Burkina Faso : la Direction générale des impôts mobilise 954 milliards de FCFA au premier semestre 2026

La Direction générale des impôts (DGI) du Burkina Faso a dépassé ses objectifs de mobilisation des recettes fiscales au cours des six premiers mois de l’année 2026. Entre le 1er janvier et le 30 juin, l’administration fiscale a recouvré un total de 954 milliards de FCFA, soit un taux global d’exécution de 116,05 %, selon les chiffres publiés par la DGI.

Les résultats enregistrés au fil des mois témoignent d’une évolution contrastée, avec des performances particulièrement élevées au cours du deuxième trimestre.

L’année a débuté sur une note positive. En janvier, la DGI a mobilisé 196,291 milliards de FCFA, correspondant à un taux de réalisation de 109,05 %. En février, les recettes se sont établies à 100,068 milliards de FCFA, pour un taux de 105,62 %.

Le mois de mars a marqué un léger ralentissement. Les recouvrements ont atteint 96,302 milliards de FCFA, soit un taux d’exécution de 99,79 %, légèrement inférieur à l’objectif fixé.

La tendance s’est toutefois inversée dès le mois d’avril, qui constitue la meilleure performance du semestre. Selon les données de la Direction générale des impôts, les recettes ont atteint 249,367 milliards de FCFA, représentant un taux de recouvrement de 136,99 %.

Cette dynamique s’est poursuivie en mai avec 195,170 milliards de FCFA mobilisés, soit un taux de réalisation de 130,29 %.

En juin, l’administration fiscale a recouvré 117,143 milliards de FCFA, correspondant à un taux d’exécution de 98,20 %.

Au terme du premier semestre 2026, la Direction générale des impôts affiche ainsi un bilan largement supérieur aux prévisions. Avec 954 milliards de FCFA mobilisés en six mois et un taux global d’exécution de 116,05 %, l’administration fiscale dépasse l’objectif qui lui avait été assigné pour cette période, confirmant la bonne tenue des recettes fiscales au Burkina Faso.

Ouagadougou : près de 2 000 enfants retirées de la rue, dont plus de 1 000 talibés

Le ministère de la Famille et de la Solidarité, en collaboration avec la Brigade Laabal, a mené une vaste opération de retrait des personnes en situation de mendicité dans la ville de Ouagadougou. Conduite du 24 juin au 3 juillet 2026, cette intervention a permis de retirer 1 911 personnes de la rue, parmi lesquelles une majorité d’enfants, mettant en évidence l’ampleur du phénomène de la mendicité infantile dans la capitale burkinabè.

Au terme des dix jours d’opération, les autorités ont recensé 1 396 enfants, soit 73,05 % des personnes prises en charge. Parmi eux, 1 046 sont des talibés, représentant à eux seuls 75 % des enfants retirés des rues.

Ces chiffres traduisent une réalité préoccupante : près de trois personnes sur quatre retirées de la rue étaient des talibés. Pour les autorités, ce constat souligne l’ampleur du phénomène et renforce la nécessité d’une mobilisation collective afin de mieux protéger les enfants exposés à la mendicité.

À l’issue de l’opération, l’ensemble des personnes concernées a été orienté vers les structures compétentes pour bénéficier d’une prise en charge sociale adaptée, conformément aux missions du ministère de la Famille et de la Solidarité.

Le département dirigé par le lieutenant-colonel Passowendé Pélagie Kaboré rappelle que cette démarche s’inscrit dans une politique de protection des personnes les plus vulnérables. Pour la ministre, aucun enfant ne devrait grandir dans la rue et aucune personne vulnérable ne devrait être livrée à la mendicité.

Elle insiste également sur le fait que la protection de l’enfance constitue une responsabilité collective qui implique l’engagement de l’État, des familles, des communautés religieuses ainsi que de l’ensemble des citoyens afin d’offrir aux enfants un environnement plus sûr et plus protecteur.

Burkina Faso : le gouvernement encadre les nouvelles règles sur les frais de scolarité dans le privé

Le gouvernement burkinabè veut encadrer davantage les frais de scolarité dans les établissements privés. Pour expliquer les nouvelles dispositions adoptées et recueillir l’accompagnement des acteurs concernés, les ministres en charge de l’enseignement ont rencontré, le lundi 13 juillet 2026 à Ouagadougou, les représentants des faîtières de l’enseignement privé.

