Burkina Faso : la Tabaski sera officiellement célébrée le 27 mai 2026

La Fédération des associations islamiques du Burkina a annoncé que la fête de l’Aïd El Kébir, également connue sous le nom de Tabaski, sera célébrée le mercredi 27 mai 2026 sur l’ensemble du territoire du Burkina Faso.

 

Dans un communiqué signé par le président du présidium de la FAIB, El Hadj Moussa Koanda, l’organisation explique que cette date a été arrêtée conformément au calendrier lunaire islamique, qui fixe la célébration de l’Aïd El Kébir au dixième jour du mois de Zoul Hidja.

Le communiqué précise également que la station d’Arafat, moment central du pèlerinage à La Mecque, aura lieu le mardi 26 mai 2026, soit la veille de la fête. À travers ce message, la Fédération des associations islamiques du Burkina a adressé ses vœux aux fidèles musulmans ainsi qu’à l’ensemble des populations burkinabè.

L’organisation religieuse a également formulé des prières pour le retour de la paix, de la stabilité et du vivre-ensemble dans le pays, confronté depuis plusieurs années à une situation sécuritaire difficile. Dans son communiqué, la FAIB souhaite une excellente célébration aux musulmans du Burkina Faso et invoque la miséricorde divine pour le pays.

L’Aïd El Kébir figure parmi les principales fêtes de l’islam. Elle commémore l’acte de foi du prophète Ibrahim à travers le sacrifice rituel d’un mouton. Au Burkina Faso, cette fête religieuse donne généralement lieu à de grandes prières collectives, des rassemblements familiaux et des actions de solidarité envers les personnes en difficulté.

COMMUNIQUÉ
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Mali : Bamako proteste après la diffusion de vidéos de soldats détenus à Kidal

Le gouvernement du Mali a exprimé sa colère après la diffusion, par la chaîne Al-Arabiya, de vidéos montrant des militaires maliens détenus à Kidal.

 

Dans un communiqué publié samedi 16 mai 2026, les autorités maliennes ont dénoncé des informations qu’elles qualifient de « mensongères » et jugées contraires à la souveraineté nationale. Cette controverse intervient dans le contexte des attaques coordonnées menées le 25 avril 2026 dans le nord du pays. Après ces affrontements, le Front de libération de l’Azawad a affirmé détenir plusieurs soldats maliens capturés à Kidal.

Les images relayées par Al-Arabiya et Al-Hadath montrent des militaires maliens présentés comme prisonniers, provoquant une vive émotion au Mali ainsi que de nombreuses réactions sur la scène internationale. Le Front de libération de l’Azawad affirme que les soldats capturés seraient traités dans de bonnes conditions. Le mouvement assure également qu’aucune demande de rançon n’a été formulée, tout en laissant entendre que des discussions pourraient être envisagées, sans davantage de précisions.

En réaction à la diffusion de ces contenus, le ministère malien des Affaires étrangères a adressé une protestation officielle aux autorités de Arabie saoudite. Les autorités accusent notamment le correspondant d’Al-Arabiya, Ibrahim Moustapha, d’avoir agi en violation de la souveraineté malienne et en complicité avec des groupes qualifiés de terroristes par Bamako.

Le gouvernement estime que la diffusion de ces vidéos porte atteinte à l’image des Forces de défense et de sécurité maliennes et constitue une entorse grave aux règles de l’éthique journalistique. Dans son communiqué, Bamako avertit également que cette affaire pourrait avoir des répercussions sur les relations diplomatiques entre le Mali et l’Arabie saoudite, présentée comme un partenaire historique du pays.

Les autorités maliennes rappellent enfin qu’elles ne toléreront aucune atteinte à l’intégrité territoriale ni à l’unité nationale et indiquent se réserver le droit de prendre des mesures conformément à la législation en vigueur.

