Union africaine : intensification du dialogue avec les États de l’AES

L’Union africaine intensifie ses démarches diplomatiques à l’égard des États membres de l’Alliance des États du Sahel, dans un contexte régional marqué par des recompositions politiques, des tensions persistantes avec la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest et une dégradation de la situation sécuritaire au Sahel.

 

Selon une communication officielle, la Commission de l’Union africaine a annoncé une rencontre entre son président et le ministre malien des Affaires étrangères Abdoulaye Diop. Les échanges ont porté sur la situation politique et sécuritaire au Mali ainsi que sur les dynamiques régionales en cours dans la zone sahélienne.

Les discussions ont notamment évoqué les événements survenus après les attaques coordonnées du 25 avril 2026 attribuées à des groupes armés actifs dans la région, ayant visé plusieurs localités maliennes. Ces violences auraient entraîné des pertes humaines importantes et contribué à une reprise de contrôle de la ville de Kidal par des groupes rebelles, ravivant les inquiétudes sécuritaires dans le nord du pays.

Face à cette situation, le président de la Commission de l’Union africaine a réaffirmé la solidarité de l’organisation envers les autorités de Mali et exprimé son soutien aux efforts de stabilisation en cours.

Les deux parties ont convenu de poursuivre les consultations afin d’accompagner les autorités maliennes dans leurs efforts de stabilisation institutionnelle, de renforcement de la gouvernance et de relance du développement, en cohérence avec les objectifs de l’Agenda 2063.

Dans la même dynamique, la Commission de l’Union africaine a également annoncé une rencontre avec son Haut représentant pour le Mali et le Sahel, Mamadou Tangara. Cette réunion a porté sur les évolutions récentes dans la région et sur les initiatives en cours pour favoriser le dialogue et la stabilité.

Le président de la Commission a salué les efforts diplomatiques du Haut représentant, l’encourageant à poursuivre ses actions en faveur de la paix, de la sécurité et du développement durable dans l’espace sahélien.

Cette séquence diplomatique s’inscrit dans une période où l’Union africaine multiplie les initiatives de rapprochement avec les États de l’Alliance des États du Sahel, regroupant le Mali, le Burkina Faso et le Niger, dans un contexte de recomposition des relations avec la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest.

En parallèle, le président en exercice de l’UA, Évariste Ndayishimiye, avait appelé à Ouagadougou à la construction d’un avenir commun entre l’organisation continentale et les pays de l’AES, à l’issue d’un entretien avec le président burkinabè Ibrahim Traoré.

De son côté, le Haut représentant de l’UA pour le Sahel a poursuivi ses consultations régionales, notamment à Abuja au siège de la Cédéao, puis à Freetown auprès du président sierra-léonais Julius Maada Bio, également président en exercice de la Conférence des chefs d’État de la Cédéao.

Ces initiatives traduisent une volonté de maintien du dialogue entre les différentes organisations régionales, dans un contexte de recomposition institutionnelle où les États de l’AES, après leur départ de la Cédéao en janvier 2025, continuent néanmoins d’entretenir certaines formes de coopération technique et économique.

Appolinaire Timpiga Compaoré : le Burkina Faso perd une grande figure du monde des affaires

Le Burkina Faso est en deuil après l’annonce du décès de l’homme d’affaires Appolinaire Timpiga Compaoré, fondateur du Planor Afrique et ancien président du patronat burkinabè. Il est décédé jeudi à Ouagadougou à l’âge de 72 ans, selon des informations confirmées par sa famille et les autorités burkinabè.

 

Dans un communiqué officiel, le gouvernement burkinabè a exprimé sa tristesse face à la disparition de celui qu’il présente comme une figure majeure du secteur privé national et président du conseil d’administration du groupe Planor Afrique.

Au fil des années, Appolinaire Timpiga Compaoré s’était imposé comme l’un des entrepreneurs les plus influents du Burkina Faso et de la sous-région ouest-africaine. Originaire de Koassa, dans la province du Bazèga, il avait débuté dans le petit commerce avant de bâtir progressivement un vaste groupe présent dans plusieurs secteurs stratégiques.

