Mahamoud Ali Youssouf, président de la Commission de l’Union africaine en visite de travail de 72 heures au Burkina Faso

Le Burkina Faso accueille une visite diplomatique de haut niveau. Le président de la Commission de l’Union africaine (UA), Mahamoud Ali Youssouf, est arrivé dans la soirée du mardi 14 juillet 2026 à Ouagadougou pour une mission de travail de 72 heures, selon la Direction de la communication du ministère des Affaires étrangères.

Cette première visite officielle au Burkina Faso depuis son entrée en fonction marque une nouvelle étape dans les relations entre l’organisation panafricaine et les autorités burkinabè. Elle traduit une volonté affichée de renforcer le dialogue et la coopération autour des enjeux communs au continent.

À son arrivée à l’aéroport international de Ouagadougou, Mahamoud Ali Youssouf a été accueilli par le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’Extérieur, Karamoko Jean Marie Traoré, en présence de l’ambassadeur du Burkina Faso auprès de l’Union africaine, Elysée Ouédraogo.

Le président de la Commission de l’UA a exprimé sa satisfaction de fouler le sol burkinabè, rappelant l’importance historique du pays au sein de l’organisation continentale. Il a notamment souligné que le Burkina Faso, en tant que membre fondateur de l’Organisation de l’unité africaine (OUA), occupe une place particulière dans l’histoire de l’intégration africaine.

« Le Burkina est un État membre de notre Union africaine et fondateur de l’Unité africaine. À ce titre, le Président de la Commission est dans l’obligation de venir consulter et travailler avec le gouvernement afin de voir dans quelle mesure un certain nombre de problèmes qui nous sont communs sur le continent peuvent être réglés à travers une solidarité en partenariat », a-t-il déclaré à son arrivée.

Durant son séjour, Mahamoud Ali Youssouf doit rencontrer les principales autorités burkinabè. Les échanges porteront notamment sur les questions de paix et de sécurité, l’intégration régionale ainsi que les perspectives de consolidation des relations entre l’Union africaine et le Burkina Faso.

Cette mission intervient dans le cadre d’une tournée du président de la Commission de l’UA dans les pays membres de la Confédération des États du Sahel (AES). Avant Ouagadougou, il avait effectué une première étape à Bamako, au Mali, achevée le 14 juillet 2026.

À travers cette démarche, l’Union africaine entend renforcer les mécanismes de dialogue avec les pays de l’AES, dans un contexte où le continent cherche à développer de nouvelles formes de coopération et de concertation face aux défis sécuritaires, politiques et économiques.

Burkina Faso-Bénin : des patrouilles conjointes lancées à Koualou pour renforcer la sécurité à la frontière

Une nouvelle étape vient d’être franchie dans la coopération sécuritaire entre le Burkina Faso et le Bénin. Les armées des deux pays ont entamé des patrouilles conjointes dans la zone frontalière de Koualou, un secteur stratégique confronté à la menace des groupes armés opérant de part et d’autre de la frontière.

Selon une vidéo diffusée par le média béninois Le Potentiel et relayée par le média en ligne Burkina Yawana, un convoi des Forces combattantes burkinabè a été aperçu dans la localité de Koualou. Les images montrent plusieurs véhicules militaires progressant dans la zone, tandis que des soldats béninois leur adressent des salutations, dans une scène présentée comme le lancement officiel des patrouilles conjointes.

Cette opération s’inscrit dans la continuité des engagements pris par les autorités des deux pays. Le 2 juin 2026, à l’occasion de la visite d’amitié et de travail du président béninois Romuald Wadagni à Ouagadougou, le président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, et son homologue avaient réaffirmé leur volonté de renforcer leur coopération militaire. Les discussions avaient notamment porté sur le partage de renseignements et une meilleure coordination des opérations contre les groupes armés actifs dans les zones frontalières.

Au cœur de cette stratégie, la zone de Koualou occupe une place essentielle. Située à la frontière entre le Burkina Faso et le Bénin, elle est considérée comme un point sensible dans la lutte contre l’insécurité transfrontalière.

