Burkina Faso : le Burkinabè Pr Omer Combary nommé consulteur au Vatican par le pape Léon XIV

Le Burkinabè Pr Omer Combary a été nommé consulteur du Dicastère pour le Service du Développement Humain Intégral par le pape Léon XIV, mardi 18 août 2026. Cette nomination permet à l’universitaire burkinabè de rejoindre une instance de la Curie romaine engagée sur plusieurs enjeux sociaux et humanitaires.

Le souverain pontife a nommé douze nouveaux consulteurs au sein de ce dicastère. Parmi eux figure Omer Combary, professeur titulaire au département d’économie de l’Université Thomas Sankara de Ouagadougou.

Spécialiste des questions économiques, l’universitaire burkinabè mettra son expertise au service des travaux du dicastère. Cette institution intervient notamment sur les questions de justice sociale, de développement, de paix, de santé et d’environnement.

Selon le Vatican, les consulteurs des dicastères sont sélectionnés pour leur « science », leurs compétences reconnues et leur prudence. Ils peuvent être des religieux ou des laïcs, hommes ou femmes, issus de différentes régions du monde.

Leur mission consiste à apporter leur expertise aux travaux de la Curie romaine. Leur mandat est fixé à cinq ans. Omer Combary rejoint ainsi un groupe composé de personnalités aux profils variés. Les nouveaux consulteurs comprennent notamment des économistes, des théologiens et des spécialistes de la santé, de l’écologie et de l’action caritative. Huit des douze personnes nommées sont des laïcs.

Une instance tournée vers le développement humain

Créé en 2016 par le pape François, le Dicastère pour le Service du Développement Humain Intégral intervient sur un large éventail de questions liées à la dignité et au développement de la personne humaine.

Ses travaux portent notamment sur les migrations, les réfugiés, la santé, le travail, la paix, la justice et le développement durable. Les situations d’urgence humanitaire figurent également parmi ses domaines d’intervention.

La nomination du Pr Omer Combary marque ainsi la présence d’une expertise universitaire burkinabè au sein d’une institution majeure de la Curie romaine. Elle met également en avant le rôle des compétences économiques dans les réflexions consacrées au développement humain et à la justice sociale.

Burkina Faso : le sac de 25 kg de riz local vendu à 10 000 FCFA par la SONAGESS

La Société nationale de gestion du stock de sécurité alimentaire (SONAGESS) annonce la disponibilité du riz local en sac de 25 kg dans l’ensemble de ses points de vente au Burkina Faso.

 

Selon un communiqué publié par la structure, le sac est proposé au prix de 10 000 FCFA. L’opération est ouverte à l’ensemble de la population, sans aucune condition préalable. Cette initiative s’inscrit dans la mission de la SONAGESS visant à faciliter l’accès des populations à des produits alimentaires de qualité.

La société invite ainsi les consommateurs à profiter de cette disponibilité du riz local. Elle encourage également la population à privilégier la production nationale afin de soutenir les producteurs et de contribuer à la valorisation des produits burkinabè.

Avec cette opération, la SONAGESS entend ainsi participer à l’amélioration de l’accès aux produits alimentaires tout en favorisant la consommation locale.

LIBRE INFO
© LIBRE INFO

Mali-Russie : Goïta s’entretient avec Poutine sur la sécurité au Mali et dans le Sahel

Le président malien, Assimi Goïta, et son homologue russe, Vladimir Poutine, ont convenu de poursuivre leur coordination dans le domaine sécuritaire au Mali et dans le Sahel. Les deux dirigeants se sont entretenus par téléphone ce mercredi 19 août 2026, à l’initiative de Bamako.

Selon le Kremlin, Assimi Goïta a exprimé sa reconnaissance à la Russie pour son soutien au renforcement de la sécurité du Mali et à la lutte contre le terrorisme international. Les discussions ont notamment porté sur la situation sécuritaire dans le pays et dans la région saharo-sahélienne.

