Le gouvernement Burkinabé dissout le Conseil national de la jeunesse

Le gouvernement burkinabè a officiellement dissous le Conseil national de la jeunesse du Burkina Faso (CNJ-BF), après plus d’un an de blocage interne. Une décision motivée par de graves irrégularités et la nécessité de refonder la représentation nationale de la jeunesse.

 

Le Conseil national de la jeunesse du Burkina Faso (CNJ-BF) est dissous. Ainsi en a décidé le Conseil des ministres du 20 novembre dernier. Cette mesure intervient à la suite de graves défaillances constatées au sein de cette structure faîtière regroupant les organisations de jeunesse.

Depuis plus d’un an, l’institution faisait face à des irrégularités profondes, notamment l’absence de renouvellement de ses organes dirigeants et instances statutaires, selon le rapport présenté au Conseil des ministres. Malgré les rappels des services techniques du ministère chargé des libertés publiques et les démarches du ministère de la Jeunesse pour sortir de la crise, le blocage n’a pas été résolu.

Face à une situation jugée contraire aux textes de l’association et incompatible avec une gestion saine, le gouvernement a décidé de procéder à la dissolution du CNJ-BF. L’objectif annoncé est de permettre la création d’une nouvelle organisation plus représentative, consensuelle et capable de défendre efficacement les intérêts de la jeunesse burkinabè. L’adoption du décret consacre ainsi la fin du CNJ-BF et ouvre la voie à une restructuration complète du cadre de dialogue et de concertation des jeunes au Burkina Faso.

Pour mémoire, le Conseil national de la jeunesse du Burkina Faso, mis en place en 2018, avait pour vocation de représenter les jeunes et de promouvoir leur participation aux politiques publiques et aux programmes de développement. Il bénéficiait, dans ce cadre, du soutien de l’État pour la mise en œuvre de ses activités.

Burkina Faso : Qnet dissoute, plus de 2 000 victimes recensées

Le gouvernement a prononcé la dissolution de l’association Qnet, accusée d’escroquerie et de pratiques frauduleuses. Plus de 2 000 victimes ont été identifiées au Burkina Faso.

 

Le gouvernement burkinabè a acté, ce jeudi en Conseil des ministres, la dissolution de l’Association professionnelle des représentants indépendants Qnet. L’organisation, déjà suspendue depuis plusieurs années, ne pourra plus exercer au Burkina Faso. La décision s’appuie sur l’article 80 de la loi du 17 juillet 2025 relative à la liberté d’association, en raison d’activités jugées illicites et contraires à ses statuts.

Qnet faisait l’objet d’une enquête judiciaire pour des pratiques qualifiées de frauduleuses, assimilées à de l’escroquerie, de l’arnaque et même du trafic de personnes. Le rapport de la justice fait état de plus de 2 000 victimes identifiées et de 1 300 plaintes déposées, avec des pertes financières estimées à plus d’un milliard de francs CFA. Les autorités invitent les populations à la vigilance, face aux offres suspectes circulant sur internet et au sein de réseaux parallèles.

Cette dissolution s’inscrit dans la volonté du gouvernement de transition de renforcer la lutte contre les structures exploitant la vulnérabilité sociale et économique des citoyens, et d’empêcher la reproduction de tels systèmes.

Burkina Faso : Le Conseil des ministres adopte un projet de loi sur la dissolution de la CENI

Le Président du Faso, Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, a présidé ce mercredi 16 juillet 2025 la session ordinaire du Conseil des ministres. Selon le Porte-parole du Gouvernement, Pingdwendé Gilbert OUÉDRAOGO, l’exécutif a examiné plusieurs dossiers majeurs inscrits à son ordre du jour et pris des décisions importantes pour le fonctionnement de la Nation. Au titre du ministère de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Sécurité, le Conseil a adopté un projet de loi portant dissolution de la Commission électorale nationale indépendante (CENI).

D’après les explications fournies par le Ministre d’État Émile ZERBO, cette mesure s’inscrit dans le cadre de la refondation de l’État et de la mise en œuvre des réformes institutionnelles engagées par les autorités de la transition. L’objectif principal est de rationaliser les charges de fonctionnement de l’État et d’améliorer l’efficacité des dispositifs électoraux.

Le projet de loi adopté autorise désormais sa transmission à l’Assemblée législative de transition (ALT), qui devra se prononcer sur le texte dans les prochaines semaines.

Le Conseil a également examiné d’autres projets de textes relatifs à la gouvernance, à l’économie et à la sécurité. Le communiqué final du Conseil devrait apporter des précisions complémentaires sur les décisions prises.

 

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