La journaliste Christelle Dabré/Pare de la RTB présente ses excuses après des propos controversés lors du Magazine des Sports

Une séquence du Magazine des Sports, diffusé le lundi 10 août 2026 sur la RTB, a provoqué de nombreuses réactions parmi les téléspectateurs burkinabè. Les propos du sélectionneur Pascal Sawadogo, invité de l’émission, ainsi qu’une expression utilisée à l’antenne par la journaliste Christelle Dabré/Pare, ont suscité des critiques sur les réseaux sociaux et auprès du public.

Face à cette vague de réactions, la journaliste a choisi de prendre la parole pour clarifier sa position et reconnaître la portée de ses propos. Dans un message empreint de regret, elle a adressé ses excuses aux téléspectateurs, tout en rappelant la responsabilité particulière des professionnels des médias dans le choix des termes employés à l’antenne.

« Je tiens, avec sincérité et humilité, à présenter mes excuses à l’ensemble des téléspectateurs », a-t-elle déclaré. Pour Christelle Dabré/Pare, l’incident constitue une occasion de rappeler l’importance de la rigueur, de la retenue et du discernement dans l’exercice du métier de journaliste.

La journaliste a surtout tenu à lever toute ambiguïté sur ses intentions. Elle affirme n’avoir jamais voulu remettre en cause le patriotisme des Burkinabè ni minimiser les sacrifices consentis par les populations dans la défense et la préservation de la souveraineté nationale.

Dans son message, elle a ainsi réaffirmé son attachement aux valeurs de responsabilité, de cohésion et de patriotisme. Elle a également considéré cette controverse comme un « rappel important » des exigences qui accompagnent la parole médiatique, particulièrement dans un contexte national où les questions liées à la défense et à la souveraineté occupent une place sensible.

En guise de conclusion, Christelle Dabré/Pare a choisi de rappeler la devise du Burkina Faso : « La Patrie ou la mort, nous vaincrons ». Elle a ensuite adressé ses bénédictions à l’ensemble du public : « Dieu vous bénisse. »

Burkina Faso : les chauves-souris à l’origine de coupures d’électricité nocturnes

Les coupures d’électricité enregistrées ces dernières semaines dans plusieurs villes du Burkina Faso s’expliquent en partie par un phénomène naturel saisonnier. Dans une note publiée le 11 août 2026, la Société nationale d’électricité du Burkina (SONABEL) évoque la migration massive de chauves-souris frugivores, communément appelées roussettes.

Selon la SONABEL, le phénomène touche principalement les régions du Nazinon, du Djôrô, du Yaadga et du Nando. Ces mammifères volants se déplacent en grands essaims durant la nuit, particulièrement entre 20 heures et 5 heures du matin.

Au cours de leurs déplacements, les roussettes peuvent entrer en contact avec les lignes électriques de moyenne tension. Ces contacts provoquent alors des courts-circuits, entraînant des interruptions temporaires de la fourniture d’électricité.

Des équipes mobilisées sur le terrain

Face à ces perturbations, la SONABEL assure maintenir ses équipes d’intervention en état d’alerte. Des patrouilles sont régulièrement déployées afin d’identifier les zones affectées et procéder aux réparations nécessaires.

La société indique également que ses services techniques travaillent à la recherche de solutions durables pour réduire l’impact de ce phénomène saisonnier sur le réseau électrique. Ces coupures, qui surviennent principalement durant la nuit, restent donc liées à une combinaison entre les déplacements des roussettes et la présence des lignes électriques sur leurs trajectoires. La SONABEL présente ses excuses aux abonnés concernés pour les désagréments occasionnés. Elle précise que ces perturbations sont indépendantes de sa volonté et remercie les usagers pour leur compréhension.

Pour tout signalement d’anomalie ou demande d’information, les abonnés peuvent contacter le Centre d’appels de la SONABEL au 80 00 11 30.

