Burkina Faso : la police nationale renforce les capacités de ses nouveaux responsables en matière de leadership et de gouvernance sécuritaire

Une trentaine de directeurs et responsables récemment nommés à des postes de commandement au sein de la Police nationale participent, depuis le 5 août à Ouagadougou, à une session de renforcement des capacités destinée à consolider leur leadership et leurs compétences en matière de gouvernance sécuritaire.

Organisée à la Direction générale de la Police nationale (DGPN), cette formation de trois jours vise à préparer les nouveaux responsables à exercer efficacement leurs fonctions dans un contexte marqué par des défis sécuritaires persistants.

Le programme comprend plusieurs modules consacrés à la gouvernance sécuritaire, à l’utilisation des statistiques dans la planification des politiques de sécurité publique, à la gestion des crises, à la communication institutionnelle, à la gestion administrative et financière ainsi qu’à la gestion du stress et à la prise de décision en situation complexe.

À l’ouverture des travaux, le directeur général de la Police nationale, l’inspecteur général de police Thierry Dofizouho Tuina, a appelé les participants à incarner une gouvernance exemplaire.

« Nous attendons de vous une gouvernance exemplaire, fondée sur la responsabilité, la transparence, la redevabilité et la culture de l’excellence. Soyez des cadres patriotes, courageux et déterminés, capables de porter les ambitions de notre institution avec loyauté et professionnalisme », a-t-il déclaré.

Le patron de la Police nationale a rappelé que chaque responsable public est avant tout « un serviteur du peuple », chargé de protéger les citoyens, de défendre les intérêts supérieurs de la nation et de contribuer à l’édification d’un Burkina Faso souverain, prospère et sécurisé, conformément aux orientations de la Révolution progressiste populaire (RPP).

Il a également insisté sur les trois responsabilités majeures qui incombent aux nouveaux dirigeants : la responsabilité opérationnelle, qui consiste à garantir l’efficacité des services ; la responsabilité humaine, fondée sur l’écoute, l’accompagnement et la valorisation des équipes ; et la responsabilité institutionnelle, qui exige le respect des valeurs et de l’image de la Police nationale.

« Vous êtes les garants de l’efficacité de vos structures. Un chef se distingue avant tout par son comportement », a souligné Thierry Dofizouho Tuina, avant d’ajouter que les décisions, le langage et la conduite des responsables doivent refléter les valeurs de patriotisme, d’intégrité, de discipline, de respect des lois et d’engagement au service exclusif de la nation.

À travers cette initiative, la Direction générale de la Police nationale entend doter les nouveaux responsables des outils et des méthodes nécessaires pour améliorer leurs performances, renforcer l’efficacité des services de sécurité et contribuer durablement à la paix, à la cohésion sociale et à la protection des populations.

Commémoration du 5 août : Ibrahim Traoré appelle à faire de la Révolution progressiste populaire le socle de la souveraineté nationale

À l’occasion du 66ᵉ anniversaire de la proclamation de l’indépendance du Burkina Faso, commémoré le 5 août, le président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, a appelé les Burkinabè à s’approprier les idéaux de la Révolution progressiste populaire (RPP), qu’il présente comme le cadre devant conduire le pays vers une souveraineté politique, économique et sécuritaire pleinement assumée.

Dans un message adressé à la Nation, le chef de l’État a rappelé que l’accession du Burkina Faso à l’indépendance, le 5 août 1960, avait nourri de grandes espérances, mais que celles-ci avaient, selon lui, été entravées au fil des décennies par des « manœuvres persistantes de domination et de prédation » visant les ressources nationales.

Selon Ibrahim Traoré, le Burkina Faso poursuit aujourd’hui une « guerre de libération » contre les groupes armés terroristes tout en menant un combat plus large pour conquérir une « souveraineté totale », fondée sur la maîtrise de ses choix politiques, économiques et sécuritaires.

Le président burkinabè a rendu hommage aux figures historiques qui se sont opposées au néocolonialisme ainsi qu’aux Forces de défense et de sécurité, aux Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) et à l’ensemble des combattants engagés dans la reconquête du territoire national, saluant leur détermination à défendre l’intégrité du pays.

Il a également invité chaque citoyen à prendre une part active à la construction d’un « pays nouveau, digne, véritablement libre, indépendant et souverain », estimant que les principes de la Révolution progressiste populaire constituent la « boussole » devant guider le Burkina Faso vers un développement endogène, fondé sur la valorisation de ses propres ressources et la consolidation d’une nation « forte et prospère ».