Cette rencontre intervient après l’adoption, lors du Conseil des ministres du 3 juillet 2026, d’un décret portant réglementation des frais de scolarité dans les établissements privés. Le texte prévoit également la prise d’arrêtés spécifiques pour chaque ordre d’enseignement afin de préciser les modalités d’application de cette nouvelle réglementation.

C’est dans cette dynamique que le gouvernement a choisi d’échanger directement avec les acteurs du secteur avant la mise en œuvre effective des nouvelles mesures. La rencontre était présidée par le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Adjima Thiombiano, en présence du ministre de l’Éducation de base, Jacques Sosthène Dingara, et de celui de l’Enseignement professionnel, Moumouni Zoungrana.

À l’issue des échanges, Adjima Thiombiano a expliqué que cette concertation visait d’abord à reconnaître la contribution essentielle des établissements privés dans le système éducatif burkinabè, mais aussi à obtenir leur adhésion dans l’application de cette réforme.

« C’était également l’occasion pour nous de répondre aux différentes préoccupations des faîtières et de les rassurer que le gouvernement reste toujours disposé à accompagner les établissements privés vers un enseignement de qualité », a-t-il déclaré.

Concernant la fixation des frais de scolarité, le ministre a précisé que les montants ne seront plus établis de manière uniforme, mais dépendront désormais de plusieurs critères, notamment la qualité de la formation proposée et les conditions de fonctionnement de chaque établissement.

« Lorsqu’un établissement fixe les frais de scolarité, il faut que nous puissions voir le parallèle entre le montant fixé et la qualité de la formation qui est assurée », a expliqué Adjima Thiombiano.

Concrètement, les établissements seront répartis en trois catégories dans les différents ordres d’enseignement, sur la base d’une évaluation permettant de déterminer leur niveau de performance. Dans l’enseignement primaire, par exemple, l’évaluation se fait sur une note allant de 0 à 100. Les établissements obtenant une moyenne inférieure à 50 seront classés dans la catégorie 1. Ceux dont la note se situe entre 51 et moins de 75 intégreront la catégorie 2, tandis que les structures obtenant une note supérieure à 75 seront placées dans la catégorie 3.

Pour l’enseignement supérieur, le principe reste similaire, mais l’évaluation se fait sur une note de 20. Selon le ministre, c’est en fonction de cette classification que les établissements privés devront désormais déterminer leurs frais de scolarité.

Adjima Thiombiano a enfin invité les responsables des établissements privés à poursuivre leurs efforts afin d’améliorer les conditions d’apprentissage et de garantir un enseignement répondant davantage aux exigences de qualité.

Coopération Burkina Faso-Royaume Uni : Ouagadougou souhaite un partenariat axé sur les priorités nationales

Le Burkina Faso et le Royaume-Uni veulent donner un nouvel élan à leur coopération. Le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, a reçu en audience, le lundi 13 juillet 2026, l’ambassadeur du Royaume-Uni au Burkina Faso, S.E. Angus Mckee, pour des échanges consacrés aux relations bilatérales entre les deux pays et aux perspectives de leur renforcement.

Au cours de cette rencontre, le diplomate britannique est venu échanger avec le chef de la diplomatie burkinabè sur les principaux dossiers de coopération ainsi que sur les moyens de consolider les liens entre Ouagadougou et Londres.

À l’issue de l’audience, Angus Mckee a exprimé sa satisfaction concernant la collaboration entre les deux pays, notamment dans des domaines majeurs comme la sécurité et l’appui au développement. Il a également souligné que sa démarche s’inscrivait dans une logique d’écoute afin de mieux prendre en compte les priorités exprimées par le Burkina Faso dans la mise en œuvre des projets de partenariat.

« Le Royaume-Uni reste toujours un partenaire étroit du Burkina Faso pour contribuer à renforcer le développement du pays », a déclaré l’ambassadeur britannique.

