombent aux nouveaux dirigeants : la responsabilité opérationnelle, qui consiste à garantir l’efficacité des services ; la responsabilité humaine, fondée sur l’écoute, l’accompagnement et la valorisation des équipes ; et la responsabilité institutionnelle, qui exige le respect des valeurs et de l’image de la Police nationale.

« Vous êtes les garants de l’efficacité de vos structures. Un chef se distingue avant tout par son comportement », a souligné Thierry Dofizouho Tuina, avant d’ajouter que les décisions, le langage et la conduite des responsables doivent refléter les valeurs de patriotisme, d’intégrité, de discipline, de respect des lois et d’engagement au service exclusif de la nation.

À travers cette initiative, la Direction générale de la Police nationale entend doter les nouveaux responsables des outils et des méthodes nécessaires pour améliorer leurs performances, renforcer l’efficacité des services de sécurité et contribuer durablement à la paix, à la cohésion sociale et à la protection des populations.

Commémoration du 5 août : Ibrahim Traoré appelle à faire de la Révolution progressiste populaire le socle de la souveraineté nationale

À l’occasion du 66ᵉ anniversaire de la proclamation de l’indépendance du Burkina Faso, commémoré le 5 août, le président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, a appelé les Burkinabè à s’approprier les idéaux de la Révolution progressiste populaire (RPP), qu’il présente comme le cadre devant conduire le pays vers une souveraineté politique, économique et sécuritaire pleinement assumée.

Dans un message adressé à la Nation, le chef de l’État a rappelé que l’accession du Burkina Faso à l’indépendance, le 5 août 1960, avait nourri de grandes espérances, mais que celles-ci avaient, selon lui, été entravées au fil des décennies par des « manœuvres persistantes de domination et de prédation » visant les ressources nationales.

Selon Ibrahim Traoré, le Burkina Faso poursuit aujourd’hui une « guerre de libération » contre les groupes armés terroristes tout en menant un combat plus large pour conquérir une « souveraineté totale », fondée sur la maîtrise de ses choix politiques, économiques et sécuritaires.

Le président burkinabè a rendu hommage aux figures historiques qui se sont opposées au néocolonialisme ainsi qu’aux Forces de défense et de sécurité, aux Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) et à l’ensemble des combattants engagés dans la reconquête du territoire national, saluant leur détermination à défendre l’intégrité du pays.

Il a également invité chaque citoyen à prendre une part active à la construction d’un « pays nouveau, digne, véritablement libre, indépendant et souverain », estimant que les principes de la Révolution progressiste populaire constituent la « boussole » devant guider le Burkina Faso vers un développement endogène, fondé sur la valorisation de ses propres ressources et la consolidation d’une nation « forte et prospère ».

Burkina Faso : l’ALP ratifie le protocole de Montréal 2014 pour renforcer la sécurité aérienne

L’Assemblée législative du peuple (ALP) du Burkina Faso a adopté à l’unanimité une loi autorisant la ratification du protocole de Montréal de 2014, renforçant ainsi le cadre juridique national de lutte contre les infractions commises à bord des aéronefs.

Réunis lundi à Ouagadougou, les députés ont approuvé ce texte qui modernise les dispositions de la Convention de Tokyo de 1963 relative aux infractions et autres actes survenant à bord des avions. Adopté le 4 avril 2014 à Montréal, le protocole vise à adapter le droit international aux nouvelles menaces pesant sur l’aviation civile.

Présentant le projet de loi devant les parlementaires, le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, assisté de la ministre déléguée Bêbgnasgnan Stella Eldine Kabré/Kaboré, a expliqué que ce nouveau dispositif élargit les compétences des États pour poursuivre les auteurs d’infractions commises en vol.

Jusqu’à présent, seule la juridiction de l’État d’immatriculation de l’aéronef était compétente. Avec le protocole de Montréal, l’État d’atterrissage ainsi que l’État de l’exploitant de l’appareil pourront également engager des poursuites, facilitant ainsi la répression des actes de violence, de perturbation ou de mise en danger des passagers et de l’équipage.