À travers ces patrouilles conjointes, les deux armées entendent améliorer leur coordination opérationnelle sur le terrain et renforcer la sécurisation des principaux axes reliant le nord du Bénin à l’est du Burkina Faso, dans un contexte marqué par la persistance des défis sécuritaires dans la sous-région.

Nafona : la Cour d’appel confirme la prison à vie pour quatre accusés dans l’affaire du lynchage de deux policiers

La décision est désormais définitive pour les quatre accusés encore en vie dans l’affaire du lynchage de deux officiers de police judiciaire à Nafona, dans le département de Soubakaniédougou, région des Tannounyan. La Chambre criminelle de la Cour d’appel de Bobo-Dioulasso a confirmé leurs condamnations à l’emprisonnement à vie pour des faits de rébellion, d’assassinats et de dégradation volontaire de biens appartenant à l’État.

Dans un communiqué daté du 14 juillet 2026, le Procureur général près la Cour d’appel de Bobo-Dioulasso, Adama Kafando, a annoncé le verdict rendu dans ce dossier qui trouve son origine dans un drame survenu le 12 janvier 2019 à Nafona.

Ce jour-là, deux équipes de police composées de seize agents, agissant sur instruction du Procureur du Faso près le Tribunal de grande instance de Banfora, s’étaient rendues dans cette localité afin de procéder à l’interpellation de personnes impliquées dans une procédure judiciaire.

Mais l’opération a rapidement dégénéré. Après les arrestations, les forces de l’ordre ont été prises à partie par une foule armée de gourdins, de pilons, de lance-pierres, de frondes et de machettes. Malgré les tirs de sommation, l’utilisation de gaz lacrymogènes et de grenades assourdissantes, les policiers ont été contraints de battre en retraite.

C’est au cours de cette manœuvre que deux officiers de police judiciaire, descendus de leurs véhicules pour récupérer leurs armes tombées au sol, ont été interceptés par la foule avant d’être lynchés.

À la suite de ces violences, une enquête judiciaire avait été ouverte, permettant l’interpellation de plusieurs personnes poursuivies pour rébellion, assassinats et dégradation volontaire de biens appartenant à l’État.

Le dossier avait été examiné une première fois le 19 mars 2024 à Banfora par la Chambre criminelle de la Cour d’appel de Bobo-Dioulasso. À l’issue du procès, six accusés avaient été condamnés à l’emprisonnement à vie.

Contestant cette décision, les condamnés avaient fait appel, affirmant que les faits avaient été commis par l’ensemble de la population du village et non par eux personnellement. Cependant, deux des appelants sont décédés en 2025 et 2026, laissant quatre dossiers à examiner par la juridiction d’appel.

Après analyse des arguments avancés par la défense, la Cour d’appel a estimé que les moyens soulevés n’étaient pas fondés. Elle a donc confirmé la décision rendue en première instance, maintenant ainsi les quatre accusés sous le coup d’une condamnation à l’emprisonnement à vie.

Burkina Faso : le présumé auteur d’abus de confiance Zabré Abdoul Aziz arrêté après sa fuite au Ghana

La traque aura pris fin. La Police nationale a annoncé l’arrestation de Zabré Abdoul Aziz, présumé auteur d’abus de confiance, qui faisait l’objet d’un avis de recherche après avoir quitté le Burkina Faso pour le Ghana.

Dans une publication rendue publique, les forces de l’ordre rappellent avoir lancé, le 10 juillet 2026, un avis de recherche sur leur page Facebook afin d’obtenir l’aide des populations pour retrouver plusieurs individus recherchés, parmi lesquels figurait Zabré Abdoul Aziz.

Grâce à la collaboration des citoyens, notamment l’intervention d’un de ses proches, le suspect a finalement pu être localisé puis ramené au Burkina Faso. Il a ensuite été remis aux enquêteurs afin de poursuivre les investigations liées à l’affaire.

La Police nationale a salué l’implication des populations dans cette opération, estimant que cette arrestation démontre une nouvelle fois l’importance du partenariat entre les forces de sécurité et les citoyens dans la lutte contre la criminalité.

« Cette action témoigne une fois de plus du ferme engagement de tous autour de la résolution des problèmes de sécurité », souligne le communiqué des forces de l’ordre.

