Ouagadougou : un présumé braqueur arrêté après plusieurs agressions

La police du CPA 04 de Ouagadougou a interpellé un suspect impliqué dans plusieurs cas d’agressions et de vols à main armée dans la capitale.

Le Commissariat de Police de l’Arrondissement n°04 de Ouagadougou a procédé à l’arrestation d’un individu soupçonné d’être impliqué dans une série d’agressions et de vols à main armée dans plusieurs quartiers de la capitale.

Cette interpellation fait suite à une enquête approfondie ouverte après de nombreuses plaintes enregistrées par les services de police. Le suspect, un homme d’une trentaine d’années, opérait seul aussi bien en journée qu’à la nuit tombée.

Selon les éléments de l’enquête, il ciblait principalement la zone industrielle de Kossodo ainsi que les quartiers Tanghin, Polesgo, Sakoula, Somgandé, Toudoubwéogo et leurs environs. Il procédait d’abord à des repérages minutieux des commerces, domiciles et magasins avant de passer à l’acte au moment jugé opportun.

Armé d’un pistolet automatique, il menaçait ses victimes afin de les contraindre à remettre leurs biens, notamment des motos, des ordinateurs, des téléphones portables et de l’argent en espèces.

Les investigations ont également révélé que le suspect accordait une importance particulière à des pratiques mystiques. Il se préparait, selon les enquêteurs, à l’aide de fétiches installés dans sa chambre avant chaque opération.

En l’espace de six mois, le préjudice causé est estimé à plus de 10 millions de francs CFA.

Grâce à la collaboration des populations, les forces de l’ordre ont pu mettre la main sur plusieurs objets, dont un pistolet automatique, des munitions, un tricycle, des pièces d’argent, des canaris, ainsi que des clés et des terrains situés hors lotissement.

La Police nationale a salué l’implication des citoyens dans cette opération et les a invités à poursuivre leur collaboration en signalant tout comportement suspect via les numéros d’urgence 17, 16 et 1010.

L’État Burkinabè va acquérir 25% supplémentaires de la mine d’or de Kiaka et porter sa participation à 40%.

La recomposition du capital de la mine d’or de Kiaka au Burkina Faso franchit une étape importante. L’État burkinabè, à travers la Société de Participation Minière du Burkina Faso (SOPAMIB), s’apprête à accroître sa participation dans ce projet stratégique exploité par la société australienne West African Resources. Dans une annonce faite le 20 avril 2026, l’opérateur a confirmé l’acquisition prochaine par l’État de 25 % supplémentaires, pour un montant de 125 millions de dollars australiens, soit près de 50 milliards de FCFA.

Cette évolution s’inscrit dans la continuité du décret adopté en février 2026 par les autorités burkinabè et publié au Journal officiel. Elle vient mettre un terme à plusieurs mois d’incertitudes autour de la répartition du capital de Kiaka, considéré comme l’un des projets aurifères les plus prometteurs du pays.

Dans sa communication, West African Resources indique avoir mené des discussions approfondies avec le gouvernement burkinabè afin de redéfinir les bases du partenariat. Les deux parties visent une finalisation de l’opération avant la fin de l’année 2026. La compagnie prévoit de reverser aux actionnaires les fonds issus de cette cession sous forme de dividende exceptionnel.

Pour son président exécutif, Richard Hyde, cette avancée marque un tournant. Elle permet de clarifier la position de l’État et ouvre la voie à une coopération durable, avec des perspectives d’extension à d’autres projets aurifères détenus par la SOPAMIB.

La mine de Kiaka monte en puissance

Sur le plan opérationnel, les performances sont déjà significatives. Au premier trimestre 2026, West African Resources a produit plus de 107 000 onces d’or, soit environ 3,35 tonnes, dont près de 98 000 onces issues de la mine de Kiaka.

Les perspectives confirment l’importance stratégique du site. Selon les prévisions, Kiaka devrait produire plus de 230 000 onces d’or par an, soit environ 7,15 tonnes, sur une durée d’au moins dix ans. Dès 2026, la production pourrait atteindre près de 250 000 onces. La durée de vie de la mine est désormais estimée jusqu’en 2042, avec un potentiel d’extension, ce qui en fait un levier majeur pour l’économie nationale.