Le Planor Afrique développait notamment des activités dans les télécommunications, les services bancaires, les assurances, le transport, l’hôtellerie ainsi que la distribution commerciale. Parmi les principales entreprises liées au groupe figuraient Telecel Faso, Wendkuni Bank International et UAB Assurances.

Les activités du groupe s’étendaient également à la distribution de produits pétroliers, au transport de marchandises, à la location de wagons-citernes auprès de Sitarail, ainsi qu’à l’importation de biens de consommation et d’équipements industriels.

Dans son hommage, le gouvernement a salué un acteur économique ayant largement contribué à la transformation du paysage entrepreneurial burkinabè et au développement d’entreprises nationales dans des domaines jugés stratégiques.

Les autorités ont également mis en avant le parcours de l’homme d’affaires, construit selon elles grâce au travail, à la persévérance et à l’esprit d’initiative, faisant de lui une source d’inspiration pour de nombreux entrepreneurs. Appolinaire Timpiga Compaoré avait dirigé le Conseil national du patronat burkinabè entre 2019 et 2023, avant la transformation de l’institution en Patronat burkinabè.

Plusieurs personnalités du monde économique lui ont rendu hommage après l’annonce de son décès. Idrissa Nassa, actuel président du patronat et dirigeant de Coris Holding International, a salué la mémoire d’un grand industriel qui a marqué plusieurs générations par son parcours.

De son côté, l’homme d’affaires Mahamadou Bonkoungou, fondateur du Ebomaf, a décrit le défunt comme un bâtisseur exceptionnel dont les réalisations ont profondément marqué le Burkina Faso. Dans un message publié sur Facebook, il a estimé que l’héritage laissé par Appolinaire Timpiga Compaoré continuerait d’inspirer à travers ses œuvres et ses valeurs.

Le gouvernement burkinabè a enfin présenté ses condoléances à la famille du disparu, à ses proches ainsi qu’à l’ensemble des acteurs du secteur économique national.

Activez le mode Game On et emportez des prix fabuleux avec 1xBet !

Vivez une expérience palpitante grâce à la nouvelle promo 1xBet. Du 1ᵉʳ avril au 31 mai, pariez sur les événements sportifs les plus populaires et bénéficiez d’un cashback garanti jusqu’à 20 %, ainsi que d’une chance unique de rafler un iPhone 16, des prix en cash exceptionnels et des points bonus. La fortune récompensera assurément votre aspiration à être toujours triomphant.

 

Quels sont les super prix à empocher ?

 

La première phase de la campagne Game On a eu lieu le 6 mai, permettant à des participants chanceux de rafler des prix en cash et des points bonus 1xBet. Mais la promotion continue, avec des récompenses encore plus importantes à la clé !

 

Le deuxième tirage au sort se tiendra le 3 juin. Il concernera les détenteurs de tickets promotionnels obtenus entre le 1ᵉʳ et le 31 mai. Les prix à empocher sont :

 

  • Un smartphone iPhone 16 (1 gagnant) ;
  • 285 000 XOF (2 gagnants) ;
  • 114 000 XOF (3 gagnants) ;
  • 57 000 XOF (4 gagnants).

 

Comme pour le premier tirage au sort, 15 gagnants seront tirés au sort et recevront chacun 100 points bonus de la part de 1xBet.

 

Comment participer à l’offre Game On ?

 

Pour rejoindre cette course effrénée aux prix alléchants, il vous suffit de :

 

  1. Vous inscrire ou vous connecter sur le site ou dans l’application mobile 1xBet.
  2. Cliquer sur le bouton « Participer » sur la page de la promo.
  3. Miser à partir de 570 XOF sur n’importe quel événement sportif.

 

Vous êtes maintenant dans le jeu et toucherez un cashback garanti chaque semaine. De plus, chaque pari vous rapportera des tickets promotionnels vous donnant droit à une participation au tirage au sort du super prix.