Burkina Faso : la lutte contre la fraude permet de saisir plus de 141 millions FCFA de produits prohibés

La Coordination nationale de lutte contre la fraude (CNLF) a intensifié ses opérations de terrain entre le 20 juillet et le 5 août 2026. En deux semaines, les agents ont saisi des produits frauduleux et prohibés d’une valeur globale estimée à 141,383 millions de FCFA, selon la CNLF.

Les opérations ont ciblé plusieurs formes de fraude, notamment le détournement de carburant subventionné, l’introduction clandestine de produits médicaux et le commerce de marchandises interdites. Le 20 juillet, les équipes ont notamment intercepté 10 000 litres de gasoil subventionné sur la voie de contournement de Ouagadougou. Le carburant était destiné illicitement à une usine.

Les investigations menées ensuite à Kouba et Koubri ont permis de saisir respectivement 3 000 et 13 000 litres de gasoil destinés à des entreprises. Pour la CNLF, ces pratiques représentent un manque à gagner important pour les finances publiques.

Plus de 68 millions de FCFA de produits médicaux saisis

Dans le secteur de la santé, une opération menée le 3 août à Ouagadougou a permis de mettre la main sur des consommables médicaux et produits assimilés introduits en contrebande. La valeur de cette saisie est estimée à 68,017 millions de FCFA. Elle comprend notamment 76 cartons d’anabolisants, dont la circulation illégale constitue un risque pour la santé des populations.

À Zabré, les enquêteurs ont également intercepté un camion-remorque après plus de deux mois d’investigations. Le véhicule transportait frauduleusement plusieurs produits de grande consommation. La cargaison était composée notamment de sucre, d’huile, de riz, de farine, de boissons alcoolisées, de tomate, de cubes alimentaires et de spaghettis. La valeur des marchandises saisies est estimée à 34,447 millions de FCFA.

Des produits interdits également interceptés

Les opérations de la CNLF ont par ailleurs permis de saisir 160 colis de sachets plastiques interdits à Poè. À Karpala, les agents ont également intercepté des boissons énergisantes alcoolisées ainsi que de la chicha.

À travers ces différentes interventions, la Coordination nationale de lutte contre la fraude entend renforcer la protection de l’économie nationale et préserver les ressources publiques. La structure rappelle également que la lutte contre la fraude contribue à protéger les consommateurs et à limiter les risques liés à la circulation de produits potentiellement dangereux. Elle invite enfin les populations à rester vigilantes et à collaborer avec les services compétents afin de faciliter la détection des réseaux de fraude et de contrebande.

Burkina Faso : quatre centrales thermiques renforcent le réseau électrique avec 126,4 MW en moins d’un mois

Le Burkina Faso accélère la montée en puissance de son parc électrique. En moins d’un mois, quatre centrales thermiques ont été mises en service à Pabré, Bobo-Dioulasso, Koudougou et Kaya. Ensemble, ces nouvelles infrastructures apportent 126,4 MW supplémentaires au réseau national. Une accélération que les autorités présentent comme un pas important vers la souveraineté énergétique.

Le mouvement a commencé le 21 juillet avec la mise en service de la centrale thermique d’urgence de Pabré. D’une capacité de 50 MW, l’infrastructure a été réalisée dans le cadre d’un partenariat public-privé avec Al Ahram Taqa. Elle compte 72 groupes de production et a nécessité un investissement d’environ 18 milliards de francs CFA.

Quelques jours plus tard, l’effort s’est poursuivi à Bobo-Dioulasso. L’extension de la centrale Bobo II a permis d’ajouter 26,4 MW aux capacités existantes. La puissance de l’installation passe ainsi de 60 à 86,4 MW. Réalisé avec l’appui de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD), le projet a mobilisé 33,893 milliards de francs CFA.

Le 10 août, c’est Koudougou qui a accueilli une nouvelle infrastructure de production. D’une puissance de 25 MW, cette première centrale électrique de la ville a été construite avec BUTEC Power Generation SA. Son coût est estimé à environ 15 milliards de francs CFA.

Le lendemain, Kaya a à son tour rejoint cette dynamique. Une centrale thermique de 25 MW y a été mise en service dans le cadre d’un partenariat public-privé de type BOT (Build-Operate-Transfer) avec BUTEC. L’investissement est évalué à environ 15 milliards de francs CFA.