Cette interpellation vient ainsi illustrer le rôle croissant de la collaboration citoyenne dans les actions de recherche et de sécurisation menées par les services compétents.

Burkina Faso : deux responsables de la délégation de l’Union européenne déclarés persona non grata

Les autorités burkinabè ont décidé de déclarer persona non grata deux responsables de la Délégation de l’Union européenne (UE) à Ouagadougou. Selon l’Agence d’information du Burkina (AIB), les intéressés disposent d’un délai de trois jours pour quitter le territoire national.

La mesure concerne le chef de délégation adjoint de l’Union européenne au Burkina Faso, qui assure également les fonctions de chef de la section politique, presse et informations, ainsi qu’une chargée de programme de la représentation européenne.

D’après l’AIB, les deux responsables devront quitter le Burkina Faso dans un délai de trois jours. Les autorités burkinabè n’ont, pour l’heure, communiqué aucune explication officielle sur les raisons ayant conduit à cette décision. Cette expulsion intervient dans un contexte marqué par une dégradation des relations diplomatiques entre Ouagadougou et Bruxelles.

Le 22 juin dernier, le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur, Karamoko Jean-Marie Traoré, avait convoqué le chef de la Délégation de l’Union européenne au Burkina Faso, Daniel Aristi Gaztelumendi. Le gouvernement burkinabè protestait alors contre une résolution adoptée par le Parlement européen, qu’il avait qualifiée d’« hostile » et d’« ingérence dans les affaires intérieures » du Burkina Faso.

La décision de déclarer persona non grata ces deux responsables européens marque une nouvelle étape dans le refroidissement des relations entre le Burkina Faso et l’Union européenne, alors que les autorités burkinabè poursuivent leur politique de fermeté à l’égard de ce qu’elles considèrent comme des ingérences dans leurs affaires souveraines.

Burkina Faso : les meilleurs bacheliers de 2026 resteront au pays pour poursuivre leurs études supérieures

Le Burkina Faso veut désormais miser davantage sur ses propres talents. Les meilleurs bacheliers de la session 2026 poursuivront leurs études supérieures dans les établissements universitaire nationaux, selon une nouvelle orientation annoncée par le gouvernement. Cette décision traduit la volonté des autorités de renforcer le capital humain et de faire des compétences locales un moteur du développement du pays.

L’annonce a été faite par le secrétaire général du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, le professeur Samuel Paré, lors d’une intervention sur la télévision publique.

Pour le responsable ministériel, cette nouvelle politique repose sur un constat : le Burkina Faso dispose aujourd’hui des capacités nécessaires pour assurer une formation de qualité aux meilleurs élèves issus du système éducatif national.

Le professeur Samuel Paré a affirmé que les universités, les grandes écoles et les infrastructures existantes offrent désormais un cadre adapté pour accompagner les étudiants dans des formations d’excellence sans qu’ils soient systématiquement orientés vers l’étranger.

Cette dynamique sera notamment renforcée avec l’ouverture prochaine de l’Académie technologique du Faso (ATF), prévue dès la prochaine rentrée académique. Cette nouvelle institution aura pour mission de former des ingénieurs et des spécialistes capables de répondre aux besoins stratégiques du pays grâce à des compétences développées localement.

Parallèlement, le gouvernement entend renforcer les mécanismes d’accompagnement des nouveaux bacheliers. Pour l’année 2026, le nombre de bourses attribuées aux nouveaux étudiants passera ainsi de 2 300 à 3 000. Des appuis supplémentaires seront également proposés à travers les œuvres sociales universitaires.

À travers cette mesure, le secrétaire général du ministère invite les nouveaux bacheliers et leurs familles à accorder davantage de confiance aux établissements nationaux. Selon lui, l’excellence académique peut désormais être recherchée et atteinte sans nécessairement quitter le Burkina Faso.

Cette nouvelle orientation intervient après une décision adoptée en Conseil des ministres le 25 juin 2026. Celle-ci prévoit qu’un étudiant souhaitant poursuivre des études, une formation ou un stage à l’étranger devra désormais obtenir une autorisation préalable du ministère de l’Enseignement supérieur.