SOPAMIB, un modèle en construction

Au-delà de Kiaka, cette opération illustre la stratégie minière de l’État burkinabè. Rendue opérationnelle en 2024, la SOPAMIB poursuit le renforcement de son portefeuille. Elle détient déjà des actifs importants comme Boungou et Wahgnion, ainsi que des participations dans des sociétés d’exploration.

Elle devrait également assurer la gestion future de la mine de zinc de Perkoa et bénéficie de participations gratuites de 15 % dans l’ensemble des projets miniers du pays.

Cette montée en puissance alimente les comparaisons avec de grandes compagnies publiques africaines. En Algérie, Sonatrach s’impose comme un pilier économique, tandis qu’en Angola, Sonangol joue un rôle central dans la gestion des ressources pétrolières.

Retour sur la transaction Kiaka-SOPAMIB

Le processus a débuté en août 2025, lorsque West African Resources a suspendu la cotation de ses actions à la Bourse australienne, en prévision d’échanges avec le gouvernement burkinabè sur une éventuelle entrée renforcée au capital de Kiaka.

En novembre 2025, la compagnie confirmait l’ouverture de discussions avec les autorités, précisant que celles-ci concernaient exclusivement le projet Kiaka. Elle avait alors proposé un schéma visant à accroître la participation nationale tout en soutenant le développement de nouveaux projets miniers.

À l’issue du Conseil des ministres du 19 février 2026, le gouvernement a validé l’acquisition de 25 % supplémentaires dans Kiaka SA, portant ainsi la participation de l’État à 40 %.

Cette décision s’inscrit dans le cadre du nouveau Code minier adopté en 2024, qui vise à renforcer la présence de l’État et des investisseurs nationaux dans le secteur extractif.

Burkina Faso : Ndayishimiye salue le modèle Faso Mêbo

En visite à Ouagadougou, Évariste Ndayishimiye a salué l’initiative Faso Mêbo, qu’il considère comme un exemple de mobilisation citoyenne pour le développement.

En visite officielle au Burkina Faso, le président du Burundi et président en exercice de l’Union africaine, Évariste Ndayishimiye, s’est rendu ce lundi 20 avril dans l’après-midi sur le site de production de pavés de l’Agence Faso Mêbo ainsi que sur le boulevard Thomas-Sankara.

À l’issue de cette visite, le chef d’État burundais a exprimé son admiration pour l’initiative portée par les autorités burkinabè. « Je voudrais exprimer ma joie de voir la vision du Camarade Président du Burkina qui a initié ce programme. Ce programme montre l’unité entre les citoyens. C’est inspirant et aussi instructif », a-t-il déclaré.

Faisant un parallèle avec une initiative similaire dans son pays, basée sur les travaux communautaires pour le développement, Évariste Ndayishimiye a salué l’organisation du modèle burkinabè. Il a indiqué que ce type d’approche a déjà permis au Burundi de réaliser plusieurs infrastructures, notamment des écoles, des centres de santé et un stade.

« Ce qui m’inspire, c’est la qualité de l’organisation. Je suis très satisfait et j’encourage le peuple burkinabè à poursuivre dans cette dynamique. Pour construire la paix, il faut des projets communs », a-t-il ajouté, annonçant l’envoi prochain d’une mission burundaise pour s’inspirer de cette expérience.

De son côté, le directeur général de l’Agence Faso Mêbo, le commandant Zoodnoma Ahmed Sakandé, a salué cette visite qu’il considère comme un signe de reconnaissance. Il a rappelé que, sous l’impulsion du président du Faso, Ibrahim Traoré, les Burkinabè ont fait le choix de bâtir leur développement par leurs propres moyens.

UA et AES : Ndayishimiye appelle à un avenir commun

Le président de l’Union africaine appelle à renforcer les liens avec l’AES après un échange avec Ibrahim Traoré à Ouagadougou.

 

Le président en exercice de l’Union africaine, Évariste Ndayishimiye, a appelé lundi à bâtir un « avenir commun » entre l’UA et la Confédération des États du Sahel (AES), à l’issue d’un entretien avec le président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, à Ouagadougou.

Face à la presse, après cette rencontre tenue au palais présidentiel, le chef de l’État burundais a salué l’engagement de son homologue burkinabè dans la lutte contre le terrorisme, ainsi que la mobilisation du peuple burkinabè.

