AES : validation de « Daandè Liptako » et TV-AES par les députés

Une nouvelle étape vient d’être franchie dans la construction de l’espace médiatique de la Confédération des États du Sahel (AES). Réunis en séance plénière ce mardi 21 juillet 2026 à Ouagadougou, sous la présidence du chef du Parlement, Dr Ousmane Bougouma, les députés burkinabè ont adopté deux projets de loi autorisant la ratification d’accords portant création de la Radio confédérale « Daandè Liptako » et de la Télévision de la Confédération des États du Sahel (TV-AES).

Ces textes concernent des accords conclus entre les gouvernements du Burkina Faso, du Mali et du Niger. Ils ouvrent la voie à la mise en place de deux médias communs destinés à renforcer la communication institutionnelle de l’espace confédéral et à porter les messages des trois États membres.

À travers ces nouvelles plateformes, les autorités ambitionnent de promouvoir les valeurs communes de la Confédération, de sensibiliser les populations sur les enjeux partagés et de renforcer la souveraineté informationnelle des pays membres.

Lors des débats en séance plénière, les députés ont exprimé leur adhésion au projet tout en soulevant plusieurs interrogations sur son fonctionnement futur. Les discussions ont notamment porté sur les missions précises assignées à ces médias, leur mode de gouvernance, leur financement et les garanties nécessaires à leur pérennité.

Les parlementaires se sont également intéressés aux conditions de recrutement du personnel, au statut des futurs agents, au calendrier de lancement des programmes, aux langues qui seront utilisées dans les contenus diffusés ainsi qu’à la complémentarité entre ces nouveaux médias et les organes nationaux existants.

Au-delà des aspects techniques, les députés ont insisté sur la nécessité de faire de « Daandè Liptako » et de « TV-AES » de véritables outils au service de la souveraineté médiatique. Selon eux, ces médias devront contribuer à lutter contre la désinformation, mais aussi valoriser l’histoire, les cultures et les réalités des populations du Burkina Faso, du Mali et du Niger.

Après les échanges avec le ministre des Affaires étrangères Karamoko Jean Marie Traoré et son homologue de la Communication Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, les députés ont finalement donné leur accord à la ratification des deux accords.

Cette décision marque une nouvelle étape dans le processus de consolidation de la Confédération des États du Sahel, qui entend développer ses propres instruments de communication pour accompagner son projet politique et institutionnel.

Burkina-Niger : un système d’alerte innovant pour anticiper les inondations jusqu’au niveau des habitations

Face à la montée des risques climatiques dans le Sahel, une nouvelle génération d’outils de prévention voit le jour. Baptisé SLAPIS-Sahel, le Système Local d’Alerte Précoce pour les Inondations au Sahel ambitionne de transformer la manière dont les populations du Burkina Faso et du Niger se préparent aux crues. Sur plus de 600 kilomètres de réseau fluvial transfrontalier, ce dispositif permet désormais d’identifier avec précision les zones exposées aux inondations et d’anticiper plusieurs jours à l’avance les menaces liées aux débordements de la rivière Sirba.

Financé par l’Agence italienne de coopération au développement (AICS), ce projet innovant repose sur une modélisation avancée capable de déterminer les zones inondables jusqu’au niveau des habitations. Une avancée majeure pour les communautés riveraines souvent confrontées aux conséquences des fortes pluies et des crues soudaines.

Ce mardi 21 juillet 2026, les acteurs impliqués dans la mise en œuvre du projet se sont retrouvés à l’Agence nationale de la météorologie (ANAM) à Ouagadougou. Experts, membres du comité de pilotage et représentants des communes concernées ont engagé des travaux visant à valider les données recueillies sur le terrain dans les zones les plus vulnérables.

Au centre de cette rencontre, le coordinateur du projet SLAPIS, Maurizio Tiepolo, a insisté sur le caractère inédit de cette initiative dans la région. Selon lui, le dispositif permet désormais d’avoir une lecture beaucoup plus fine des risques dans un bassin partagé entre deux pays.