Les deux chefs d’État ont convenu de poursuivre leurs efforts communs en faveur de la stabilité du Mali et de l’ensemble du Sahel. Cette coordination sécuritaire constitue l’un des principaux points retenus par le Kremlin à l’issue de l’échange.

Au-delà de la sécurité, Vladimir Poutine et Assimi Goïta ont également examiné les principales questions de l’agenda bilatéral. Moscou et Bamako souhaitent notamment renforcer leur dialogue politique et multiplier les contacts à différents niveaux.

Les deux pays veulent également élargir leur coopération commerciale, économique et humanitaire. Cette volonté s’inscrit dans le prolongement du rapprochement engagé ces dernières années entre Bamako et Moscou.

Un partenariat engagé sur plusieurs fronts

L’entretien intervient après la visite officielle d’Assimi Goïta en Russie en juin 2025. Le président malien avait alors été reçu au Kremlin par Vladimir Poutine et plusieurs accords avaient été conclus pour renforcer la coopération entre les deux pays.

Ces accords prévoyaient notamment la création d’une commission intergouvernementale chargée de suivre la coopération commerciale, économique, scientifique et technique. Les deux pays avaient également engagé des discussions autour de l’utilisation pacifique de l’énergie nucléaire.

La prospection géologique, l’exploitation des ressources naturelles, l’énergie, la logistique et les projets humanitaires figuraient également parmi les domaines identifiés comme prioritaires. Sur le plan sécuritaire, la Russie occupe désormais une place importante dans la stratégie du Mali depuis la rupture progressive de Bamako avec ses anciens partenaires militaires occidentaux.

La coopération militaire russo-malienne s’appuie notamment sur Africa Corps, structure rattachée au ministère russe de la Défense. Les autorités maliennes présentent cette présence comme une coopération d’État à État avec la Russie.

Un échange sans nouvel accord annoncé

Le nouvel entretien intervient plusieurs mois après les attaques coordonnées du 25 avril contre plusieurs positions militaires et sites stratégiques au Mali. Moscou avait alors réaffirmé son soutien aux autorités maliennes et appelé au retour de la paix et de la stabilité.

Le communiqué du Kremlin du 19 août ne rattache toutefois pas directement l’échange à ces attaques. Il n’annonce pas non plus de nouveau déploiement militaire, d’accord supplémentaire ou de calendrier précis pour les projets économiques évoqués.

Cette conversation confirme surtout la continuité du dialogue au plus haut niveau entre Bamako et Moscou. Elle témoigne également de la volonté des deux pays de consolider un partenariat qui reste fortement marqué par les enjeux sécuritaires, tout en cherchant à renforcer progressivement son volet économique.

Burkina Faso : Ouagadougou rejette les financements sous conditions

Le Burkina Faso entend renforcer son autonomie financière et réduire sa dépendance aux financements extérieurs. Le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo l’a réaffirmé mardi lors d’un échange avec Haoliang Xu, Administrateur associé du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).

À l’issue de la rencontre, le chef du gouvernement a clairement affiché la position de Ouagadougou sur les financements internationaux. « Nous refusons les financements qui nous conditionnent au diktat », a-t-il déclaré, selon la Direction de la communication de la Primature.

Les échanges ont notamment porté sur le Plan RELANCE, nouveau référentiel de développement du Burkina Faso. Le programme prévoit de mobiliser environ 65 % de ses besoins de financement à partir des ressources nationales. Les partenariats internationaux devraient couvrir les 35 % restants.

Pour Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, cette orientation répond directement à la volonté du Burkina Faso de consolider sa souveraineté économique. « On ne peut pas revendiquer la souveraineté en tendant la main », a-t-il soutenu.

Le Premier ministre estime également que la diminution des aides internationales constitue une motivation supplémentaire pour accélérer la mobilisation des ressources internes. L’objectif affiché est de financer davantage les priorités nationales avec les capacités propres du pays.

Le PNUD se dit disposé à adapter son accompagnement à cette nouvelle orientation. Haoliang Xu a salué la clarté du Plan RELANCE et indiqué que l’appui des Nations unies pourrait davantage porter sur l’expertise technique et le renforcement des capacités de l’État.

