Houndé : l’ancien maire Boué Yazon est décédé

L’ancien maire de la commune de Houndé, Boué Yazon, est décédé ce dimanche 19 juillet 2026 des suites d’une maladie, a annoncé la Présidence de la Délégation spéciale communale à travers un communiqué publié sur la page officielle de la mairie.

« Le Président de la Délégation Spéciale communale de Houndé a la profonde douleur de vous annoncer le rappel à Dieu de Monsieur Yazon Boué, ancien Maire de la commune de Houndé, des suites d’une maladie », indique le message de la commune.

À la tête de la mairie de Houndé entre 2006 et 2014, Boué Yazon était considéré comme une figure importante de la vie locale. Sa connaissance de l’histoire de la commune et son engagement dans le développement de la collectivité lui avaient valu d’être décrit comme un « trésor humain vivant » par plusieurs acteurs locaux.

Durant son parcours à la tête de la municipalité, il avait marqué la mémoire des habitants par son implication dans les affaires communautaires et sa proximité avec les populations. À l’annonce de son décès, la Délégation spéciale communale a adressé ses « sincères condoléances à la famille éplorée, à ses proches ainsi qu’à toute la population de Houndé ».

L’ancien maire sera inhumé ce lundi 20 juillet 2026 à 10 heures, à son domicile situé au secteur n°2 de Houndé.

Un festival de buts en finale : Conor McGregor a placé un pari de 100 000 USD sur la finale du Tournoi planétaire

Le roi de l’UFC et ambassadeur de la marque mondiale de paris 1xBet, Conor McGregor, a placé un pari de 100 000 USD sur le match de foot le plus attendu de l’année.

Dans quelques heures seulement, au MetLife Stadium à East Rutherford, se jouera la finale du Tournoi planétaire, où l’Argentine, championne en titre, tentera de défendre son trophée face à l’Espagne, la meilleure équipe d’Europe.

Le monde entier aura les yeux rivés sur ce match, et Conor McGregor a mis le feu aux poudres en pariant de 100 000 USD sur une victoire de l’Argentine 3-2. Le combattant irlandais est devenu le premier champion simultané de deux catégories de poids dans l’histoire de l’UFC — il sait donc ce que c’est que de viser grand. Si son pari se réalise, sa cote de 36 transformera ses 100 000 USD en 3 600 000 USD !

Les « Albicelestes » sont prêts à se battre pour leur pays et croient au génie de Lionel Messi, devenu à plusieurs reprises l’artisan de remontées incroyables pour sa sélection tout au long du tournoi américain. À 39 ans, il figure parmi les meilleurs buteurs de la compétition et a toutes ses chances de décrocher son 9ᵉ Ballon d’Or.

Miser sur un festival de buts dans un match où la moindre erreur coûte cher, c’est un pronostic osé. Mais l’Espagne et l’Argentine ont déjà prouvé tout au long du tournoi qu’elles sortent du lot. La Roja a roulé sur ses adversaires, n’encaissant qu’un seul but sur tout le championnat, tandis que les intraitables Argentins se sont imposés comme les rois des dernières minutes, renversant plusieurs fois des matchs qui semblaient perdus. Ces deux grandes équipes s’affrontent maintenant en finale pour le titre de champion du monde.

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Ibrahim Traoré aux forces combattantes : « Il faut lancer le moteur de la machine de la guerre »

Face aux forces engagées dans la lutte contre les groupes armés, le président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, a lancé un appel à l’intensification des opérations militaires. En déplacement à Ouahigouya, dans la région du Yaadga, le chef suprême des Forces armées nationales a exhorté militaires, policiers et Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) à maintenir la pression afin de poursuivre la reconquête du territoire.

S’exprimant jeudi devant les représentants des Forces de défense, des Forces de sécurité intérieure et des VDP, Ibrahim Traoré a d’abord salué l’engagement des combattants sur le terrain avant de leur rappeler la mission qui leur incombe. « Votre devoir est d’affronter la menace », a-t-il déclaré, les invitant à poursuivre leurs efforts pour défendre l’intégrité du territoire national et assurer la protection des populations.

Le chef de l’État a également insisté sur la nécessité de mieux sensibiliser les jeunes recrues aux enjeux du conflit. Il a demandé à la hiérarchie militaire de leur expliquer les raisons, selon lui, des attaques visant le Burkina Faso, qu’il attribue à des intérêts extérieurs liés aux ressources naturelles du pays.

