Après le Burkina, le Mali et le Niger, le Tchad annonce son retrait de la Cour Pénale Internationale

Le gouvernement tchadien a officiellement décidé de se retirer de la Cour pénale internationale (CPI), marquant une nouvelle étape dans les relations entre plusieurs États africains et la juridiction basée à La Haye. La décision a été notifiée au secrétaire général des Nations unies, selon un communiqué du ministère tchadien des Affaires étrangères.

Pour justifier ce retrait, les autorités de N’Djamena mettent en avant ce qu’elles considèrent comme une efficacité limitée et une sélectivité persistante dans les activités de la CPI. Le ministère relève que neuf des treize enquêtes ouvertes par la Cour concernent des États africains et que six des sept personnes actuellement détenues sont poursuivies dans des dossiers liés au continent.

Selon le gouvernement tchadien, ces chiffres illustrent une concentration durable des procédures sur les pays du Sud, en particulier les États africains. Cette situation aurait, selon lui, favorisé une instrumentalisation politique de l’institution. « Les statistiques publiées par la Cour elle-même sont particulièrement révélatrices de la sélectivité indéniable érigée en principe, que cette sélectivité soit voulue ou subie », indique le communiqué.

Le ministère précise toutefois que cette décision ne remet pas en cause l’engagement du Tchad dans la lutte contre l’impunité. Les autorités assurent qu’elles demeurent attachées à la poursuite des auteurs des crimes les plus graves ainsi qu’à la protection des droits des victimes.

Dans cette perspective, N’Djamena appelle l’Union africaine et ses États membres à accélérer le développement de mécanismes judiciaires africains capables de traiter ces crimes. Le gouvernement estime qu’un tel dispositif permettrait de construire un système de justice plus équilibré, crédible et respectueux de la souveraineté des États africains.

Le Tchad avait adhéré au Statut de Rome, traité fondateur de la Cour pénale internationale, en 2006. Conformément aux dispositions de ce texte, le retrait ne prendra effet qu’un an après la réception officielle de la notification par le secrétaire général des Nations unies.

Cette décision intervient dans un contexte où plusieurs pays africains ont déjà engagé une démarche similaire. Les États membres de l’Alliance des États du Sahel (AES), à savoir le Burkina Faso, le Mali et le Niger, avaient annoncé leur retrait de la CPI en septembre 2025 avant de déposer officiellement leur notification en juin 2026.

Burkina Faso : plus de 1,3 million de déplacés internes retournés dans leurs localités d’origine

Le retour progressif des personnes déplacées internes vers leurs terres d’origine se confirme au Burkina Faso. C’est l’un des principaux enseignements de l’évaluation à mi-parcours du contrat d’objectifs 2026 du ministère de la Famille et de la Solidarité, qui fait état d’une évolution encourageante de la situation humanitaire dans plusieurs zones du pays.

Au 30 juin 2026, plus de 1 310 000 personnes avaient déjà regagné 1 034 localités, contre environ 1 160 000 personnes dans 871 localités au 31 décembre 2025. Une progression qui témoigne, selon le ministère, de l’amélioration graduelle des conditions sécuritaires dans certaines zones ainsi que des efforts engagés par le gouvernement pour faciliter le retour et la réinstallation des populations.

Face à cette nouvelle dynamique, le Premier ministre a donné une nouvelle orientation stratégique au ministère de la Famille et de la Solidarité. Désormais, la priorité devra être accordée à la réhabilitation des habitations dans les villages de retour plutôt qu’à la construction de logements dans les sites d’accueil des personnes déplacées.

Cette approche vise à favoriser une réinstallation durable des populations en leur permettant de retrouver un cadre de vie stable dans leurs localités d’origine. Pour accompagner cette nouvelle phase, plusieurs initiatives structurantes ont été engagées. Elles concernent notamment le renforcement des capacités du Conseil national de secours d’urgence et de réhabilitation (CONASUR), avec l’acquisition de 68 camions destinés à améliorer les interventions sur le terrain.

À cela s’ajoutent la campagne nationale Dèmè Sira, le lancement d’une plateforme numérique dédiée ainsi que la mise en œuvre de la phase pilote du Service social mobile, autant d’actions destinées à rapprocher davantage les services sociaux des populations concernées.

Pour le ministère de la Famille et de la Solidarité, ces mesures traduisent une volonté de dépasser la seule logique d’assistance d’urgence pour inscrire l’action publique dans une démarche de relèvement, de résilience et d’autonomisation des communautés.