« Les États qui ratifient peuvent mettre en place leur propre dispositif de sécurité pour les incidents susceptibles de compromettre la sécurité de l’appareil ou celle des passagers », a souligné le chef de la diplomatie burkinabè devant les députés.

Selon le gouvernement, cette ratification permettra au Burkina Faso de renforcer son arsenal juridique en matière de sûreté aérienne, tout en améliorant la coopération judiciaire avec les autres États parties pour prévenir, poursuivre et sanctionner les infractions commises à bord des aéronefs.

Le Burkina Faso avait participé aux négociations ayant conduit à l’adoption du protocole lors de la conférence diplomatique organisée à Montréal en avril 2014. Son intégration dans le droit interne marque une nouvelle étape dans l’alignement du pays sur les normes internationales de sécurité et de sûreté de l’aviation civile.

Commémoration du 4 août : Ibrahim Traoré appelle à une mobilisation totale pour la souveraineté nationale

À l’occasion du 43ᵉ anniversaire de la Révolution démocratique et populaire (RDP), le président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, a appelé les Burkinabè à s’engager « sans réserve » dans la lutte pour la souveraineté nationale, affirmant inscrire son action dans l’héritage politique de Thomas Sankara.

Dans un message publié mardi, le chef de l’État a rendu hommage au capitaine Thomas Sankara, élevé au rang de « Héros de la Nation », rappelant que la Révolution démocratique et populaire du 4 août 1983 a profondément transformé le Burkina Faso en plaçant la souveraineté, la dignité et l’autonomie nationale au cœur du projet politique.

Selon Ibrahim Traoré, cette révolution a permis d’engager d’importantes réformes économiques, sociales et culturelles tout en favorisant une rupture avec les modèles hérités de la colonisation. Il estime que cette vision demeure une source d’inspiration pour bâtir un développement fondé sur les réalités, les valeurs et les traditions nationales.

Le président burkinabè a souligné que la Révolution progressiste populaire, portée par les autorités actuelles, s’inscrit dans cette continuité historique. Présentée comme un projet de refondation nationale, elle vise, selon lui, à renforcer les bases d’un Burkina Faso « fier, souverain et fort », en privilégiant un développement endogène et une plus grande autonomie économique.

Dans son adresse, Ibrahim Traoré a également invité les citoyens à participer pleinement à ce qu’il qualifie de « guerre de libération », engagée contre les groupes armés terroristes et les différentes formes de dépendance. Il a estimé que cette mobilisation collective constitue le meilleur hommage aux pionniers de l’émancipation africaine, avec Thomas Sankara en figure emblématique.

À travers cette commémoration, les autorités burkinabè réaffirment ainsi leur volonté de faire de l’héritage sankariste l’un des principaux fondements de leur projet politique et de leur stratégie de souveraineté nationale.

Burkina Faso : la VIDEO-verbalisation enregistre plus de 1 000 infractions en douze heures

Douze heures seulement après son entrée en vigueur, le nouveau système de e-verbalisation des infractions routières a déjà livré ses premiers résultats au Burkina Faso. Entre minuit et midi, ce samedi 1er août 2026, 1 099 infractions au Code de la route ont été détectées grâce au dispositif de vidéoprotection déployé par les autorités.

Pour constater le fonctionnement du système, le ministre de la Sécurité, Mahamadou Sana, s’est rendu au Centre de supervision de la vidéoprotection à 12 heures, quelques heures après le lancement officiel de cette innovation numérique.

Accueilli par le Directeur général des Transmissions et de l’Informatique, Zakaria Hébié, le ministre a suivi les différentes étapes du traitement des infractions. Du repérage par les caméras de surveillance à la validation des dossiers, jusqu’à l’envoi des notifications aux usagers concernés, il a pu observer le processus complet mis en place par les équipes techniques.

À l’issue de cette visite, Mahamadou Sana a salué le travail réalisé par les agents mobilisés pour assurer le déploiement de ce dispositif présenté comme un outil majeur de modernisation des services de sécurité.

Les premières infractions enregistrées concernent notamment le non-port de la ceinture de sécurité, le franchissement des feux tricolores, le dépassement de la vitesse autorisée ainsi que l’usage du téléphone portable tenu en main au volant.