« Dans ce vaste bassin de plus de 600 km de réseau fluvial, on peut définir quels sont les bâtiments inondables selon la profondeur de l’eau », a-t-il expliqué, soulignant qu’il s’agit d’une « première pour la zone ». Grâce à ce système d’alerte précoce, les communautés disposent désormais de plusieurs jours pour se mettre à l’abri, protéger leurs biens et réduire les pertes humaines.

Cette approche marque un changement profond dans la gestion des catastrophes. Alors que les réponses intervenaient souvent après les dégâts, SLAPIS-Sahel mise désormais sur l’anticipation grâce à un modèle prédictif alimenté par des données scientifiques et des observations locales.

Pour construire cet outil, des enquêtes approfondies ont été réalisées dans plusieurs communes considérées comme particulièrement exposées aux inondations, notamment Bartiébougou, Boundoré, Mansila, Sebba et Solhan. Ces travaux ont permis de retracer l’historique des crues, d’évaluer la vulnérabilité des infrastructures et d’analyser les capacités d’adaptation des populations.

L’atelier ouvert à Ouagadougou durant deux jours vise ainsi à rapprocher la modélisation scientifique de l’expérience quotidienne des communautés locales et des collectivités territoriales, afin d’améliorer la pertinence du système.

Dans la commune de Sebba, directement concernée par ces risques, le président de la Délégation spéciale, Moussa Sawadogo dit Éric, a salué une initiative qui répond à une urgence locale. Pour lui, ce projet constitue un outil précieux pour renforcer la capacité des acteurs territoriaux à prévenir les conséquences des inondations.

Présidant la cérémonie d’ouverture au nom du ministre d’État, ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité, la Secrétaire générale adjointe du ministère, Kiswendsida Alice Ouédraogo, a mis en avant l’importance d’une collaboration entre institutions, scientifiques et communautés.

« Les inondations figurent parmi les catastrophes naturelles les plus dévastatrices, compromettant les efforts de développement durable », a-t-elle rappelé, estimant que l’efficacité d’un système d’alerte repose sur la qualité des données disponibles mais aussi sur la confiance entre les différents acteurs.

En réunissant les services techniques de l’État, les autorités locales du Burkina Faso et du Niger ainsi que les partenaires scientifiques italiens, SLAPIS-Sahel s’impose progressivement comme un modèle de coopération régionale face aux défis climatiques qui touchent le Sahel.

Bobo-Dioulasso : la RN7 rouverte après un accident qui a fait deux morts et trois blessés

Après plusieurs heures de fermeture, la circulation a finalement repris sur la Route nationale n°7 (RN7) à l’entrée de Bobo-Dioulasso. La mairie de la commune a annoncé, dans la soirée du lundi 20 juillet 2026, la fin des opérations de secours et la réouverture du tronçon concerné, après l’accident survenu à proximité du marché de Darsalamy.

Dans un communiqué, le Président de la Délégation spéciale communale de Bobo-Dioulasso indique que les opérations de secours, de sécurisation et d’évacuation engagées après la collision impliquant deux véhicules sont désormais terminées. Les équipes mobilisées sur le terrain ont permis de sécuriser la zone et de rétablir progressivement la circulation sur cet axe très fréquenté.

La mairie a salué l’intervention des différents acteurs engagés dans la gestion de l’accident, notamment la Brigade nationale de sapeurs-pompiers, les services de santé, l’Office national de la sécurité routière ainsi que les Forces de défense et de sécurité. Selon l’autorité communale, leur « professionnalisme », leur « réactivité » et leur coordination ont permis une prise en charge rapide des victimes.

Le bilan définitif communiqué par les autorités fait état de cinq victimes. Deux personnes ont perdu la vie tandis que trois autres, blessées dans l’accident, ont été évacuées vers le Centre hospitalier universitaire Sourô SANOU pour recevoir des soins.