Les autorités réaffirment ainsi leur engagement à poursuivre cette dynamique avec l’appui des différents partenaires, afin que chaque famille retournée puisse progressivement retrouver des conditions de vie dignes et durables.

217 nouveaux officiers rejoignent les rangs de l’armée, Ibrahim Traoré appelle à une armée forte et intègre

L’Académie militaire Georges-Namoano (AMGN) de Pô enregistre un nouveau succès dans sa mission de formation des cadres militaires en mettant officiellement à la disposition du Burkina Faso et de plusieurs pays africains 217 nouveaux sous-lieutenants. Présidée dans la soirée du samedi 25 juillet 2026 par le président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, cette cérémonie de sortie de la 25ᵉ promotion a été marquée par un appel à l’intégrité, au courage et à l’engagement au service des nations.

Sur les 217 officiers diplômés, 199 sont Burkinabè, tandis que les autres proviennent de neuf pays africains : le Cameroun, la République centrafricaine, Djibouti, la Guinée, le Mali, le Niger, le Sénégal, le Tchad et le Togo. Une diversité qui confirme la vocation régionale de l’Académie militaire Georges-Namoano dans la formation des futurs cadres des armées africaines.

Placée sous le parrainage du général Kassoum Coulibaly, ancien ministre de la Défense et actuel ambassadeur du Burkina Faso aux États-Unis, cette promotion porte le nom de « Lieutenant Sawadogo Alexandre Bienvenu », en hommage à cet officier tombé au champ d’honneur en février 2022.

À cette occasion, le chef d’État-major général des Armées, le général de division Moussa Diallo, a exhorté les nouveaux sous-lieutenants à exercer leurs responsabilités avec intégrité et loyauté. Il les a invités à bannir « la facilité, l’arrogance, la corruption et la traîtrise », rappelant que ces valeurs demeurent essentielles à l’exercice du commandement militaire.

La cérémonie s’est déroulée sur le site de la future Académie militaire en construction, un projet que le commandant de l’AMGN, le lieutenant-colonel William Desmond Baguera, présente comme le symbole d’une ambition nationale assumée et du respect de l’engagement pris par le chef de l’État de doter le pays d’infrastructures militaires modernes. Pour marquer cette édition, les nouveaux officiers ont revêtu une tenue confectionnée en pagne traditionnel gourmantché, habit porté à l’issue des rites d’initiation dans l’Est du Burkina Faso.

Prenant la parole au nom de ses camarades, le sous-lieutenant Abdallah Cédric Ki a assuré que la formation reçue, à la fois exigeante, diversifiée et adaptée aux défis sécuritaires actuels, leur permettra de remplir avec professionnalisme leur mission de commandement et de conduire les hommes sur le terrain.

S’adressant aux jeunes officiers, le président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, a rappelé que leur mission dépasse le simple exercice de l’autorité militaire. Il les a invités à devenir « des chefs, des guides et des gardiens de l’espérance d’un peuple », insistant sur le fait que « l’autorité ne s’impose pas, elle se mérite ». Le chef suprême des Forces armées nationales les a également appelés à faire preuve de courage, de discipline et d’engagement au service de la vision portée par la Révolution progressiste populaire (RPP).

Évoquant la construction de la nouvelle Académie militaire, Ibrahim Traoré a souligné qu’elle traduit la volonté de bâtir une armée nationale forte, souveraine et fondée sur des capacités endogènes, capable de faire face aux défis sécuritaires dans un contexte international qu’il a qualifié de « monde de prédation ».

649, c’est le nombre de morts sur les routes Burkinabè en six mois, la vidéo-verbalisation entre en scène dès le 1er août

À une semaine de l’entrée en vigueur de la vidéo-verbalisation, le ministère burkinabè de la Sécurité dresse un constat alarmant de l’insécurité routière. Selon les chiffres publiés ce vendredi 24 juillet 2026 sur sa page Facebook, le Burkina Faso a enregistré, entre le 1er janvier et le 30 juin 2026, pas moins de 11 143 accidents de la circulation.      Ces drames ont fait 8 997 blessés et coûté la vie à 649 personnes.

Derrière ces statistiques se cachent des milliers de destins bouleversés. Des familles endeuillées, des victimes marquées à vie et des projets brutalement interrompus. Pour le ministère de la Sécurité, la plupart de ces accidents auraient pourtant pu être évités. L’excès de vitesse, le non-respect des feux tricolores, l’utilisation du téléphone au volant, l’absence de ceinture de sécurité ou de casque de protection, ainsi que la conduite sous l’emprise de l’alcool figurent parmi les principales causes de ces tragédies.