À travers cette succession de mises en service, le gouvernement burkinabè cherche surtout à répondre à un défi devenu stratégique : produire davantage d’électricité et rapprocher les capacités de production des zones de consommation. Ces nouvelles centrales doivent contribuer à renforcer la stabilité du réseau national interconnecté et à réduire les déficits de production.

L’enjeu dépasse toutefois la seule alimentation des ménages. Une disponibilité plus régulière de l’électricité doit également soutenir les entreprises et les zones industrielles, alors que l’énergie demeure un facteur essentiel de l’activité économique et du développement industriel.

Avec ces quatre centrales, le Burkina Faso entend donc franchir un nouveau cap dans sa quête d’autonomie énergétique. Pabré, Bobo-Dioulasso, Koudougou et Kaya deviennent ainsi les nouveaux points d’appui d’un dispositif national appelé à gagner progressivement en capacité et en répartition territoriale.

Coopération Ghana-Burkina : Accra et Ouagadougou renforcent la sécurité des leurs corridors commerciaux

Entre le Ghana et le Burkina Faso, la coopération en matière de défense franchit une nouvelle étape. Les deux pays ont conclu, ce mardi 11 août 2026, un accord destiné à renforcer la sécurité des principaux corridors commerciaux qui relient leurs territoires, avec une attention particulière portée à l’escorte des convois transfrontaliers.

L’accord a été signé par le ministre ghanéen par intérim de la Défense, Dr Cassiel Ato Baah Forson, et le ministre d’État, ministre de la Guerre et de la Défense patriotique du Burkina Faso, le général de division Célestin Simporé. La cérémonie s’est tenue en présence de plusieurs responsables des deux pays, venus accompagner cette nouvelle étape de la coopération bilatérale.

Côté ghanéen, le vice-ministre de la Défense Ernest Brogya Genfi et le directeur général du ministère, Emmanuel Kartey, figuraient notamment parmi les personnalités présentes. Le Burkina Faso était également représenté par son ambassadeur au Ghana, David Kabre.

Le chef d’état-major des Forces armées ghanéennes, le lieutenant-général William Agyapong, ainsi que plusieurs responsables des directions du ministère ghanéen de la Défense et des Forces armées ghanéennes ont également assisté à la signature, aux côtés des membres de la délégation burkinabè.

Derrière cet accord se trouve un enjeu directement lié à la circulation des marchandises entre les deux pays. Accra et Ouagadougou veulent renforcer la protection des axes commerciaux essentiels et mieux sécuriser les convois face aux menaces susceptibles de perturber les déplacements et l’approvisionnement.

La coopération nouvellement engagée doit également contribuer à préserver la stabilité économique des deux pays. La sécurisation des routes d’approvisionnement stratégiques apparaît ainsi comme un élément central du dispositif, alors que ces corridors jouent un rôle important dans les échanges transfrontaliers.

Au-delà de la seule question sécuritaire, l’accord vient donc consolider les relations entre le Ghana et le Burkina Faso dans le domaine de la défense. Il traduit la volonté des deux États de coordonner davantage leurs efforts pour protéger les axes commerciaux et préserver la continuité des échanges entre leurs populations et leurs économies.

Burkina Faso : les Forces combattantes neutralisent un chef terroriste à Barani

Dans la région du Sourou, une opération menée par les forces combattantes burkinabè a porté un coup aux groupes armés actifs dans la zone. Le 25 juillet 2026, un affrontement survenu dans la forêt de Kinséré, dans la commune de Barani, a notamment conduit à la neutralisation de Barry Manga Sangaré, présenté comme un chef terroriste actif dans cette zone.

L’opération s’inscrivait dans le cadre d’une série d’offensives engagées contre les sanctuaires des groupes armés dans les forêts de la province de la Kossin. C’est au cours de l’une de ces opérations qu’une unité des forces combattantes a été confrontée à un groupe de terroristes dans la forêt de Kinséré.

