La RCA promulgue sa nouvelle Constitution

La promulgation de la nouvelle Constitution, issue du référendum du 30 juillet 2023, marque l’entrée de la République centrafricaine dans la 7ème République.

Le président Faustin Archange Touadéra a promulgué le 30 août 2023, la nouvelle Constitution de la République centrafricaine. « Je viens de signer, ce 30 août 2023, avec beaucoup de fierté et d’espoir, le décret portant promulgation de la Constitution de la République Centrafricaine », déclare le numéro du pays dans son discours de circonstance. Il a souligné que cette loi fondamental marque, l’heureux aboutissement d’un processus véritablement historique par lequel vous avez, avec une majorité pleine d’enseignement, d’engagement et de signification, doté notre pays d’une nouvelle loi fondamentale. « Oui, un jour nouveau se lève, une nouvelle ère pleine d’espérance s’ouvre à nous désormais. » Ainsi se réjouit Ouattara.

Le président centrafricain, n’a pas manqué de préciser que, c’est la résultante des défis relatifs à la sécurité, à la paix, au faible niveau de développement, à la pauvreté endémique, au chômage des jeunes, à l’absence d’autonomisation des femmes, à la dégradation du système éducatif et sanitaire, à l’absence d’infrastructures socio-économiques de base, à l’accès à une justice équitable, à la mauvaise gouvernance, à la dégradation de l’environnement entre autres.

Le Oui a été voté à (95,3%) pour cette nouvelle Constitution.

Afrique centrale : un chercheur explique la recrudescence du Ver de Guinée au Tchad

Le sociologue Jacob Mbaihondoum donne des raisons qui sous-tendent cette résurgence dans sa thèse de doctorat qu’il vient de soutenir à l’université de Yaoundé 1.

Le Ver de Guinée ne quitte pas le Tchad. Malgré les stratégies déployées dans le pays, la maladie disparaît et réapparaît. Les statistiques montrent qu’après 9 ans sans notification de cas humains entre 2001 et 2009, la maladie est réapparue au Tchad en 2010. Des cas et infections ont été notifiés chez les humains et animaux dans plusieurs villages. D’où l’interrogation sociologique de l’auteur « pourquoi, malgré l’existence des politiques de santé et les dynamiques d’acteurs mobilisées, la dracunculose connaît encore une recrudescence remarquable en milieu rural au Tchad ? »

En réponse à cette question, le jeune docteur a procédé par une analyse qui s’étend sur six chapitres répartis en trois parties. Ces analyses démontrent que les politiques de santé et dynamiques d’acteurs mobilisées dans la lutte contre la dracunculose se limitent aux interventions sporadiques et dysfonctionnelles qui ne favorisent pas une réelle accessibilité du traitement et du contrôle de l’éradication de la maladie. Plus loin dans les détails, selon le sociologue, ce qui favorise le retour régulier de la maladie, c’est un ensemble de pratiques liées à la négligence et à l’insouciance qui constituent la difficulté réduisant la capacité du programme à agir avec efficacité.

Il invoque le relâchement de la surveillance épidémiologique, l’insuffisance des moyens d’actions, de la démotivation du personnel de santé et des difficultés logistiques. Pour lui, l’inaccès à l’eau potable est un problème crucial pour les ménages des zones endémiques. Les bonnes pratiques liées à l’eau, à l’hygiène et à l’assainissement ne sont pas observées chez les populations des zones endémiques. Des pratiques culturelles freinent la lutte contre le ver de Guinée en milieu rural tchadien.
Ces différentes analyses ont valu la mention très honorable à Jacob. C’est ainsi pour ce chercheur de 34 ans, le couronnement des plusieurs années de recherche entamées à la suite de son master en sociologie rurale obtenu en 2015 dans la même université. Une institution universitaire qu’il intègre après sa licence en sociologie obtenue en 2013 à l’Université de N’Djamena au Tchad.

RCA : le gouvernement édifie les populations sur la nouvelle Constitution

Le chef de l’Etat Faustin Archange Touadera  a entamé une campagne référendaire. Il invite les populations à voter pour la nouvelle Cconstitution le 30 juillet prochain.

Les habitants du 7ème arrondissement de Bangui réunis au stade du Lycée des Rapides le 17 juillet 2023, au meeting du chef de l’Etat Faustin Archange Touadera ont été édifiés sur la nouvelle loi. Le chef de l’Etat en prenant la parole, a donné les raisons qui ont poussé les autorités à soumettre au vote le projet d’une nouvelle loi fondamentale.  « Cette nouvelle constitution voulue par la majorité du peuple centrafricain donnera à la République Centrafricaine une réelle indépendance et sa pleine souveraineté » a-t-il expliqué  à travers le site la Renaissance.

En effet, le 30 juillet prochain, les centrafricains seront appelés à voter la nouvelle Constitution. Le chef de l’Etat invite les populations à voter pour un « Oui » afin de  donner « corps à la nouvelle constitution rédigée dans l’optique de garantir la souveraineté, l’indépendance et l’avenir de la République centrafricaine ».   Notons que la nouvelle loi fondamentale propose entre autre, de remplacer le quinquennat présidentiel par un septennat sans limite du nombre de mandats.  Aussi, un candidat à la présidentielle doit avoir une seule nationalité (être de nationalité centrafricaine). La nouvelle Constitution prévoit que, les binationaux peuvent occuper toutes les autres fonctions de la République. Comme l’a indiqué le chef de l’Etat.

Rappelons que, la campagne a été lancée le 15 juillet 2023 dans la commune de Begoua. Elle se poursuit ce mardi 18 juillet 2023,  dans le 8e arrondissement de Bangui au terrain du football de L’Ucatex.

 

 

RCA : le ministre de l’Energie inspecte le chantier de la centrale de solaire de Ganzi

Bertrand Piri s’est rendu sur le site de construction de la de la centrale de solaire de Ganzi le jeudi 25 mai 2023.

 

Le ministre de l’Energie et des Ressources Hydrauliques était accompagné à Danzi, des techniciens de son département. Bertrand Piri est allé s’assurer de l’évolution des travaux de construction de la Centrale Solaire de 25 Méga Watt en cours de réalisation sur financement de la Banque mondiale dans le cadre du Projet d’Urgence de Fournitures et d’Acces à l’Electricité (PURACEL).