 

Conditions d’attribution du cashback hebdomadaire

 

L’un des principaux atouts de la promo Game On était la garantie de prix. Peu importe l’exactitude de votre pronostic, vous aurez droit à un cashback allant jusqu’à 57 000 XOF sous forme de freebet. Le montant du bonus dépend du total de vos mises hebdomadaires :

 

  • à partir de 5700 XOF : 5 % du total des mises ;
  • à partir de 28 500 XOF : 10 % du total des mises ;
  • à partir de 57 000 XOF : 20 % du total des mises.

 

La valeur minimale d’un freebet est de 285 XOF.

 

Jouez avec passion et boostez votre bankroll pour récupérer le cashback maximal. C’est facile : en avril-mai, la saison de football est en plein essor, tandis que de nombreux tournois prestigieux ont lieu dans d’autres disciplines. Alors, pas de temps à perdre ! Analysez les cotes, repérez les marchés les plus intéressants et entrez dans le grand jeu.

 

Plus vous obtenez de tickets promotionnels, plus vous avez de chances d’emporter un super prix !

 

Dominez la concurrence dans la course au smartphone branché d’Apple et à de généreux gains en argent. Montrez votre passion pour le jeu et obtenez un maximum de tickets promotionnels pour augmenter vos chances de réussir.

 

Plus votre mise est élevée, plus vous recevrez de tickets promotionnels. Par exemple, pour une mise de 570 XOF, vous aurez 1 chance de gagner au tirage au sort, et pour une mise de 1140 XOF, 3 chances de gagner un super prix. Une mise de 171 000 XOF ou plus vous permettra de gagner jusqu’à 1 200 tickets promotionnels en une seule fois.

 

Révélez votre talent et devenez le héros de l’excitante promotion Game On de 1xBet !

Mali : La région de Kayes de nouveau sous un couvre-feu

Les autorités maliennes ont instauré un nouveau couvre-feu dans la région de Kayes à partir du 13 mai 2026. La mesure, annoncée par le gouverneur de région, intervient dans un contexte de dégradation de la situation sécuritaire dans l’ouest du pays.

Un couvre-feu de minuit à 6 heures

Dans un communiqué officiel, le gouverneur de la région de Kayes, Moussa Soumaré, a indiqué que la circulation des personnes et des véhicules sera interdite entre minuit et 6 heures du matin jusqu’à nouvel ordre.

Des dérogations sont toutefois prévues pour les forces de défense et de sécurité ainsi que pour les ambulances disposant d’un ordre de mission.

Les autorités ont également demandé aux populations de respecter les dispositifs de sécurité mis en place autour des camps militaires et des zones sensibles.

Une région stratégique sous pression

Située à l’ouest du Mali, à proximité du Sénégal et de la Mauritanie, la région de Kayes constitue un axe économique majeur pour le pays.

Elle abrite notamment les corridors Dakar-Bamako et Nouakchott-Bamako, essentiels pour les échanges commerciaux et l’approvisionnement du Mali.

La zone accueille aussi plusieurs infrastructures stratégiques, dont les barrages de Barrage de Manantali, Barrage de Félou et Barrage de Gouina, liés à Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal.

Une montée des attaques dans l’ouest malien

La détérioration sécuritaire dans cette partie du Mali s’est accentuée après les attaques coordonnées du 1er juillet 2025 revendiquées par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, via le Front de libération de Macina.

Plusieurs positions de l’armée malienne avaient alors été ciblées dans différentes localités, notamment à Niono, Molodo, Sandaré, Nioro du Sahel, Gogui, Kayes et Diboli.

Ces attaques avaient mis en évidence l’extension progressive des activités des groupes armés vers les zones frontalières de l’ouest du pays.

Des restrictions déjà renforcées auparavant

Avant cette nouvelle décision, un premier couvre-feu avait déjà été instauré dans la région le 29 avril 2026, avec des restrictions allant de 21 heures à 6 heures du matin.

Des limitations concernant les motos et certains moyens de transport avaient également été signalées dans plusieurs rapports sécuritaires et humanitaires.

Selon plusieurs analyses régionales, la progression des groupes armés dans l’ouest malien accroît les risques pour les activités économiques, les échanges transfrontaliers et les infrastructures stratégiques de la zone.