Burkina Faso : l’ALP ratifie le protocole de Montréal 2014 pour renforcer la sécurité aérienne

L’Assemblée législative du peuple (ALP) du Burkina Faso a adopté à l’unanimité une loi autorisant la ratification du protocole de Montréal de 2014, renforçant ainsi le cadre juridique national de lutte contre les infractions commises à bord des aéronefs.

Réunis lundi à Ouagadougou, les députés ont approuvé ce texte qui modernise les dispositions de la Convention de Tokyo de 1963 relative aux infractions et autres actes survenant à bord des avions. Adopté le 4 avril 2014 à Montréal, le protocole vise à adapter le droit international aux nouvelles menaces pesant sur l’aviation civile.

Présentant le projet de loi devant les parlementaires, le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, assisté de la ministre déléguée Bêbgnasgnan Stella Eldine Kabré/Kaboré, a expliqué que ce nouveau dispositif élargit les compétences des États pour poursuivre les auteurs d’infractions commises en vol.

Jusqu’à présent, seule la juridiction de l’État d’immatriculation de l’aéronef était compétente. Avec le protocole de Montréal, l’État d’atterrissage ainsi que l’État de l’exploitant de l’appareil pourront également engager des poursuites, facilitant ainsi la répression des actes de violence, de perturbation ou de mise en danger des passagers et de l’équipage.

« Les États qui ratifient peuvent mettre en place leur propre dispositif de sécurité pour les incidents susceptibles de compromettre la sécurité de l’appareil ou celle des passagers », a souligné le chef de la diplomatie burkinabè devant les députés.

Selon le gouvernement, cette ratification permettra au Burkina Faso de renforcer son arsenal juridique en matière de sûreté aérienne, tout en améliorant la coopération judiciaire avec les autres États parties pour prévenir, poursuivre et sanctionner les infractions commises à bord des aéronefs.

Le Burkina Faso avait participé aux négociations ayant conduit à l’adoption du protocole lors de la conférence diplomatique organisée à Montréal en avril 2014. Son intégration dans le droit interne marque une nouvelle étape dans l’alignement du pays sur les normes internationales de sécurité et de sûreté de l’aviation civile.

Commémoration du 4 août : Ibrahim Traoré appelle à une mobilisation totale pour la souveraineté nationale

À l’occasion du 43ᵉ anniversaire de la Révolution démocratique et populaire (RDP), le président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, a appelé les Burkinabè à s’engager « sans réserve » dans la lutte pour la souveraineté nationale, affirmant inscrire son action dans l’héritage politique de Thomas Sankara.

Dans un message publié mardi, le chef de l’État a rendu hommage au capitaine Thomas Sankara, élevé au rang de « Héros de la Nation », rappelant que la Révolution démocratique et populaire du 4 août 1983 a profondément transformé le Burkina Faso en plaçant la souveraineté, la dignité et l’autonomie nationale au cœur du projet politique.

Selon Ibrahim Traoré, cette révolution a permis d’engager d’importantes réformes économiques, sociales et culturelles tout en favorisant une rupture avec les modèles hérités de la colonisation. Il estime que cette vision demeure une source d’inspiration pour bâtir un développement fondé sur les réalités, les valeurs et les traditions nationales.

Le président burkinabè a souligné que la Révolution progressiste populaire, portée par les autorités actuelles, s’inscrit dans cette continuité historique. Présentée comme un projet de refondation nationale, elle vise, selon lui, à renforcer les bases d’un Burkina Faso « fier, souverain et fort », en privilégiant un développement endogène et une plus grande autonomie économique.

Dans son adresse, Ibrahim Traoré a également invité les citoyens à participer pleinement à ce qu’il qualifie de « guerre de libération », engagée contre les groupes armés terroristes et les différentes formes de dépendance. Il a estimé que cette mobilisation collective constitue le meilleur hommage aux pionniers de l’émancipation africaine, avec Thomas Sankara en figure emblématique.

À travers cette commémoration, les autorités burkinabè réaffirment ainsi leur volonté de faire de l’héritage sankariste l’un des principaux fondements de leur projet politique et de leur stratégie de souveraineté nationale.

Burkina Faso : la VIDEO-verbalisation enregistre plus de 1 000 infractions en douze heures

Douze heures seulement après son entrée en vigueur, le nouveau système de e-verbalisation des infractions routières a déjà livré ses premiers résultats au Burkina Faso. Entre minuit et midi, ce samedi 1er août 2026, 1 099 infractions au Code de la route ont été détectées grâce au dispositif de vidéoprotection déployé par les autorités.

Pour constater le fonctionnement du système, le ministre de la Sécurité, Mahamadou Sana, s’est rendu au Centre de supervision de la vidéoprotection à 12 heures, quelques heures après le lancement officiel de cette innovation numérique.