« La mise sous tension de la ligne est prévue en fin Juin, les travaux de la mise en service de la Centrale du 23 Juillet au 06 Août et tous les réglages techniques et autres seront bouclés fin Août 2023. » Le patron de l’Energie repart du site des travaux avec un sentiment de satisfaction, confirme l’équipe de presse du ministère. La même source indique que, la partie génie civile, la lall o kilo et de stockage, la salle de commande et technique électrique ont été déjà réalisées. Les travaux de montage des pilonnes et de câblage des lignes de transport sont en cours de réalisation.

Le champ solaire de DANZI couvre une superficie de 75 hectares dont 50 hectares déjà utilisé pour la première phase de la Centrale avec plus de 47.000 panneaux installés qui produira 25 Méga Watt et la seconde phase qui prévoit 15 Méga Watt supplémentaire.

 

RCA : le Conseil économique demande de créer une autre monnaie pour la Cemac

Les membres du Conseil économique et social estiment que le FCFA, la monnaie commune aux six pays de la Cemac, maintient la sous-région dans un état de pauvreté, et de dépendance vis-à-vis de la France.

A l’issue de 45 jours de travail, les membres du conseil économique et social du pays demande la création d’une nouvelle monnaie. Le Conseil économique et social demande de remplacer le FCFA, qui selon lui, est devenu sans intérêt pour la République centrafricaine. « La devise commune aux six pays de l’espace communautaire (Cameroun, Gabon, Congo, Tchad, RCA et Guinée équatoriale), appauvrit plus le pays qu’elle ne travaille à sa prospérité et son développement et le met dans une position de dépendance vis-à-vis de la France. »

Ce n’est pas tout le Conseil demande le : « rapatriement en RCA de ses réserves de change logées au Trésor public français. »

Il est important de noter, les chefs d’Etat de la Cemac ont évoqué les questions liées à l’adoption de la monnaie, au cours de la 15ème session ordinaire de la Conférence des chefs d’Etat organisé à Yaoundé. C’est à l’issue de cette session que le président Faustin Archange Touadéra a été désigné, président de la Cemac.

RCA : quatre groupes armés dissolvent leurs mouvements

Dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord Politique pour la Paix et la réconciliation en république centrafricaine (APPR-RCA) quatre groupes rebelles ont été dissouts le 4 décembre 2022.

Il s’agit du Rassemblement patriotique pour le renouveau de la Centrafrique ( RPRC), dirigé par Gotran Djono Haba, du Mouvement des Libérateurs centrafricains pour la justice (MLCJ ), mené par Gilbert Toumou Deya, de Union des forces républicaines fondamentales (UFRF) de M.Askin Nzengue et de l’Union des Forces Républicaines.

« En effet, suite aux concertations constructives menées par la Coordination de l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation en République Centrafricaine, et des rapports qui me sont parvenus, j’ai présidé le 14 septembre 2022, une rencontre avec les leaders et Représentants des Groupes Armés. », le président Faustin Archange Touadéra fait savoir qu’il a préalablement rencontré les leaders de ces groupes.

« Au cours de cette rencontre, les leaders et Représentants des Groupes Armés ont confirmé leurs engagements pris dans le cadre de l’APPR et réaffirmé leur volonté d’aller à la dissolution intégrale de leurs groupes respectifs, afin de participer davantage au processus de consolidation de la paix, de la sécurité et de développement de la République Centrafricaine. »

Le numéro 1 de la RCA a renouvelé son appel aux autres leaders des Groupes armés d’emboiter le pas à ces premiers groupes dissouts, afin de s’inscrire durablement dans la logique de la république.

RCA : l’unique usine d’égrenage de coton graine détruit par un bombardement

 d’égrenage par un avion étranger dans la nuit du 27 au 28 novembre 2022.

« Cette destruction vient nous crucifier car plusieurs de nos outils industriels, les seuls qui nous aident à survivre sont détruits de la même manière par l’étranger depuis 2002. », se lamente le président de l’UNPC, Francis Mongaï.

De vingt et une usines (21) jadis : « nous nous sommes réduits à une (01) usine après 2013 et aujourd’hui zéro (0) usine après ce bombardement de l’usine paysanne de Bossangoa, tout ceci par des actes venant de l’étranger. »

Les paysans producteurs de coton de Centrafrique, condamnent avec la dernière vigueur cet acte qui ne vise qu’à asservir les paysans qui n’ont autres moyens que la terre et les outils industriels pour subvenir aux besoins de leurs familles.

Ils demandent également au gouvernement et aux organisations chargées des droits de l’Homme de plaider nos causes pour que cette usine soit réhabilitée et que les anciens sites de coton soient pourvus en outils industriels pour la poursuite de nos activités.

RCA : trois personnes condamnées à 20 ans pour crimes contre l’humanité

Les accusés sont reconnus coupables du massacre de mai 2019. Au moins 36 civils avaient été tués à Koundjili et Lemouna, dans la sous-préfecture de Paoua, dans le Nord-Ouest de la RCA.

A l’issue du verdict du 31 octobre 2022, la Cour pénale spéciale condamne à Yaouba Ousmane et Mahamat Tahir, à une peine de prison de 20 ans. La Cour requiert la perpétuité pour Issa Sallet Adoum. Les trois hommes sont reconnus coupables du massacre des civils à Koundjili et Lemouna, dans la sous-préfecture de Paoua.

Dans les détails les 3 individus sont reconnus coupables des faits de, meurtres, actes inhumains – atteintes à la dignité de la personne, notamment les traitements humiliants et dégradants. Pour la cour, ces motifs constituent des crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

Le président de la Cour pénale spéciale, Aimé Pascal Delimo, a également évoqué les faits de tortures pour lesquels les trois hommes ont été acquittés. Il ajoute que, ces individus avaient l’intention de porter atteinte à l’intégrité physique des victimes. Egalement le fait que, les actes ont été perpétrés dans une période où le groupe avait des antécédents avec le gouvernement centrafricain.