Les discussions ont également porté sur la proposition du Royaume-Uni de mettre en place un cadre de concertation destiné à favoriser des échanges directs et francs sur les stratégies de lutte contre le terrorisme. Cette initiative vise notamment à permettre un partage d’expériences avec les pays du Sahel, confrontés depuis plusieurs années aux défis sécuritaires.

Karamoko Jean Marie Traoré a indiqué adhérer à cette proposition, estimant qu’un tel cadre pourrait être utile s’il permet aux différents acteurs concernés d’aborder avec sincérité et réalisme les problématiques auxquelles ils font face.

Le ministre burkinabè a toutefois insisté sur la nécessité pour la communauté internationale de porter un regard plus équilibré sur les efforts réalisés par les pays du Sahel. Tout en saluant les interventions du Royaume-Uni, notamment à travers les institutions multilatérales, il a appelé Londres à contribuer à une meilleure reconnaissance des actions engagées par les États sahéliens dans la lutte contre le terrorisme.

Selon lui, ces pays consentent d’importants efforts sur le terrain et obtiennent des résultats qui participent à limiter la propagation de la menace terroriste dans la sous-région. Au-delà des questions sécuritaires, les deux responsables ont également évoqué l’avenir de la coopération économique et au développement. Le chef de la diplomatie burkinabè a réaffirmé la volonté du Burkina Faso de poursuivre ce partenariat, à condition qu’il soit davantage aligné sur les priorités nationales et orienté vers des projets structurants.

Karamoko Jean Marie Traoré a notamment plaidé pour une coopération qui privilégie les investissements durables plutôt qu’une approche essentiellement basée sur l’assistance humanitaire. Dans cette dynamique de consolidation des relations bilatérales, les échanges ont également porté sur la nécessité d’accélérer la finalisation du projet d’accord-cadre de coopération entre le Burkina Faso et le Royaume-Uni, considéré comme un outil important pour structurer davantage le partenariat entre les deux pays.

Fin de mission à Paris : les diplomates burkinabè rentrent au pays et démentent les rumeurs d’asile

Après la fermeture de l’ambassade et du consulat général du Burkina Faso en France, les douze diplomates et agents consulaires burkinabè affectés à Paris ont regagné Ouagadougou. De retour au pays, ils ont été reçus lundi par le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, une rencontre au cours de laquelle ils ont également tenu à couper court aux rumeurs faisant état de demandes d’asile en France.

La cérémonie d’accueil s’est tenue en présence de la ministre déléguée Bêbgnasgnan Stella Eldine Kabré/Kaboré. Elle a marqué une nouvelle étape dans le processus de fermeture de la représentation diplomatique burkinabè en France, décidée après la rupture des relations diplomatiques annoncée par Ouagadougou le 26 juin.

Moment symbolique de cette rencontre : la remise officielle du drapeau national qui flottait sur la chancellerie ainsi que des clés des locaux de l’ambassade. Un geste effectué par Jean Marie Bakouan, ancien chargé d’affaires de l’ambassade du Burkina Faso à Paris, à l’endroit du ministre des Affaires étrangères.

Pour Karamoko Jean Marie Traoré, cette transmission représente l’aboutissement d’une partie du processus engagé après la décision de fermeture. Il a expliqué que cette étape s’accompagne également de plusieurs démarches administratives nécessaires à la mise en œuvre effective de la mesure.

Le chef de la diplomatie burkinabè a par ailleurs salué la diligence avec laquelle les agents diplomatiques ont procédé à la clôture des dossiers relevant de leur compétence avant leur retour au pays.

De son côté, Jean Marie Bakouan a assuré que le départ de l’équipe diplomatique s’était déroulé « en toute dignité ». Il a indiqué que les organisations internationales ainsi que les différents États relevant de la juridiction diplomatique de Paris avaient été informés des dispositions prises à la suite de la fermeture de la mission.

L’ancien chargé d’affaires a également voulu répondre aux informations diffusées sur les réseaux sociaux évoquant une éventuelle demande d’asile de certains diplomates auprès des autorités françaises. Il a catégoriquement rejeté ces allégations.

« Nous sommes rentrés fiers, fatigués mais pas malheureux », a-t-il déclaré, affirmant que l’équipe était fière d’avoir exécuté une décision qu’elle considère comme relevant de la souveraineté du Burkina Faso.