Sur le plan matériel, les deux véhicules impliqués ont subi d’importants dégâts.

Face à ce drame, le Président de la Délégation spéciale communale de Bobo-Dioulasso a adressé ses condoléances aux familles des victimes décédées et souhaité un prompt rétablissement aux blessés. Il a également appelé les usagers de la route à redoubler de prudence et à respecter strictement le Code de la route afin de prévenir de nouveaux accidents.

Les nouveaux bacheliers des séries scientifiques et techniques appelés à candidater à l’Académie Technologique du Faso

Les nouveaux bacheliers des séries scientifiques et techniques sont désormais appelés à franchir une nouvelle étape dans leur parcours académique. Dans un communiqué publié ce mardi 21 juillet 2026, le Directeur de Cabinet du Président du Faso, Martha Céleste Anderson D. Medah, a invité les admis au baccalauréat 2026 dans les séries C, D, E, F et H à se connecter à la plateforme d’admission de l’Académie Technologique du Faso (ATF) afin de vérifier leur admissibilité et de choisir leurs filières.

Ouverte du mardi 21 au vendredi 25 juillet 2026, cette procédure concerne l’ensemble des lauréats du BAC 2026 issus des filières scientifiques et techniques. Le communiqué précise que cette démarche est obligatoire pour tous les candidats concernés, y compris ceux qui ne souhaitent pas intégrer l’ATF.

Créée sous l’autorité du capitaine Ibrahim Traoré, président du Faso, l’Académie Technologique du Faso ambitionne de devenir un établissement de référence dans la formation des ingénieurs et des spécialistes appelés à accompagner la transformation scientifique, technologique et industrielle du Burkina Faso.

À travers cette initiative, les autorités affichent leur volonté de renforcer les capacités nationales dans les domaines des sciences et des technologies, considérés comme des leviers essentiels de souveraineté. L’ATF porte ainsi l’ambition de former sur le territoire national une nouvelle génération de cadres capables de participer aux grands projets de développement du pays.

Selon le communiqué, les futurs élèves ingénieurs bénéficieront de conditions d’apprentissage renforcées, avec des infrastructures modernes, des équipements scientifiques de pointe, un encadrement académique de haut niveau ainsi qu’un régime d’internat destiné à garantir un environnement favorable aux études et à la discipline.

Toutefois, l’intégration de l’Académie Technologique du Faso reste un choix libre. L’établissement se veut également une institution d’excellence dont l’accès est réservé aux candidats les plus méritants. Les autorités encouragent ainsi les meilleurs bacheliers à saisir cette opportunité afin de mettre leurs compétences au service de la construction du Burkina Faso.

Le Directeur de Cabinet du Président du Faso invite par ailleurs les parents, les tuteurs et l’ensemble de la communauté éducative à accompagner les candidats dans cette procédure, afin que les formalités soient accomplies dans les délais prévus.

Les candidats concernés doivent se rendre sur la plateforme recrutement.atf.gov.bf pour effectuer leur démarche d’admission.

Classement FIFA : le Burkina Faso reste 62ᵉ mondial, le Maroc confirme sa domination africaine

La FIFA a publié son nouveau classement mondial, marqué par le sacre de l’Espagne au mondial 2026. Victorieuse de l’Argentine en finale, la Roja s’empare de la première place mondiale, tandis que le Maroc confirme son statut de référence du football africain en intégrant le top 6 mondial. De son côté, le Burkina Faso conserve sa 62ᵉ place et reste la 12ᵉ nation du continent.

Le triomphe espagnol rebat les cartes au sommet de la hiérarchie mondiale. Championne du monde, l’Espagne détrône l’Argentine, désormais deuxième après son parcours jusqu’en finale. Ce classement reflète les performances enregistrées durant le Mondial et consacre la montée en puissance de plusieurs sélections ayant brillé au cours de la compétition.