Il est important de préciser que l’audience a commencé depuis 6 mois.

La CEEAC plaide pour l’accompagnement de la transition au Tchad

Les chefs d’Etat et de gouvernement de la communauté économique des Etats d’Afrique centrale (CEEAC) ont plaidé le 25 octobre 2022, en faveur de l’accompagnement de la transition au Tchad.

La demande a été faite à l’issue de la deuxième Session extraordinaire de la conférence des chefs d’État et de gouvernement de la communauté économique des Etats d’Afrique centrale (CEEAC) à Kinshasa. Les chefs d’Etat et de gouvernement de cette organisation sous régionale, dont Faustin Archange Touadéra, ont demandé aux partenaires bilatéraux et multilatéraux du Tchad, particulièrement l’ONU et l’UA, à maintenir et à renforcer leur appui diplomatique, financier, matériel et technique nécessaires au processus de transition au Tchad.

La rencontre des chefs d’Etat et de gouvernement fait suite au processus de la transition politique au Tchad, et l’analyse du rapport des Experts de la CEEAC sur la répression sanglante du jeudi 20 octobre 2022 à l’origine d’une soixantaine de morts et de nombreux blessés.

Le président de la RDC, par ailleurs président en exercide la CEEAC, Félix Tchisékédi demande invite : « les pays membres de cette organisation sous-régionale, à s’investir pour accompagner le Tchad et les Tchadiens dans leurs efforts de retrouver la normalité constitutionnelle et républicaine après les évènements tragiques survenus à Ndjamena, le 20 octobre dernier, ayant causé des morts et de nombreux blessés. »

Les présidents qui ont pris part aux travaux en présentiel, sont entre autres, Félix Tchisekédi de la RDC, Denis Sassou Nguesso du Congo Brazzaville, Mahamat Idriss Deby président tchadien de la transition et Faustin Archange Touadéra de la RCA.

 

RCA : la MINUSCA plaide pour une résolution politique de la crise centrafricaine

La Représentante spéciale du Secrétaire général et Cheffe de la MINUSCA, Valentine Rugwabiza a plaidé pour une résolution politique de la crise centrafricaine.

Lors de la présentation, le 19 octobre 2022, du rapport du Secrétaire général sur la situation en RCA au Conseil de sécurité, la Représentante spéciale du Secrétaire général et Cheffe de la MINUSCA, Valentine Rugwabiza a plaidé pour « une résolution politique de la crise centrafricaine et un renoncement par les groupes armés au recours à l’offensive armée et à la violence ».

Elle a salué aussi la mise en place du chronogramme gouvernemental issu de la mutualisation de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation en RCA (APPR-RCA) et la feuille de route de Luanda pour la paix en RCA, initiée par la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRG), et appelé le Conseil ainsi que les partenaires du pays à soutenir l’application de ce processus en coordination avec les autorités pour mettre fin à la violence et parvenir à la paix.

S’agissant de l’extension de l’autorité de l’Etat, elle note des progrès réalisés mais qui sont à consolider « y compris le redéploiement des Forces de défense et de sécurité, et des fonctionnaires, le renforcement du système judiciaire et la promotion des mécanismes de justice transitionnelle comme la Cour Pénale spéciale ».

Tchad : un journaliste tué par balle au cours des manifestations du 20 octobre

Oredje Narcisse, journaliste à la radio CEFOD a reçu une balle ce 20 octobre 2022, alors qu’il couvrait une manifestation visant à demander le départ de Mahamat Idriss Deby du pouvoir.

Les Tchadiens de tout bord sont sortis très tôt pour demander le départ de Mahamat Idriss Deby et le transfert du pouvoir aux civils après 18 mois de transition. L’appel à manifester a été lancé par les leaders des partis politiques et des organisations de la société  civile. Ainsi les pneus sont brûlés dans plusieurs provinces en guise de protestation. Les forces de l’ordre ont fait usage des gaz lacrymogènes et des tirs à feu pour disperser les manifestants.

Le journaliste, Oredje Narcisse présent sur les lieux de manifestations, précisément au quartier Chagoua aux alentours de l’ambassade des États-Unis à son domicile a été atteint par balle. L’homme de média en service à la radio CEFOD a succombé à ses blessures. Des morts et de nombreux blessés sont également signalés à Moundoun, Abéché et à N’Djamena où la manifestation est plus violente.

Pour mémoire, après la mort au front de l’ancien président Idriss Deby, les militaires qui ont pris le pouvoir sous l’appellation, Conseil militaire de transition (CMT) ont fait la promesse de passer la main aux civils après 18 mois de transition. Avant la date du 20 octobre qui marque la fin de 18 mois de transition, Mahamat Idriss Deby a été investi, président de la transition.

Les leaders de l’opposition dont Succès Masra et des organisations de la société civile contestent cette continuité et disent non à une succession dynastique au Tchad.

RCA : la Chine remet 100 valises médicales à la fondation  »Cri de cœur d’une mère »

Ces kits médicaux sont remis aux différents établissements hospitaliers. Les matériel ont été remis à la fondation Cri de cœur d’une mère, le 28 septembre 2022 à Bangui.

La Chine à travers son ambassade à Bangui a remis 100 valises médicales à la fondation ‘’Cri de cœur d’une mère’’. L’offre a été reçue par la présidente de ladite fondation, Brigitte Touadera. Elle a indiqué que ces dont sont : «???? ??????é? ??? ?????????é? ?? ???? ?? ?’??? ?? ?????è?? ???? ??? ????? ????????? ? ??ç? ?? ?????????? ???? ??????, ?????è?? ???? ?? ?? ???????? ????????? ?? ????? ??? ????? ?????? à ?? ???? ????????? ???? ?? ???????? ??????????????. ??? ???????? ???? é?????? ??????é? ?? ???????? ???????? ???????? à ?? ????é??? ?? ?? ????? ??, à ??????? ?’???????????? ??? ?????è??? ????? ?’??????? ???? ?? ??????????? (????) ???? ???????? ??? ??????, ??? ??????? ?? ??? ?????? ?? ??????? ?? ??? ?? ?? ???????? ?????????????? ?? ??????????? .»

