Mali : Le Premier ministre malien Abdoulaye Maïga au chevet des blessés après les attaques de Kati

Le Premier ministre malien et le président du CNT ont rendu visite aux blessés des attaques du 25 avril 2026, tout saluant le personnel médical.

 

Au Mali, les autorités de la transition ont effectué une visite de solidarité auprès des victimes des récentes attaques. Le Premier ministre malien Abdoulaye Maïga et le président du Conseil national de Transition Malick Diaw se sont rendus, le 27 avril 2026, au Centre hospitalier universitaire Pr Bocar Sidy Sall.

Cette visite avait pour objectif de s’enquérir de l’état de santé des blessés des attaques survenues deux jours plus tôt à Kati. Les responsables ont parcouru plusieurs services, notamment la réanimation, la traumatologie et le Pavillon D, où sont pris en charge les cas les plus graves.

Sur place, Abdoulaye Maïga a fermement condamné des actes qualifiés de barbares, tout en exprimant sa reconnaissance au personnel médical pour son engagement dans la prise en charge des victimes.

Les autorités ont indiqué qu’une partie des blessés a pu regagner son domicile après traitement, tandis que d’autres restent sous surveillance médicale intensive. Des dispositions ont également été annoncées pour accompagner les familles touchées. Le gouvernement prévoit notamment la mise à disposition d’abris temporaires pour les personnes dont les habitations ont été endommagées, en attendant des solutions durables.

Au cours de cette visite, les autorités ont appelé les populations à garder leur calme et à respecter les consignes de sécurité en vigueur. Elles ont insisté sur la nécessité de la solidarité nationale face à cette situation sécuritaire.

Cette démarche s’inscrit dans un contexte de mobilisation des autorités de transition, qui réaffirment leur engagement aux côtés des populations touchées par les violences récentes.

Burkina Faso : décès du colonel-major Somda Bertin, une figure majeure de la Gendarmerie

Ancien chef d’État-major de la Gendarmerie nationale, Somda Bertin s’est éteint le 22 avril 2026, laissant l’image d’un officier engagé.

 

Le Burkina Faso est en deuil avec la disparition du colonel-major à la retraite Somda Bertin, décédé le 22 avril 2026. Ancien chef d’État-major de la Gendarmerie nationale du Burkina Faso, il laisse le souvenir d’un officier rigoureux, méthodique et profondément attaché aux valeurs républicaines. Dans un message empreint d’émotion, la Gendarmerie nationale a salué la mémoire d’un homme dont le parcours a marqué durablement l’histoire de l’institution sécuritaire burkinabè.

Formé au Prytanée militaire de Kadiogo, ancienne École militaire préparatoire africaine, il obtient son baccalauréat en 1973 avant d’embrasser la carrière militaire. Après sa formation d’officier interarmes, il intègre la Gendarmerie nationale où il se distingue rapidement par son sens du devoir et ses qualités d’analyse.

Géographe de formation et homme de terrain, Somda Bertin s’impose comme un cadre organisé et pragmatique. Convaincu que la performance d’une institution repose sur la qualité de ses ressources humaines, il s’investit dans la formation, contribuant à encadrer plusieurs générations d’officiers.

Nommé chef d’État-major de la Gendarmerie nationale le 27 septembre 1989, il occupe ce poste jusqu’au 13 juin 1995. Durant cette période, l’institution connaît un renforcement de ses capacités opérationnelles ainsi qu’une consolidation de ses principes fondamentaux.

Visionnaire, il favorise également le développement de la coopération régionale en matière de sécurité, estimant que les défis sécuritaires dépassent les frontières nationales. Chef respecté, il alliait exigence professionnelle et sens de l’écoute. Ferme dans ses décisions, il restait attentif aux réalités du terrain, mobilisant ses hommes autour des missions assignées.

Sa carrière, riche et variée, l’a conduit à occuper plusieurs fonctions de responsabilité. Il a notamment été commandant d’escadron à Bobo-Dioulasso, gouverneur de la région de l’Est à Fada N’Gourma, ainsi que cadre au ministère de la Défense et à l’Inspection générale des Forces armées. Admis à la retraite en 2015, il laisse l’image d’un officier accompli et d’un patriote discret. Peu enclin à la médiatisation, il privilégiait l’efficacité et la rigueur dans l’action.