Une mesure sans durée définie

Les autorités maliennes présentent ce couvre-feu comme un dispositif destiné à renforcer le contrôle des déplacements nocturnes et à prévenir les infiltrations dans cette région sensible. Aucune date officielle de levée n’a été communiquée. Le couvre-feu restera appliqué jusqu’à nouvel ordre, selon l’évolution de la situation sécuritaire dans la région de Kayes.

Burkina Faso : le procès en appel du dossier « magistrats, douaniers et avocats » mis en délibéré au 22 mai

La Cour d’appel de Fada N’Gourma a poursuivi, les 11 et 12 mai 2026, l’examen en appel du dossier dit « des magistrats, douaniers et avocats », après les condamnations prononcées en première instance par le Tribunal de grande instance de Koupéla. Le verdict est attendu le 22 mai prochain.

Plusieurs agents publics contestent leur condamnation

Cette affaire concerne quatre magistrats et trois agents des douanes poursuivis pour corruption, complicité de corruption et révélation illégale de l’identité d’un témoin protégé. Condamnés en février 2026 par le tribunal de Koupéla, les prévenus ont décidé de faire appel afin d’obtenir l’annulation ou l’allègement des peines prononcées contre eux.

Durant les deux journées d’audience, le parquet général, les avocats de la défense ainsi que l’Agent judiciaire de l’État ont présenté leurs arguments devant la juridiction de Fada N’Gourma.

Le parquet défend la procédure

Le procureur général près la Cour d’appel de Fada N’Gourma, Barnabé Compaoré, a estimé que la procédure suivie en première instance respectait les règles prévues par la loi. Selon lui, les exceptions soulevées par les avocats des prévenus, notamment sur l’incompétence de la juridiction, la nullité de la procédure ou encore la prescription des faits, ne sont pas fondées.

Le magistrat a également soutenu que cette affaire représente un test important pour l’institution judiciaire burkinabè.

La défense plaide la relaxe

Du côté des avocats des prévenus, Paul Kéré a demandé la relaxe pure et simple de ses clients. Selon lui, les éléments retenus contre les accusés restent insuffisants pour établir les faits de corruption reprochés.

L’avocat a notamment évoqué l’existence d’un doute dans le dossier, estimant que celui-ci devrait bénéficier aux prévenus.

L’État réclame réparation

L’Agent judiciaire de l’État, Désiré Bado, a pour sa part maintenu les demandes formulées au nom de l’État burkinabè. L’État réclame plus de 1,2 milliard de FCFA au titre du préjudice financier, un franc symbolique pour le préjudice moral ainsi que 10 millions de FCFA pour les frais liés à la procédure.

Selon l’AJE, cette affaire porte atteinte à la crédibilité des institutions publiques et de l’appareil judiciaire.

Les peines prononcées en première instance

En première instance, plusieurs peines de prison et amendes avaient été prononcées contre les magistrats et agents des douanes impliqués. Certaines condamnations comportaient des peines fermes allant jusqu’à 18 mois d’emprisonnement, accompagnées d’amendes de plusieurs millions de FCFA.

Après les débats et les plaidoiries, la Cour d’appel de Fada N’Gourma a décidé de mettre l’affaire en délibéré. La décision finale est attendue le 22 mai 2026.

Franc CFA : Macron renvoie les États africains à leurs responsabilités

Depuis Nairobi, où il participait au sommet Africa Forward, le président français Emmanuel Macron a relancé le débat autour de l’avenir du franc CFA. Le chef de l’État français estime que Paris a déjà rempli ses engagements dans la réforme du système monétaire et attend désormais que les pays africains concernés prennent eux-mêmes la décision finale concernant le changement de nom et l’évolution de cette monnaie.

Dans un entretien accordé à RFI, France 24 et TV5 Monde à la clôture du sommet, Emmanuel Macron a rappelé que la France avait engagé dès 2019 une profonde réforme du franc CFA lors des discussions menées à Abidjan.

Selon lui, Paris a supprimé les principales obligations qui liaient les États africains au système monétaire français, notamment le dépôt des réserves au Trésor français ainsi que la présence de représentants français au sein de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest.

Le président français a toutefois précisé que la garantie de convertibilité du franc CFA avait été maintenue à la demande des pays membres, plusieurs États estimant encore nécessaire ce mécanisme pour protéger leurs monnaies face aux risques de déstabilisation financière.