Le chargé d’Affaires de la république de Chine, note que c’est depuis :« le mois de juillet, l’Ambassade de Chine a fourni des valises médicales pour une communauté de santé Chine-Centrafrique au gouvernement et à l’assemblée nationale dans le but d’aider ce pays à améliorer le système de santé publique de base et surtout de faciliter l’accès aux services médicaux de la population centrafricaine dans les zones reculées. Et la fondation cri de cœur d’une mère joue un rôle important dans les activités sociales et promeut toujours la charité en faveur du peuple. C’est pourquoi l’Ambassade de Chine a fait ce don pour encourager ses efforts pour la cause noble. »

RCA : la Cour Constitutionnelle rejette le projet de modification de la constitution

Le projet de modification de la Constitution de la RCA annoncé à grande pompe et soutenu par l’exécutif a été rejeté ce 23 septembre 2022, par la Cour Constitutionnelle.

La cour Constitutionnelle vient de rejeter le projet de modification de la loi fondamentale, alors que le comité de rédaction dudit projet a été mis en place par le président Faustin Archange Touadéra. La juridiction estime que, la procédure est illégale et aucune disposition ne prévoit la transition entre l’ancienne constitution et la nouvelle. Elle ajoute que, la procédure est prématurée car, le parlement n’est pas encore installé au complet surtout à l’absence du SENAT. D’après la cour, ledit comité de rédaction des nouveaux textes est inconstitutionnel.

La décision de la Cour suprême stoppe de fait, le projet de troisième mandat du président en exercice. La modification des textes devait permettre à Faustin Archange Touadera de se présenter pour un troisième mandat.

La décision de la présidente de la Cours Constitutionnelle, Danièle Darlan stoppe ainsi, tous : « recours afin de constat d’impossibilité de l’organisation d’une révision de la constitution ou d’un référendum Constitutionnel et en inconstitutionnalité ».

La Cour constitutionnelle indique que la demande populaire visant la révision ou l’adoption d’une nouvelle constitution n’est pas prévue par la constitution du 30 mars 2016.

Cette décision vient conforter la position du Collectif de la loupe et de la vigilance constitutionnelle, qui se bat contre la modification de la Constitution.

 

RCA : le Premier ministre accorde une audience à un émissaire de Banque mondiale

L’Administrateur de l’institution de Breton Woods, Alphonse Ibi Kouagou, a été reçu en audience le 05 septembre 2022, par le Premier ministre centrafricain, Felix Moloua.

Les bonnes relations entre la RCA et la banque mondiale ont été au centre de l’audience qu’a entre le Premier ministre chef du gouvernement Felix Moloua et l’administrateur de la banque mondiale, Alphonse Ibi Kouagou en séjour de travail à Bangui.

En charge de 23 pays au conseil d’administration de l’institution financière internationale, sieur Kouagou a apprécié : « les réformes faites par les autorités centrafricaines depuis la dernière visite de l’administrateur suppléant… »

Pour son séjour dans le pays de Faustin Archange Touadéra, l’administrateur rencontrera plusieurs membres du gouvernement centrafricain et se rendra sur les sites de certaines réalisations financées par la Banque mondiale.

La RCA a reçu 5000 bidons de 25 litres d’huile végétale

Au moins 5000 bidons de 25 litres d’huile végétale manufacturée de l’Indonésie ont été réceptionnés la semaine dernière et république centrafricaine. Les produits sont entrés par le port de Kolongo.

Depuis quelques mois, le pays éprouve de fortes difficultés à répondre aux besoins alimentaires. Une flambée de prix est observée dans les marchés de l’ensemble du territoire. Actuellement, le litre d’huile végétale d’un litre coute jusqu’à 1400 Fcfa. Une hausse qui intervient alors que le pays éprouve les difficultés financières.

Ainsi pour essayer d’amortir le choc, des facilités ont été trouvées pour faire entrer 5000 bidons de 25 litres d’huile végétale manufacturée de l’Indonésie. Les produits oléagineux proviennent du Congo Brazzaville.

Plusieurs raisons expliquent le manque des produits alimentaires dont l’huile sur le marché centrafricain. D’abord la pandémie de Covid-19 qui a affecté le monde entier, dont les premiers ravitailleurs. Ensuite, la guerre en Ukraine qui sévit depuis quelques mois. Egalement les prix à l’exportation et les prix des intrants. Sans oublier la qualité des routes qui ne facilite pas la circulation des gros porteurs.

RCA : le porte- parole de la Seleka, Djouma Narkoyo en garde à vue à Bangui

L’un des anciens porte-paroles de la coalition Seleka, le colonel Christian Djouma Narkoyo, a été arrêté samedi 9 avril à la frontière camerounaise. Il est notamment suspecté de crimes de guerre commis sous le règne de la Seleka en 2013.

Christian Djouma Narkoyo tente de franchir la frontière camerounaise lorsqu’il est arrêté ce samedi. Transféré vers la capitale à la Section de recherche et d’investigation, il s’y trouve toujours en garde à vue selon le parquet.

Simple soldat du rang, Narkoyo s’autoproclame « colonel » en rejoignant les rangs de la Seleka. Il se fait d’abord connaître par ses déclarations dans les médias. C’est lui qui annonce la prise du palais présidentiel ce 24 mars 2013.

Le nouveau président Michel Djotodia le place à la tête de la gendarmerie. Il exerce notamment dans les locaux du CEDAD (Comité extraordinaire pour la défense des acquis démocratiques), un service de renseignement dirigé par Noureddine Adam dont il est un proche devenu un centre de torture et une prison illégale tristement célèbre à Bangui.

Il s’exile à la chute de la Seleka et disparaît des radars jusqu’à ce jour. Le gouvernement n’a fait aucune déclaration officielle sur son arrestation mais le procureur général près la Cour d’appel de Bangui, Éric Didier Tambo estime qu’il devrait être jugé lors des prochaines cessions criminelles qui s’ouvriront le 29 avril.

Source : RFI

 

RCA : l’ex chef d’un groupe armé Anti-Balaka remis à la CPI

Maxime Mokom a été transféré lundi à la Cour pénale internationale, en provenance du Tchad où il avait été arrêté fin février. Ce responsable anti-balaka est poursuivi pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre, commis en 2013 et 2014 en Centrafrique.