L’organisation envisage également la mise en place de mécanismes d’achats groupés. Ceux-ci pourraient permettre au Burkina Faso de réduire certains coûts et d’améliorer l’efficacité de ses dépenses.

La rencontre s’inscrit dans le cadre de la tournée de Haoliang Xu dans les trois pays de l’Alliance des États du Sahel (AES). Après le Mali et le Niger, le responsable onusien a effectué une étape au Burkina Faso pour échanger avec les autorités sur les priorités nationales.

Cette démarche traduit la volonté du PNUD d’adapter ses mécanismes de coopération aux choix de développement des pays concernés. Pour Ouagadougou, l’enjeu est désormais de transformer le principe de souveraineté économique en capacités concrètes de mobilisation et de gestion des ressources nationales.

Ouagadougou : des boutiques fermées pour des cas de pratiques de prix illicites

La Brigade Mobile de Contrôle Économique et de la Répression des Fraudes (BMCRF) a intensifié les contrôles sur les prix des produits de grande consommation à Ouagadougou. Plusieurs magasins et boutiques ont été fermés et scellés pour des infractions à la réglementation.

 

L’opération a été menée lundi 17 août 2026 dans plusieurs quartiers de la capitale. Les équipes de la BMCRF ont procédé à des contrôles sur les produits dont les prix sont réglementés. Le riz, l’huile, le sucre, le savon et plusieurs autres produits de grande consommation ont notamment été inspectés. Les contrôleurs ont relevé plusieurs infractions chez des commerçants.

Les sanctions ont notamment concerné des pratiques de prix illicites, des cas de spéculation, la mise en vente de produits périmés ainsi que le non-respect des dispositions réglementaires.

Des établissements pris en infraction ont immédiatement été fermés et scellés. Cette opération intervient dans le cadre de la mise en œuvre des nouvelles mesures annoncées par le ministère chargé du Commerce pour mieux encadrer les prix et protéger les consommateurs. La BMCRF entend ainsi renforcer la surveillance du marché et lutter contre les pratiques susceptibles de renchérir les produits de première nécessité.

« La pratique des prix illicites et la spéculation n’ont plus leur place dans le commerce. Nous appliquerons la loi avec rigueur », a déclaré Sanibè Faho, coordonnateur général de la BMCRF.

Le responsable a également prévenu que les contrevenants pourraient être soumis à des travaux d’intérêt général. Il a assuré que les équipes de contrôle resteraient mobilisées pour faire respecter les nouvelles dispositions. Cette offensive intervient alors que le gouvernement cherche à renforcer le contrôle des prix des produits essentiels et à lutter contre les pratiques commerciales jugées abusives.

Burkina Faso : les résultats des concours directs 2026 avancent, 40 admissibilités déjà publiées

Au Burkina Faso, le processus de traitement des concours directs, session 2026, poursuit son cours. Réunis ce lundi 17 août 2026, les membres du comité de pilotage ont fait le point sur l’évolution des opérations, quelques semaines après les compositions organisées à travers le pays.

Les épreuves se sont déroulées du 15 au 22 juillet dans 13 centres de composition. Les candidats ont notamment composé à Ouagadougou, Banfora, Bobo-Dioulasso, Dédougou, Dori, Fada N’Gourma, Gaoua, Kaya, Koudougou, Manga, Ouahigouya, Tenkodogo et Ziniaré.

Le nombre de concours concernés a finalement dépassé les prévisions initiales. Le Conseil des ministres avait autorisé 108 concours directs. Avec l’intégration des concours à options, notamment ceux du ministère chargé de l’Enseignement secondaire, ainsi que des concours à quotas réservés, le nombre total est finalement passé à 155.

Sur le terrain, le traitement des copies avance progressivement. Selon Suanyaba Rodrigue Oboulbiga, secrétaire général du ministère des Serviteurs du peuple, 62 concours sont déjà entièrement corrigés. Les opérations se poursuivent pour 93 autres concours.

