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Attaque au Mali : Le début de “l’hiver noir” annoncé par Ibrahim Traoré ?

Le Mali est sous le choc après la mort du ministre de la Défense, tué lors d’une attaque à Kati.…

Le Mali est sous le choc après la mort du ministre de la Défense, tué lors d’une attaque à Kati. Les autorités ont décrété un deuil national et renforcé les mesures sécuritaires.

 

Le ministre malien de la Défense, Sadio Camara, a été tué samedi 25 avril 2026 lors d’une attaque visant sa résidence privée à Kati, non loin de Bamako. L’annonce officielle a été faite à la télévision nationale par le porte-parole du gouvernement, le général de brigade Ousmane Coulibaly.

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Selon les autorités, le défunt, également ministre d’État et figure centrale de la transition, bénéficiera de funérailles nationales sur instruction du président de la transition, le général d’armée Assimi Goïta.

Un deuil national de deux jours a été décrété à compter du lundi 27 avril 2026 pour rendre hommage à l’ancien chef militaire.

Un dispositif sécuritaire renforcé

Dans la foulée, les autorités ont instauré un couvre-feu nocturne de 72 heures dans le district de Bamako, en vigueur de 21 heures à 6 heures. Cette mesure s’étend également à la région de Koulikoro, où elle pourrait durer jusqu’à trente jours.

Ces décisions interviennent dans un contexte de fortes tensions sécuritaires après des attaques simultanées ayant ciblé plusieurs villes stratégiques du pays.

Plusieurs localités visées

Depuis samedi, des attaques d’une intensité inhabituelle ont été signalées dans plusieurs villes, notamment à Kati, Bamako, Sévaré, Gao et Kidal. La situation a plongé le pays dans un climat de choc et d’incertitude.

À Bamako, des dispositifs de sécurité ont été déployés autour de sites sensibles, avec des barrages visibles devant des commissariats, l’état-major des armées et les installations de l’Office de radiodiffusion-télévision du Mali.

À Kati, ville stratégique située à une quinzaine de kilomètres de la capitale, des habitants rapportent des tirs entendus dimanche. Plusieurs axes routiers restent difficilement accessibles, en raison de la multiplication des contrôles et des restrictions de circulation.

Une accalmie relative dans le centre

Dans le centre du pays, notamment à Mopti et Sévaré, la situation s’est progressivement stabilisée dimanche après de violents affrontements survenus la veille.

Les combats avaient opposé les forces armées maliennes aux éléments du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda. Grâce à un appui aérien et au renforcement des forces de défense, plusieurs positions stratégiques ont été reprises, dont la résidence du gouverneur et un poste de sécurité.

Selon des témoignages locaux, les populations ont progressivement repris leurs activités, signe d’un retour relatif au calme.

Des combats signalés à Kidal

Par ailleurs, des affrontements ont été rapportés à Kidal entre l’armée malienne et les combattants du Front de libération de l’Azawad (FLA), qui revendique la reprise de la ville.

Aucune confirmation officielle n’a été donnée par les autorités maliennes à ce sujet. Toutefois, l’état-major a indiqué que des opérations de ratissage se poursuivent dans plusieurs zones, notamment à Kati, Kidal et dans d’autres localités.

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