 

La République du Tchad a remis lundi 14 mars à la Cour pénale internationale l’ex chef d’un groupe armé Anti-Balaka, Maxime Mokom, suspecté de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, a indiqué la CPI. Maxime Mokom était le chef d’un groupe armé Anti-Balaka (milices autoproclamées d’autodéfense) allié aux principaux groupes armés qui opéraient en Centrafrique. Il était en 2019 devenu ministre chargé du Désarmement, de la Démobilisation, de la Réinsertion et du Rapatriement (DDRR).

Maxime Mokom est suspecté de crimes qui auraient été commis à Bangui et dans d’autres localités de la République centrafricaine en 2013 et 2014, a indiqué la CPI dans un communiqué. «La Chambre a trouvé des motifs raisonnables de croire que M. Mokom, un ressortissant de la République centrafricaine (…) était un Coordonnateur National des Opérations des Anti-Balaka», a indiqué la Cour, qui siège à La Haye. À ce titre, il est notamment suspecté d’être responsable de (tentative de) meurtre, extermination, déportation ou transfert forcé de population, emprisonnement, torture, persécution, traitement cruel, mutilation.

La CPI a conclu qu’un conflit armé ne présentant pas un caractère international était en cours sur le territoire de la RCA depuis au moins septembre 2013 jusqu’au moins décembre 2014 entre la Séléka (une coalition de groupes armés principalement composée de musulmans opposés à l’ancien président François Bozizé) et les Anti-Balaka (un mouvement opposé à la Séléka et soutenant Bozizé). Selon la CPI, il existe «des motifs raisonnables» de croire que, «de septembre 2013 au moins à décembre 2014 au moins, une attaque aurait été menée par les Anti-Balaka contre la population civile musulmane et les personnes perçues comme collectivement responsables, complices ou soutenant la Séléka», a souligné la CPI.

Patrice-Edouard Ngaïssona, ancien ministre centrafricain des Sports, et Alfred Yekatom, surnommé «Rambo», deux ex-chefs de milices centrafricains détenus par la CPI respectivement depuis janvier 2019 et novembre 2018, sont également accusés de crimes de guerre et crimes contre l’humanité lors de la guerre civile entre 2013 et 2014.

RCA : arrestation au Tchad de l’ancien ministre Maxime Mokom

L’ancien leader de la milice Anti-Balaka, proche de l’ancien Président François Bozizé aurait été arrêté dimanche 27 février 2022.

 

Son transfèrement est en cours vers Ndjamena, capitale de la République du Tchad. Les forces de l’ordre tchadiennes auraient arrêté l’ex-ministre centrafricain Maxime Mokome dimanche 27 février 2022 à Sido.

Selon des sources sécuritaires locales, l’ancien ministre Maxime Mokome avait commencé à avoir de souci dans ce pays lorsqu’il avait dénoncé publiquement la gestion des fonds angolais par le puissant directeur de l’Agence nationale de sûreté (ANS), Ahmed Kogri. Il avait très mal gobé le fait que dans les fonds alloués par la CEEAC pour entretenir tous les chefs rebelles centrafricains au Tchad, Monsieur Ahmed Kogri  a préféré acheter deux maisons seulement aux chefs rebelles Mahamat Alkhatim du MPC  et Bobbo de 3R.

C’est ainsi qu’il avait décidé de dénoncer ce népotisme et quitter le territoire tchadien.  Mais pour le tout puissant Ahmed Kogri, l’ancien ministre centrafricain avait franchi la limite du supportable. Son nom est placé parmi les personnes recherchées par les forces de l’ordre tchadiennes.

Alors que le dimanche 27 février, à Sido Tchad, l’ancien ministre Maxime Mokome réapparaît en public dans cette ville, il se fait repérer par le service de renseignement tchadien. Il est immédiatement arrêter par les forces de l’ordre tchadiennes. Placé en garde à vue, l’homme est actuellement en route pour Ndjamena. Il sera probablement présenté à Monsieur Ahmed Kogri qui décidera de son sort.

Notons que Monsieur Ahmed Kogri, Directeur général de l’ANC,  est un homme filou. Il communique discrètement avec le service de renseignement centrafricain et le chef de l’État Centrafricaine Faustin Archange Touadera. C’est lui qui fournissait des renseignements au chef rebelle Hassan Bouba.  Même la villa que l’ancien chef d’État centrafricain François Bozizé loue actuellement à Ndjamena serait pour son fils.

 

RCA : l’ambassadeur du Tchad en visite chez le président de l’Assemblée Nationale

L’honorable Simplice Mathieu Sarandji, a reçu en tête-à-tête lundi 20 septembre 2021, Noh Tamour  Aldjideye.

 

En visite de courtoisie, le diplomate tchadien et le numéro 1 du Parlement centrafricain ont mis à profit cette rencontre pour exalter les liens séculaires d’amitié et de fraternité qui unissent les deux pays avant de faire le tour des questions sécuritaires.

L’Ambassadeur Noh Tamour  Aldjideye devant la presse parlementaire : « C’est une visite de courtoisie en tant que frère, voisin de la Centrafrique. J’ai toujours sollicité de rencontrer toutes les autorités de la République. Je suis venu il y a deux ans ici, je suis aussi passé par l’Assemblée Nationale en ce temps, c’était l’ancien Président de l’Assemblée Nationale, Laurent Ngon-Baba».

Aussi, Monsieur Noh Tamour  Aldjideye en ajoute ceci : « Nous avons toujours discuté des relations très séculaires qui sont entre le Tchad et la RCA. Nous-même, on a toujours dit que la Centrafrique n’est pas seulement un pays géographiquement voisin mais, nous sommes liés aussi par l’histoire, la culture et beaucoup plus par le sang », avant de renchérir : « Beaucoup de Centrafricains sont d’origine Tchadienne et beaucoup des Tchadiens sont d’origine Centrafricaine. Cela, on ne peut jamais le renier. C’est pourquoi, tout ce qui se passe en Centrafrique nous intéresse beaucoup, parce que c’est notre flanc et, on doit protéger la Centrafrique et c’est notre politique ».