Selon les informations communiquées, les affrontements ont entraîné la neutralisation de 15 membres du groupe armé. Parmi eux figurait Barry Manga Sangaré, présenté comme l’un des responsables actifs sur la base de Kinséré.

Âgé de 32 ans, Barry Manga Sangaré aurait rejoint les groupes terroristes en 2018. Il aurait ensuite reçu une formation au maniement des armes sur une base située dans un pays voisin, avant de prendre part à plusieurs opérations dirigées contre les forces combattantes et les populations civiles dans la région du Sourou.

Son implication aurait notamment été relevée lors de plusieurs attaques et mouvements de groupes armés dans la zone. Les dernières manœuvres qui lui sont attribuées auraient été observées les 12 et 20 juillet 2026, quelques jours avant l’affrontement de Kinséré.

Sa neutralisation est présentée par les forces burkinabè comme un revers important pour les groupes armés actifs dans la région. Elle intervient alors que les opérations militaires se poursuivent dans plusieurs zones considérées comme des sanctuaires de groupes terroristes.

Pour les autorités, ces actions s’inscrivent dans une dynamique plus large de reconquête et de sécurisation du territoire national. L’objectif affiché reste de réduire les capacités opérationnelles des groupes armés et de renforcer progressivement la sécurité des populations.

Immersion patriotique : 43 professionnels des médias plongent au cœur des réalités des forces de sécurité

À Pabré, le rapprochement entre les forces de sécurité et les médias prend une nouvelle forme. Depuis le 10 août 2026, 43 professionnels de la presse participent à une immersion patriotique de six jours à l’Académie de Police, située à quelques kilomètres de Ouagadougou. L’initiative entend créer un contact direct entre ceux qui assurent la sécurité du pays et ceux qui rendent compte de la réalité du terrain.

Organisée par la Direction de la Communication et des Relations Presse du ministère de la Sécurité avec l’Académie de Police, cette immersion doit permettre aux participants de mieux comprendre les missions, les contraintes et les exigences auxquelles sont confrontées les Forces de sécurité intérieure dans l’exercice de leurs fonctions.

La cérémonie de lancement a été présidée par le directeur général de l’Académie de Police, le commissaire divisionnaire de Police Lassina Traoré, représentant le ministre de la Sécurité. Face aux professionnels des médias, il a insisté sur la portée stratégique de leur mission dans le contexte sécuritaire actuel.

Pour le responsable, l’engagement contre le terrorisme ne se joue pas uniquement dans les opérations. Il se poursuit également sur le terrain de l’information et de la communication. « La victoire ne se construit pas uniquement sur le terrain des opérations, mais également dans le domaine de l’information et de la communication », a-t-il déclaré.

Cette proximité recherchée doit également permettre aux journalistes de mieux saisir les valeurs qui structurent l’action des Forces de sécurité intérieure. Discipline, intégrité, patriotisme et sens du devoir constituent ainsi les principaux repères présentés aux participants durant leur séjour.

Six jours au plus près des réalités sécuritaires

Pendant six jours, les 43 professionnels de la presse vont vivre plusieurs activités conçues pour leur donner une meilleure connaissance de l’environnement dans lequel travaillent les forces de sécurité. Leur programme comprend notamment des séances sportives, l’école du soldat, des conférences et différents exercices pratiques.

L’immersion prévoit également des modules consacrés au secourisme, à la gestion du stress et à la sécurité en milieu hostile. Ces enseignements doivent aider les participants à mieux mesurer les risques auxquels peuvent être confrontés les professionnels intervenant dans des zones soumises à de fortes contraintes sécuritaires.

Mais derrière ces exercices, l’objectif est surtout de rapprocher deux univers qui évoluent au contact des mêmes réalités. D’un côté, les forces chargées de protéger les populations. De l’autre, les médias appelés à informer le public sur la situation du pays.

Pour le ministère de la Sécurité, cette connaissance réciproque doit favoriser davantage de confiance et de responsabilité dans les relations entre les Forces de sécurité intérieure et les professionnels de l’information.