L’ancien consul général du Burkina Faso à Paris, Éric Zoungrana, a pour sa part évoqué la continuité du service au profit des ressortissants burkinabè vivant en France. Il a indiqué que des mesures avaient été prises avec le Haut Conseil des Burkinabè de l’Extérieur afin de poursuivre le traitement de certains dossiers, notamment la remise des passeports déjà imprimés.

Ce retour au pays marque ainsi la fin de la présence diplomatique officielle burkinabè en France, tout en laissant ouverte la question de l’organisation future des services destinés à la communauté burkinabè installée sur le territoire français.

Burkina Faso : Ousmane Bougouma représentera Ibrahim Traoré au Forum africain sur l’eau à N’Djamena

Le président de l’Assemblée législative de Transition (ALT), Dr Ousmane Bougouma, a quitté Ouagadougou dans la matinée du lundi 13 juillet 2026 à destination de N’Djamena, au Tchad, où il représentera le président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, au Forum africain sur l’eau.

Prévu du 15 au 16 juillet sous le thème « De la vision à l’action », ce rendez-vous réunira plusieurs chefs d’État, des représentants d’institutions financières ainsi que des acteurs du secteur privé autour des enjeux liés à la gestion durable des ressources en eau sur le continent.

Le forum vise à accélérer les investissements et les partenariats en faveur du secteur de l’eau en Afrique. Les participants échangeront notamment sur les moyens de renforcer les pactes nationaux et régionaux consacrés à la gestion des ressources hydriques, en améliorant la cohérence entre les politiques publiques, les cadres institutionnels et les mécanismes de financement.

Les travaux devraient également permettre d’identifier des solutions concrètes pour accélérer la mise en œuvre des projets à grande échelle et répondre aux défis croissants liés à l’accès à l’eau, à la sécurité hydrique et au développement durable.

Le Dr Ousmane Bougouma prend part à cette rencontre au nom du président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, témoignant de l’intérêt accordé par le Burkina Faso aux initiatives africaines visant à renforcer la coopération autour de la gestion des ressources en eau.

Affaire des deux jeunes tués à Silly : un VDP condamné à 11 ans de prison ferme

La Chambre criminelle du Tribunal de grande instance (TGI) de Léo a refermé, ce mercredi 8 juillet 2026, le dossier qui mettait en cause quatre personnes, dont trois Volontaires pour la défense de la patrie (VDP), poursuivies pour des faits de meurtre, de complicité de meurtre et de recel de cadavres. Au terme de plusieurs audiences marquées par les témoignages et les confrontations, le principal accusé, identifié par les initiales S.I., a été reconnu coupable de meurtre et condamné à 11 ans d’emprisonnement ferme.

L’affaire trouve son point de départ en juin 2024, dans une forêt située aux abords de la commune de Silly. Ce jour-là, deux jeunes hommes, K.A. et K.G., avaient quitté leur domicile à la recherche de leurs bœufs égarés. Mais alors que leurs proches espéraient rapidement les retrouver, les deux hommes avaient disparu pendant plusieurs jours. Après trois jours de recherches sans résultat, leurs familles avaient finalement découvert une réalité tragique : ils avaient été exécutés avant d’être enterrés.

Au fil des débats devant la juridiction criminelle, les déclarations des prévenus ont permis de reconstituer le déroulement des événements. Les témoignages ont révélé que les deux victimes avaient été interceptées dans la forêt de Névry par un groupe de VDP de cette localité. Ces derniers les soupçonnaient d’appartenir à un groupe terroriste, dans un contexte marqué par des informations faisant état d’une possible attaque dans la zone.

Pourtant, face à leurs interpellateurs, les deux jeunes avaient expliqué qu’ils venaient d’un village voisin et qu’ils étaient simplement à la recherche de leurs animaux disparus. Des explications qui n’avaient toutefois pas convaincu les VDP, lesquels avaient décidé de les conduire au commissariat de police de Silly afin de procéder à des vérifications.

C’est au cours de ce déplacement que le groupe avait croisé S.I. et S.L., deux VDP de Silly qui se rendaient dans leurs champs avec leurs armes de dotation. Selon les débats, S.I. aurait alors estimé que les deux hommes représentaient une menace importante, les présentant comme des individus « très dangereux ». Il aurait ensuite convaincu les autres membres du groupe de ne pas les remettre aux forces de police, avançant que des personnes interpellées dans ce type de situation étaient souvent relâchées.