« On a discuté un peu de tous les sujets et la sécurité elle, est au centre. Sans la sécurité, on ne peut jamais parler d’une bonne collaboration entre le Tchad et la Centrafrique », a-t-il conclu.

Une délégation centrafricaine au Tchad après l’attaque d’un poste frontalier

Deux jours après l’attaque d’un poste frontalier par l’armée centrafricaine, Bangui joue l’apaisement.

 

Une délégation conduite par la ministre des Affaires étrangères, Sylvie Baïpo Temon, a été reçue, mardi 1er juin, à Ndjamena par le président du Conseil militaire de transition et les deux pays ont convenu de la mise en place d’une commission d’enquête internationale pour clarifier les circonstances de cette attaque.

La Centrafrique a condamné « fermement » l’attaque par son armée d’un poste frontalier en territoire tchadien qui a causé, dimanche 30 mai, la mort de six soldats tchadiens, dont cinq « enlevés et exécutés », lors d’une rencontre mardi soir à Ndjamena entre les chefs de la diplomatie des deux pays. Les deux parties « ont souligné l’urgence d’élucider les circonstances dans lesquelles cette attaque a été opérée », selon un communiqué conjoint.

La délégation centrafricaine a été reçue aussitôt après son arrivée par le président du Conseil militaire de transition à qui elle a remis un message. Ensuite, les deux délégations composées des ministres des Affaires étrangères, de la Défense et de la Sécurité ont eu une séance de travail, rapporte notre correspondant dans la capitale tchadienne, Madjiasra Nako. « Le président de la République a dépêché en tant qu’émissaire une délégation (…) afin de porter une correspondance à son excellence le président Mahamat  Idriss Déby pour partager tous ses regrets du gouvernement et du peuple centrafricain face à cet évènement tragique. Il s’agit d’un évènement malheureux, pour lequel nous devons dans le cadre d’un travail commun », a confié la ministre centrafricaine des Affaires étrangères, Sylvie Baïpo-Temon.

En outre, les deux pays « ont convenu de la mise en place d’une commission d’enquête internationale indépendante et impartiale » composée des Nations unies et des organisations régionales qui se déploiera sur le terrain pour établir les faits et déposer un rapport qui situera les responsabilités.

Selon des observateurs, Bangui, qui joue profil bas depuis l’attaque de dimanche, a réussi à faire tomber le thermomètre, surtout que Ndjamena n’était même pas disposé à accueillir la délégation centrafricaine. Il a fallu la médiation de pays amis pour que le Tchad privilégie la voie diplomatique.

RCA-Tchad : des décès se multiplient dans ce conflit frontalier

Les relations sont régulièrement tendues entre éleveurs et cultivateurs, groupes armés ou encore entre militaires.

 

Les conflits entre cultivateurs et éleveurs sont récurrents dans la région, surtout en période de transhumance. Les cultivateurs accusent les éleveurs de saccager leurs champs en faisant paître leurs animaux. « On ne peut continuer à laisser des étrangers venir tuer des Centrafricains sur leurs terres », a déclaré le préfet de la région, précisant que des militaires des forces armées centrafricaines (Faca) allaient être déployés pour sécuriser la frontière entre la Centrafrique et le Tchad, fermée depuis 2014.

Les relations se sont tendues récemment entre le Tchad et la Centrafrique. Fin mai, selon N’Djamena, des militaires centrafricains ont « attaqué » un poste militaire en territoire tchadien, tué un soldat sur place et enlevé cinq autres qu’ils ont « exécutés » en Centrafrique.

Des sources onusiennes en Centrafrique et sécuritaires au Tchad ont affirmé que des militaires centrafricains et des paramilitaires russes d’un côté, des rebelles centrafricains et des soldats tchadiens de l’autre s’étaient affrontés dans un village côté tchadien. Bangui accuse régulièrement le Tchad de soutenir des groupes armés et rebelles centrafricains.

RCA-CEEAC : Faustin-Archange Touadera à Kintélé

La situation politique et sécuritaire en République du Tchad, est à l’ordre du jour de la conférence extraordinaire qui s’est ouvert ce vendredi.

 

La réunion entre les chefs d’Etat de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) qui s’est ouverte ce jour dans la salle de conférence internationale de Kintélé, vise à ramener la stabilité au Tchad. Notons tout de même que le président de la Transition tchadienne est absent à ce sommet. Il s’est fait représenter par son Premier ministre Albert Pahimi Padacket.

« Dans la phase délicate que traverse ce pays frère, nous devrions prendre toute la mesure des enjeux politiques, diplomatiques et sécuritaires pour notre communauté et avoir à l’esprit leur importance géostratégique pour l’avenir de toute notre sous-région », s’est adressé Sassou N’Guesso à ses homologues, notamment présents à ce sommet.

Trois chefs d’Etat ont en effet fait le déplacement de Brazzaville. Il s’agit de Joao Lurenço de l’Angola, Faustin-Archange Touadera de la RCA et Félix-Antoine Tshisekedi de la RDC. Ils discutent actuellement à huis clos de la situation du Tchad.

Jusqu’ici, aucun mot sur la crise entre le Tchad et la RCA n’a été prononcé. Une escarmouche a récemment eu lieu entre les deux pays, entraînant la mort de cinq soldats tchadiens. Le Tchad et la RCA ont déjà pris l’initiative de régler ce conflit dans le pays.

Dans un communiqué publié à Brazzaville, le président en exercice de la CEEAC, Denis Sassou N’Guesso avait appelé les deux pays à préserver la paix.

Crise RCA/Tchad : mise en place d’une commission conjointe d’enquête internationale

Deux jours après l’incident militaire entre les soldats centrafricains et tchadiens, les autorités des deux pays ont convenu de la mise en place d’une commission d’enquête internationale pour clarifier les circonstances de l’attaque.

 

Une délégation conduite par la ministre des Affaires étrangères, Sylvie Baïpo Temon, a été reçue, le 1er juin, à N’Djamena par le président du Conseil militaire de transition à qui elle a remis un message. Ensuite, les deux délégations composées des ministres des Affaires étrangères, de la Défense et de la Sécurité ont eu une séance de travail.