Face à cette situation jugée préoccupante, les autorités entendent renforcer leur dispositif de lutte contre l’insécurité routière en combinant prévention, sensibilisation et répression. C’est dans cette logique que la vidéo-verbalisation entrera officiellement en vigueur le 1er août 2026 à Ouagadougou.

Wakat Sera
© Wakat Sera

À travers ce nouveau système, le gouvernement espère responsabiliser davantage les usagers de la route et réduire les comportements dangereux à l’origine de nombreux accidents.

Le ministère de la Sécurité rappelle enfin que la lutte contre l’insécurité routière ne repose pas uniquement sur l’action des autorités. « La sécurité routière est l’affaire de tous », insiste le département, invitant chaque conducteur, motocycliste et piéton à respecter le Code de la route afin de contribuer à la préservation des vies humaines.

Mali : Bamako attend des clarifications de Washington sur une possible opération américaine contre le JNIM

Alors que des informations font état d’une possible intensification de l’engagement militaire américain contre le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), les autorités maliennes affichent une position prudente. Bamako dit attendre une communication officielle de Washington, tout en rappelant que toute coopération sécuritaire devra se faire dans le respect strict de la souveraineté du Mali. et sous l’autorité des institutions nationales.

Le sujet s’est invité dans les échanges autour de la deuxième édition de BAMEX, le Salon international de la défense et de la sécurité organisé à Bamako. Interrogé sur les informations évoquant une éventuelle implication américaine dans la lutte contre les groupes armés, le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, a indiqué que les autorités suivent attentivement l’évolution de la situation.

Selon lui, les discussions rapportées aux États-Unis porteraient notamment sur des frappes ciblées contre le JNIM ainsi que sur un renforcement des capacités de renseignement dans la région sahélienne. Toutefois, Bamako souhaite disposer d’informations officielles avant de se prononcer davantage.

« Nous attendons une communication officielle de la part du gouvernement américain afin de connaître sa position », a déclaré le chef de la diplomatie malienne.

Le ministre a rappelé que la stratégie malienne repose d’abord sur les capacités nationales, notamment les moyens opérationnels, les services de renseignement et l’action des Forces de défense et de sécurité maliennes. Pour Bamako, tout appui extérieur doit être défini à travers un dialogue avec les autorités compétentes afin d’identifier les besoins réels et les modalités de coopération adaptées.

Cette position s’inscrit dans la ligne défendue par les autorités de transition maliennes, qui mettent en avant le principe de souveraineté et le libre choix des partenaires dans la conduite des affaires sécuritaires.

Le JNIM, une menace majeure dans le Sahel

Au cœur des préoccupations américaines figure le JNIM, l’un des principaux groupes armés actifs au Mali et dans l’ensemble de la région sahélienne. Créé en 2017 à la suite de la fusion de plusieurs organisations jihadistes affiliées à Al-Qaïda, le mouvement représente aujourd’hui une menace importante pour les États de la région.

Le groupe mène régulièrement des attaques contre les forces armées, les représentants de l’État, les infrastructures économiques et les axes de circulation. Il tire également une partie de ses ressources des enlèvements contre rançon, des extorsions et des prélèvements imposés aux populations vivant dans les zones sous son influence.

Classé depuis septembre 2018 par les États-Unis parmi les organisations terroristes étrangères, le JNIM fait l’objet de plusieurs mesures restrictives américaines, notamment le gel d’avoirs et des sanctions contre les personnes ou structures qui lui apporteraient un soutien.

Son chef, Iyad Ag Ghali, est sous sanctions américaines depuis 2013. Amadou Kouffa, dirigeant de la Katiba Macina, une composante majeure du groupe, a également été sanctionné en 2019.

Par ailleurs, Washington propose une récompense pouvant atteindre sept millions de dollars pour toute information permettant de localiser Abou Obeida Youssef al-Annabi, chef d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), dont la branche sahélienne a participé à la création du JNIM.

Vers un nouveau chapitre dans les relations sécuritaires entre Bamako et Washington ?

Cette éventuelle implication américaine intervient dans un contexte marqué par un rapprochement progressif entre Bamako et Washington après plusieurs années de tensions. La coopération sécuritaire entre les deux pays s’était fortement réduite après les changements politiques survenus au Mali en 2020 et 2021, puis avec le rapprochement de Bamako avec la Russie sur le plan militaire.