Pour Emmanuel Macron, la suite du processus dépend désormais entièrement des dirigeants africains. Il affirme avoir chargé l’économiste Jean-Michel Severino de redonner un nouvel élan au dossier et dit avoir également évoqué la question avec Alassane Ouattara en marge du sommet.

Le président français considère qu’une intégration régionale plus forte, tant sur le plan commercial que monétaire, représenterait un avantage stratégique pour les pays de la région, notamment à l’échelle de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest.

Le franc CFA reste aujourd’hui utilisé dans deux grandes unions monétaires africaines. La première est l’Union économique et monétaire ouest-africaine, composée du Sénégal, de la Côte d’Ivoire, du Burkina Faso, du Mali, du Niger, du Togo, du Bénin et de la Guinée-Bissau. La seconde est la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale, qui regroupe le Cameroun, la République centrafricaine, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale et le Tchad.

La situation reste particulièrement complexe en Afrique de l’Ouest. Bien que le Mali, le Burkina Faso et le Niger aient quitté la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest en 2024 pour créer l’Alliance des États du Sahel, ces trois pays continuent néanmoins d’appartenir à l’UEMOA et utilisent toujours le franc CFA.

Les déclarations d’Emmanuel Macron surviennent alors que le projet de monnaie unique ECO peine encore à se concrétiser.

Lors de sa 68e session ordinaire organisée à Abuja en décembre 2025, la conférence des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO avait exprimé ses inquiétudes concernant les retards observés dans la convergence économique des États membres, alors que le lancement de l’ECO est théoriquement prévu dans moins de deux ans.

La rencontre, dirigée par le président sierra-léonais Julius Maada Bio, avait demandé la réactivation du groupe de travail présidentiel chargé du programme de la monnaie unique afin d’accélérer les discussions sur les points jugés sensibles.

Repoussé à plusieurs reprises, le projet ECO continue de faire face à d’importantes difficultés, notamment en raison des écarts économiques entre les pays membres et du non-respect des critères de convergence fixés par la CEDEAO.

Le dossier illustre ainsi une situation de blocage à plusieurs niveaux : la France affirme attendre une décision claire des États africains sur l’avenir du franc CFA, tandis que les pays concernés peinent encore à trouver un consensus sur la future architecture de la monnaie unique régionale.

Le Burkina Faso suspend l’exportation du bétail jusqu’a nouvelle ordre

Le Burkina Faso suspend jusqu’à nouvel ordre l’exportation du bétail afin d’assurer l’approvisionnement du marché national.

Le gouvernement burkinabè a décidé de suspendre l’exportation du bétail sur l’ensemble du territoire national jusqu’à nouvel ordre. L’annonce a été faite dans un communiqué conjoint signé le 8 mai 2026 par les ministres en charge du Commerce, de l’Agriculture et de l’Économie.

À travers cette décision, les autorités entendent garantir un approvisionnement suffisant du marché national en bétail. Dans la même dynamique, la délivrance des Autorisations spéciales d’exportation (ASE) est également suspendue. Le gouvernement précise toutefois que les opérateurs disposant déjà d’ASE encore valides bénéficient d’un délai d’une semaine pour achever leurs formalités d’exportation.

Dans le communiqué, les autorités appellent les acteurs de la filière bétail à faire preuve de patriotisme afin d’assurer l’application effective de cette mesure. Elles sollicitent également l’implication des services techniques de l’État, des agents de contrôle aux frontières ainsi que des forces de sécurité.

Le gouvernement avertit par ailleurs que tout contrevenant s’expose à des sanctions prévues par la réglementation en vigueur. Afin de faciliter le signalement d’éventuelles violations de la mesure, des numéros verts ont été mis à la disposition des populations : 80 00 11 84 / 85 / 86.

Cette décision intervient dans un contexte marqué par la volonté des autorités de mieux réguler l’approvisionnement du marché intérieur et de préserver les disponibilités nationales en bétail.