Cette polémique survient alors que la situation sécuritaire demeure particulièrement tendue dans le nord du Mali, où les opérations militaires contre les groupes armés se poursuivent, tandis que les populations civiles continuent de subir les conséquences humanitaires du conflit.

Burkina Faso : le royaume de Boussouma célèbre les traditions à travers le « Keoogo »

À l’occasion des activités préparatoires de la Journée des coutumes et traditions célébrée chaque 15 mai au Burkina Faso, le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a pris part dans la nuit du 14 mai 2026 à une soirée culturelle organisée au palais royal de Boussouma.

 

Cette rencontre s’inscrivait dans le cadre des activités du « Keoogo », une école traditionnelle mise en place pour transmettre les valeurs culturelles et ancestrales aux jeunes générations. La célébration de cette édition 2026 de la Journée des coutumes et traditions a été marquée par plusieurs manifestations culturelles, notamment des rites traditionnels pour la paix, des prestations artistiques, des contes éducatifs ainsi que la sortie officielle du roi de Boussouma, le Naaba Sigri, accompagné de ses ministres et notables.

Durant plusieurs heures, des conteurs, musiciens traditionnels et tambourinaires ont animé la soirée autour de thématiques liées à la paix, au vivre-ensemble, à la solidarité, à la protection des orphelins ou encore aux dangers du gain facile.

Créé en août 2021, le « Keoogo » est présenté comme une école culturelle traditionnelle où les enfants et les jeunes sont initiés aux proverbes, récits historiques, instruments traditionnels et contes africains. Les enseignements mettent l’accent sur la cohésion sociale, le patriotisme, l’amour du prochain et les valeurs ancestrales.

Selon Busum Keoog Naaba Koobo, cette initiative vise à réhabiliter les méthodes d’éducation traditionnelle autrefois pratiquées dans les familles et les camps d’initiation. Le responsable du projet estime que ce cadre permet de sensibiliser les jeunes face aux défis actuels, notamment dans un contexte marqué par l’insécurité, tout en renforçant les liens de fraternité et de solidarité au sein des communautés.

Le « Keoogo » se tient chaque dernier samedi du mois au palais royal de Boussouma et rassemble différentes générations autour des pratiques culturelles et éducatives traditionnelles. À l’issue de la cérémonie, le ministre Pingdwendé Gilbert Ouédraogo a salué les efforts entrepris pour préserver et transmettre le patrimoine culturel burkinabè. Il s’est réjoui de voir les jeunes renouer avec des pratiques culturelles autrefois très présentes dans les villages, notamment les soirées de contes et de transmission orale des savoirs.

Pour le ministre, le « Keoogo » représente une véritable immersion culturelle destinée à renforcer l’attachement des jeunes aux traditions et coutumes du pays. Profitant de cette occasion, il a également adressé ses encouragements aux gardiens des traditions et exprimé sa volonté de voir les richesses culturelles nationales davantage valorisées à travers tout le pays.

La cérémonie s’est tenue dans le contexte du Mois du patrimoine burkinabè, consacré à la promotion des valeurs culturelles et identitaires nationales.

Burkina Faso : une fausse vente aux enchères de motos démentie par la BCLCC

Une vidéo frauduleuse circule actuellement sur les réseaux sociaux, annonçant une prétendue vente aux enchères de 145 motocyclettes neuves organisée par la Direction générale des douanes, prévue le samedi 16 mai 2026 à Ouagadougou et à Bobo-Dioulasso.

 

Selon le contenu relayé en ligne, les auteurs de cette manipulation affirment que l’opération serait conduite par le bureau Ouaga-Gare. La vidéo précise également des frais d’inscription fixés à 49 000 FCFA, avec une clôture des inscriptions annoncée pour le vendredi 15 mai 2026. Les internautes sont ensuite redirigés vers un lien hébergé sur un faux compte TikTok, où il leur est demandé d’effectuer des paiements.