Sur le continent africain, le Maroc poursuit son ascension. Les Lions de l’Atlas, auteurs d’un parcours jusqu’en quarts de finale de la Coupe du monde 2026, occupent désormais la 6ᵉ place mondiale, confirmant leur position de meilleure sélection africaine.

Le Sénégal, éliminé en huitièmes de finale, recule de trois rangs et se retrouve à la 18ᵉ place mondiale. Malgré cette baisse, les Lions de la Teranga conservent leur statut de deuxième meilleure nation africaine.

Absent de la phase finale de la Coupe du monde 2026, le Burkina Faso ne connaît aucun changement au classement. Les Étalons restent 62ᵉ au niveau mondial et occupent toujours la 12ᵉ place en Afrique.

Le top 12 africain est dominé par le Maroc, devant le Sénégal et l’Égypte. Le Nigeria occupe la quatrième position continentale, suivi de l’Algérie et de la Côte d’Ivoire. La République démocratique du Congo, le Cameroun, le Mali, l’Afrique du Sud et la Tunisie complètent le classement avant le Burkina Faso, qui ferme ce groupe des douze meilleures sélections africaines.

Burkina Faso : une centrale thermique de 50 MW inaugurée à Pabré par le Premier Ministre

Le Burkina Faso poursuit son offensive pour renforcer sa production d’électricité. Ce mardi, 21 Juillet à Pabré, localité située près de Ouagadougou, le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a inauguré une centrale thermique d’urgence d’une capacité de 50 mégawatts, une infrastructure destinée à accroître les capacités de production de la Société nationale d’électricité du Burkina (SONABEL) et à soutenir l’ambition du gouvernement en matière de souveraineté énergétique, selon la Primature.

Construite en seulement 90 jours, soit un mois avant le délai contractuel de 120 jours, la centrale a mobilisé un investissement de 18 milliards de FCFA. Son entrée en service intervient dans un contexte où les autorités burkinabè cherchent à réduire la dépendance du pays aux importations d’électricité et à renforcer durablement l’approvisionnement énergétique national.

Cette inauguration fait suite à la pose de la première pierre d’une future centrale thermique de 120 mégawatts à Ouaga Sud-Est, dans la commune de Saaba. Ce projet, évalué à 133 milliards de FCFA, s’inscrit dans la même stratégie visant à augmenter significativement les capacités nationales de production.

Prenant la parole, le Premier ministre a souligné que ces investissements constituent une nouvelle étape vers l’autonomie énergétique du Burkina Faso. Il a estimé que les limites du recours aux importations d’électricité rendaient indispensable le développement de capacités de production locales capables de répondre à la demande croissante du pays.

Le ministre de l’Énergie, Yacouba Zabré Gouba, a pour sa part affirmé que la mise en service de cette centrale illustre la volonté des autorités de construire progressivement l’indépendance énergétique du Burkina Faso tout en créant les conditions d’un développement économique durable.

De son côté, l’administrateur général de l’entreprise Al Ahram Taqa Burkina, Massoud Hassan Abdo Jaied, a réaffirmé l’engagement de son groupe à accompagner le pays dans le renforcement de ses infrastructures énergétiques.

Selon la Primature, la centrale de Pabré n’est qu’une étape d’un programme plus vaste. D’autres infrastructures similaires doivent être inaugurées prochainement à Bobo-Dioulasso, Koudougou, Kaya, Komsilga et Toécé, permettant d’ajouter plus de 220 mégawatts aux capacités de production électrique du Burkina Faso.

Cédéao-AES : l’organisation ouest-africaine prolonge son négociateur et maintient la voie d’un dialogue collectif

La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) entend poursuivre les discussions avec le Burkina Faso, le Mali et le Niger sans déroger à sa ligne de conduite. Réunis dimanche à Lungi, en Sierra Leone, à l’occasion de leur 69ᵉ session ordinaire, les chefs d’État et de gouvernement ont décidé de prolonger jusqu’en décembre 2026 le mandat de leur négociateur en chef, Lansana Kouyaté, tout en réaffirmant que les échanges avec la Confédération des États du Sahel (AES) se feront exclusivement dans un cadre collectif.