La phase suivante commence également à produire ses premiers résultats. À ce jour, les listes d’admissibilité de 40 concours ont été publiées. Par ailleurs, 22 concours se trouvent encore en délibération ou font l’objet de vérifications des données avant la publication des résultats.

Une fois les admissibilités publiées, les candidats concernés devront franchir une nouvelle étape. Ils seront appelés à déposer leurs dossiers physiques, conformément aux conditions fixées dans les communiqués d’ouverture des différents concours.

Cette phase sera déterminante pour la suite du processus. Les jurys se réuniront ensuite afin d’examiner les dossiers et de procéder au traitement des admissions sur la base des listes d’admissibilité et des critères prévus.

Les autorités rappellent toutefois que l’admissibilité ne garantit pas automatiquement l’admission. Tout dossier incomplet ou non conforme pourra entraîner l’élimination du candidat. Sont notamment concernés les diplômes ne correspondant pas au profil demandé, l’absence de CNIB, l’absence d’extrait d’acte de naissance ou encore toute autre pièce exigée mais manquante ou irrégulière.

En parallèle, le comité de pilotage est revenu sur les opérations techniques qui ont accompagné les compositions. Le scannage des copies avait commencé le 19 juillet à Ouagadougou, Bobo-Dioulasso et Koudougou, avant d’être étendu aux autres centres le lendemain. L’opération s’est achevée le 1er août, laissant place aux différentes étapes de correction, de délibération et de publication des admissibilités.

Le déroulement des concours n’a cependant pas été exempt d’incidents. Quelques cas d’irrégularités ont été relevés, notamment à Ouagadougou, où des candidats ont été impliqués dans des faits présumés de fraude.

Le commissaire de police Hamado Tassembédo a indiqué que deux candidats avaient été interpellés avec des récépissés jugés non conformes. D’autres candidats ont également été trouvés en possession de copies d’examen. Selon le commissaire, les personnes concernées ont toutes été déférées à la Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou (MACO).

Un autre incident a concerné une candidate portant un voile. Celle-ci aurait refusé de le retirer afin de permettre aux surveillants de procéder aux vérifications nécessaires pour confirmer son identité. Elle a finalement été expulsée du centre de composition.

Le processus des concours directs 2026 entre ainsi dans une phase décisive. Alors que les corrections se poursuivent pour une partie des épreuves, les autorités avancent parallèlement vers la publication des prochaines listes d’admissibilité et le traitement des dossiers physiques des candidats concernés.

Mali : un avion militaire effectue un atterrissage forcé près de Tombouctou sans faire de victime

Un incident aérien s’est produit lundi 17 août 2026, en début d’après-midi, près de l’aéroport de Tombouctou. Un Beechcraft 1900C exploité par l’Armée de l’Air malienne a dû effectuer un atterrissage forcé, à environ deux kilomètres de la piste, alors qu’il venait de décoller pour une mission de liaison de routine.

À bord de l’appareil se trouvaient 19 personnes, dont trois membres d’équipage et 16 passagers. Trois enfants figuraient parmi les passagers. Malgré l’urgence de la situation, aucune victime n’a été enregistrée. Selon l’Armée malienne, la maîtrise des pilotes et l’application immédiate des procédures d’urgence ont permis de maintenir le contrôle de l’appareil. L’équipage a finalement réussi à le poser sur un terrain dégagé situé à proximité de la zone de décollage.

L’atterrissage forcé n’a pas non plus fait de victime au sol. Les autorités militaires indiquent qu’aucun civil présent dans les environs n’a été touché. Dès l’alerte donnée, les équipes de secours et de sécurité ont été dépêchées sur place afin de sécuriser le périmètre et l’aéronef. Les premières constatations orientent les recherches vers une défaillance mécanique. Une avarie aurait affecté l’un des deux moteurs de l’appareil peu après le décollage. Cette panne aurait contraint les pilotes à effectuer la manœuvre d’urgence.