Accueilli par le Directeur général des Transmissions et de l’Informatique, Zakaria Hébié, le ministre a suivi les différentes étapes du traitement des infractions. Du repérage par les caméras de surveillance à la validation des dossiers, jusqu’à l’envoi des notifications aux usagers concernés, il a pu observer le processus complet mis en place par les équipes techniques.

À l’issue de cette visite, Mahamadou Sana a salué le travail réalisé par les agents mobilisés pour assurer le déploiement de ce dispositif présenté comme un outil majeur de modernisation des services de sécurité.

Les premières infractions enregistrées concernent notamment le non-port de la ceinture de sécurité, le franchissement des feux tricolores, le dépassement de la vitesse autorisée ainsi que l’usage du téléphone portable tenu en main au volant.

Au cours de cette même période, cinq contrevenants avaient déjà réglé leurs amendes via la plateforme FASO ARZEKA, confirmant l’opérationnalité du mécanisme de paiement numérique.

Pour le ministère de la Sécurité, ces premiers chiffres démontrent l’efficacité du système et traduisent l’ambition du gouvernement de s’appuyer sur les technologies numériques pour améliorer la sécurité routière. La e-verbalisation doit permettre une application plus transparente et plus équitable du Code de la route.

Les autorités rappellent toutefois que l’objectif premier du dispositif n’est pas uniquement de sanctionner, mais aussi de prévenir les comportements dangereux. Elles invitent ainsi les usagers à adopter une conduite responsable, en respectant les limitations de vitesse, les feux de signalisation et les règles essentielles de sécurité.

Avec ce nouveau mécanisme, le Burkina Faso entend renforcer le civisme routier et réduire les risques d’accidents grâce à une surveillance plus efficace des comportements sur les axes routiers.

Burkina Faso : une usine de farine de blé à 3,1 milliards FCFA en construction pour renforcer la production locale

Le Burkina Faso poursuit sa marche vers la transformation industrielle de ses matières premières. À Bobo-Dioulasso, la Minoterie du Faso (MINOFA) construit une nouvelle unité de production de farine de blé destinée à renforcer les capacités industrielles nationales et réduire la dépendance aux importations.

En visite sur le chantier le samedi 1er août 2026, le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Serge Gnaniodem Poda, a constaté l’état d’avancement des travaux de cette infrastructure implantée dans l’ex-secteur 13, au quartier Dogona, à proximité de la Société burkinabè de tomate (SOBTO).

Les travaux, lancés il y a environ cinq mois, affichent un taux d’exécution estimé à 65 %. Selon les responsables du projet, l’usine devrait être opérationnelle dans un délai de six mois. Une fois achevée, elle disposera d’une capacité de production de 150 tonnes de farine de blé par jour.

D’un coût global d’environ 3,1 milliards de francs CFA, cette unité industrielle ambitionne également de créer plusieurs centaines d’emplois au profit des Burkinabè et de contribuer au développement du tissu industriel local.

Au cours de sa visite, Serge Poda a salué l’évolution du chantier et la progression des travaux. « Au vu de ce qui a été présenté et des taux qui m’ont été indiqués en termes de réalisation, je pense qu’on peut repartir satisfait », a déclaré le ministre, estimant que le niveau d’exécution enregistré après cinq mois de travaux constitue un résultat encourageant.

Pour le responsable gouvernemental, cette usine s’inscrit dans une stratégie plus large visant à renforcer les capacités de production de la MINOFA et à accélérer la transformation locale des matières premières. Une orientation qui répond, selon lui, aux ambitions d’industrialisation portées par les autorités burkinabè.

« Nous voulons disposer d’outils industriels capables de transformer nos matières premières afin de proposer des produits finis aux populations et conquérir également les marchés extérieurs à travers les exportations », a expliqué Serge Poda.

Le ministre a par ailleurs évoqué les nouvelles mesures réglementaires prises par le gouvernement, notamment la mise à jour de la liste des produits soumis à Autorisation spéciale d’importation (ASI) et Autorisation spéciale d’exportation (ASE).

Selon lui, ces dispositions doivent permettre de mieux réguler les flux commerciaux, stabiliser l’offre des produits de grande consommation et protéger les industries nationales face à la concurrence extérieure.

« Après avoir mis en place tout le cadre qui incite à l’industrialisation, plusieurs investisseurs se sont engagés dans ce secteur et produisent aujourd’hui des produits industriels burkinabè. Il était donc nécessaire que l’État protège ces produits, le secteur industriel et les emplois qu’il génère », a-t-il indiqué.