Il a également affirmé avoir observé une situation qu’il juge stable lors de son séjour au Burkina Faso, évoquant l’accueil réservé par les populations. Les discussions entre les deux dirigeants ont porté sur les enjeux sécuritaires dans la région du Sahel, mais aussi sur les perspectives de coopération entre l’Union africaine et les États membres de l’AES.

Évariste Ndayishimiye a indiqué qu’un rapport sera soumis à l’Union africaine, avec l’ambition de servir de base à un rapprochement durable entre les deux entités. Il a, en outre, rappelé le rôle de l’organisation panafricaine en tant que cadre de dialogue entre les États et les peuples du continent.

Cette visite intervient dans un contexte marqué par une recomposition des relations entre l’Union africaine et les pays de l’AES, engagés à la fois dans la lutte contre les groupes armés et dans une redéfinition de leurs partenariats.

AES : vers une régulation commune de la communication

Les régulateurs des médias de l’AES envisagent une plateforme commune pour faire face aux défis de la désinformation et du numérique.

Le Premier ministre burkinabè, Rimtalba Jean Emmanuel OUEDRAOGO, a accordé une audience, ce lundi 20 avril 2026 à Ouagadougou, au président de l’Observatoire national de la communication (ONC) du Niger, Ibrahim Manzo Diallo. Ce dernier était accompagné du président du Conseil supérieur de la communication (CSC), Louis Modeste Ouédraogo. Les échanges ont porté sur les enjeux actuels de la communication au sein de l’espace de la Confédération des États du Sahel (AES).

En séjour dans la capitale burkinabè, le responsable nigérien participe à une concertation visant la création d’une plateforme commune regroupant les autorités de régulation des médias des pays membres de l’AES. Cette rencontre a permis de présenter au Chef du Gouvernement les contours et les ambitions de ce futur cadre de coopération.

À l’issue de l’audience, Ibrahim Manzo Diallo a expliqué que cette initiative vise à bâtir une réponse collective face aux défis contemporains, notamment ceux liés aux plateformes numériques, à la désinformation et aux manipulations de l’information.

Le Premier ministre a salué cette démarche, qu’il juge pertinente, tout en insistant sur la nécessité de structurer un espace informationnel cohérent et souverain au sein de l’AES. Il a souligné qu’une faiblesse dans le système de régulation d’un État peut fragiliser l’ensemble des pays membres, d’où l’importance d’harmoniser les cadres juridiques et réglementaires.

Selon lui, l’enjeu ne se limite pas à la lutte contre la désinformation. Il s’agit également de préserver les valeurs des peuples de l’AES face aux influences extérieures jugées contraires. Dans cette optique, il a invité les responsables des organes de régulation à faire preuve de fermeté et d’engagement dans leurs décisions.

« Inspirez-vous du courage de nos leaders et prenez des décisions favorables aux intérêts de nos pays », a-t-il déclaré, appelant à une posture responsable face aux pressions extérieures.

De son côté, Ibrahim Manzo Diallo a plaidé pour une mobilisation collective afin de contrer les campagnes de manipulation de l’information. Il a appelé à l’unité des professionnels des médias et des populations des trois pays membres, saluant la dynamique impulsée par les autorités de l’AES.

Les travaux techniques, prévus sur deux jours à Ouagadougou, devraient aboutir à l’élaboration d’un document consensuel destiné à encadrer la coopération entre les régulateurs de la communication dans l’espace AES.

Le Président en exercice de l’Union Africaine, Son Excellence le Général Évariste NDAYISHIMIYE est en visite stratégique à Ouagadougou

Le président de l’Union africaine Évariste Ndayishimiye séjourne à Ouagadougou pour renforcer le dialogue avec la Confédération des États du Sahel.

 

Le président en exercice de l’Union africaine, le général Évariste Ndayishimiye, est arrivé ce lundi matin à Ouagadougou pour une visite de travail centrée sur le renforcement des relations entre l’organisation continentale et la Confédération des États du Sahel (AES).

À son arrivée à l’aéroport international de Ouagadougou, le dirigeant burundais a été accueilli par le capitaine Ibrahim Traoré, président du Faso et président en exercice de la Confédération AES.