À la barre, S.I. a reconnu qu’au moment où les VDP discutaient encore de la possibilité de conduire les deux jeunes au commissariat, son collègue S.L. s’était éloigné du groupe. Il a également admis qu’après une décision collective d’exécuter les deux hommes, il avait été le seul à utiliser son arme contre eux.

Devant les juges, le principal mis en cause a exprimé des regrets après les faits. N.K., présenté comme le chef de mission, a pour sa part reconnu avoir participé à l’interpellation et au premier interrogatoire des victimes. Il a cependant affirmé avoir été surpris lorsque S.I. a ouvert le feu.

De son côté, N.B., chef du village, a reconnu avoir procédé à l’inhumation des deux corps trois jours après leur mort, à la demande de N.K., sans avoir alerté les autorités compétentes. Poursuivi également dans cette affaire, S.L. a nié toute participation aux faits. Il a soutenu être resté à l’écart au moment de l’exécution et a déclaré avoir été profondément choqué lorsqu’il a appris que son binôme S.I. avait tué les deux jeunes hommes.

Dans son réquisitoire, le Procureur du Faso a tenu à rappeler le rôle important joué par les VDP dans la lutte contre l’insécurité au Burkina Faso, notamment dans la province de la Sissili. Il a toutefois déploré que certains comportements individuels puissent ternir l’image de ces acteurs engagés aux côtés des Forces de défense et de sécurité.

Estimant les responsabilités de S.I., N.K. et N.B. établies, le ministère public avait requis 20 ans de prison ferme contre S.I., 15 ans de prison ferme contre N.K. et 18 mois d’emprisonnement avec sursis assortis d’une amende de 300 000 FCFA contre N.B. En revanche, il avait demandé la relaxe de S.L. au bénéfice du doute.

La défense, qui a reconnu la culpabilité de S.I., a néanmoins plaidé la clémence du Tribunal en invoquant plusieurs circonstances atténuantes. L’avocat a notamment mis en avant le contexte sécuritaire particulièrement difficile, dans lequel les soupçons peuvent rapidement peser sur des personnes considérées comme suspectes, le manque de formation des VDP, l’absence d’un cadre juridique suffisamment précis pour encadrer la gestion des personnes soupçonnées de liens avec des groupes terroristes, ainsi que les regrets exprimés par son client.

Estimant qu’une peine trop sévère pourrait avoir des conséquences sur le moral des VDP et des Forces de défense et de sécurité (FDS), la défense avait demandé une peine comprise entre cinq et dix ans d’emprisonnement, en s’appuyant sur les dispositions de l’article 217-4 du Code pénal.

Constituée par les frères des deux victimes, la partie civile avait, quant à elle, réclamé un milliard de francs CFA en réparation du préjudice subi.

Après délibération publique et contradictoire, la Chambre criminelle du TGI de Léo a finalement déclaré S.I. coupable de meurtre et l’a condamné à 11 ans de prison ferme.

Pour N.K., les juges ont procédé à une requalification des faits. Initialement poursuivi pour complicité de meurtre, il a finalement été reconnu coupable de non-assistance à personne en danger. Il écope ainsi de 18 mois d’emprisonnement avec sursis ainsi que d’une amende de 250 000 FCFA, également assortie du sursis.

En revanche, S.L. et N.B. ont été relaxés. Le Tribunal a estimé que les infractions qui leur étaient reprochées n’étaient pas suffisamment constituées.

Cette audience, qui constituait la dernière affaire inscrite au rôle des assises criminelles, a également été l’occasion pour le président du Tribunal, François Kaboré, de saluer le travail accompli par ses collaborateurs depuis janvier 2026. Il a félicité leur engagement et les efforts fournis, qui ont permis, selon lui, d’obtenir des résultats satisfaisants.

Le président du Tribunal a enfin adressé ses remerciements au public venu suivre ces audiences, qu’il a qualifiées de pédagogiques.

