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Burkina Faso : décès du colonel-major Somda Bertin, une figure majeure de la Gendarmerie

Ancien chef d’État-major de la Gendarmerie nationale, Somda Bertin s’est éteint le 22 avril 2026, laissant l’image d’un officier engagé.…

Ancien chef d’État-major de la Gendarmerie nationale, Somda Bertin s’est éteint le 22 avril 2026, laissant l’image d’un officier engagé.

 

Le Burkina Faso est en deuil avec la disparition du colonel-major à la retraite Somda Bertin, décédé le 22 avril 2026. Ancien chef d’État-major de la Gendarmerie nationale du Burkina Faso, il laisse le souvenir d’un officier rigoureux, méthodique et profondément attaché aux valeurs républicaines. Dans un message empreint d’émotion, la Gendarmerie nationale a salué la mémoire d’un homme dont le parcours a marqué durablement l’histoire de l’institution sécuritaire burkinabè.

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Formé au Prytanée militaire de Kadiogo, ancienne École militaire préparatoire africaine, il obtient son baccalauréat en 1973 avant d’embrasser la carrière militaire. Après sa formation d’officier interarmes, il intègre la Gendarmerie nationale où il se distingue rapidement par son sens du devoir et ses qualités d’analyse.

Géographe de formation et homme de terrain, Somda Bertin s’impose comme un cadre organisé et pragmatique. Convaincu que la performance d’une institution repose sur la qualité de ses ressources humaines, il s’investit dans la formation, contribuant à encadrer plusieurs générations d’officiers.

Nommé chef d’État-major de la Gendarmerie nationale le 27 septembre 1989, il occupe ce poste jusqu’au 13 juin 1995. Durant cette période, l’institution connaît un renforcement de ses capacités opérationnelles ainsi qu’une consolidation de ses principes fondamentaux.

Visionnaire, il favorise également le développement de la coopération régionale en matière de sécurité, estimant que les défis sécuritaires dépassent les frontières nationales. Chef respecté, il alliait exigence professionnelle et sens de l’écoute. Ferme dans ses décisions, il restait attentif aux réalités du terrain, mobilisant ses hommes autour des missions assignées.

Sa carrière, riche et variée, l’a conduit à occuper plusieurs fonctions de responsabilité. Il a notamment été commandant d’escadron à Bobo-Dioulasso, gouverneur de la région de l’Est à Fada N’Gourma, ainsi que cadre au ministère de la Défense et à l’Inspection générale des Forces armées. Admis à la retraite en 2015, il laisse l’image d’un officier accompli et d’un patriote discret. Peu enclin à la médiatisation, il privilégiait l’efficacité et la rigueur dans l’action.

Avec sa disparition, la Gendarmerie nationale perd l’un de ses serviteurs les plus emblématiques. Son héritage demeure à travers les valeurs qu’il a su transmettre aux générations de gendarmes.

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