Dans un communiqué, la présidence du Faso indique que cette visite s’inscrit dans une dynamique stratégique, au moment où l’AES, composée du Mali, du Burkina Faso et du Niger, poursuit la structuration de ses institutions et de sa coopération régionale.

Au cours de son séjour, le président de l’Union africaine doit s’entretenir en tête-à-tête avec le capitaine Ibrahim Traoré au palais de Koulouba. Les discussions porteront principalement sur les questions de sécurité, ainsi que sur les perspectives d’intégration régionale. Le programme prévoit également la visite de plusieurs infrastructures socio-économiques dans la capitale burkinabè.

Cette visite intervient dans un contexte marqué par la redéfinition des relations entre l’Union africaine et les États de l’AES. Elle traduit la volonté d’un dialogue direct entre les deux parties autour des enjeux de stabilité et de souveraineté en Afrique de l’Ouest.

Mali : l’armée intensifie ses offensives dans l’ouest face aux groupes armés

Depuis début 2026, l’armée malienne renforce ses opérations dans l’ouest du pays pour contenir la menace des groupes armés.

 

L’armée malienne a renforcé, depuis le début de l’année 2026, ses opérations militaires dans l’ouest du pays afin de faire face à la pression persistante des groupes armés.

Les Forces armées maliennes (FAMa) ont ainsi conduit une série d’actions offensives et de missions de surveillance dans le corridor stratégique reliant les régions de Kayes et Nioro du Sahel. Ces interventions ont permis, selon l’état-major général des Armées maliennes (EMGA), de neutraliser plusieurs combattants, de démanteler des bases et de libérer des otages.

Cette intensification intervient après une année 2025 marquée par une recrudescence des attaques. Le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans avait notamment revendiqué au moins 18 opérations dans ces zones, ciblant des positions militaires et des convois à travers des embuscades et des engins explosifs improvisés.

Face à cette montée en puissance, les forces maliennes ont multiplié les interventions. Le 18 avril 2026, des frappes aériennes ont visé un refuge de groupes armés à Lakamané, dans la région de Nioro du Sahel. L’opération, suivie d’une intervention au sol, a conduit à la destruction du site et à la neutralisation de plusieurs combattants, avec la saisie de matériel logistique.

Le même jour, une mission de reconnaissance au nord de Kidal a permis d’identifier un groupe armé dissimulé avec ses véhicules. Une frappe aérienne a permis de neutraliser l’ensemble des éléments repérés.

Dans le cadre de l’opération « Dougoukoloko », l’armée indique également avoir infligé des pertes importantes aux groupes armés dans la région de Kayes. Plusieurs refuges ont été détruits, notamment au nord-est de Sandaré, avec saisie d’armes, de munitions et de moyens de communication.

Entre le 14 et le 21 mars 2026, des opérations de ratissage menées dans les zones de Yélimané et Ségala ont permis de démanteler plusieurs bases, dont deux positions importantes à Médina-Kayes. L’armée fait état d’environ quarante combattants tués, dont un chef présenté comme influent.

Ces opérations ont également conduit à la libération de 12 otages, ainsi qu’à la récupération de véhicules et de biens appartenant aux populations. Les personnes libérées ont été prises en charge par les services compétents.

Par ailleurs, une autre intervention a permis de libérer un otage dans la zone de Gourel Hairé, au nord-ouest de Nioro du Sahel.

L’état-major rappelle enfin qu’une frappe avait déjà été menée en janvier contre un regroupement de combattants à l’ouest de Kayes, confirmant la concentration des opérations dans cette partie du territoire.

À travers cette dynamique, l’armée malienne entend reprendre l’initiative face à des groupes armés qui avaient démontré en 2025 leur capacité à mener des attaques coordonnées et à perturber la sécurité dans cette zone stratégique.

L’EMGA a salué « la détermination et la bravoure » des unités engagées, tout en assurant que les opérations de sécurisation se poursuivront sur l’ensemble du territoire national.

AES-Cédéao : Lomé amorce un rapprochement autour d’un cadre de coopération

Une rencontre à Lomé entre l’AES et la Cédéao ouvre la voie à un futur cadre formel de coopération en Afrique de l’Ouest.

 

Une réunion informelle entre les ministres des Affaires étrangères de la Confédération des États du Sahel et des responsables de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest s’est tenue le 17 avril à Lomé, posant les bases d’un futur cadre structuré de coopération régionale.