Burkina Faso : 426 athlètes entament une immersion patriotique à Loumbila

Le gouvernement burkinabè a lancé, dimanche 12 juillet 2026 au Centre de formation et de production de Loumbila, la deuxième session d’immersion patriotique destinée aux athlètes nationaux. Au total, 426 sportifs issus de plusieurs disciplines prennent part à cette formation axée sur le civisme, la discipline et l’engagement citoyen.

Placée sous la supervision du ministère des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, cette initiative vise à renforcer les valeurs de patriotisme, de cohésion et de responsabilité au sein du mouvement sportif burkinabè, en préparation des prochaines compétitions nationales et internationales.

Lors de la cérémonie d’ouverture, le représentant du ministre des Sports, Boniface Dianda, a expliqué que cette immersion doit permettre aux athlètes de développer davantage l’esprit de sacrifice, la résilience, la solidarité et la recherche permanente de l’excellence.

Il a invité les participants à tirer profit des enseignements reçus afin d’incarner ces valeurs dans leur carrière sportive, mais également dans leur vie quotidienne.

« La grandeur d’un champion ne repose pas uniquement sur ses performances sur les terrains, mais également sur son comportement, son sens du devoir et son engagement au service de la Nation », a-t-il déclaré.

À travers cette formation, les autorités souhaitent faire des sportifs burkinabè des ambassadeurs exemplaires du pays, capables de porter les couleurs nationales avec honneur et dignité sur les différentes scènes sportives.

Cette deuxième session d’immersion patriotique s’inscrit ainsi dans une démarche visant à bâtir une élite sportive plus consciente de ses responsabilités et davantage attachée aux valeurs nationales.

Burkina Faso : les bacheliers 2026 attendus le 27 juillet pour le début de l’immersion patriotique obligatoire

La Cellule d’orientation et de suivi du Comité de coordination de la mise en œuvre de l’immersion patriotique obligatoire a annoncé que les bacheliers de la session 2026 devront rejoindre leur site d’affectation le lundi 27 juillet 2026 à 8 heures pour le démarrage de cette phase obligatoire de leur parcours.

Dans un communiqué, l’instance précise les modalités pratiques de cette immersion ainsi que les différentes catégories de candidats concernées. Le document apporte notamment des précisions sur la situation des bacheliers de la session 2025 qui n’ont pas encore accompli leur immersion patriotique obligatoire. Il fixe également les conditions applicables aux bacheliers de nationalité étrangère ainsi qu’aux autres cas particuliers prévus par le dispositif.

La Cellule d’orientation et de suivi invite l’ensemble des bacheliers concernés à prendre connaissance des dispositions du communiqué et à respecter les instructions relatives à leur affectation afin d’assurer le bon déroulement de cette opération nationale.

LeFaso.net
© LeFaso.net

Ouagadougou : douze adolescents interpellés dans une villa à Kouritenga sont soumis à des travaux d’intérêt général

La Police municipale de Ouagadougou est intervenue, le 12 juillet 2026, dans une villa située au quartier Kouritenga, dans l’arrondissement n°6, à la suite d’un signalement effectué par un citoyen. Selon les autorités municipales, les lieux étaient fréquentés par des jeunes pour des activités jugées contraires aux bonnes mœurs.

Les vérifications menées sur place par les agents ont confirmé les informations reçues. L’opération a conduit à l’interpellation de douze adolescents âgés de 13 à 19 ans, dont huit garçons et quatre filles. À l’issue de leur interpellation, les jeunes ont été conduits pour effectuer des travaux d’intérêt général, selon la Police municipale.

Les parents des adolescents concernés ont ensuite été convoqués par les services de la Police municipale. Lors de cette rencontre, ils ont été informés des circonstances de l’intervention et sensibilisés sur l’importance de leur rôle dans l’éducation, l’encadrement et le suivi de leurs enfants afin de prévenir de tels comportements. Dans son communiqué, la Police municipale a salué la vigilance des citoyens dont les signalements contribuent, selon elle, au maintien de l’ordre public, à la sécurité et à la préservation des bonnes mœurs.

Elle a enfin invité la population à poursuivre cette collaboration en signalant aux autorités compétentes toute situation ou tout comportement susceptible de porter atteinte à la tranquillité publique.