Dans son intervention, Ibrahim Traoré a appelé à un engagement total face à ce qu’il décrit comme un conflit aux multiples dimensions. « On doit se battre (…), il faut lancer le moteur de la machine de la guerre », a-t-il affirmé, estimant que cette confrontation ne se limite pas au terrain militaire, mais englobe également des volets économique, communicationnel et diplomatique.

Le président du Faso a enfin assuré que le renforcement des capacités opérationnelles des Forces armées se poursuivra. Selon la Présidence du Faso, il a réaffirmé que les investissements en équipements militaires continueront grâce au soutien de la population burkinabè, avec l’objectif de consolider les moyens engagés dans la lutte contre les groupes armés.

« Il n’y a ni n°1, ni n°2 » : Ibrahim Traoré écarte toute comparaison avec 1987 et met en garde contre les divisions

Face aux forces vives de la région du Yaadga, le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, a tenu à lever toute ambiguïté sur sa vision de la gouvernance et sur les comparaisons régulièrement établies avec les événements de 1987. S’exprimant jeudi 16 juillet 2026 à Ouahigouya, le chef de l’État a affirmé que le contexte actuel du Burkina Faso ne saurait être assimilé à celui qui avait marqué l’accession au pouvoir de Thomas Sankara.

Dès le début de son intervention, Ibrahim Traoré a insisté sur la nécessité de dissiper ce qu’il considère comme une confusion persistante. « Je vais vous dire une chose. Que ce soit clair dans la tête de tout un chacun. Le contexte que nous vivons n’est pas celui de 1987. Que ce soit clair », a-t-il déclaré devant les participants.

Le Président du Faso a ensuite expliqué que les circonstances ayant conduit à son arrivée au pouvoir diffèrent profondément de celles qui avaient marqué la révolution de 1987. Revenant sur son propre parcours, il a souligné qu’il n’avait pas été porté au pouvoir dans les mêmes conditions que Thomas Sankara. « Moi, je n’étais pas en prison et quelqu’un est venu en prison me chercher après un coup d’État pour me mettre au pouvoir comme ce fut le cas avec Blaise Compaoré et Thomas Sankara. C’est carrément différent », a-t-il affirmé.

Poursuivant son intervention, Ibrahim Traoré est revenu sur les événements du 30 septembre 2022. Il a assuré avoir personnellement pris part aux opérations qui ont conduit au changement de pouvoir, rappelant qu’il se trouvait en première ligne aux côtés de ses hommes. « Moi, quand je quittais Kaya avec mes hommes, j’étais en tête. Il n’y avait pas un seul soldat devant moi. Donc ce n’est pas la même chose. Ce n’est pas que je suis venu à Ouagadougou, aller me cacher dans une villa et dire aux gars : “Allez-y faire le coup d’État”, puis le soir me bomber la poitrine devant la RTB. Ce n’est pas comme ça. Quand la 12:7 a tonné, j’étais à moins de 100 mètres, j’étais la première victime », a-t-il soutenu.

Le chef de l’État a également profité de cette rencontre pour rejeter les discours laissant entendre qu’il existerait plusieurs centres de décision au sommet de l’État. Il a insisté sur le fait que la conduite du pays repose sur une chaîne de commandement clairement établie. « Évitez de faire l’amalgame. Il n’y a ni n°1, ni n°2. Il n’y a pas de numéro. Il n’y a pas deux capitaines dans un bateau. C’est clair, c’est net », a-t-il martelé.

Estimant que certaines prises de parole peuvent nourrir des divisions, Ibrahim Traoré a mis en garde contre les communications qui, selon lui, contribuent à créer des rivalités inutiles. « Si maintenant, par vos communications, vous faites croire à quelqu’un qu’il est fort, vous allez créer des problèmes à la personne et vous assumerez ensemble les conséquences de vos problèmes », a-t-il averti.

En conclusion, le Président du Faso a réaffirmé les principes qui, selon lui, guident son action et celle de ses collaborateurs. Il a assuré que tous ceux qui travaillent à ses côtés connaissent les exigences de la mission qui leur est confiée, tout en prévenant qu’aucun manquement ne sera toléré. « Tous ceux qui travaillent avec moi connaissent ma ligne de conduite. J’ai une mission et eux tous suivent la mission, c’est pour cela qu’on est là. Et si quelqu’un merde, je vais le mater sans état d’âme », a-t-il conclu.