Cette concertation, organisée en prélude à une réunion stratégique de haut niveau consacrée à l’engagement du Togo au Sahel pour la période 2026-2028, s’inscrit dans une dynamique de relance du dialogue entre les deux blocs.

Placée sous le patronage du président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, la rencontre a réuni le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey, ainsi que ses homologues de l’AES, dont Abdoulaye Diop, Bakary Yaou Sangaré et Karamoko Jean Marie Traoré.

Ont également pris part aux échanges le président de la Commission de la CEDEAO, Omar Alieu Touray, ainsi que le négociateur en chef de l’organisation, Lansana Kouyaté.

La rencontre a permis d’explorer des pistes de coopération axées sur l’intégration économique, la sécurité et la diplomatie multilatérale. Les discussions ont rapidement pris une dimension approfondie, traduisant une volonté partagée de structurer les relations entre les deux ensembles régionaux.

Les ministres de l’AES ont notamment échangé avec le négociateur en chef de la CEDEAO afin d’évaluer les convergences possibles autour de sa mission, dans une logique de maintien et de renforcement du dialogue.

Selon des sources diplomatiques, les échanges ont mis en évidence une volonté commune de préserver les acquis de l’intégration régionale, tout en répondant aux attentes des populations ouest-africaines.

Les parties ont convenu de travailler à la mise en place rapide d’un cadre formel de concertation, destiné à servir de fondement juridique à une coopération durable entre la CEDEAO et l’AES.

« L’AES reste dans un esprit d’ouverture (…) car le plus important est de préserver l’essentiel pour le bonheur des populations de l’Afrique de l’Ouest », a déclaré Karamoko Jean Marie Traoré, dont le pays assure la présidence en exercice de la Confédération.

Le Togo, pour sa part, a réaffirmé son rôle de facilitateur, en se positionnant comme un pont entre les États du Sahel et les partenaires régionaux et internationaux.

Lutte contre la corruption : une récompense annoncée pour les dénonciations au Burkina Faso

À Ouagadougou, le gouvernement burkinabè renforce son dispositif anticorruption. Une prime pouvant atteindre 30 millions de FCFA est promise aux dénonciateurs.

 

Le ministre burkinabè de la Justice et des Droits humains, Rodrigue Bayala, a annoncé l’instauration d’une récompense destinée aux personnes signalant des faits de corruption et d’infractions assimilées. Cette mesure a été présentée lors d’une conférence de presse tenue le 17 avril 2026 à Ouagadougou.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre des efforts engagés par les autorités pour améliorer le recouvrement des créances publiques, notamment les chèques impayés, les dettes bancaires et les décisions de justice en faveur de l’État.

Selon le ministre, toute personne disposant d’informations pertinentes est invitée à les transmettre aux services compétents, notamment à la police judiciaire. Il a assuré que des garanties strictes de confidentialité seront accordées aux dénonciateurs afin de protéger leur identité.

Le montant de la récompense peut atteindre jusqu’à 30 millions de FCFA. Le dispositif prévoit un mécanisme proportionnel, avec une prime équivalente à 3 % des montants recouvrés, dans la limite d’un milliard de FCFA.

Par ailleurs, les autorités ont rappelé que l’émission de chèques sans provision pour le règlement des dettes publiques constitue une infraction assimilée à la corruption. Dans ce cadre, une liste des entreprises concernées devrait être prochainement rendue publique.

Les créances suivies par l’Agent judiciaire de l’État sont estimées à plus de 107 milliards de FCFA. Elles couvrent plusieurs catégories, notamment les créances bancaires, les dettes issues de décisions judiciaires et celles liées aux démembrements de l’État.

Le ministre a également indiqué que des mesures réglementaires sont en cours pour renforcer les contraintes administratives pesant sur les débiteurs, notamment à travers l’exigence d’une attestation de non-engagement auprès de l’Agent judiciaire de l’État.

En matière de sanctions, les complices encourent les mêmes peines que les auteurs principaux. Toutefois, ceux qui coopèrent avec les autorités pourraient bénéficier d’une exemption ou d’une récompense, conformément aux textes en vigueur.

De son côté, l’Agent judiciaire de l’État, Karfa Gnanou, a souligné que certaines créances pourraient devenir imprescriptibles, notamment lorsque les fonds issus d’infractions sont transférés hors du territoire national.