À travers cette immersion patriotique, les autorités veulent ainsi encourager une collaboration plus étroite entre les deux secteurs. Une démarche qui vise, au-delà de la formation, à renforcer la résilience nationale, à contribuer à la défense de la Nation et à promouvoir une information responsable dans un contexte sécuritaire particulièrement exigeant.

Forum humanitaire AES : le Burkina Faso veut passer de l’urgence à la résilience

Ouagadougou accueille depuis lundi une nouvelle rencontre consacrée aux réponses humanitaires dans l’espace de la Confédération des États du Sahel. Le Premier ministre burkinabè, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a présidé l’ouverture de la deuxième édition du Forum humanitaire de l’AES, organisée conjointement avec la deuxième réunion des ministres chargés du Genre des trois pays membres.

Les délégations du Burkina Faso, du Mali et du Niger sont réunies autour d’un même constat : les crises qui frappent le Sahel dépassent désormais le seul cadre humanitaire. Les enjeux sécuritaires, climatiques et économiques imposent une réponse davantage coordonnée entre les États de la Confédération.

Placée sous le thème « De l’urgence à la résilience : vers un modèle d’action humanitaire intégré pour l’AES », cette deuxième édition veut justement faire évoluer les pratiques. Il ne s’agit plus seulement d’intervenir lorsque survient une crise, mais aussi de renforcer les capacités des populations et des structures locales afin de mieux faire face aux difficultés dans la durée.

C’est dans cette perspective que Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a appelé à repenser l’action humanitaire. Pour le chef du gouvernement burkinabè, l’aide ne doit pas se limiter à répondre aux besoins immédiats. Elle doit également contribuer à créer les conditions permettant aux communautés de gagner progressivement en autonomie. « L’assistance ne saurait être une finalité en soi. L’action humanitaire doit répondre à l’urgence tout en préparant les conditions de l’autonomie », a-t-il déclaré.

Cette transformation passe également, selon lui, par une évolution des mécanismes de financement. Les participants sont ainsi invités à réfléchir à des ressources plus prévisibles et davantage issues des capacités propres aux États et aux communautés de l’espace AES.

La question de la coordination occupe également une place importante dans les échanges. Une meilleure organisation des interventions, un ciblage plus précis des bénéficiaires et un renforcement de la redevabilité sont présentés comme des conditions nécessaires pour rendre l’action humanitaire plus efficace.

Les travaux accordent par ailleurs une attention particulière à la place des femmes dans les réponses aux crises. Leur contribution à la cohésion sociale, aux activités économiques, à la prévention des conflits et à la reconstruction des communautés est mise en avant comme un levier essentiel de résilience.

À travers ce forum, le Burkina Faso, le Mali et le Niger cherchent ainsi à renforcer leur coopération dans un domaine directement lié aux conditions de vie de leurs populations. L’ambition affichée est de construire progressivement une réponse humanitaire davantage intégrée, capable de répondre aux urgences tout en préparant les communautés sahéliennes à mieux résister aux crises futures.

Centrale de Koudougou : une nouvelle unité de 25 MW renforce la production électrique du Burkina Faso

Après Pabré et Bobo-Dioulasso, Koudougou franchit à son tour une nouvelle étape dans le renforcement de l’offre électrique nationale. Dans la région de Nando, le ministre de l’Énergie, des Mines et des Carrières, Yacouba Zabré Gouba, a inauguré ce lundi 10 août 2026 une centrale thermique de 25 mégawatts. L’infrastructure doit contribuer à répondre davantage aux besoins énergétiques des populations et des activités économiques du centre-ouest du pays.

L’ouvrage vient ainsi renforcer le dispositif national de production d’électricité avec une installation composée de 28 groupes électrogènes. Sa réalisation aura nécessité 347 jours de travaux, dans le cadre d’un partenariat avec l’entreprise libanaise BUTEC Power Generation. Le coût global de l’infrastructure est établi à 15 397 403 948,787 FCFA.

