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Burkina-Belgique : Maxime Prévot à Ouagadougou pour relancer une coopération fondée sur le dialogue

Ouagadougou accueille depuis mercredi 26 août 2026 un visiteur diplomatique de premier plan. Arrivé dans l’après-midi, le vice-Premier ministre et…

Ouagadougou accueille depuis mercredi 26 août 2026 un visiteur diplomatique de premier plan. Arrivé dans l’après-midi, le vice-Premier ministre et ministre belge des Affaires étrangères, des Affaires européennes et de la Coopération au développement, Maxime Prévot, entame une visite d’amitié et de travail de 72 heures au Burkina Faso. À son arrivée à l’aéroport international de Ouagadougou, il a été accueilli par son homologue burkinabè, Karamoko Jean Marie Traoré.

Les deux responsables ont ensuite eu un premier entretien en présence de leurs collaborateurs respectifs. Les discussions ont notamment permis de revenir sur l’état de la coopération bilatérale, établie depuis plus de cinq décennies. Cette relation s’appuie principalement sur l’action de l’Agence belge de développement (Enabel) et couvre plusieurs domaines de développement.

Pour Maxime Prévot, cette visite répond à une volonté claire : renforcer les relations entre Bruxelles et Ouagadougou sans les enfermer dans une logique de conditions. Le responsable belge a expliqué vouloir privilégier une approche directe, fondée sur l’écoute et la compréhension du contexte burkinabè.

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« Notre volonté, c’est de continuer la coopération, pas la conditionner », a-t-il déclaré, expliquant que sa présence au Burkina Faso devait lui permettre d’écouter directement les acteurs locaux et de confronter ces échanges aux informations disponibles dans les bureaux à Bruxelles et dans différents rapports.

Cette démarche a été favorablement accueillie par Karamoko Jean Marie Traoré. Le chef de la diplomatie burkinabè a présenté à son interlocuteur le contexte dans lequel la crise sécuritaire s’est installée dans le pays, ainsi que les réponses développées par les autorités actuelles. Il a notamment insisté sur la volonté de privilégier une dynamique endogène, tout en maintenant une coopération avec des partenaires considérés comme sincères.

Pour le ministre burkinabè, cette rencontre constitue justement l’occasion de regarder la situation du pays autrement. « Il y a véritablement la nécessité d’un changement de lecture sur nos pays, et cela passe par l’écoute et le dialogue avec les acteurs qui sont concernés », a-t-il souligné.

Les discussions ont également dépassé le seul cadre de la relation bilatérale. Les deux ministres ont abordé la dynamique de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES), ainsi que les perspectives de coopération entre le Burkina Faso et l’Union européenne, dont les institutions ont notamment Bruxelles pour siège.

Au terme de cet échange, Maxime Prévot s’est dit édifié par les explications reçues. Il a réaffirmé la volonté de la Belgique de poursuivre son engagement au Burkina Faso selon une approche qu’il résume ainsi : investir « au Burkina Faso, avec le Burkina Faso, mais pas à la place du Burkina Faso ».

Cette ligne traduit, selon la Direction de la Communication et des Relations Presse du ministère burkinabè des Affaires étrangères, une relation appelée à s’inscrire dans le respect de la souveraineté, des choix stratégiques et des positions de chacune des deux parties. La coopération entre les deux pays concerne notamment le développement économique, l’agriculture, l’environnement, la santé, l’éducation, l’entrepreneuriat, ainsi que les domaines culturel, universitaire et de la coopération décentralisée.

La présence diplomatique belge à Ouagadougou devrait par ailleurs conserver toute son importance. Alors que la Belgique réorganise sa couverture diplomatique mondiale et ferme plusieurs missions, son ambassade au Burkina Faso n’est pas concernée par ces fermetures. Les autorités belges envisagent même d’en faire un hub consulaire pour la sous-région.

La visite de Maxime Prévot ne s’arrêtera toutefois pas à cette première séquence diplomatique. Durant ses 72 heures au Burkina Faso, le responsable belge doit encore rencontrer d’autres autorités burkinabè et effectuer plusieurs sorties de terrain. Une manière de prolonger les échanges engagés à Ouagadougou et de donner un contenu concret à cette volonté affichée de renforcer la coopération entre les deux pays.

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