À travers cette réforme, les autorités burkinabè entendent mieux organiser la mobilité académique et privilégier la formation nationale des meilleurs profils afin de répondre aux besoins futurs du pays.

Burkina Faso : les frais de scolarité des écoles privées désormais encadrés par catégorie

Le gouvernement burkinabè veut désormais établir un lien plus clair entre les frais de scolarité et la qualité de l’offre éducative dans les établissements privés. Pour présenter les nouvelles dispositions réglementaires et obtenir l’adhésion des acteurs concernés, les ministres en charge de l’Éducation de base, de l’Enseignement secondaire et de l’Enseignement supérieur ont rencontré, le 13 juillet 2026 à Ouagadougou, les représentants des faîtières des établissements privés d’enseignement.

Cette rencontre a constitué une étape importante dans la mise en œuvre du décret adopté par le gouvernement portant réglementation des frais de scolarité dans les structures privées d’enseignement. À travers cette concertation, les autorités ont voulu expliquer les nouvelles mesures et solliciter l’accompagnement des promoteurs privés pour garantir une application efficace de la réforme.

À l’ouverture des travaux, les responsables des trois départements ministériels ont salué la contribution majeure des établissements privés au développement du système éducatif national. Ils ont toutefois insisté sur la nécessité d’une collaboration renforcée entre l’État et les acteurs privés afin d’améliorer durablement la qualité de l’enseignement.

« Nous avons rencontré les faîtières pour, d’une part, saluer leur contribution très importante dans le système éducatif et, d’autre part, leur donner la primeur de cette information afin de mieux éclairer les décisions qui ont été prises. Nous sollicitons également leur accompagnement dans la mise en œuvre réussie de ces décisions », a déclaré le ministre en charge de l’Enseignement supérieur, le Pr Adjima Thombiano.

Au cours des échanges, les autorités ont expliqué les principes contenus dans les différents arrêtés pris pour chaque ordre d’enseignement afin d’appliquer le décret encadrant les frais de scolarité. Désormais, les frais de scolarité désignent l’ensemble des sommes versées par un apprenant pour accéder aux enseignements, aux évaluations ainsi qu’aux services pédagogiques et académiques liés à sa formation. Ils incluent notamment les frais de dossier, d’inscription, de formation, de laboratoire ou de paillasse, de soutenance et ceux relatifs à l’établissement des diplômes.

La réforme introduit également une classification des établissements privés en trois catégories. Cette catégorisation repose sur plusieurs critères, notamment la qualité des infrastructures, les investissements réalisés et les résultats issus des évaluations.

Selon les autorités, cette classification permettra de déterminer les montants des frais de scolarité applicables dans chaque établissement en tenant compte de la qualité réelle des prestations offertes.

Pour le Pr Adjima Thombiano, l’objectif est d’instaurer davantage de cohérence entre le coût demandé aux apprenants et la qualité de la formation reçue.

« Lorsqu’un établissement fixe les frais de scolarité, il faut qu’il y ait un parallèle entre le montant fixé et la qualité de la formation qui est assurée ou attendue par l’apprenant », a-t-il expliqué.

L’évaluation des établissements prendra en compte plusieurs éléments, notamment les infrastructures disponibles, les équipements, la qualification et l’expérience des enseignants, les résultats scolaires, la stabilité du personnel, les effectifs par classe ainsi que les actions de formation continue destinées aux enseignants.

Une grille d’évaluation sur 100 points a été élaborée. La moitié de la note est consacrée au niveau d’investissement réalisé par l’établissement, tandis que l’autre moitié porte sur la qualité de l’offre éducative proposée.

Dans le détail, les nouveaux plafonds des frais de scolarité varient selon les niveaux d’enseignement, les zones géographiques et les catégories d’établissements.

Pour le préscolaire, les frais maxima à Ouagadougou et Bobo-Dioulasso sont fixés à 50 000 FCFA pour la catégorie 1, 100 000 FCFA pour la catégorie 2 et 150 000 FCFA pour la catégorie 3.