Les autorités burkinabè affichent ainsi leur volonté de renforcer la lutte contre la corruption et d’assainir la gestion des finances publiques, dans un contexte de mobilisation accrue des ressources internes.

Dernière étape avant le Final Four : que faut-il attendre des matchs retour des quarts de finale de la C1 européenne ?

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Liverpool – Paris Saint-Germain, 14 avril

 

Les tenants du titre ont rapidement pris l’ascendant lors du match aller face à Liverpool et ont ouvert la marque grâce à un but de Désiré Doué. Après la pause, les Parisiens ont continué à dominer et ont doublé l’addition grâce à une frappe précise de Khvicha Kvaratskhelia.

 

Au Parc des Princes, les Merseysiders ont paru impuissants : ils ont eu du mal à contrôler le ballon, ont rarement lancé des attaques bien pensées et n’ont réalisé que trois tirs de toute la soirée, échouant à trouver le cadre au moins une seule fois.

 

La deuxième manche en Angleterre devrait être bien différente du premier acte. Liverpool joue presque toujours avec plus d’assurance devant ses kops, un but rapide pouvant changer la donne. De leur côté, les Parisiens se sont retrouvés en position optimale : menant de deux buts, ils n’ont pas à forcer le jeu dès le coup d’envoi.

 

Liverpool – PSG : V1 – 2,29, X – 4,44, V2 – 2,55

 

Qualification pour les demi-finales : Liverpool – 6,05, PSG – 1,127

 

Atlético – FC Barcelone, 14 avril

 

La série d’invincibilité du FC Barcelone à domicile depuis son retour au Camp Nou remontait à décembre, mais l’Atlético a réussi à y mettre fin au moment le plus crucial. Le tournant du match aller s’est produit en fin de première mi-temps, avec l’expulsion de Pau Cubarsí, réduisant les Catalans à dix. Le Real Madrid a immédiatement puni ses adversaires : Julián Álvarez a ouvert le score sur coup franc, et le but d’Alexander Sørloth en seconde période a scellé le score final (2-0) en faveur des visiteurs.

 

Au match retour, les « Matelassiers » adopteront probablement une approche défensive, sans prendre de risques inutiles. Savoir gérer la fin de match et conserver un avantage au score est l’un des atouts majeurs du Real Madrid. L’Atlético Madrid est invaincu à domicile en phase à élimination directe de la Ligue des champions depuis 1997. Cependant, toute série a une tendance à s’interrompre : jusqu’à mercredi dernier, Diego Simeone n’avait jamais célébré la victoire au Camp Nou.

 

Tout reste possible dans cette confrontation à deux manches. Les analystes de 1xBet considèrent Barcelone comme favori pour le match retour, mais l’Atlético est en bonne voie de se hisser au round suivant.

 

Atlético Madrid – FC Barcelone : V1 – 3,72, X – 4,34, V2 – 1,80

 

Qualification pour les demi-finales : Atlético Madrid – 1,28, FC Barcelone – 3,68

 

Bayern Munich – Real Madrid, 15 avril

 

Le Bayern Munich a eu barre sur le Real Madrid en Ligue des champions pour la première fois depuis 2012, mettant fin à une séquence de neuf rencontres infructueuses face aux Merengues. La bande de Vincent Kompany s’est imposée 2-1 à Madrid grâce aux buts signés Luis Diaz et Harry Kane. Le Real Madrid a égalisé par l’intermédiaire de Kylian Mbappé, la 14ᵉ réalisation du Français en C1 cette saison.

 

Avant le match retour à Munich, le Bayern fait figure de favori, mais il est trop tôt pour parler d’un avantage significatif. La dernière fois que le Bayern Munich a fait sortir le Real Madrid de la plus prestigieuse des compétitions européennes, c’était en 2011/12, en demi-finale aux tirs au but. Le Real Madrid est au bord d’une deuxième élimination consécutive en quarts de finale de la Ligue des champions, ce qui constituerait une débâcle retentissante pour le club. À l’Allianz Arena, les visiteurs mettront tout en œuvre pour renverser la situation.

 

Bayern Munich – Real Madrid : V1 – 1,56, X – 5,05, V2 – 4,64

 

Qualification pour les demi-finales : Bayern – 1,10, Real – 6,65

 

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