En renouvelant leur confiance à l’ancien Premier ministre guinéen, les dirigeants ouest-africains confirment leur volonté de maintenir un canal de dialogue avec les trois États sahéliens. Ils ont également invité les pays membres de la Cédéao à s’abstenir de conclure des accords bilatéraux susceptibles d’affaiblir la cohésion de l’organisation, insistant sur le fait que les négociations avec le Burkina Faso, le Mali et le Niger devront se dérouler « exclusivement sous la forme d’un bloc unifié ».

Cette approche rejoint celle déjà adoptée par la Confédération des États du Sahel. Fin juin, à Ouagadougou, les experts des trois pays s’étaient réunis afin d’harmoniser leurs positions avant l’ouverture des discussions officielles avec la Cédéao. À cette occasion, Herman Toé, secrétaire général du ministère burkinabè des Affaires étrangères, avait expliqué que ces travaux visaient à identifier les intérêts stratégiques de la Confédération, à consolider une position commune et à préparer les arguments qui seront défendus lors des futures négociations.

Selon lui, cette démarche avait également pour objectif de préserver les intérêts des populations de l’espace AES et, plus largement, de l’Afrique de l’Ouest, notamment en ce qui concerne les acquis de l’intégration régionale, à commencer par la libre circulation des personnes et des biens.

Les signaux d’ouverture entre les deux organisations se sont multipliés ces derniers mois. En mai, une réunion informelle organisée à Lomé sous l’égide du président du Conseil togolais, Faure Gnassingbé, avait réuni les ministres des Affaires étrangères de l’AES, le président de la Commission de la Cédéao, Omar Alieu Touray, ainsi que Lansana Kouyaté. Les échanges avaient porté sur les contours d’un futur cadre de coopération, avec une attention particulière accordée aux questions sécuritaires, aux corridors logistiques et à la préservation des acquis de l’intégration régionale.

Quelques semaines plus tard, à l’occasion du deuxième anniversaire de la Confédération de l’AES, le 6 juillet, son président en exercice, le capitaine Ibrahim Traoré, avait lui aussi confirmé la poursuite des consultations avec la Cédéao. Il avait indiqué que les deux parties travaillaient à l’élaboration d’un « nouveau cadre de relations » fondé sur le respect des choix souverains de chaque organisation, la préservation des acquis communautaires et la défense des intérêts des populations ouest-africaines, notamment la libre circulation.

En reconduisant le mandat de Lansana Kouyaté jusqu’à la fin de l’année 2026, la Cédéao réaffirme ainsi son choix d’un dialogue structuré avec les trois États de l’AES. Une orientation qui s’inscrit dans une dynamique où les deux organisations privilégient désormais des négociations menées de bloc à bloc pour tenter de redéfinir leurs futures relations.

Dédougou : un enfant de 8 ans retrouvé mort noyé dans une retenue d’eau

Un drame s’est produit dans la région de Dédougou, où le corps sans vie d’un enfant d’environ huit ans a été repêché dans une retenue d’eau. L’information a été communiquée ce lundi 20 juillet 2026 par la Brigade nationale de sapeurs-pompiers (BNSP), qui revient sur les principales interventions menées par ses équipes le vendredi 17 juillet.

Selon la BNSP, les éléments de la Seizième Compagnie d’Incendie et de Secours (CIS16), basée à Dédougou, ont été mobilisés à deux reprises au cours de cette journée. La première intervention a eu lieu au rond-point Nazi Boni, où un camion de transport de marchandises s’est renversé. Les secours ont pris en charge deux personnes grièvement blessées avant de les évacuer vers le Centre hospitalier régional (CHR) de Dédougou pour une prise en charge médicale.