Face à cette situation, la Brigade centrale de lutte contre la cybercriminalité a formellement démenti ces informations. L’institution confirme qu’il s’agit d’une escroquerie reposant sur une vidéo générée par intelligence artificielle, de type deepfake, visant à tromper les populations.

Les enquêteurs indiquent que les auteurs de cette fraude ont utilisé des éléments visuels et sonores falsifiés, notamment le logo de BF1 ainsi qu’une voix artificiellement reproduite, afin de donner une apparence crédible à cette fausse annonce.

La Brigade centrale de lutte contre la cybercriminalité précise par ailleurs que la Direction générale des douanes ne dispose d’aucun compte officiel sur TikTok et qu’aucune opération de vente aux enchères de ce type n’est actuellement organisée.

Les autorités appellent donc les populations à la plus grande vigilance face à ce type de contenus manipulés, de plus en plus fréquents sur les réseaux sociaux, et rappellent l’importance de vérifier toute information auprès des sources officielles avant d’effectuer un paiement ou une inscription.

Les citoyens sont également invités à signaler tout contenu suspect via la plateforme officielle Alerte-BCLCC, mise en place pour lutter contre les arnaques numériques et la désinformation en ligne.

Journée des coutumes à Tougan : les autorités coutumières prient pour la paix au Burkina Faso

Les autorités coutumières de Tougan ont commémoré, ce vendredi 15 mai 2026, la journée dédiée aux coutumes et traditions au Burkina Faso. La cérémonie a été marquée par des rites traditionnels, des sacrifices et des prières pour le retour de la paix et de la sécurité dans le pays.

 

Dès l’ouverture, les gardiens de la tradition ont procédé à plusieurs rituels ancestraux, incluant des offrandes composées de poulets, d’un bouc et d’un bœuf. À travers ces actes symboliques, ils ont invoqué les ancêtres afin d’implorer la protection divine et le retour rapide de la stabilité sécuritaire.

À l’approche de la saison agricole, les notables ont également formulé des prières pour une bonne pluviométrie, espérant des récoltes abondantes et une meilleure sécurité alimentaire pour les populations du Sourou.

Selon les responsables coutumiers présents, ces sacrifices s’inscrivent dans une démarche de soutien aux efforts nationaux. Ils ont exprimé leur reconnaissance aux autorités pour l’institution de cette journée dédiée aux traditions, qu’ils considèrent comme un espace de valorisation du patrimoine culturel.

Pour plusieurs participants, cette reconnaissance officielle constitue une évolution importante, mettant fin à une longue période où ces pratiques étaient souvent exercées dans la discrétion.

Les habitants présents ont également salué l’initiative, estimant qu’elle contribue à la valorisation des ancêtres et à la reconnaissance des pratiques spirituelles traditionnelles. Plusieurs d’entre eux ont exprimé le souhait que ces rituels puissent favoriser un retour durable de la paix.

Les Forces de défense et de sécurité ainsi que les Volontaires pour la défense de la patrie ont été particulièrement mentionnés dans les prières, les participants demandant une protection renforcée pour leurs opérations sur le terrain.

Présent à la cérémonie, le haut-commissaire de la province du Sourou, Désiré Badolo, a rappelé que cette journée s’inscrit dans une logique de reconnaissance de la diversité religieuse et culturelle du pays.

Il a souligné que cette initiative vise à permettre à chaque communauté de pratiquer librement sa religion, tout en appelant à la cohésion sociale et au respect mutuel entre citoyens. Selon lui, cette journée doit contribuer à renforcer le vivre-ensemble et à consolider l’unité nationale face aux défis sécuritaires et sociaux.

La célébration s’est achevée dans une ambiance festive, rythmée par des prestations culturelles, traduisant l’attachement des communautés locales à la paix et à la cohésion sociale.