Avec sa disparition, la Gendarmerie nationale perd l’un de ses serviteurs les plus emblématiques. Son héritage demeure à travers les valeurs qu’il a su transmettre aux générations de gendarmes.

Attaque au Mali : Le début de “l’hiver noir” annoncé par Ibrahim Traoré ?

Le Mali est sous le choc après la mort du ministre de la Défense, tué lors d’une attaque à Kati. Les autorités ont décrété un deuil national et renforcé les mesures sécuritaires.

 

Le ministre malien de la Défense, Sadio Camara, a été tué samedi 25 avril 2026 lors d’une attaque visant sa résidence privée à Kati, non loin de Bamako. L’annonce officielle a été faite à la télévision nationale par le porte-parole du gouvernement, le général de brigade Ousmane Coulibaly.

Selon les autorités, le défunt, également ministre d’État et figure centrale de la transition, bénéficiera de funérailles nationales sur instruction du président de la transition, le général d’armée Assimi Goïta.

Un deuil national de deux jours a été décrété à compter du lundi 27 avril 2026 pour rendre hommage à l’ancien chef militaire.

Un dispositif sécuritaire renforcé

Dans la foulée, les autorités ont instauré un couvre-feu nocturne de 72 heures dans le district de Bamako, en vigueur de 21 heures à 6 heures. Cette mesure s’étend également à la région de Koulikoro, où elle pourrait durer jusqu’à trente jours.

Ces décisions interviennent dans un contexte de fortes tensions sécuritaires après des attaques simultanées ayant ciblé plusieurs villes stratégiques du pays.

Plusieurs localités visées

Depuis samedi, des attaques d’une intensité inhabituelle ont été signalées dans plusieurs villes, notamment à Kati, Bamako, Sévaré, Gao et Kidal. La situation a plongé le pays dans un climat de choc et d’incertitude.

À Bamako, des dispositifs de sécurité ont été déployés autour de sites sensibles, avec des barrages visibles devant des commissariats, l’état-major des armées et les installations de l’Office de radiodiffusion-télévision du Mali.

À Kati, ville stratégique située à une quinzaine de kilomètres de la capitale, des habitants rapportent des tirs entendus dimanche. Plusieurs axes routiers restent difficilement accessibles, en raison de la multiplication des contrôles et des restrictions de circulation.

Une accalmie relative dans le centre

Dans le centre du pays, notamment à Mopti et Sévaré, la situation s’est progressivement stabilisée dimanche après de violents affrontements survenus la veille.

Les combats avaient opposé les forces armées maliennes aux éléments du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda. Grâce à un appui aérien et au renforcement des forces de défense, plusieurs positions stratégiques ont été reprises, dont la résidence du gouverneur et un poste de sécurité.

Selon des témoignages locaux, les populations ont progressivement repris leurs activités, signe d’un retour relatif au calme.

Des combats signalés à Kidal

Par ailleurs, des affrontements ont été rapportés à Kidal entre l’armée malienne et les combattants du Front de libération de l’Azawad (FLA), qui revendique la reprise de la ville.

Aucune confirmation officielle n’a été donnée par les autorités maliennes à ce sujet. Toutefois, l’état-major a indiqué que des opérations de ratissage se poursuivent dans plusieurs zones, notamment à Kati, Kidal et dans d’autres localités.

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Port d’Abidjan : Hilaire Lamizana nommé PCA

Le Port autonome d’Abidjan change de gouvernance au sommet de son Conseil d’administration. Hilaire Lamizana a été désigné pour prendre la présidence, avec pour mission de consolider les performances de la plateforme portuaire.

 

Hilaire Lamizana est le nouveau Président du Conseil d’Administration (PCA) du Port Autonome d’Abidjan. Il a été porté à cette fonction le jeudi 23 avril 2026, à l’issue d’une session extraordinaire du Conseil, a appris Wakat Séra. Il succède ainsi à Abdou Touré.

Réuni ce même jour, le Conseil d’Administration de l’institution portuaire a procédé à cette désignation au terme de ses travaux. À travers ce choix, Hilaire Lamizana devient le représentant du président de la République de Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara, au sein de cette instance stratégique.