Mais depuis le début de l’année, plusieurs responsables américains ont effectué des déplacements au Mali afin d’échanger avec les autorités sur la lutte contre les groupes armés, le partage de renseignements et une possible reprise des missions américaines de renseignement, de surveillance et de reconnaissance dans le pays.

Ces capacités pourraient permettre un meilleur suivi des mouvements des groupes armés et fournir des informations utiles aux opérations antiterroristes. Par le passé, Washington avait déjà transmis à Bamako des renseignements ayant contribué à des opérations visant des responsables du JNIM.

Sur le plan diplomatique, un assouplissement a également été observé avec la levée, en février dernier, de sanctions américaines visant trois officiers maliens accusés de liens présumés avec le groupe paramilitaire russe Wagner.

Malgré cette évolution, le Mali poursuit sa coopération militaire avec la Russie. Les éléments de l’Africa Corps participent toujours aux opérations aux côtés des Forces armées maliennes, après le retrait des forces françaises et la fin de la mission de stabilisation des Nations unies (MINUSMA) en 2023.

À Bamako, le message reste donc clair : toute coopération internationale dans le domaine sécuritaire devra répondre aux priorités définies par les autorités maliennes et s’inscrire dans un cadre respectueux de la souveraineté nationale.

Burkina Faso : le ministère de l’Économie alerte sur la montée des placements financiers frauduleux

Face à la multiplication des offres financières promettant des gains exceptionnels, le ministère burkinabè de l’Économie et des Finances tire la sonnette d’alarme. Dans un communiqué publié mardi, l’institution met en garde les populations contre des systèmes de collecte de fonds et de placements financiers non autorisés, qui pourraient entraîner de lourdes pertes pour les épargnants.

Selon le ministère, plusieurs structures et individus proposent actuellement, à travers le pays, des opérations de collecte d’argent, de placements financiers, d’octroi de crédits ou encore de prises de participation, avec la promesse de rendements particulièrement élevés pouvant dépasser 100 % du montant investi.

Derrière ces promesses attractives se cacheraient, selon les autorités, des mécanismes assimilables à des systèmes pyramidaux. Le ministère précise que les fonds collectés ne reposent sur aucun investissement réel identifié, exposant ainsi les déposants à une perte totale et définitive de leurs économies.

Pour les services de l’État, ces pratiques représentent une menace sérieuse pour la sécurité financière des citoyens et fragilisent la confiance dans le système économique.

Face à cette situation, le ministère de l’Économie et des Finances met en demeure les promoteurs de ces structures de mettre immédiatement fin à leurs activités et de se conformer aux textes en vigueur. À défaut, ils s’exposent à des poursuites judiciaires ainsi qu’aux sanctions prévues par la réglementation.

Les autorités invitent par ailleurs les populations à faire preuve d’une grande prudence face aux offres promettant des bénéfices rapides, garantis ou disproportionnés. Avant tout investissement, elles recommandent de s’assurer que la structure sollicitée dispose bien d’un agrément délivré par les services compétents du ministère de l’Économie et des Finances ou par la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO).

Le ministère encourage enfin les citoyens à signaler toute proposition suspecte ou toute tentative d’escroquerie auprès des services compétents de la Direction générale du Trésor et de la Comptabilité publique, afin de limiter la propagation de ces pratiques financières illégales.

Burkina Faso : l’opération Wibga 3 renforce la sécurité à Ouahigouya, plusieurs motos ont été saisies dans la nuit

La pression se poursuit dans le cadre de l’opération Wibga 3. Dans la nuit du mardi 21 au mercredi 22 juillet 2026, les forces de la Police nationale ont mené une vaste opération de contrôle et de sécurisation dans les secteurs 11 et 12 de Ouahigouya, dans la région du Yaadga. Au terme de cette intervention, plusieurs engins à deux roues ont été saisis pour défaut de documents, illustrant la volonté des autorités de renforcer la sécurité dans cette zone considérée comme sensible.

Déployant six équipes, dont trois unités véhiculées et trois motorisées, la Direction régionale de la Police nationale du Yaadga a procédé à des contrôles documentaires, des fouilles et des opérations de sécurisation ciblées dans ces quartiers confrontés à d’importants défis sécuritaires.