Union africaine : intensification du dialogue avec les États de l’AES

L’Union africaine intensifie ses démarches diplomatiques à l’égard des États membres de l’Alliance des États du Sahel, dans un contexte régional marqué par des recompositions politiques, des tensions persistantes avec la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest et une dégradation de la situation sécuritaire au Sahel.

 

Selon une communication officielle, la Commission de l’Union africaine a annoncé une rencontre entre son président et le ministre malien des Affaires étrangères Abdoulaye Diop. Les échanges ont porté sur la situation politique et sécuritaire au Mali ainsi que sur les dynamiques régionales en cours dans la zone sahélienne.

Les discussions ont notamment évoqué les événements survenus après les attaques coordonnées du 25 avril 2026 attribuées à des groupes armés actifs dans la région, ayant visé plusieurs localités maliennes. Ces violences auraient entraîné des pertes humaines importantes et contribué à une reprise de contrôle de la ville de Kidal par des groupes rebelles, ravivant les inquiétudes sécuritaires dans le nord du pays.

Face à cette situation, le président de la Commission de l’Union africaine a réaffirmé la solidarité de l’organisation envers les autorités de Mali et exprimé son soutien aux efforts de stabilisation en cours.

Les deux parties ont convenu de poursuivre les consultations afin d’accompagner les autorités maliennes dans leurs efforts de stabilisation institutionnelle, de renforcement de la gouvernance et de relance du développement, en cohérence avec les objectifs de l’Agenda 2063.

Dans la même dynamique, la Commission de l’Union africaine a également annoncé une rencontre avec son Haut représentant pour le Mali et le Sahel, Mamadou Tangara. Cette réunion a porté sur les évolutions récentes dans la région et sur les initiatives en cours pour favoriser le dialogue et la stabilité.

Le président de la Commission a salué les efforts diplomatiques du Haut représentant, l’encourageant à poursuivre ses actions en faveur de la paix, de la sécurité et du développement durable dans l’espace sahélien.

Cette séquence diplomatique s’inscrit dans une période où l’Union africaine multiplie les initiatives de rapprochement avec les États de l’Alliance des États du Sahel, regroupant le Mali, le Burkina Faso et le Niger, dans un contexte de recomposition des relations avec la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest.

En parallèle, le président en exercice de l’UA, Évariste Ndayishimiye, avait appelé à Ouagadougou à la construction d’un avenir commun entre l’organisation continentale et les pays de l’AES, à l’issue d’un entretien avec le président burkinabè Ibrahim Traoré.

De son côté, le Haut représentant de l’UA pour le Sahel a poursuivi ses consultations régionales, notamment à Abuja au siège de la Cédéao, puis à Freetown auprès du président sierra-léonais Julius Maada Bio, également président en exercice de la Conférence des chefs d’État de la Cédéao.

Ces initiatives traduisent une volonté de maintien du dialogue entre les différentes organisations régionales, dans un contexte de recomposition institutionnelle où les États de l’AES, après leur départ de la Cédéao en janvier 2025, continuent néanmoins d’entretenir certaines formes de coopération technique et économique.

Appolinaire Timpiga Compaoré : le Burkina Faso perd une grande figure du monde des affaires

Le Burkina Faso est en deuil après l’annonce du décès de l’homme d’affaires Appolinaire Timpiga Compaoré, fondateur du Planor Afrique et ancien président du patronat burkinabè. Il est décédé jeudi à Ouagadougou à l’âge de 72 ans, selon des informations confirmées par sa famille et les autorités burkinabè.

 

Dans un communiqué officiel, le gouvernement burkinabè a exprimé sa tristesse face à la disparition de celui qu’il présente comme une figure majeure du secteur privé national et président du conseil d’administration du groupe Planor Afrique.

Au fil des années, Appolinaire Timpiga Compaoré s’était imposé comme l’un des entrepreneurs les plus influents du Burkina Faso et de la sous-région ouest-africaine. Originaire de Koassa, dans la province du Bazèga, il avait débuté dans le petit commerce avant de bâtir progressivement un vaste groupe présent dans plusieurs secteurs stratégiques.