Au-delà de sa capacité de production, cette centrale doit permettre de rapprocher davantage l’électricité des zones de consommation. Pour les autorités, l’enjeu est également de réduire la forte concentration de la production autour de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso, en donnant progressivement aux régions leurs propres capacités énergétiques.

Lors de l’inauguration, Yacouba Zabré Gouba a présenté cette mise en service comme une nouvelle étape dans cette orientation. « Cette centrale de Koudougou constitue une étape importante dans le renforcement de notre capacité de production et dans notre volonté de donner davantage de capacités énergétiques aux régions », a souligné le ministre.

Pour le gouvernement, l’objectif dépasse toutefois la seule augmentation de la production. Il s’agit également de progresser vers une plus grande autonomie énergétique en développant les capacités nationales et en rapprochant les infrastructures des populations. « Notre ambition est de renforcer progressivement l’autonomie énergétique du Burkina Faso en développant les capacités de production et en rapprochant l’électricité des populations et des activités économiques », a déclaré Yacouba Zabré Gouba, annonçant que d’autres réalisations du même type devraient voir le jour.

Le partenaire technique du projet affiche également sa satisfaction. Sleiman Abi Ghanem, administrateur général de BUTEC Power Generation, a salué la confiance accordée par les autorités burkinabè à son entreprise pour la réalisation de l’ouvrage. Il a assuré que l’engagement du groupe dans le pays ne se résume pas à ses intérêts commerciaux.

« Au-delà du business, BUTEC est engagée au Burkina Faso et reste soucieuse de contribuer au bien-être des populations », a-t-il affirmé.

Avec sa capacité de 25 MW, la centrale de Koudougou devient ainsi un nouveau point d’appui du réseau national de production électrique. Sa mise en service traduit la volonté des autorités de répartir davantage les capacités énergétiques sur le territoire et de faire de la production locale un levier de renforcement de la souveraineté énergétique du Burkina Faso.

Académie technologique : 250 élèves retenus pour la première promotion au Burkina Faso

Le Burkina Faso donne forme à son ambition de renforcer ses compétences dans les sciences et les technologies. À Ouagadougou, les autorités ont annoncé ce lundi la sélection des 250 candidats qui composeront la première promotion de l’Académie technologique du Faso (ATF), une nouvelle institution appelée à participer à la stratégie de souveraineté technologique du pays.

L’annonce a été faite par le directeur de cabinet du président du Faso dans un communiqué consacré aux résultats du recrutement. Pour constituer cette première cohorte, les autorités se sont appuyées sur les parcours scolaires des candidats ainsi que sur leurs performances au baccalauréat.

Les 250 admis sont issus des séries scientifiques et techniques C, D, E, F1, F2, F3 et F4. Ils proviennent des différentes régions du territoire national, donnant ainsi à cette première promotion une représentation à l’échelle du pays. Une liste complémentaire comprenant 28 candidats a également été constituée.

Les résultats peuvent être consultés sur la plateforme dédiée au recrutement de l’Académie technologique du Faso. Les candidats retenus sont désormais invités à se préparer à leur intégration, alors que la rentrée académique est annoncée pour le 1er octobre 2026.

Les modalités pratiques liées à cette rentrée seront communiquées ultérieurement par l’administration de l’établissement. Les autorités ont, à cette occasion, adressé leurs félicitations aux candidats sélectionnés et salué l’ensemble des postulants pour l’intérêt porté à cette nouvelle structure.

À travers l’Académie technologique du Faso, le gouvernement entend mettre l’accent sur une formation de haut niveau dans les domaines scientifiques et technologiques. L’objectif affiché est de développer davantage les compétences disponibles au niveau national et de préparer des profils capables de répondre aux besoins technologiques du pays.

La création de cette institution s’inscrit ainsi dans une orientation plus large des autorités burkinabè : renforcer les capacités locales, développer l’expertise nationale et réduire progressivement la dépendance extérieure dans les secteurs liés aux technologies. Avec cette première cohorte de 250 élèves, l’ATF entame donc sa mission au cœur de cette ambition de souveraineté technologique.