À Pabré, l’Académie de Police a donné, ce lundi 31 août 2026, le coup d’envoi d’une nouvelle session consacrée à l’évolution professionnelle des personnels de la Police nationale. Présidée par l’Inspecteur général de Police Thierry Dofizouho Tuina, Directeur général de la Police nationale, la cérémonie officielle de lancement des formations de passage en grade intervient dans un contexte où le Burkina Faso met l’accent sur la transformation de ses institutions, la responsabilisation des agents publics et la mobilisation autour de l’intérêt supérieur de la Nation.
Pendant deux semaines, 2 364 policiers répartis sur l’ensemble du territoire prennent part à cette formation. Parmi eux figurent 92 commissaires de police, 304 officiers de police et 1 968 sous-officiers. Pour ces hommes et ces femmes, cette session ne constitue pas uniquement une formalité liée à leur progression dans la hiérarchie. Elle représente également une préparation aux responsabilités nouvelles qu’ils seront appelés à assumer au sein de l’institution policière.
Dans un pays engagé dans une dynamique de refondation, la qualité des ressources humaines apparaît comme l’un des piliers de la transformation des institutions. La Police nationale n’échappe pas à cette exigence. Alors que les Forces de défense et de sécurité sont fortement sollicitées face aux défis sécuritaires, le renforcement continu des compétences devient un enjeu essentiel. C’est dans cette logique que l’Académie de Police accueille cette nouvelle promotion, avec pour ambition de mieux préparer les personnels appelés à franchir un nouveau palier dans leur carrière.
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À l’ouverture des travaux, le Commissaire divisionnaire de police Lassina Traoré, Directeur général de l’Académie de Police, a d’abord exprimé sa reconnaissance pour la confiance accordée à son institution. Il a ensuite rappelé le rôle déterminant des formateurs dans cette étape de professionnalisation. À leurs côtés, la transmission des connaissances ne se limite pas à l’enseignement technique. Elle participe également à l’exercice du commandement et à la construction d’une administration fondée sur la bonne gouvernance et la solidarité professionnelle. « Transmettre le savoir à vos collègues et collaborateurs est un acte de commandement, de bonne gouvernance et de fraternité d’armes », a-t-il déclaré à l’endroit des formateurs.
Pour les responsables de l’Académie, l’accès à un grade supérieur doit d’abord être associé à une progression réelle des compétences. Les enseignements dispensés durant ces deux semaines doivent permettre aux participants de consolider leurs acquis professionnels et techniques, tout en actualisant leurs connaissances des lois, des règlements et des différents textes qui encadrent l’action de la Police nationale. La déontologie occupe également une place importante dans le dispositif. L’objectif est de faire en sorte que la progression dans la hiérarchie s’accompagne d’une meilleure maîtrise des devoirs, des obligations et des exigences éthiques liés à chaque niveau de responsabilité.
Présidant la cérémonie, l’Inspecteur général de Police Thierry Dofizouho Tuina a, pour sa part, inscrit cette formation dans le processus de professionnalisation de la Police nationale. Dans un contexte sécuritaire exigeant, il estime que l’augmentation du grade doit nécessairement s’accompagner d’une augmentation du niveau de responsabilité. Le Directeur général de la Police nationale a également rendu hommage aux membres des Forces de défense et de sécurité tombés sur le champ d’honneur ainsi qu’aux victimes du terrorisme. Il a salué, dans le même temps, l’engagement quotidien des personnels qui poursuivent leurs missions de protection des populations et des biens.
Face aux stagiaires, le message du patron de la Police nationale s’est voulu particulièrement exigeant. Assiduité, discipline, engagement et disponibilité devront accompagner les participants durant toute la durée de leur formation. Car, dans la conception défendue par les responsables de l’institution, changer de grade ne signifie pas simplement bénéficier d’une reconnaissance professionnelle. C’est aussi accepter d’exercer des fonctions qui exigent davantage de discernement, de capacité de décision, d’encadrement et de commandement.
« Celui qui ne se forme pas constamment recule. » Cette formule résume la philosophie portée par cette session. Dans un environnement national en évolution, le policier appelé à exercer davantage de responsabilités doit continuer à apprendre, approfondir ses connaissances et adapter ses pratiques aux réalités de son époque. Les valeurs actuellement mises en avant dans la dynamique de transformation du Burkina Faso, notamment la responsabilité, la discipline, le patriotisme, la cohésion et la contribution à l’effort national, prennent une dimension particulière au sein des forces de sécurité.
La formation de passage en grade apparaît ainsi comme un instrument destiné à rapprocher l’évolution professionnelle de l’élévation effective des compétences. Pour les 2 364 policiers concernés, le défi consiste désormais à transformer les enseignements reçus en capacités concrètes, directement utiles à l’accomplissement de leurs missions. À travers cette démarche, la Police nationale entend poursuivre la construction d’une institution plus professionnelle et mieux préparée aux exigences de ses responsabilités.
À Pabré, le lancement de cette session aura donc posé une exigence claire : accéder à un grade supérieur ne doit pas seulement signifier monter dans la hiérarchie. Il doit aussi traduire une progression dans la compétence, le sens du devoir et l’engagement au service de la Nation.