« Le président de la République a dépêché en tant qu’émissaire une délégation, afin de porter une correspondance à son excellence le président Mahamat Idriss Déby pour partager tous ses regrets du gouvernement et du peuple centrafricain face à cet évènement tragique. Il s’agit d’un évènement malheureux… », a confié la ministre centrafricaine des Affaires étrangères, Sylvie Baïpo-Temon.

En outre, les deux pays « ont convenu de la mise en place d’une commission d’enquête internationale indépendante et impartiale » composée des Nations unies et des organisations régionales qui se déploiera sur le terrain pour établir les faits et déposer un rapport qui situera les responsabilités.

Selon des observateurs, Bangui, qui joue profil bas depuis l’attaque de dimanche, a réussi à faire tomber la tension, surtout que N’Djamena refusait d’accueillir la délégation centrafricaine. Il a fallu la médiation de pays amis pour que le Tchad privilégie la voie diplomatique.

Par ailleurs, la Centrafrique a condamné « fermement » l’attaque par son armée d’un poste frontalier en territoire tchadien qui a causé, dimanche 30 mai, la mort de six soldats tchadiens, dont cinq « enlevés et exécutés », lors d’une rencontre mardi soir à N’Djamena entre les chefs de la diplomatie des deux pays. Les deux parties « ont souligné l’urgence d’élucider les circonstances dans lesquelles cette attaque a été opérée », selon un communiqué conjoint.

RCA-Attaque de poste de Sourou : Ndjamena refuse de voir la délégation centrafricaine

C’est décidé côté centrafricain, plus de déclaration et autres polémiques sur le sujet. Le gouvernement « ne veut pas mettre de l’huile sur le feu », justifie un de ses membres, car il cherche à trouver une solution politique avec son puissant voisin. « Trois ministres centrafricains », Défense nationale, Sécurité publique et Affaires étrangères, « sont en route pour Ndjamena, où ils espèrent être reçus au plus haut niveau demain », selon notre source. Leur objectif, tenter de désamorcer cette grave crise politico-diplomatique avec le Tchad.

Mais les choses ne sont pas aussi simples. Les trois ministres « sont coincés depuis lundi à Douala, au Cameroun, où ils attendent le feu vert du gouvernement tchadien », révèle une source diplomatique dans la région. Pour rappel, le chef de la diplomatie tchadienne, Chérif Mahamat Zene a rejeté lundi toute idée de recevoir un émissaire centrafricain tant que « ce pays n’a pas reconnu son agression contre le Tchad ».

Un de ses collègues a réitéré ce refus à RFI ce mardi matin, mais en coulisse plusieurs pays de la région tentent de jouer les bons offices. Les chefs d’État du Tchad et de la Centrafrique se sont déjà parlé au téléphone, se réjouit-on à Bangui, où l’on espère donc que la colère est en train de retomber du côté de Ndjamena.

Ce qui n’est pas encore une certitude surtout si l’on croit les propos de plusieurs hauts responsables de ce pays qui se sentent « humiliés par l’agression de la Centrafrique » de dimanche. « Depuis qu’ils ont des Russes qui font le coup de feu pour eux, les Centrafricains se croient invincibles », a expliqué l’un d’eux. « Ils vont le payer cher », a-t-il ajouté.

Tchad : les rebelles Fact demandent aux chefs d’Etats de sursoir leur invitation aux obsèques d’Idriss Deby

D’après le Front pour l’alternance et la concorde au Tchad (FACT), le délai accordé à la famille Deby pour l’inhumer prend fin ce jour 21 avril 2021 à minuit.

 

Les rebelles du Front pour l’alternance et la concorde au Tchad (FACT), ont dans un communiqué demandé aux chefs d’Etats et de gouvernement invités aux obsèques de sursoir à leur invitation.

D’après ce groupe armé, le délai accordé à la famille de l’ex-président pour son inhumation a pris fin mercredi 21 avril 2021 à minuit. De ce fait, le coordonnateur politique chargé de la communication des rebelles, Kingabé Ogouzeima demande aux chefs d’Etats et de gouvernement : « invités par la junte militaire à la cérémonie du 23 avril 2021 de sursoir à cette invitation pour des impératifs de sécurité »

Le FACT dit ne pas reconnaitre le Conseil de transition militaire qui s’est substitué : « à la dictature tchadienne », et estime que la Charte publié par le CMT est : « illégale et illégitime ».

« Les forces vives au Tchad pour la mise en place d’un organe de transition menant vers une réelle alternance sont plus que jamais déterminés à délivrer le peuple tchadien de cette abominable dictature », peut-on lire dans le communiqué du Fact.

Précisons qu’une dizaine de chefs d’Etats ont annoncé leur présence à N’Djamena pour prendre part aux obsèques du président Idriss Deby, prévu le vendredi 23 avril 2021.

Tchad : le président Idriss Déby est mort

Le président tchadien est décédé ce mardi 20 avril, des suites de blessures reçues alors qu’il commandait son armée dans des combats contre des rebelles dans le nord.

 

La nouvelle a fait effet d’une bombe. Le président Idriss Deby est mort des suites de blessures reçues lorsqu’il commandait son armée dans des combats contre des rebelles du Front pour l’alternance et la concorde au Tchad (Fact) dans le nord du pays. La nouvelle a été annoncée à la télévision nationale.

« Le président de la république, chef de l’État, chef suprême des armées, Idriss Déby Itno, vient de connaître son dernier souffle en défendant l’intégrité territoriale sur le champ de bataille. C’est avec une profonde amertume que nous annonçons au peuple tchadien le décès ce mardi 20 avril 2021 du maréchal du Tchad », a annoncé le porte-parole de l’armée, le général Azem Bermandoa Agouna, dans un communiqué lu à l’antenne de TV Tchad.

Idriss Déby Itno est mort au lendemain de l’annonce des résultats de la présidentielle au Tchad du 11 avril dernier. Au pouvoir depuis trente ans, il venait d’être réélu pour un mandat de 6 ans avec 79,32 % des suffrages exprimés, selon des résultats provisoires énoncés lundi soir par l’instance électorale nationale.

