Burkina Faso : suspension de 359 associations pour non-conformité

Les autorités burkinabè ont décidé de suspendre plus de 350 associations pour non-respect des règles en vigueur, dans une démarche d’assainissement du secteur.

Le gouvernement burkinabè a décidé, mardi 21 avril 2026, de suspendre plus de 350 associations jugées non conformes à la législation en vigueur, dans le cadre d’une opération visant à assainir le secteur de la société civile.

Par un arrêté signé du ministre d’État, ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité, Émile Zerbo, un total de 359 associations est suspendu à compter de cette date, en raison du non-renouvellement de leurs instances dirigeantes.

Le document précise, dans son article premier, que ces organisations, dont la liste est annexée, sont sanctionnées « pour non-renouvellement de leurs instances conformément à leurs statuts, leur règlement intérieur et la loi en vigueur ».

Durant toute la période de suspension, seules les activités liées à la régularisation administrative sont autorisées, indique le même texte. La procédure de réhabilitation est également définie. La levée de la suspension reste conditionnée à l’obtention d’une attestation de renouvellement, précise l’article 2 de l’arrêté.

Les associations concernées interviennent dans plusieurs secteurs, notamment la religion, l’environnement, le développement durable, la santé, la sécurité alimentaire, la cohésion sociale, le genre, le droit, la gouvernance, l’éducation et la tolérance.

Cette mesure intervient quelques jours après la dissolution, le 15 avril, de 118 organisations, dont des ONG, interdites d’activités sur l’ensemble du territoire.

Le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo avait déjà affiché la fermeté du gouvernement le 18 avril à Ouahigouya, lors d’échanges avec les forces vives du Yadéga. Il avait dénoncé le manque de transparence de certaines structures, l’absence de traçabilité financière et des tentatives d’influence extérieure via certaines ONG.

« Toutes les associations et ONG doivent être régulièrement enregistrées et fonctionner dans le respect des règles », avait-il déclaré, affirmant que cette réforme sera menée à terme.

Il avait également souligné que les dissolutions ne sont pas arbitraires, évoquant des récépissés expirés et des instances non renouvelées, estimant que certaines structures étaient devenues inactives de fait.

Mali : Diarra Transport suspendue après une vidéo controversée du JNIM

Le gouvernement malien a ordonné la suspension immédiate de Diarra Transport après la diffusion d’une vidéo du JNIM affirmant un accord avec la société. Cette décision vise à réaffirmer l’autorité de l’État face aux groupes armés.

 

Le gouvernement malien a suspendu, le 22 octobre 2025, les activités de Diarra Transport, après la diffusion d’une vidéo du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM). Dans l’enregistrement, le porte-parole du JNIM, Bina Diarra, affirme que l’entreprise peut reprendre ses activités, sous certaines conditions religieuses et sociales, notamment la séparation des sexes et le port du voile intégral pour les femmes.

Diarra Transport avait déjà été visée par le groupe jihadiste, accusée d’avoir collaboré avec les forces armées maliennes en transportant du matériel militaire et en dénonçant des passagers. Ces accusations avaient conduit à l’interdiction de ses activités dans le nord et le centre du pays. Le ministère malien des Transports évoque désormais un « accord présumé » entre la société et le JNIM, mais estime que plusieurs zones d’ombre demeurent. En conséquence, la reprise des activités, initialement prévue pour le 23 octobre, est suspendue jusqu’à nouvel ordre.

Cette décision intervient dans un climat sécuritaire fragile, alors que les attaques contre les convois de camions-citernes se multiplient, provoquant une pénurie de carburant. Elle illustre la volonté du gouvernement de restaurer son autorité face aux groupes armés.

Centrafrique : les activités de quatre sociétés minières chinoises suspendues

Le gouvernement a suspendu les activités de ces entreprises installées à  Bozoum, dans le nord-ouest de la Centrafrique, par un arrêté du ministère des Mines.

L’arrêté explique cette mesure par l’inobservation par lesdites sociétés des textes régissant le secteur des mines en RCA, principalement le manquement aux obligations relatives à  la protection de l’environnement et au cahier des charges.

Les entreprises concernées sont MENG et MAO, TIAN, XIANG et TIAN RUN qui exercent dans la préfecture de l’Ouaham Pendé au nord-ouest.

« Pour que ces sociétés chinoises reprennent leurs activités en Centrafrique, elles doivent remplir toutes les conditions exigées par la loi et les règlements miniers en vigueur dans le pays », écrit le ministère des Mines.

Ce n’est pas la première fois que des sociétés minières chinoises installées en RCA tombent sous le coup de la loi minière. L’année dernière, HW-LEPO qui opère à  Yaloké a été sanctionnée par le ministère des Mines pour les mêmes motifs. Parfois ces sociétés ne sont détentrices que de permis de recherche, mais s’adonnent à  l’exploitation.

Il faut noter que, les habitants des zones où installées ces sociétés se plaignent beaucoup de l’exploitation anarchique des espaces attribués aux Chinois. Une situation qui entraine parfois des violences à  l’égard de ces Chinois. C’est le cas à  l’ouest de la Centrafrique, à  Sosso Nakombo notamment où trois ressortissants chinois ont été sauvagement assassinés en octobre dernier par des jeunes à cause de différends nés de l’exploitation minière.