Selon un communiqué du Port Autonome d’Abidjan, le nouveau PCA est décrit comme un « professionnel aguerri du secteur portuaire », doté d’une expérience confirmée et d’une maîtrise approfondie des enjeux liés au fonctionnement du port.

L’institution souligne également que son parcours est marqué par un engagement constant dans le développement et la performance du secteur portuaire, ce qui constitue un atout majeur pour ses nouvelles responsabilités.

Hilaire Lamizana connaît bien la maison. Au cours de sa carrière, il a déjà dirigé le Port Autonome d’Abidjan en qualité de Directeur général. À ce poste, il s’était illustré par la mise en œuvre de réformes structurantes et par une gestion orientée vers les résultats, renforçant ainsi sa crédibilité au sein de l’écosystème portuaire national. Cette nomination consacre donc une figure expérimentée, reconnue pour son engagement et sa capacité à accompagner les orientations stratégiques définies par les autorités ivoiriennes.

Prenant la parole, Hilaire Lamizana a exprimé sa gratitude au président Alassane Ouattara ainsi qu’aux membres du Conseil pour la confiance placée en lui. Il a également réaffirmé son attachement au Port Autonome d’Abidjan et sa volonté de travailler en synergie avec la Direction générale et l’ensemble des acteurs du secteur.

Son objectif affiché reste de renforcer la compétitivité et le rayonnement de la plateforme portuaire d’Abidjan.

AES : une compagnie aérienne commune officiellement lancée à Niamey

Les pays de l’Alliance des États du Sahel ont franchi un cap avec la signature de l’acte de création d’une compagnie aérienne régionale.

 

Les États membres de la Alliance des États du Sahel ont officialisé, le 22 avril 2026 à Niamey, la création d’une compagnie aérienne commune. Cette décision a été actée en marge de la 3ᵉ édition des Journées de l’Aviation Civile, une rencontre ayant réuni les ministres en charge des Transports, les responsables des autorités de l’aviation civile ainsi que des partenaires techniques et financiers.À travers cette initiative, les pays de l’AES entendent se doter d’un outil stratégique pour renforcer la connectivité régionale et soutenir leur développement économique.

En parallèle, les participants ont examiné la mise en place d’un organisme commun chargé des enquêtes sur les accidents et incidents d’aviation civile, dans le but d’améliorer la sécurité aérienne conformément aux normes internationales.

Les échanges ont abouti à plusieurs recommandations, notamment la mutualisation des moyens, l’élaboration d’une feuille de route pour le développement harmonisé du secteur et le renforcement du fret aérien dans la région. Les responsables ont insisté sur l’importance du transport aérien comme levier de croissance, d’intégration et de solidarité entre les pays membres. Le projet de création de cette compagnie régionale remonte à novembre 2023, peu après la mise en place de la confédération, lors d’une rencontre ministérielle tenue à Bamako.

Avec cette décision, les États de l’AES franchissent une étape supplémentaire dans leur ambition de structurer des infrastructures communes et de renforcer leur souveraineté dans des secteurs stratégiques.

Burkina Faso : le ministre de la Défense en visite auprès des forces engagées à Bobo-Dioulasso

Le ministre d’État en charge de la Défense, le général Célestin Simporé, a rencontré les unités de la 2e région militaire pour réaffirmer le soutien du gouvernement aux forces engagées sur le terrain.

 

Le ministre d’État, ministre de la Guerre et de la Défense patriotique, le général Célestin Simporé, s’est rendu le 22 avril 2026 auprès des unités de la 2e région militaire basée à Bobo-Dioulasso.

Cette visite s’inscrit dans une démarche de proximité avec les forces engagées dans la sécurisation du territoire, selon les autorités militaires. Elle a permis au membre du gouvernement de s’informer sur la situation opérationnelle et les actions en cours dans la région.

Accompagné de la hiérarchie des Forces de défense et de sécurité, ainsi que du commandement du groupement de forces pour la sécurisation de l’Ouest, le ministre a échangé directement avec les soldats déployés sur le terrain.

À cette occasion, il a transmis le message du chef de l’État, Ibrahim Traoré, saluant l’engagement et la détermination des troupes dans un contexte sécuritaire jugé difficile. Le général Simporé a exprimé la reconnaissance des autorités pour les efforts consentis par les forces armées, tout en les encourageant à poursuivre leur mission avec discipline et engagement. Dans son intervention, il a également dressé une lecture de la situation sécuritaire actuelle, évoquant les défis auxquels font face le Burkina Faso et les pays de la Confédération des États du Sahel.