Introduction en Bourse de BBGCI : la période de souscription s’ouvre du 20 juillet au 6 août 2026 sur la BRVM

Du 20 juillet au 6 août 2026, les investisseurs de l’Union monétaire ouest-africaine pourront entrer au capital de Bridge Bank Group Côte d’Ivoire. En ouvrant 20 % de son capital au public, la banque ne cherche pas seulement à lever des fonds : elle prépare une nouvelle phase de son développement, portée par l’expansion régionale, le financement des PME et la transformation numérique.

Le rendez-vous est fixé. Dès le 20 juillet 2026, Bridge Bank Group Côte d’Ivoire (BBGCI) lancera officiellement la souscription de son introduction en Bourse, une opération qui figurera parmi les plus importantes réalisées ces dernières années sur le marché financier régional. À travers cette ouverture de 20 % de son capital, l’établissement ambitionne de mobiliser 67,5 milliards de francs CFA auprès des investisseurs particuliers comme institutionnels des huit pays de l’UEMOA.

La période de souscription s’étendra du 20 juillet au 6 août 2026, sauf clôture anticipée en cas de forte demande. Les actions seront proposées au prix unitaire de 6 750 francs CFA. Le règlement-livraison des actions interviendra le 21 août 2026, avant une première cotation attendue le 14 septembre 2026 à la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM).

Une levée de fonds tournée vers la croissance plutôt que le financement courant

Cette introduction en Bourse intervient dans un contexte de performances solides. BBGCI affiche une rentabilité en progression continue.

Au terme de l’exercice 2025, la banque a enregistré un bénéfice net de 27,2 milliards de francs CFA, soit une progression de 19 % par rapport à l’année précédente. Son Produit Net Bancaire atteint 68 milliards de francs CFA, tandis que son rendement des capitaux propres s’établit à 27,9 %, un record historique pour le Groupe.

L’amélioration de l’efficacité opérationnelle apparaît également comme l’un des principaux marqueurs de cette évolution. En moins d’une décennie, le coefficient d’exploitation est passé d’environ 65 % à 41,8 %, illustrant une meilleure maîtrise des coûts et une rentabilité renforcée.

Cap sur le Burkina Faso, le Sénégal et la Guinée

Derrière cette levée de capitaux se dessine une stratégie clairement régionale. Les ressources mobilisées permettront d’abord de renforcer les fonds propres afin d’accompagner le plan stratégique 2026-2030 du Groupe. Celui-ci prévoit l’ouverture de nouveaux marchés, avec une implantation déjà autorisée au Burkina Faso, la transformation de la succursale sénégalaise en filiale autonome et l’installation prochaine de BBG Guinée.

Parallèlement, la banque entend accroître sa capacité de financement des petites et moyennes entreprises, tout en poursuivant la modernisation de ses services numériques engagée avec la migration de son système bancaire central réalisée en 2025.

Des partenaires internationaux déjà engagés

L’opération bénéficie également d’un environnement favorable marqué par la confiance de plusieurs institutions financières internationales. Au cours des deux dernières années, la Société financière internationale (IFC), membre du Groupe Banque mondiale, la Banque africaine de développement (BAD), Afreximbank, l’ITFC, Oikocredit, Triodos Bank, l’African Guarantee Fund (AGF), ainsi que plusieurs institutions régionales comme la BOAD et la BIDC ont accompagné les projets de développement du Groupe à travers différents financements et mécanismes de garantie.

La présence de la Caisse nationale de prévoyance sociale (CNPS) de Côte d’Ivoire, actionnaire à hauteur de 20 % depuis 2019, constitue également un signal de stabilité dans l’actionnariat de la banque.

Une opération ouverte à tous les investisseurs de l’UEMOA

La souscription est accessible aussi bien aux particuliers qu’aux investisseurs institutionnels. Elle s’effectuera auprès des Sociétés de Gestion et d’Intermédiation (SGI) agréées par la BRVM dans chacun des pays membres de l’Union. Les investisseurs devront disposer d’un compte-titres auprès d’une SGI avant de transmettre leur ordre de souscription pendant la période de l’offre. Comme pour toute opération de marché, les candidats sont invités à consulter le prospectus visé par l’Autorité du Marché Financier de l’UMOA (AMF-UMOA) sous le numéro OA/26-03 avant toute décision d’investissement.

Une nouvelle référence pour le marché financier régional

Au-delà du seul cas de Bridge Bank Group Côte d’Ivoire, cette introduction en Bourse illustre la montée en puissance du marché financier régional comme levier de financement des entreprises ouest-africaines. En choisissant d’ouvrir son capital au public, la banque entend diversifier ses ressources tout en associant davantage les investisseurs de l’UEMOA à sa trajectoire de croissance.