L’intervention s’inscrit dans le cadre de la troisième phase de l’opération Wibga, lancée le 8 juillet dernier par le ministre de la Sécurité, Mahamadou Sana, afin d’intensifier les actions de prévention et de lutte contre l’insécurité sur l’ensemble du territoire.

Le bilan dressé par les forces de l’ordre est jugé satisfaisant. Au total, neuf engins à deux roues ont été conduits dans les locaux de la Police pour défaut de documents réglementaires, confirmant l’importance accordée au respect des obligations administratives lors de ces opérations de contrôle.

Sur le terrain, cette initiative a été favorablement accueillie par une partie de la population, qui y voit un moyen de renforcer la sécurité et de prévenir les activités illicites dans les zones les plus exposées. Les forces de sécurité ont, à cette occasion, renouvelé leur appel à la collaboration des citoyens, estimant que la coopération entre les populations et les services de sécurité demeure un levier essentiel pour garantir la réussite de ces opérations et préserver la quiétude des habitants.

Ouagadougou : dix personnes interpellées en flagrant délit de consommation de stupéfiants dans la zone Zaca

La Police municipale de Ouagadougou a intensifié sa lutte contre la consommation de stupéfiants en menant, mercredi 22 juillet 2026, une opération inopinée dans la zone du projet Zaca, située dans l’arrondissement n°1 de la capitale burkinabè. L’intervention, conduite par la Direction de la Police de la Salubrité et de la Tranquillité Urbaine (DPSTU), a permis l’interpellation de dix individus surpris en flagrant délit de consommation de substances illicites, selon un communiqué publié jeudi 23 juillet par l’institution.

Au terme de cette opération, la Police municipale a indiqué que les personnes interpellées seront soumises à des travaux d’intérêt communautaire (TIC), conformément aux dispositions en vigueur. Les autorités ont toutefois souligné que cette action ne se limitait pas à son volet répressif. Sur place, les agents ont également organisé une séance de sensibilisation afin d’informer les contrevenants sur les conséquences sanitaires, sociales et sécuritaires liées à la consommation de stupéfiants.

À travers cette intervention, la Police municipale réaffirme sa volonté de lutter contre les comportements susceptibles de troubler la tranquillité urbaine tout en privilégiant une approche mêlant sanction et prévention. Elle invite par ailleurs les citoyens à adopter des comportements responsables afin de préserver leur santé, leur avenir et la quiétude de la population, tout en les encourageant à signaler aux services compétents tout comportement jugé suspect.

Tenkodogo : en un an, Faso Mêbo transforme le visage de la ville et suscite un nouvel élan citoyen

Un an après le lancement de ses activités à Tenkodogo, l’Agence Faso Mêbo imprime déjà sa marque sur le paysage urbain de la capitale du Zoungrantenga. Entre le pavage de la Place de la Nation, l’aménagement d’une rue et la réhabilitation des abords de la Route nationale n°16, l’initiative présidentielle engagée en juillet 2025 redessine progressivement la ville, tout en améliorant le quotidien des habitants et des commerçants.

Le changement est particulièrement visible le long de la RN16, entre la gare de Bittou, située en face de la cathédrale, et la Place de la Nation. Les accotements de cette artère ont été entièrement pavés sur une superficie de 20 000 m², mettant fin aux nuages de poussière en saison sèche et aux bourbiers qui rendaient la circulation difficile pendant l’hivernage. Ce nouvel aménagement offre désormais un cadre plus propre et plus agréable, qui profite directement aux activités économiques installées le long de cette voie.

Pour Hamidou Balima, commerçant installé sur l’avenue, la différence est spectaculaire. Là où s’accumulaient autrefois les eaux stagnantes, les déchets et la poussière, règne désormais un environnement propre et accueillant. Il affirme que cette transformation a changé les habitudes de sa clientèle. Les consommateurs n’hésitent plus à s’attarder autour d’un café, ce qui contribue à dynamiser son activité. « C’est propre. On dirait que nous sommes en Europe. Avant, personne ne voulait s’asseoir ici pour boire son café. Mais avec le pavage des abords de la voie, les clients viennent prendre leur café ici et y passent plus du temps », témoigne-t-il.

Le même constat est partagé par Assana Kouama, vendeuse de fruits. Selon elle, l’affluence accrue autour des commerces bénéficie également à son activité, les clients venus prendre un café profitant de leur passage pour acheter ses produits.