Siniéna Tour international 2026 : Samiratou Zongo et Robert Bamouni remportent la 10ᵉ édition

La ville de Siniéna, dans la région des Tannounyan, a vibré au rythme du cyclisme ce dimanche 10 mai 2026 à l’occasion de la 10ᵉ édition du Siniéna Tour international. Organisée par Makafa Vélo Club de Siniéna, cette édition anniversaire a rassemblé des cyclistes venus du Burkina Faso et de plusieurs pays voisins autour des compétitions féminine et masculine, remportées respectivement par Samiratou Zongo et Robert Bamouni.

Placée sous le patronage de la ministre en charge des Sports, représentée par le secrétaire général de la région des Tannounyan, Toussaint Méda, la compétition a confirmé sa montée en puissance après dix années d’existence.

Samiratou Zongo et Robert Bamouni au sommet

Chez les dames, Samiratou Zongo s’est illustrée en dominant l’épreuve disputée sur une distance de 47,680 kilomètres. Elle a franchi la ligne d’arrivée en 1 heure, 43 minutes et 24 secondes, avec une vitesse moyenne de 37,445 km/h.

Dans la course masculine, Robert Bamouni a confirmé sa grande forme du moment en s’imposant sur les 143,04 kilomètres du parcours. Le coureur a bouclé la distance en 3 heures, 25 minutes et 4 secondes, affichant une moyenne de 41,851 km/h.

Les dix premiers coureurs de chaque catégorie ont été récompensés à l’issue de la compétition. Chez les hommes, le vainqueur est reparti avec un trophée, des gadgets ainsi qu’une enveloppe financière de 510 000 FCFA. Du côté féminin, la gagnante a reçu un trophée, des gadgets et la somme de 250 000 FCFA.

Un événement sportif appelé à grandir

La promotrice du tour, Mawa Zoungrana Soulama, s’est réjouie du succès de cette édition qu’elle considère comme une étape importante dans l’évolution de la compétition.

Elle a également annoncé le lancement prochain d’un nouveau projet baptisé « Tour des Rôniers », destiné à étendre les activités cyclistes à l’ensemble de la région des Tannounyan. Selon elle, cette nouvelle compétition viendra compléter le Siniéna Tour international sans le remplacer.

L’objectif affiché est de renforcer les liens entre les différentes localités de la région tout en favorisant le développement du sport cycliste.

Les autorités saluent l’initiative

Présent à l’événement, Toussaint Méda a salué l’engouement populaire autour de cette 10ᵉ édition, qu’il considère comme une vitrine importante pour la région des Tannounyan.

Il a également mis en avant la participation de la délégation malienne, estimant que cette présence illustre la dynamique de coopération sportive au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES).

Le directeur de cabinet du ministère des Sports, Abdoulaye Ouattara, a lui aussi salué la longévité de la compétition et assuré du soutien du ministère aux futures initiatives portées par les organisateurs.

Une victoire collective selon les champions

Après son sacre, Samiratou Zongo a tenu à rendre hommage à ses coéquipières et à son encadrement technique, estimant que cette victoire est avant tout le fruit d’un travail collectif et du respect des consignes données par les entraîneurs.

Au-delà des performances sportives, cette 10ᵉ édition du Siniéna Tour international confirme la volonté des organisateurs de faire du cyclisme un véritable outil de promotion régionale, de cohésion sociale et de rayonnement sportif pour les Tannounyan et le Burkina Faso.

Burkina Faso : plus de 164 milliards FCFA mobilisés pour renforcer l’agriculture

Le gouvernement burkinabè a validé plusieurs accords de prêts et de dons destinés à soutenir la production agricole et la sécurité alimentaire.

 

Le gouvernement du Burkina Faso a adopté jeudi, en Conseil des ministres, deux ordonnances autorisant la ratification d’accords de prêts et de dons d’un montant global supérieur à 164 milliards de FCFA en faveur du secteur agricole. Ces financements visent à renforcer la transformation agricole, améliorer la sécurité alimentaire et soutenir la souveraineté alimentaire nationale.

Le premier accord, signé le 15 mars 2026 avec l’Association internationale de développement, porte sur le financement de l’Opération d’appui à la transformation de l’agriculture au Burkina Faso (OATA-BF). Ce programme bénéficie d’un financement de 83,76 milliards de FCFA pour un coût total estimé à 104,4 milliards de FCFA.