Une enquête a immédiatement été ouverte pour déterminer avec précision les circonstances de l’incident et en établir les causes. Les investigations devront notamment permettre de préciser l’origine de l’avarie ayant conduit à l’atterrissage forcé.

En annonçant l’incident, l’Armée malienne a également voulu rassurer la population sur la poursuite de ses opérations. Elle affirme que cet événement ne remet pas en cause la capacité de ses forces à poursuivre leurs missions au service de la Nation.

Burkina Faso : les Nations Unies salue la vision du gouvernement en faveur de la souveraineté et du développement endogène

La coopération entre le Burkina Faso et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) entend franchir une nouvelle étape. À Ouagadougou, lundi 17 août 2026, l’Administrateur adjoint du PNUD, Haoliang Xu, a salué la vision portée par les autorités burkinabè et leur volonté de privilégier la souveraineté et le développement endogène.

En visite au Burkina Faso après un passage au Mali et au Niger, le responsable onusien a été reçu par le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré. Cette rencontre devait permettre au représentant du PNUD de mieux cerner les priorités nationales et d’examiner les moyens de renforcer l’appui de l’organisation au pays.

Haoliang Xu a notamment placé sa visite sous le signe du plan RELANCE, élaboré par le gouvernement burkinabè. Il entend échanger avec les autorités sur les moyens d’accompagner la mise en œuvre de ses objectifs et de répondre aux aspirations de la population. Pour l’émissaire onusien, ce programme traduit une orientation stratégique claire et réaliste, tout en mettant en évidence les opportunités du pays et les défis auxquels il reste confronté.

Le responsable du PNUD a ainsi insisté sur la nécessité d’une action collective conduite sous l’impulsion des autorités burkinabè. L’objectif affiché est de faire correspondre davantage les interventions de l’agence onusienne aux priorités définies par le gouvernement dans le cadre du plan RELANCE.

De son côté, Karamoko Jean Marie Traoré s’est félicité de cette visite, estimant que la présence des partenaires internationaux sur le terrain permet de mieux comprendre les réalités vécues par les populations. Selon lui, le contact direct offre la possibilité de confronter les informations contenues dans les rapports à la situation réelle, puis d’adapter les approches et les réponses proposées.

Le chef de la diplomatie burkinabè a également appelé à maintenir une coopération fondée sur l’écoute, le dialogue et la sincérité. Pour Ouagadougou, l’enjeu est notamment de faire en sorte que les interventions du PNUD soient effectivement alignées sur les priorités nationales et les orientations du plan RELANCE.

La rencontre a par ailleurs permis au ministre burkinabè de soulever la question des mécanismes de classement des pays. Karamoko Jean Marie Traoré souhaite que les potentialités propres à chaque État soient davantage prises en compte, plutôt que de s’appuyer uniquement sur des standards dont les résultats ne correspondent pas toujours aux réalités du terrain.

La mobilisation des ressources constitue également un autre défi du partenariat. Les deux parties devront renforcer leur collaboration dans ce domaine, tout en accordant une attention particulière à la communication autour des actions entreprises et de leurs effets concrets sur les populations.

À travers cette rencontre, le Burkina Faso et le PNUD affichent donc leur volonté de poursuivre leur collaboration, avec une priorité donnée aux besoins définis au niveau national et à la recherche de réponses davantage adaptées aux réalités du pays.

Zambie : la Commission électorale suspend le dépouillement après des violences

Le lendemain des élections présidentielle et législatives en Zambie, le processus électoral connaît un coup d’arrêt. La Commission électorale a annoncé ce vendredi 14 août 2026 la suspension provisoire du dépouillement des suffrages, après plusieurs incidents violents signalés dans différentes régions du pays.

Près de 8,7 millions d’électeurs étaient inscrits pour participer au scrutin. Mais alors que les bulletins devaient désormais être comptabilisés, la Commission électorale a décidé de suspendre les opérations sur l’ensemble du territoire.

Selon le responsable électoral Brown Kasaro, cette décision fait suite à des violences visant notamment des agents chargés du processus électoral. La situation serait également marquée par le vol, dans certaines localités, d’urnes contenant des « bulletins déjà marqués ». Des faits qui viennent renforcer les incertitudes autour de la suite du processus.