Il a appelé les unités à faire preuve de vigilance face aux menaces extérieures et aux tentatives de déstabilisation, tout en insistant sur la nécessité de maintenir une forte résilience sur le terrain.

Le ministre a enfin exhorté les forces combattantes à rester mobilisées autour des objectifs de souveraineté et de sécurisation du territoire national, dans un contexte marqué par la poursuite des opérations militaires.

Ibrahim Traoré visite une prison agricole de Baporo et défend des conditions plus humaines pour les pensionnaires

Le président burkinabè Ibrahim Traoré a effectué une visite inédite dans une prison agricole à Baporo, affichant sa volonté de réformer le système carcéral.

 

Dans un geste inédit au Burkina Faso, le président du Faso, Ibrahim Traoré, s’est rendu ce mercredi 22 avril 2026 au Centre pénitentiaire agricole de Baporo, dans la province du Sanguié. Selon l’administration pénitentiaire, il est rare qu’un chef d’État en exercice visite une prison, aussi bien en Afrique que dans le reste du monde. Cette visite s’inscrit dans le cadre d’un déplacement vers Bobo-Dioulasso pour la 22e édition de la Semaine nationale de la culture.

Le site visité est un centre de détention en milieu ouvert, où les pensionnaires sont engagés dans des activités agricoles et pastorales. À cette occasion, un champ de maïs de 40 hectares, exploité en pleine saison sèche par les détenus, a été présenté au chef de l’État.

Face aux pensionnaires, Ibrahim Traoré a exposé sa vision d’un système carcéral plus humain. Il a insisté sur la nécessité de préserver la dignité des détenus, rappelant les valeurs de respect attachées aux sociétés africaines.

Le président burkinabè a également défendu l’introduction des travaux d’intérêt général, qu’il considère comme un levier de réinsertion. Selon lui, cette approche permet aux détenus de se former, d’acquérir des compétences et de contribuer au développement national.

Dans cette dynamique, il a annoncé une orientation vers des prisons intégrées dans des zones de production, avec pour objectif de réduire le nombre d’établissements classiques et de privilégier des centres à vocation économique.

Le chef de l’État a, par ailleurs, encouragé les détenus à garder espoir et à tirer profit des opportunités de formation, assurant un accompagnement des autorités judiciaires pour favoriser leur réinsertion.

Sur le plan des infrastructures, les autorités ont engagé la construction d’un bâtiment moderne R+1 au sein du centre. Selon le ministre de la Justice, Rodrigue Bayala, cette infrastructure, d’un coût estimé à 500 millions de francs CFA, vise à améliorer les conditions de détention.

D’une capacité de 500 places, le bâtiment offrira des conditions de vie plus adaptées, en cohérence avec la politique d’humanisation des prisons engagée par le gouvernement.

Du côté des détenus, cette initiative est saluée. Leur représentant a exprimé sa reconnaissance pour les réformes engagées, notamment la loi sur les travaux d’intérêt général, qui contribue à améliorer leurs conditions de vie et à réduire leurs peines.

Centre à vocation agricole, le site de Baporo a enregistré une production de 240 tonnes en 2025. Pour 2026, les responsables ambitionnent de cultiver plus de 300 hectares, avec une production attendue de plus de 780 tonnes.

Créé en 1986 sous la présidence de Thomas Sankara, ce centre pénitentiaire s’inscrit dans une logique de production et de réinsertion, aujourd’hui remise en avant par les autorités burkinabè.

SNC 2026 : Les autorités assurent que tout est prêt pour la 22e édition de la Semaine nationale de la Culture

Le secrétaire général du ministère burkinabè de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Bètamou Fidèle Aymar Tamini, également président du Comité national d’organisation (CNO) de la 22e édition de la Semaine nationale de la Culture, a fait le point des préparatifs ce mardi 21 avril 2026 à Bobo-Dioulasso.

 

« Tout est fin prêt pour la tenue de la SNC 2026 », a-t-il assuré face à la presse. L’événement est prévu du 25 avril au 2 mai autour du thème « Culture, jeunesse et transmission des valeurs sociales ».