Le gouvernement et l’assemblée nationale sont dissouts. Un conseil militaire dirigé par le commandant de la sécurité générale des institutions de l’Etat, Mahamad Idriss Deby Itno – fils du président Idriss Déby Itno – a été mise sur pied.

Âgé de 68 ans, ce militaire de carrière s’était emparé du pouvoir en 1990 à l’issue d’un coup d’Etat. En août 2020, il est été promu au rang de Maréchal.

Rappelons que, le chef de l’Etat s’était rendu samedi et dimanche sur le front opposant son armée à une colonne de rebelles qui avait lancé une offensive à partir de bases arrières en Libye le jour du scrutin, le 11 avril. Les rebelles, que l’armée avait assuré avoir défaits dans les combats, avaient affirmé dans un communiqué que M. Déby avait été blessé, mais l’information n’avait pas été confirmée de source officielle.

RCA : le Tchad porte plainte contre le chef rebelle Abdoulaye Miskine

Abdoulaye Miskine qui a longtemps été actif en République Centrafricaine, il est aussi soupçonné de crimes au Tchad.

Le chef rebelle Abdoulaye Miskine, à la tête du Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC), groupe rebelle actif en Centrafrique, a été arrêté au Tchad en octobre 2019 et présenté au juge d’instruction le 1er juin 2020. Si Abdoulaye Miskine a longtemps été actif en RCA, il est aussi soupçonné de crimes au Tchad. La Coordination des associations de la partie civile et de défense des droits de l’homme (Cascidho) a annoncé s’être constituée partie civile contre le chef de guerre. De nombreuses victimes se sont fait connaître pour des crimes commis notamment le long de la frontière.

« Sur cette base, nous avons fait des investigations sérieuses dans ce sens, ce qui nous a amenés à nous constituer partie civile et à déposer une plainte contre Koumtamadji Martin, alias Abdoulaye Miskine et autres, pour enlèvement, séquestration, sévices graves, extorsions de biens, également association de malfaiteurs et assassinat. », explique Mahamat Dingadimbaye, président de la Cascidho.

Frontière Tchad/Centrafrique : les éleveurs demandent la réouverture

C’est depuis 2014 que la décision du Tchad de fermer sa frontière avec la Centrafrique a été prononcée. Mais celle-ci n’a freiné en rien la transhumance du bétail entre les deux États.

Depuis la fermeture de la frontière entre le Tchad et la Centrafrique en 2014, les allers-retours des éleveurs transhumants qui ne s’étaient jamais arrêtés se passent dans des conditions difficiles. « Les effets négatifs que nous avons observés : une transhumance armée, mais également la pression des groupes armés sur les éleveurs transhumants », admet le docteur Hissein Ahmat Malmal, du ministère centrafricain de l’Élevage.

Des difficultés de cohabitations exacerbées par le discours politique sont venues compliquer la situation. Les acteurs de la transhumance demandent donc aux États de les laisser s’occuper eux-mêmes de leurs problèmes.

« Nous demandons que la frontière s’ouvre et nous demandons la sécurisation du parcours de la transhumance du côté du Tchad comme du côté de la République centrafricaine, déclare Ahmat Adoum Abdelfati, secrétaire général de la confédération des acteurs tchadiens du secteur élevage. Et surtout, l’arrêt immédiat de l’ingérence des politiciens ou des hommes en kaki. Parce que depuis toujours, les éleveurs et les agriculteurs de cet axe-là se reconnaissent. Ils ont leur stratégie pour résoudre leurs problèmes. »

Dialogue institutionnel arrêté

Grâce au Fonds de stabilisation des Nations Unies, la FAO et l’Organisation internationale des migrations (OIM) essayent d’aider les acteurs des deux pays à faire entendre leurs doléances. Selon le docteur Bakary Cissé, coordonnateur du projet transhumance Tchad-RCA, pour le compte de la FAO et de l’OIM, le plus important est que les deux États reprennent le dialogue institutionnel sur le sujet. Un exercice régulier auparavant, mais qui s’est arrêté depuis plusieurs années.

Le Soudan ferme ses frontières avec la Centrafrique et la Libye

C’est le Conseil souverain, l’organe qui dirige la transition, qui a pris cette décision.

Le Soudan a ordonné la fermeture de ses frontières avec la Centrafrique et la Libye. C’est le Conseil souverain, l’organe qui dirige la transition, qui a pris cette décision en parlant de dangers économiques et sécuritaires. Les frontières de la région sont poreuses et servent depuis longtemps aux trafics de marchandises, de drogue, d’êtres humains ainsi qu’à l’immigration illégale.

Les fermetures de frontières ne sont pas rares dans cette région utilisée par les criminels, trafiquants et passeurs en tout genre. De nombreuses armes et mouvement rebelles transitent par là. Mais c’est la première fois que Khartoum prend une telle décision depuis la chute du président Omar el-Béchir en avril dernier.

Pour autant, les explications ne sont pas claires. Le Conseil souverain a parlé de véhicules ayant illégalement traversé la frontière, provoquant des dangers économiques et sécuritaires. Cette fermeture fait en tout cas suite à une réunion entre le Conseil souverain et le gouvernement régional du Darfour, région de l’ouest du Soudan en guerre depuis une quinzaine d’années.

Lutte contre le terrorisme

Pour certains, Khartoum pourrait ainsi vouloir empêcher des rebelles darfouris d’aller s’entraîner ou s’équiper dans les pays voisins. Certains ont même dans le passé rejoint des mouvements étrangers, comme celui du maréchal libyen Khalifa Haftar.

Le chercheur Cameron Hudson lui fait le lien avec un communiqué du département d’État américain paru ce jeudi et passé inaperçu. Washington avertit que des groupes terroristes sont présents au Soudan et pourraient menacer les Occidentaux. Or dans le même temps, les Soudanais poussent pour que les États-Unis retirent leur pays de la liste des nations soutenant le terrorisme, ce qui pénalise son économie. Dans ce cas, lutter contre l’insécurité pourrait aider le Soudan à marquer des points dans ce dossier, alors que le moindre acte terroriste pourrait maintenir les sanctions pendant des années.