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Mali : Bamako proteste après la diffusion de vidéos de soldats détenus à Kidal

Le gouvernement du Mali a exprimé sa colère après la diffusion, par la chaîne Al-Arabiya, de vidéos montrant des militaires…

Le gouvernement du Mali a exprimé sa colère après la diffusion, par la chaîne Al-Arabiya, de vidéos montrant des militaires maliens détenus à Kidal.

 

Dans un communiqué publié samedi 16 mai 2026, les autorités maliennes ont dénoncé des informations qu’elles qualifient de « mensongères » et jugées contraires à la souveraineté nationale. Cette controverse intervient dans le contexte des attaques coordonnées menées le 25 avril 2026 dans le nord du pays. Après ces affrontements, le Front de libération de l’Azawad a affirmé détenir plusieurs soldats maliens capturés à Kidal.

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Les images relayées par Al-Arabiya et Al-Hadath montrent des militaires maliens présentés comme prisonniers, provoquant une vive émotion au Mali ainsi que de nombreuses réactions sur la scène internationale. Le Front de libération de l’Azawad affirme que les soldats capturés seraient traités dans de bonnes conditions. Le mouvement assure également qu’aucune demande de rançon n’a été formulée, tout en laissant entendre que des discussions pourraient être envisagées, sans davantage de précisions.

En réaction à la diffusion de ces contenus, le ministère malien des Affaires étrangères a adressé une protestation officielle aux autorités de Arabie saoudite. Les autorités accusent notamment le correspondant d’Al-Arabiya, Ibrahim Moustapha, d’avoir agi en violation de la souveraineté malienne et en complicité avec des groupes qualifiés de terroristes par Bamako.

Le gouvernement estime que la diffusion de ces vidéos porte atteinte à l’image des Forces de défense et de sécurité maliennes et constitue une entorse grave aux règles de l’éthique journalistique. Dans son communiqué, Bamako avertit également que cette affaire pourrait avoir des répercussions sur les relations diplomatiques entre le Mali et l’Arabie saoudite, présentée comme un partenaire historique du pays.

Les autorités maliennes rappellent enfin qu’elles ne toléreront aucune atteinte à l’intégrité territoriale ni à l’unité nationale et indiquent se réserver le droit de prendre des mesures conformément à la législation en vigueur.

Cette polémique survient alors que la situation sécuritaire demeure particulièrement tendue dans le nord du Mali, où les opérations militaires contre les groupes armés se poursuivent, tandis que les populations civiles continuent de subir les conséquences humanitaires du conflit.

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