Au cours de cette même période, cinq contrevenants avaient déjà réglé leurs amendes via la plateforme FASO ARZEKA, confirmant l’opérationnalité du mécanisme de paiement numérique.

Pour le ministère de la Sécurité, ces premiers chiffres démontrent l’efficacité du système et traduisent l’ambition du gouvernement de s’appuyer sur les technologies numériques pour améliorer la sécurité routière. La e-verbalisation doit permettre une application plus transparente et plus équitable du Code de la route.

Les autorités rappellent toutefois que l’objectif premier du dispositif n’est pas uniquement de sanctionner, mais aussi de prévenir les comportements dangereux. Elles invitent ainsi les usagers à adopter une conduite responsable, en respectant les limitations de vitesse, les feux de signalisation et les règles essentielles de sécurité.

Avec ce nouveau mécanisme, le Burkina Faso entend renforcer le civisme routier et réduire les risques d’accidents grâce à une surveillance plus efficace des comportements sur les axes routiers.

Burkina Faso : une usine de farine de blé à 3,1 milliards FCFA en construction pour renforcer la production locale

Le Burkina Faso poursuit sa marche vers la transformation industrielle de ses matières premières. À Bobo-Dioulasso, la Minoterie du Faso (MINOFA) construit une nouvelle unité de production de farine de blé destinée à renforcer les capacités industrielles nationales et réduire la dépendance aux importations.

En visite sur le chantier le samedi 1er août 2026, le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Serge Gnaniodem Poda, a constaté l’état d’avancement des travaux de cette infrastructure implantée dans l’ex-secteur 13, au quartier Dogona, à proximité de la Société burkinabè de tomate (SOBTO).

Les travaux, lancés il y a environ cinq mois, affichent un taux d’exécution estimé à 65 %. Selon les responsables du projet, l’usine devrait être opérationnelle dans un délai de six mois. Une fois achevée, elle disposera d’une capacité de production de 150 tonnes de farine de blé par jour.

D’un coût global d’environ 3,1 milliards de francs CFA, cette unité industrielle ambitionne également de créer plusieurs centaines d’emplois au profit des Burkinabè et de contribuer au développement du tissu industriel local.

Au cours de sa visite, Serge Poda a salué l’évolution du chantier et la progression des travaux. « Au vu de ce qui a été présenté et des taux qui m’ont été indiqués en termes de réalisation, je pense qu’on peut repartir satisfait », a déclaré le ministre, estimant que le niveau d’exécution enregistré après cinq mois de travaux constitue un résultat encourageant.

Pour le responsable gouvernemental, cette usine s’inscrit dans une stratégie plus large visant à renforcer les capacités de production de la MINOFA et à accélérer la transformation locale des matières premières. Une orientation qui répond, selon lui, aux ambitions d’industrialisation portées par les autorités burkinabè.

« Nous voulons disposer d’outils industriels capables de transformer nos matières premières afin de proposer des produits finis aux populations et conquérir également les marchés extérieurs à travers les exportations », a expliqué Serge Poda.

Le ministre a par ailleurs évoqué les nouvelles mesures réglementaires prises par le gouvernement, notamment la mise à jour de la liste des produits soumis à Autorisation spéciale d’importation (ASI) et Autorisation spéciale d’exportation (ASE).

Selon lui, ces dispositions doivent permettre de mieux réguler les flux commerciaux, stabiliser l’offre des produits de grande consommation et protéger les industries nationales face à la concurrence extérieure.

« Après avoir mis en place tout le cadre qui incite à l’industrialisation, plusieurs investisseurs se sont engagés dans ce secteur et produisent aujourd’hui des produits industriels burkinabè. Il était donc nécessaire que l’État protège ces produits, le secteur industriel et les emplois qu’il génère », a-t-il indiqué.

Avec cette nouvelle minoterie, le Burkina Faso entend franchir une nouvelle étape dans sa politique de souveraineté économique, en misant sur la production locale, la création d’emplois et la valorisation de ses capacités industrielles.