Le Planor Afrique développait notamment des activités dans les télécommunications, les services bancaires, les assurances, le transport, l’hôtellerie ainsi que la distribution commerciale. Parmi les principales entreprises liées au groupe figuraient Telecel Faso, Wendkuni Bank International et UAB Assurances.

Les activités du groupe s’étendaient également à la distribution de produits pétroliers, au transport de marchandises, à la location de wagons-citernes auprès de Sitarail, ainsi qu’à l’importation de biens de consommation et d’équipements industriels.

Dans son hommage, le gouvernement a salué un acteur économique ayant largement contribué à la transformation du paysage entrepreneurial burkinabè et au développement d’entreprises nationales dans des domaines jugés stratégiques.

Les autorités ont également mis en avant le parcours de l’homme d’affaires, construit selon elles grâce au travail, à la persévérance et à l’esprit d’initiative, faisant de lui une source d’inspiration pour de nombreux entrepreneurs. Appolinaire Timpiga Compaoré avait dirigé le Conseil national du patronat burkinabè entre 2019 et 2023, avant la transformation de l’institution en Patronat burkinabè.

Plusieurs personnalités du monde économique lui ont rendu hommage après l’annonce de son décès. Idrissa Nassa, actuel président du patronat et dirigeant de Coris Holding International, a salué la mémoire d’un grand industriel qui a marqué plusieurs générations par son parcours.

De son côté, l’homme d’affaires Mahamadou Bonkoungou, fondateur du Ebomaf, a décrit le défunt comme un bâtisseur exceptionnel dont les réalisations ont profondément marqué le Burkina Faso. Dans un message publié sur Facebook, il a estimé que l’héritage laissé par Appolinaire Timpiga Compaoré continuerait d’inspirer à travers ses œuvres et ses valeurs.

Le gouvernement burkinabè a enfin présenté ses condoléances à la famille du disparu, à ses proches ainsi qu’à l’ensemble des acteurs du secteur économique national.

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Mali : La région de Kayes de nouveau sous un couvre-feu

Les autorités maliennes ont instauré un nouveau couvre-feu dans la région de Kayes à partir du 13 mai 2026. La mesure, annoncée par le gouverneur de région, intervient dans un contexte de dégradation de la situation sécuritaire dans l’ouest du pays.

Un couvre-feu de minuit à 6 heures

Dans un communiqué officiel, le gouverneur de la région de Kayes, Moussa Soumaré, a indiqué que la circulation des personnes et des véhicules sera interdite entre minuit et 6 heures du matin jusqu’à nouvel ordre.

Des dérogations sont toutefois prévues pour les forces de défense et de sécurité ainsi que pour les ambulances disposant d’un ordre de mission.

Les autorités ont également demandé aux populations de respecter les dispositifs de sécurité mis en place autour des camps militaires et des zones sensibles.

Une région stratégique sous pression

Située à l’ouest du Mali, à proximité du Sénégal et de la Mauritanie, la région de Kayes constitue un axe économique majeur pour le pays.

Elle abrite notamment les corridors Dakar-Bamako et Nouakchott-Bamako, essentiels pour les échanges commerciaux et l’approvisionnement du Mali.

La zone accueille aussi plusieurs infrastructures stratégiques, dont les barrages de Barrage de Manantali, Barrage de Félou et Barrage de Gouina, liés à Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal.

Une montée des attaques dans l’ouest malien

La détérioration sécuritaire dans cette partie du Mali s’est accentuée après les attaques coordonnées du 1er juillet 2025 revendiquées par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, via le Front de libération de Macina.

Plusieurs positions de l’armée malienne avaient alors été ciblées dans différentes localités, notamment à Niono, Molodo, Sandaré, Nioro du Sahel, Gogui, Kayes et Diboli.