Pour Boukaré Yamneda, promoteur d’une unité de production d’eau emballée, les travaux ont également levé un obstacle logistique majeur. Avant le pavage de la rue longeant son entreprise, les premières pluies rendaient particulièrement difficile la sortie des tricycles chargés de marchandises. Aujourd’hui, les déplacements s’effectuent sans difficulté. Au-delà des infrastructures, il voit dans cette initiative la preuve que le développement peut être porté par les populations elles-mêmes. « C’est impeccable ce que l’Agence Faso Mêbo a fait à Tenkodogo », affirme-t-il, avant d’inviter les citoyens à soutenir davantage l’initiative : « Faites le geste, c’est la patrie qui gagne. »

La Place de la Nation constitue l’un des chantiers emblématiques du programme. Une moitié de son pourtour est déjà pavée, tandis que les travaux doivent se poursuivre afin d’aménager l’intérieur de l’esplanade ainsi que le reste de son périmètre.

Selon le coordonnateur régional de l’Agence Faso Mêbo dans le Nakambé, l’adjudant Inoussa Kanazoé, ces réalisations sont le fruit d’une forte mobilisation des populations locales et de la diaspora. En une année, les contributions recueillies représentent 877 tonnes de ciment, 435 tonnes de sable, 1 193 tonnes de granite, 75 sacs de sekalite, 1 160 litres d’huile, 3 200 litres de gasoil, 1 200 litres d’essence ainsi que 436 packs d’eau. Grâce à cette mobilisation, la région du Nakambé occupe désormais la troisième place au niveau national en matière de réalisations, derrière le Kadiogo et le Guiriko.

Fort de ces résultats, l’Agence Faso Mêbo entend poursuivre son action. Le préfet et président de la délégation spéciale de Tenkodogo, Sami Bérenger Pooda, annonce que les prochains travaux concerneront le prolongement du pavage des abords de la RN16 jusqu’à l’Institut national de formation des professionnels de l’éducation (ex-ENEP), l’aménagement de la devanture de la salle polyvalente Étalon ainsi que deux autres rues déjà préparées à cet effet.

Saluant un bilan qu’il qualifie de « satisfecit », le premier responsable communal estime néanmoins que la mobilisation citoyenne doit être relancée afin de maintenir la dynamique. Il plaide pour une implication accrue des comités villageois de développement et pour une diversification des contributeurs, rappelant que chaque geste participe à la transformation de la ville. Il renouvelle ainsi son appel aux habitants de Tenkodogo à poursuivre leur engagement en faveur du développement de leur commune.

Athlétisme : Marthe Koala poursuit son envol avec une nouvelle médaille d’or en Slovaquie

Marthe Koala continue d’écrire une nouvelle page de son histoire sur les pistes internationales. La championne burkinabè a une nouvelle fois fait parler son talent en remportant, ce week-end, l’épreuve du saut en longueur du Meeting du World Athletics Continental Tour en Slovaquie. Avec un bond mesuré à 6,71 mètres, elle décroche une nouvelle médaille d’or et confirme son impressionnante régularité au plus haut niveau.

Cette victoire vient prolonger une saison 2026 déjà riche en succès pour l’athlète burkinabè. Depuis le début de l’année, Marthe Koala enchaîne les performances remarquables et signe en Slovaquie sa cinquième victoire sur le circuit international.

Son année sportive avait commencé sous les meilleurs auspices le 25 avril au Kenya, lors du World Athletics Continental Tour Gold, où elle s’était imposée grâce à un saut de 6,77 mètres. Dès le lendemain, elle confirmait sa forme exceptionnelle en remportant également le Botswana Golden Grand Prix.

Quelques semaines plus tard, le 15 mai, la Burkinabè s’illustrait encore aux Championnats d’Afrique d’athlétisme à Accra, au Ghana, en décrochant la médaille d’argent. Elle retrouvait ensuite le chemin de la victoire le 31 mai en Grèce, à l’occasion d’une étape du World Continental Tour Bronze.

Le 21 juin, Marthe Koala poursuivait son impressionnante série aux Pays-Bas. Elle y remportait une nouvelle étape du Continental Tour Gold avec un saut de 6,77 mètres, égalant ainsi sa meilleure performance de la saison.

Avec ce nouveau sacre obtenu en Slovaquie, la championne burkinabè confirme son statut de figure majeure du saut en longueur africain. Cette nouvelle performance vient renforcer sa dynamique positive et constitue une étape supplémentaire dans sa préparation pour les prochaines grandes compétitions internationales.