Les organisateurs ont présenté l’état d’avancement des préparatifs de cette biennale dédiée à la valorisation du patrimoine culturel burkinabè. Sécurité, programmation artistique, infrastructures et hébergement ont été passés en revue, avec la volonté d’offrir un rendez-vous à la hauteur des attentes des festivaliers.

Selon Bètamou Fidèle Aymar Tamini, plusieurs dispositifs ont été mis en place pour garantir le bon déroulement de la manifestation. Il a notamment annoncé la mise en place de trois espaces de dégustation consacrés aux pays membres de l’Alliance des États du Sahel, avec des animations autour des spécialités culinaires.

Des innovations sont également prévues. La commission en charge des enfants introduit des activités d’initiation à l’art capillaire à l’espace rencontre jeunesse de Dafra, dans une dynamique de transmission des savoir-faire. De son côté, la commission aménagement prévoit un espace dédié à l’AES pour promouvoir les richesses artistiques et touristiques des pays membres.

Au niveau du marché des arts, des formations sur le streaming, des master class, des soirées culturelles par pays et des rencontres professionnelles sont programmées. Des cadres d’échanges et de signature de partenariats sont également annoncés.

Parmi les temps forts, les organisateurs annoncent le retour du grand carnaval des masques, symbole de l’identité culturelle nationale, ainsi que l’organisation de la Semaine de la fraternité de l’AES. Dans ce cadre, le Burkina Faso, qui assure la présidence de la Confédération à travers le capitaine Ibrahim Traoré, accueillera la deuxième édition de cette initiative visant à renforcer les liens entre les peuples sahéliens.

Les principales activités se tiendront notamment au Village des communautés, à la Maison de la Culture et à la mairie centrale de Bobo-Dioulasso. Un espace spécifique dédié à l’AES sera également aménagé pour mettre en avant la solidarité et l’intégration entre les pays membres. Les organisateurs annoncent par ailleurs la mise en place d’une plateforme de billetterie en ligne afin de faciliter l’accès aux festivaliers.

Au total, plus de 750 000 participants sont attendus pour cette édition 2026, qui s’annonce comme un rendez-vous culturel majeur au Burkina Faso.

Burkina Faso : suspension de 359 associations pour non-conformité

Les autorités burkinabè ont décidé de suspendre plus de 350 associations pour non-respect des règles en vigueur, dans une démarche d’assainissement du secteur.

Le gouvernement burkinabè a décidé, mardi 21 avril 2026, de suspendre plus de 350 associations jugées non conformes à la législation en vigueur, dans le cadre d’une opération visant à assainir le secteur de la société civile.

Par un arrêté signé du ministre d’État, ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité, Émile Zerbo, un total de 359 associations est suspendu à compter de cette date, en raison du non-renouvellement de leurs instances dirigeantes.

Le document précise, dans son article premier, que ces organisations, dont la liste est annexée, sont sanctionnées « pour non-renouvellement de leurs instances conformément à leurs statuts, leur règlement intérieur et la loi en vigueur ».

Durant toute la période de suspension, seules les activités liées à la régularisation administrative sont autorisées, indique le même texte. La procédure de réhabilitation est également définie. La levée de la suspension reste conditionnée à l’obtention d’une attestation de renouvellement, précise l’article 2 de l’arrêté.

Les associations concernées interviennent dans plusieurs secteurs, notamment la religion, l’environnement, le développement durable, la santé, la sécurité alimentaire, la cohésion sociale, le genre, le droit, la gouvernance, l’éducation et la tolérance.

Cette mesure intervient quelques jours après la dissolution, le 15 avril, de 118 organisations, dont des ONG, interdites d’activités sur l’ensemble du territoire.

Le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo avait déjà affiché la fermeté du gouvernement le 18 avril à Ouahigouya, lors d’échanges avec les forces vives du Yadéga. Il avait dénoncé le manque de transparence de certaines structures, l’absence de traçabilité financière et des tentatives d’influence extérieure via certaines ONG.

« Toutes les associations et ONG doivent être régulièrement enregistrées et fonctionner dans le respect des règles », avait-il déclaré, affirmant que cette réforme sera menée à terme.

Il avait également souligné que les dissolutions ne sont pas arbitraires, évoquant des récépissés expirés et des instances non renouvelées, estimant que certaines structures étaient devenues inactives de fait.