Quelques heures plus tard, les sapeurs-pompiers ont été appelés pour une noyade signalée dans une retenue d’eau située dans le village de Souri, à environ six kilomètres de Dédougou. Après des opérations de recherche, les équipes de secours ont retrouvé et repêché le corps sans vie d’un enfant âgé d’environ huit ans.

À l’occasion de cette nouvelle intervention, la Brigade nationale de sapeurs-pompiers appelle les populations à redoubler de vigilance durant cette période d’hivernage, aussi bien sur les routes qu’aux abords des retenues d’eau, où les risques d’accidents demeurent particulièrement élevés.

Bobo-Dioulasso : la circulation interrompue sur la RN7 après un accident impliquant un camion de gaz

La circulation a été temporairement interrompue sur un tronçon de la Route nationale n°7 (RN7), à l’entrée de Bobo-Dioulasso, après un accident de la circulation impliquant un camion transportant des bouteilles de gaz et une remorque. L’annonce a été faite ce lundi 20 juillet 2026 par la mairie de la commune, qui appelle les usagers à la plus grande vigilance.

Dans un communiqué, le Président de la Délégation spéciale communale de Bobo-Dioulasso précise que l’accident s’est produit à proximité du marché de Darsalamy, dans l’arrondissement n°6, sur l’un des principaux axes routiers de la capitale économique burkinabè.

Face aux risques liés à la présence du chargement de gaz, les autorités ont décidé de suspendre momentanément la circulation sur la portion concernée afin de permettre aux services de secours, aux forces de défense et de sécurité ainsi qu’aux équipes techniques déployées sur les lieux d’intervenir dans les meilleures conditions.

La mairie invite les automobilistes et les autres usagers de la route à éviter ce secteur, à emprunter les itinéraires de déviation mis en place et à se conformer strictement aux consignes des équipes mobilisées jusqu’au rétablissement de la circulation.

Burkina Faso : la CNLF intercepte pour 109 millions FCFA de produits frauduleux en trois opérations

En moins de deux semaines, la Coordination nationale de lutte contre la fraude (CNLF) a mené trois opérations d’envergure ayant permis de retirer du circuit de distribution des marchandises illicites d’une valeur totale estimée à 109 millions de francs CFA. Produits parapharmaceutiques non autorisés, œufs impropres à la consommation et cyanure destiné à l’orpaillage clandestin figurent parmi les saisies réalisées à Ouagadougou, Gaoua et Houndé.

 

La première intervention est intervenue le 27 juin à Ouagadougou, où les agents de la CNLF ont démantelé un réseau de commercialisation de produits parapharmaceutiques illicites destinés à modifier la silhouette féminine. Au total, 185 cartons ont été saisis. Selon la CNLF, ces produits étaient écoulés en dehors de tout circuit réglementaire et représentaient un risque pour la santé des consommateurs. Leur valeur est estimée à plus de 10,3 millions de francs CFA.

Quelques jours plus tard, le 4 juillet à Gaoua, les équipes de la coordination ont intercepté 565 740 œufs déclarés impropres à la consommation. Destinés à être commercialisés sur les marchés, dans les boutiques et les restaurants de la région, ces produits présentaient un danger sanitaire majeur. La valeur de cette cargaison est évaluée à 56,575 millions de francs CFA.

La troisième opération s’est déroulée le 9 juillet à Houndé, où la CNLF a saisi 337 fûts de cyanure, dont 69 sacs de 50 kilogrammes déjà reconditionnés pour alimenter les circuits clandestins de l’orpaillage. Ce produit chimique, particulièrement dangereux pour la santé humaine et l’environnement, était destiné à une exploitation illégale de l’or. La marchandise est estimée à 42,125 millions de francs CFA.

Au total, ces trois interventions représentent une valeur cumulée de 109 millions de francs CFA. Pour la Coordination nationale de lutte contre la fraude, ces saisies traduisent le renforcement des actions engagées contre les réseaux de contrebande et de trafic de produits dangereux, tout en contribuant à la protection de la santé publique, de l’environnement et de l’économie nationale.