Le projet prévoit notamment l’aménagement de 3 900 hectares de périmètres irrigués et la réhabilitation de 1 800 hectares de bas-fonds grâce à des travaux à haute intensité de main-d’œuvre. Deux centres modernes de stockage d’une capacité de 400 000 tonnes chacun seront également construits à Ouagadougou et Bobo-Dioulasso.

L’initiative prévoit aussi le financement de 800 sous-projets destinés aux producteurs agricoles, aux populations retournées dans les zones reconquises ainsi qu’aux anciens Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) engagés dans une réinsertion socio-économique.

Le second accord concerne l’Opération d’urgence pour le renforcement de la production agricole au Burkina Faso (OURPA-BF), financée par le Fonds africain de développement et la Banque africaine de développement.

D’un montant total de 60,04 milliards de FCFA, cette opération s’inscrit dans l’initiative « Lijeeguoli » et constitue la deuxième phase du Projet d’urgence pour le renforcement de la production agricole au Burkina Faso. Le programme prévoit l’acquisition de 68 700 tonnes d’engrais ainsi que la constitution d’un stock de sécurité de 56 700 tonnes afin de limiter les effets de la hausse des prix.

Plus de 10 000 tonnes de semences améliorées de riz, de maïs, de soja, de mil et de blé seront également achetées. Dans le même temps, quatre entrepôts de stockage seront construits à Bobo-Dioulasso, Koudougou, Ziniaré et Koupéla. Le projet inclut aussi la réalisation de magasins de stockage supplémentaires et l’acquisition de 30 camions destinés au transport des intrants agricoles. Selon les autorités, ces investissements devraient permettre de générer plus d’un million de tonnes supplémentaires de maïs, ainsi qu’une forte hausse des productions de riz et de sorgho.

Le gouvernement espère ainsi renforcer durablement la production agricole nationale et améliorer la résilience alimentaire du pays.

Burkina Faso : l’économie reste dominée par le secteur informel, selon le RGE 2024

Le Recensement général des entreprises 2024 révèle qu’environ 96 % des unités économiques du Burkina Faso évoluent dans le secteur informel.

L’Institut national de la statistique et de la démographie a publié mercredi les résultats du Recensement général des entreprises (RGE) 2024, mettant en évidence la forte domination du secteur informel dans l’économie burkinabè.

Selon les données officielles, le pays compte 389 172 unités économiques, dont près de 96 % relèvent du secteur informel. Le secteur formel ne représente ainsi qu’une faible part du tissu entrepreneurial national.

Ce recensement a été réalisé avec l’appui technique de AFRISTAT et le soutien financier de l’État burkinabè ainsi que de la Banque mondiale, dans le cadre du Projet d’harmonisation et d’amélioration des statistiques en Afrique de l’Ouest (PHASAO).

Les résultats montrent également une économie largement dominée par les micro-entreprises, qui représentent plus de 90 % des structures recensées. La faible utilisation des outils de comptabilité formelle demeure l’un des principaux défis identifiés.

Sur le plan des activités, le secteur tertiaire occupe une place prépondérante avec 80,4 % des unités économiques. Le commerce constitue le principal moteur de cette dynamique. Le rapport met aussi en lumière une forte concentration géographique de l’activité économique. La région du Kadiogo, qui abrite Ouagadougou, concentre à elle seule 46,8 % des unités recensées.

Elle est suivie par les régions du Guiriko, du Nando et du Nakambé. Ensemble, ces quatre régions regroupent plus des trois quarts des unités économiques du pays. En milieu urbain, Ouagadougou domine largement devant Bobo-Dioulasso.

Pour le directeur général de l’INSD, Toubou Ripama, ces résultats constituent un outil stratégique important pour mieux comprendre le tissu économique national et orienter les politiques publiques.

La présentation officielle des résultats a été présidée par Vieux Abdoul Rachid Soulama, qui a insisté sur la nécessité d’utiliser ces données pour améliorer les politiques de développement, d’emploi et d’aménagement du territoire.