La Commission dispose désormais d’un délai de 24 heures pour réévaluer la situation et décider des conditions permettant éventuellement de reprendre le dépouillement. Sur le terrain politique, la présidentielle oppose le chef de l’État sortant Hakainde Hichilema, au pouvoir depuis 2021, à Brian Mundubile. Âgé de 55 ans, ce dernier a notamment occupé les fonctions de ministre sous l’ancien gouvernement du Front patriotique.

Quelques heures seulement après la fermeture des bureaux de vote jeudi, Brian Mundubile avait déjà revendiqué la victoire. Hakainde Hichilema a, de son côté, adopté une attitude plus prudente. Le président sortant a qualifié les premières tendances de « encourageantes », tout en appelant ses partisans à conserver leur calme et à attendre les résultats officiels.

Le scrutin concernait également le renouvellement de l’Assemblée nationale. À cette occasion, le nombre de sièges doit passer de 156 à 226 députés.

Cette élection intervient dans un contexte économique particulièrement difficile pour les Zambiens. Durant la campagne, le coût de la vie, le pouvoir d’achat et les difficultés économiques du pays ont occupé une place centrale dans les débats.

Les résultats officiels de l’élection présidentielle sont pour l’instant attendus lundi. Mais la suspension du dépouillement vient déjà compliquer le processus et accroître la tension entre les différents camps.

La Commission électorale est désormais confrontée à un double enjeu : rétablir rapidement les conditions nécessaires à la reprise des opérations et préserver la crédibilité du processus jusqu’à la proclamation des résultats définitifs.

Burkina Faso : 40 journalistes en immersion à l’Académie de Police ont reçu la visites d’une délégation ministérielle

À l’Académie de Police de Pabré, une quarantaine de professionnels des médias vivent une expérience particulière. Engagés dans une formation civique et sécuritaire, les journalistes de la première cuvée en immersion ont reçu, jeudi 13 août 2026, la visite de deux membres du gouvernement burkinabè.

Le ministre chargé de la Communication, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, et son homologue de la Sécurité, Mahamoudou Sana, se sont rendus auprès des stagiaires pour leur adresser leurs encouragements. Cette visite intervient alors que les 40 professionnels de médias poursuivent leur parcours de formation au sein de l’institution.

Derrière cette immersion se trouve une ambition plus large : rapprocher les journalistes des réalités liées aux questions de sécurité et renforcer leur compréhension du contexte dans lequel ils exercent leur métier. L’initiative vise également à contribuer à la résilience nationale et à encourager une approche plus responsable dans le traitement et la diffusion de l’information.

Pour les autorités, cette démarche doit permettre de consolider la collaboration entre les professionnels des médias et les acteurs de la sécurité intérieure. Les deux ministres ont ainsi salué l’engagement des journalistes dans ce processus d’apprentissage, tout en insistant sur l’importance d’une communication sécuritaire mieux maîtrisée.

Face aux hommes et femmes de médias, le ministre chargé de la Communication a notamment rappelé les exigences fondamentales liées à la profession journalistique. « Un journaliste professionnel est un journaliste qui respecte les trois principes à savoir la collecte, le traitement et la diffusion de l’information », a déclaré Pingdwendé Gilbert Ouédraogo.

Dans son intervention, il a également replacé cette formation dans le contexte national actuel, appelant les professionnels des médias à prendre part à l’effort collectif. « Nous sommes dans un contexte de Révolution progressiste populaire et nous devons agir, nous devons également nous engager. Nous attendons donc cela de vous », leur a-t-il lancé.

Cette immersion à l’Académie de Police de Pabré constitue ainsi une nouvelle étape dans le rapprochement entre médias et forces de sécurité intérieure. À travers cette initiative, les autorités burkinabè souhaitent favoriser une meilleure compréhension des enjeux sécuritaires et renforcer la responsabilité des acteurs chargés d’informer les populations.