Ces attaques avaient mis en évidence l’extension progressive des activités des groupes armés vers les zones frontalières de l’ouest du pays.

Des restrictions déjà renforcées auparavant

Avant cette nouvelle décision, un premier couvre-feu avait déjà été instauré dans la région le 29 avril 2026, avec des restrictions allant de 21 heures à 6 heures du matin.

Des limitations concernant les motos et certains moyens de transport avaient également été signalées dans plusieurs rapports sécuritaires et humanitaires.

Selon plusieurs analyses régionales, la progression des groupes armés dans l’ouest malien accroît les risques pour les activités économiques, les échanges transfrontaliers et les infrastructures stratégiques de la zone.

Une mesure sans durée définie

Les autorités maliennes présentent ce couvre-feu comme un dispositif destiné à renforcer le contrôle des déplacements nocturnes et à prévenir les infiltrations dans cette région sensible. Aucune date officielle de levée n’a été communiquée. Le couvre-feu restera appliqué jusqu’à nouvel ordre, selon l’évolution de la situation sécuritaire dans la région de Kayes.

Burkina Faso : le procès en appel du dossier « magistrats, douaniers et avocats » mis en délibéré au 22 mai

La Cour d’appel de Fada N’Gourma a poursuivi, les 11 et 12 mai 2026, l’examen en appel du dossier dit « des magistrats, douaniers et avocats », après les condamnations prononcées en première instance par le Tribunal de grande instance de Koupéla. Le verdict est attendu le 22 mai prochain.

Plusieurs agents publics contestent leur condamnation

Cette affaire concerne quatre magistrats et trois agents des douanes poursuivis pour corruption, complicité de corruption et révélation illégale de l’identité d’un témoin protégé. Condamnés en février 2026 par le tribunal de Koupéla, les prévenus ont décidé de faire appel afin d’obtenir l’annulation ou l’allègement des peines prononcées contre eux.

Durant les deux journées d’audience, le parquet général, les avocats de la défense ainsi que l’Agent judiciaire de l’État ont présenté leurs arguments devant la juridiction de Fada N’Gourma.

Le parquet défend la procédure

Le procureur général près la Cour d’appel de Fada N’Gourma, Barnabé Compaoré, a estimé que la procédure suivie en première instance respectait les règles prévues par la loi. Selon lui, les exceptions soulevées par les avocats des prévenus, notamment sur l’incompétence de la juridiction, la nullité de la procédure ou encore la prescription des faits, ne sont pas fondées.

Le magistrat a également soutenu que cette affaire représente un test important pour l’institution judiciaire burkinabè.

La défense plaide la relaxe

Du côté des avocats des prévenus, Paul Kéré a demandé la relaxe pure et simple de ses clients. Selon lui, les éléments retenus contre les accusés restent insuffisants pour établir les faits de corruption reprochés.

L’avocat a notamment évoqué l’existence d’un doute dans le dossier, estimant que celui-ci devrait bénéficier aux prévenus.

L’État réclame réparation

L’Agent judiciaire de l’État, Désiré Bado, a pour sa part maintenu les demandes formulées au nom de l’État burkinabè. L’État réclame plus de 1,2 milliard de FCFA au titre du préjudice financier, un franc symbolique pour le préjudice moral ainsi que 10 millions de FCFA pour les frais liés à la procédure.

Selon l’AJE, cette affaire porte atteinte à la crédibilité des institutions publiques et de l’appareil judiciaire.

Les peines prononcées en première instance

En première instance, plusieurs peines de prison et amendes avaient été prononcées contre les magistrats et agents des douanes impliqués. Certaines condamnations comportaient des peines fermes allant jusqu’à 18 mois d’emprisonnement, accompagnées d’amendes de plusieurs millions de FCFA.

Après les débats et les plaidoiries, la Cour d’appel de Fada N’Gourma a décidé de mettre l’affaire en délibéré. La décision finale est attendue le 22 mai 2026.