Dans les chefs-lieux des provinces ainsi que dans certaines communes comme Saaba, Pabré, Komsilga, Koubri, Tanghin-Dassouri, Komki-Ipala, Pouytenga, Bittou, Garango et Niangoloko, les plafonds sont respectivement de 40 000 FCFA, 80 000 FCFA et 125 000 FCFA selon les catégories.

Dans les zones rurales et les zones non loties des villes, les montants maximums sont fixés à 30 000 FCFA pour la catégorie 1, 50 000 FCFA pour la catégorie 2 et 75 000 FCFA pour la catégorie 3.

Pour l’enseignement primaire, les plafonds à Ouagadougou et Bobo-Dioulasso sont établis à 40 000 FCFA pour la catégorie 1, 80 000 FCFA pour la catégorie 2 et 150 000 FCFA pour la catégorie 3.

Dans les chefs-lieux des provinces et les communes concernées, ils s’élèvent à 30 000 FCFA, 60 000 FCFA et 125 000 FCFA selon les catégories. Dans les zones rurales et non loties, les montants sont respectivement de 25 000 FCFA, 40 000 FCFA et 60 000 FCFA.

À travers cette réforme, le gouvernement entend mieux organiser le secteur de l’enseignement privé et encourager les établissements à investir davantage dans les infrastructures, les ressources humaines et la qualité pédagogique, afin d’offrir aux apprenants de meilleures conditions de formation.

Burkina Faso : la Direction générale des impôts mobilise 954 milliards de FCFA au premier semestre 2026

La Direction générale des impôts (DGI) du Burkina Faso a dépassé ses objectifs de mobilisation des recettes fiscales au cours des six premiers mois de l’année 2026. Entre le 1er janvier et le 30 juin, l’administration fiscale a recouvré un total de 954 milliards de FCFA, soit un taux global d’exécution de 116,05 %, selon les chiffres publiés par la DGI.

Les résultats enregistrés au fil des mois témoignent d’une évolution contrastée, avec des performances particulièrement élevées au cours du deuxième trimestre.

L’année a débuté sur une note positive. En janvier, la DGI a mobilisé 196,291 milliards de FCFA, correspondant à un taux de réalisation de 109,05 %. En février, les recettes se sont établies à 100,068 milliards de FCFA, pour un taux de 105,62 %.

Le mois de mars a marqué un léger ralentissement. Les recouvrements ont atteint 96,302 milliards de FCFA, soit un taux d’exécution de 99,79 %, légèrement inférieur à l’objectif fixé.

La tendance s’est toutefois inversée dès le mois d’avril, qui constitue la meilleure performance du semestre. Selon les données de la Direction générale des impôts, les recettes ont atteint 249,367 milliards de FCFA, représentant un taux de recouvrement de 136,99 %.

Cette dynamique s’est poursuivie en mai avec 195,170 milliards de FCFA mobilisés, soit un taux de réalisation de 130,29 %.

En juin, l’administration fiscale a recouvré 117,143 milliards de FCFA, correspondant à un taux d’exécution de 98,20 %.

Au terme du premier semestre 2026, la Direction générale des impôts affiche ainsi un bilan largement supérieur aux prévisions. Avec 954 milliards de FCFA mobilisés en six mois et un taux global d’exécution de 116,05 %, l’administration fiscale dépasse l’objectif qui lui avait été assigné pour cette période, confirmant la bonne tenue des recettes fiscales au Burkina Faso.

Ouagadougou : près de 2 000 enfants retirées de la rue, dont plus de 1 000 talibés

Le ministère de la Famille et de la Solidarité, en collaboration avec la Brigade Laabal, a mené une vaste opération de retrait des personnes en situation de mendicité dans la ville de Ouagadougou. Conduite du 24 juin au 3 juillet 2026, cette intervention a permis de retirer 1 911 personnes de la rue, parmi lesquelles une majorité d’enfants, mettant en évidence l’ampleur du phénomène de la mendicité infantile dans la capitale burkinabè.

Au terme des dix jours d’opération, les autorités ont recensé 1 396 enfants, soit 73,05 % des personnes prises en charge. Parmi eux, 1 046 sont des talibés, représentant à eux seuls 75 % des enfants retirés des rues.