Si l’opération rencontre le succès attendu, elle pourrait constituer l’une des transactions majeures de l’année sur la BRVM et renforcer l’attractivité du marché régional auprès des épargnants comme des investisseurs institutionnels.


Le présent article ne constitue pas un prospectus ni une offre de souscription. Toute information relative aux conditions de l’opération est subordonnée au prospectus officiel visé par l’AMF-UMOA sous le numéro OA/26-03. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Ouahigouya : Ibrahim Traoré entame un séjour officiel placé sous le signe du dialogue avec les forces vives du Yaadga

Le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, a posé ses valises ce jeudi 16 juillet 2026 à Ouahigouya, chef-lieu de la région du Yaadga. Cette visite officielle s’inscrit dans une démarche de proximité avec les populations et les acteurs locaux, avec au cœur des échanges les préoccupations de la région et les grandes orientations du Burkina Faso.

Selon un communiqué de la Présidence du Faso, le chef de l’État, qui assure également la présidence de la Confédération des États du Sahel (AES), prévoit plusieurs rencontres avec les différentes composantes socio-professionnelles du Yaadga.

Au cours de ce séjour, une attention particulière sera accordée aux échanges avec les forces vives de la région. Cette rencontre, annoncée comme un cadre de dialogue direct et sans intermédiaire, permettra d’aborder les questions liées aux réalités locales, mais aussi les enjeux nationaux autour de la Révolution progressiste populaire (RPP).

À travers cette présence sur le terrain, les autorités entendent renforcer le contact avec les populations et recueillir les préoccupations des acteurs qui participent à la vie économique et sociale de la région.

Ce déplacement s’inscrit ainsi dans une dynamique de rapprochement entre les institutions et les territoires, avec l’objectif de maintenir un dialogue constant autour des priorités de développement, des défis sécuritaires et des transformations engagées au Burkina Faso.

À Ouagadougou, le Premier ministre appelle à une Union africaine plus souveraine et plus engagée aux côtés du Sahel

En recevant, ce jeudi 16 juillet 2026 à Ouagadougou, le président de la Commission de l’Union africaine, Mahamoud Ali Youssouf, le Premier ministre burkinabè, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a livré une vision sans détour de l’avenir de l’organisation continentale. Face aux défis sécuritaires, économiques et géopolitiques, il a plaidé pour une profonde transformation de l’Union africaine afin qu’elle devienne plus souveraine, plus autonome et davantage connectée aux aspirations des peuples africains.

Pour sa première visite officielle au Burkina Faso depuis sa prise de fonction, Mahamoud Ali Youssouf a échangé avec le chef du gouvernement sur les enjeux qui traversent le continent, notamment la situation sécuritaire au Sahel, le fonctionnement de l’Union africaine et les perspectives de renforcement de son indépendance financière.

Au cours de cette rencontre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a salué la démarche du président de la Commission, estimant que sa présence à Ouagadougou témoigne d’une volonté de mieux comprendre les réalités vécues par le Burkina Faso et la dynamique engagée par les autorités burkinabè.

Le Premier ministre a ensuite dressé un constat critique du fonctionnement actuel de l’organisation continentale, appelant à une véritable refondation de l’Union africaine. « L’Union africaine est-elle véritablement une union ? Est-elle véritablement africaine ? », s’est-il interrogé, estimant que l’institution doit retrouver l’esprit de ses fondateurs et jouer pleinement son rôle auprès des États membres.

Évoquant la situation sécuritaire au Sahel, il a regretté ce qu’il considère comme un manque de solidarité concrète envers les pays confrontés aux violences armées. « On se bat pour exister et, pendant ce temps, à l’Union africaine, on est dans des discours de principe », a-t-il déploré.

Le chef du gouvernement est également revenu sur son analyse de la crise sécuritaire qui frappe la région, appelant à un changement de regard. « Il faut avoir le courage de nommer les choses par leur nom. Ce n’est pas du terrorisme qui sévit au Sahel. Dites-le ! C’est une guerre de recolonisation », a-t-il affirmé.

Dans le même élan, il a dénoncé ce qu’il qualifie de guerre informationnelle visant le Burkina Faso et les autres États de la Confédération des États du Sahel (AES). Selon lui, ces pays sont confrontés à un « narratif négatif » entretenu par « les parrains du terrorisme », ajoutant avoir parfois le sentiment que l’Union africaine s’inscrit dans cette lecture des événements.