Ces chiffres traduisent une réalité préoccupante : près de trois personnes sur quatre retirées de la rue étaient des talibés. Pour les autorités, ce constat souligne l’ampleur du phénomène et renforce la nécessité d’une mobilisation collective afin de mieux protéger les enfants exposés à la mendicité.

À l’issue de l’opération, l’ensemble des personnes concernées a été orienté vers les structures compétentes pour bénéficier d’une prise en charge sociale adaptée, conformément aux missions du ministère de la Famille et de la Solidarité.

Le département dirigé par le lieutenant-colonel Passowendé Pélagie Kaboré rappelle que cette démarche s’inscrit dans une politique de protection des personnes les plus vulnérables. Pour la ministre, aucun enfant ne devrait grandir dans la rue et aucune personne vulnérable ne devrait être livrée à la mendicité.

Elle insiste également sur le fait que la protection de l’enfance constitue une responsabilité collective qui implique l’engagement de l’État, des familles, des communautés religieuses ainsi que de l’ensemble des citoyens afin d’offrir aux enfants un environnement plus sûr et plus protecteur.

Burkina Faso : le gouvernement encadre les nouvelles règles sur les frais de scolarité dans le privé

Le gouvernement burkinabè veut encadrer davantage les frais de scolarité dans les établissements privés. Pour expliquer les nouvelles dispositions adoptées et recueillir l’accompagnement des acteurs concernés, les ministres en charge de l’enseignement ont rencontré, le lundi 13 juillet 2026 à Ouagadougou, les représentants des faîtières de l’enseignement privé.

Cette rencontre intervient après l’adoption, lors du Conseil des ministres du 3 juillet 2026, d’un décret portant réglementation des frais de scolarité dans les établissements privés. Le texte prévoit également la prise d’arrêtés spécifiques pour chaque ordre d’enseignement afin de préciser les modalités d’application de cette nouvelle réglementation.

C’est dans cette dynamique que le gouvernement a choisi d’échanger directement avec les acteurs du secteur avant la mise en œuvre effective des nouvelles mesures. La rencontre était présidée par le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Adjima Thiombiano, en présence du ministre de l’Éducation de base, Jacques Sosthène Dingara, et de celui de l’Enseignement professionnel, Moumouni Zoungrana.

À l’issue des échanges, Adjima Thiombiano a expliqué que cette concertation visait d’abord à reconnaître la contribution essentielle des établissements privés dans le système éducatif burkinabè, mais aussi à obtenir leur adhésion dans l’application de cette réforme.

« C’était également l’occasion pour nous de répondre aux différentes préoccupations des faîtières et de les rassurer que le gouvernement reste toujours disposé à accompagner les établissements privés vers un enseignement de qualité », a-t-il déclaré.

Concernant la fixation des frais de scolarité, le ministre a précisé que les montants ne seront plus établis de manière uniforme, mais dépendront désormais de plusieurs critères, notamment la qualité de la formation proposée et les conditions de fonctionnement de chaque établissement.

« Lorsqu’un établissement fixe les frais de scolarité, il faut que nous puissions voir le parallèle entre le montant fixé et la qualité de la formation qui est assurée », a expliqué Adjima Thiombiano.

Concrètement, les établissements seront répartis en trois catégories dans les différents ordres d’enseignement, sur la base d’une évaluation permettant de déterminer leur niveau de performance. Dans l’enseignement primaire, par exemple, l’évaluation se fait sur une note allant de 0 à 100. Les établissements obtenant une moyenne inférieure à 50 seront classés dans la catégorie 1. Ceux dont la note se situe entre 51 et moins de 75 intégreront la catégorie 2, tandis que les structures obtenant une note supérieure à 75 seront placées dans la catégorie 3.

Pour l’enseignement supérieur, le principe reste similaire, mais l’évaluation se fait sur une note de 20. Selon le ministre, c’est en fonction de cette classification que les établissements privés devront désormais déterminer leurs frais de scolarité.

Adjima Thiombiano a enfin invité les responsables des établissements privés à poursuivre leurs efforts afin d’améliorer les conditions d’apprentissage et de garantir un enseignement répondant davantage aux exigences de qualité.