La question de l’autonomie financière de l’organisation continentale a également occupé une place centrale dans les échanges. Pour Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, la dépendance de l’Union africaine vis-à-vis des financements extérieurs limite sa capacité d’action et son indépendance. « La main qui reçoit est toujours en dessous de celle qui donne. Personne ne nous financera par philanthropie. Personne ! », a-t-il déclaré, appelant l’institution à porter pleinement le combat de la souveraineté africaine.

Le Premier ministre a enfin invité l’Union africaine à engager une réflexion de fond sur son fonctionnement et son avenir. Il a recommandé à l’organisation de consulter davantage la jeunesse africaine afin d’évaluer si ses actions répondent réellement aux attentes et aux défis actuels du continent.

En réponse, Mahamoud Ali Youssouf a assuré avoir pris la pleine mesure des préoccupations exprimées par les autorités burkinabè. Il a réaffirmé que le Burkina Faso demeure un membre fondateur et un acteur essentiel de l’Union africaine, tout en souhaitant que le dialogue entre Ouagadougou et l’organisation continentale se poursuive.

Le président de la Commission a également renouvelé le soutien de l’Union africaine au Burkina Faso dans sa lutte contre le terrorisme. « Le terrorisme est un phénomène que toute l’Afrique doit combattre. À cet égard, la solidarité de l’Union africaine est pleine et entière avec le Burkina Faso. Le Burkina Faso n’est pas seul face à ces défis. L’Afrique est à ses côtés », a-t-il déclaré.

Au terme de cette visite, Mahamoud Ali Youssouf a salué la mobilisation des citoyens burkinabè en faveur du développement endogène et félicité les autorités pour les réformes engagées dans le contrôle et la valorisation des ressources minières du pays.

Forum africain sur l’eau 2026 : le Burkina Faso met en avant les barrages et l’irrigation pour renforcer sa sécurité hydrique

Face aux défis croissants liés au changement climatique, le Burkina Faso a choisi de placer la gestion durable de l’eau au cœur de sa stratégie de développement. Réuni au Forum africain sur l’eau 2026 à N’Djaména, le gouvernement burkinabè a présenté les principales réformes engagées pour renforcer la sécurité hydrique du pays, en misant sur les infrastructures, l’irrigation et une coopération régionale accrue.

Prenant la parole lors d’un panel de haut niveau, le ministre délégué chargé des Ressources animales et halieutiques, Amadou Dicko, a rappelé les contraintes auxquelles fait face le Burkina Faso. Pays sahélien, le territoire ne bénéficie que de trois à quatre mois de pluies par an, une situation aggravée par la variabilité climatique et les effets du changement climatique, qui fragilisent durablement les ressources en eau.

Selon le ministre, cette rareté, conjuguée au coût élevé de mobilisation des eaux souterraines, limite le développement de secteurs essentiels comme l’agriculture, l’élevage, la pêche et d’autres activités productives. Face à ces enjeux, les autorités ont engagé une profonde réforme de la gouvernance des ressources hydriques afin d’assurer une meilleure valorisation de cette ressource stratégique.

Dans cette dynamique, le gouvernement a notamment créé l’Office national des barrages et des aménagements hydro-agricoles (ONBAH). Cette nouvelle structure s’inscrit dans un vaste programme comprenant également la réhabilitation et le curage des barrages existants, ainsi que la construction de nouvelles infrastructures destinées à accroître les capacités nationales de stockage des eaux de surface.

Ces investissements doivent permettre de développer les périmètres irrigués, de sécuriser l’abreuvement du cheptel, de soutenir les activités halieutiques et d’améliorer l’accès des populations à l’eau potable, tout en renforçant la résilience du pays face aux aléas climatiques.

Amadou Dicko a également rappelé que le droit à l’eau est désormais inscrit dans la Constitution burkinabè, traduisant la volonté des autorités de faire de cette ressource un levier de développement et un droit fondamental. Il a souligné que les politiques publiques ne se limitent plus à étendre la couverture des services, mais accordent désormais une attention particulière à leur qualité, leur continuité et leur durabilité.

En clôturant son intervention, le ministre a lancé un appel aux États africains pour renforcer leur coopération autour de la gestion des ressources hydriques. Il a plaidé pour un partage accru des expériences et le développement de projets communs, estimant qu’une gestion durable de l’eau constitue l’un des principaux leviers pour garantir la sécurité alimentaire, renforcer la résilience climatique et soutenir le développement durable sur le continent.

Burkina Faso : plus de 300 tonnes d’engrais de contrebande saisies à Léo, un trafic estimé à plus de 160 millions de FCFA

Un important réseau présumé de contrebande d’engrais a été mis au jour dans le sud du Burkina Faso. Les douanes burkinabè ont annoncé la saisie de plus de 300 tonnes d’engrais introduits frauduleusement sur le territoire national, lors d’une opération menée à Léo, dans la région du Centre-Ouest. La cargaison, dont la valeur est estimée à plus de 160 millions de FCFA, a été interceptée dans le cadre du renforcement de la lutte contre la fraude douanière.

Selon la Direction générale des Douanes, les unités de la Direction de la surveillance du territoire (DST) ont mené l’intervention dans la nuit du 14 au 15 juillet, après plusieurs jours de collecte de renseignements et de surveillance. Les agents ont d’abord sécurisé les principaux accès à la ville avant de lancer des perquisitions qui ont permis de découvrir plusieurs entrepôts clandestins où étaient dissimulées les marchandises.

Les autorités indiquent que les 300 tonnes d’engrais, d’origine étrangère, avaient été introduites illégalement au Burkina Faso avant d’être stockées dans ces dépôts. D’après les premiers éléments de l’enquête, les contrebandiers utilisaient de petits camions, des camionnettes et des motocyclettes afin de contourner les postes de contrôle. Les produits étaient ensuite entreposés à Léo avant d’être redistribués dans cette localité et vers d’autres zones du pays.

Présent sur les lieux après l’opération, le directeur général des Douanes, l’inspecteur divisionnaire Yves Kafando, a salué le professionnalisme des agents mobilisés et les a félicités pour cette importante saisie. Il a également adressé un avertissement aux auteurs de fraude, affirmant que les services douaniers disposent désormais d’une meilleure connaissance des circuits de contrebande et des lieux de stockage clandestins.

La Direction générale des Douanes rappelle que ces activités illicites privent l’État de recettes fiscales et douanières essentielles au financement du développement. Elle assure enfin que les opérations visant à démanteler les réseaux de contrebande se poursuivront sur l’ensemble du territoire national.

Immersion patriotique obligatoire : 440 formateurs mobilisés pour préparer la session 2026

Le Burkina Faso accélère les préparatifs de la session 2026 de l’immersion patriotique obligatoire (IPO). À Ouagadougou, la Cellule d’orientation et de suivi du comité de coordination a lancé, le mardi 14 juillet 2026, la formation des formateurs, une étape clé destinée à assurer le déploiement du programme sur l’ensemble du territoire national.

Selon la Direction de la communication du ministère de la Culture, des Arts et du Tourisme, cette session de formation s’étendra sur trois jours et réunira 440 formateurs venus de toutes les régions du Burkina Faso.

Présidant la cérémonie d’ouverture, le président du Comité de coordination, le colonel Daba Naon, a salué la mobilisation des participants avant de rappeler l’importance stratégique de cette phase préparatoire. Il a souligné que cette initiative, portée par les plus hautes autorités du pays, ambitionne de former une jeunesse consciente, disciplinée, résiliente et profondément attachée aux valeurs patriotiques.

S’adressant aux formateurs, sélectionnés en fonction de leurs compétences, de leur patriotisme et de leur exemplarité, le colonel Daba Naon les a exhortés à faire preuve de rigueur, d’assiduité et d’un véritable esprit de transmission. À l’issue de cette session, ils auront la responsabilité de former, dans leurs régions et provinces respectives, les animateurs et encadreurs chargés d’accompagner les futurs participants au programme.

Le vice-président de la Cellule pédagogique de l’IPO et inspecteur général de l’enseignement secondaire, Lamouni Soro, a précisé que les 440 formateurs suivront un programme articulé autour d’un cahier pédagogique composé de 13 modules. Les enseignements porteront aussi bien sur la discipline et les valeurs militaires que sur des contenus civiques destinés à renforcer le sens du civisme, le patriotisme et l’esprit révolutionnaire des participants.

À cette occasion, il a également annoncé une évolution dans la terminologie officielle du programme. Les participants seront désormais désignés sous l’appellation d’« appelés de l’immersion patriotique obligatoire », en remplacement du terme « immergés », une dénomination jugée plus conforme aux objectifs poursuivis par cette initiative nationale.