Avec cette nouvelle minoterie, le Burkina Faso entend franchir une nouvelle étape dans sa politique de souveraineté économique, en misant sur la production locale, la création d’emplois et la valorisation de ses capacités industrielles.

Burkina Faso : le général Moussa Diallo appelle les FDS à renforcer leur unité pour vaincre les groupes armés

Le Chef d’état-major général des Armées (CEMGA) du Burkina Faso, le général de division Moussa Diallo, appelle les Forces de défense et de sécurité (FDS) à maintenir leur cohésion, leur discipline et leur vigilance dans la lutte contre les groupes armés terroristes. Il estime que l’unité des forces constitue une condition essentielle pour parvenir à la reconquête du territoire national.

 

Dans le cadre d’une visite opérationnelle effectuée dans la garnison de Kaya, dans la région du Centre-Nord, le général Moussa Diallo a transmis aux troupes les encouragements du chef suprême des armées, le capitaine Ibrahim Traoré. Le déplacement, effectué du 29 au 31 juillet, visait également à renforcer la motivation des unités engagées sur le terrain.

Face aux responsables militaires et paramilitaires, aux soldats ainsi qu’aux autorités administratives de la région du Kuilsé, le CEMGA a insisté sur la nécessité de préserver l’esprit de corps au sein des forces combattantes.

« Nous nous devons de resserrer les coudes et d’aller en rangs groupés pour libérer ce pays que nous chérissons tous. Et nous viendrons très prochainement à bout de ces mécréants », a déclaré le général Moussa Diallo, cité par les services de communication de l’armée.

Pour le responsable militaire, la discipline, la vigilance et la cohésion interarmées demeurent des leviers indispensables pour faire face aux défis sécuritaires auxquels le Burkina Faso est confronté depuis plusieurs années.

Au cours de sa mission, le Chef d’état-major général des Armées s’est également rendu à l’Hôpital militaire de Kaya, où il a rencontré des soldats blessés lors des opérations. Il leur a exprimé le soutien de la nation et salué l’engagement du personnel médical mobilisé pour leur prise en charge.

Cette visite intervient alors que les forces burkinabè poursuivent leurs opérations contre les groupes armés terroristes sur plusieurs fronts du territoire national. Les autorités de la transition affirment vouloir intensifier les actions militaires afin de restaurer progressivement la sécurité et reprendre le contrôle des zones affectées par l’insécurité.

À Kaya, le message du commandement militaire reste donc axé sur un même objectif : renforcer la solidarité au sein des FDS pour accélérer la reconquête sécuritaire du pays.

Burkina Faso : le périmètre irrigué de Niéguéma-Toukôrô mis en eau pour renforcer la souveraineté alimentaire

Bama (Houet) – Le Burkina Faso franchit un nouveau seuil dans sa politique de souveraineté alimentaire. Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a procédé, dimanche 2 août 2026, à la mise en eau du périmètre irrigué de Niéguéma-Toukôrô, une infrastructure hydroagricole stratégique destinée à accroître durablement la production agricole nationale.

 

Situé dans la commune rurale de Bama, ce périmètre couvre 605 hectares, dont 557 hectares exploitables, alimentés par les eaux du barrage de Samendéni. L’aménagement comprend 2 228 parcelles agricoles et s’inscrit dans le vaste programme gouvernemental visant à développer 21 000 hectares de terres irrigables dans la vallée du Mouhoun.

Entièrement financé par l’État burkinabè à hauteur de 9,9 milliards de FCFA, le projet est équipé d’une station de pompage, de plus de 45 kilomètres de canaux d’irrigation, d’un réseau de drainage, de pistes rurales ainsi que d’un magasin de stockage. Ces installations permettront aux exploitants de mener jusqu’à trois campagnes agricoles par an, réduisant ainsi la dépendance aux aléas climatiques.

Les autorités misent sur une production annuelle de 7 200 tonnes de riz et 1 800 tonnes de blé, pour un chiffre d’affaires estimé à 2,5 milliards de FCFA. Une partie du site est également consacrée au développement de filières stratégiques : 40 hectares ont été attribués à l’Agence pour la promotion de l’entrepreneuriat communautaire (APEC) pour la culture de la tomate, tandis que 10 hectares sont réservés à l’INERA pour la production de semences améliorées.

Lors de la cérémonie, le Premier ministre a qualifié cette réalisation d’investissement majeur en faveur du développement rural et a exhorté les producteurs à assurer une gestion responsable des infrastructures et des ressources en eau afin de garantir la pérennité du projet.

Primature du faso
© Primature du faso

Pour accompagner le démarrage des activités, le ministère en charge de l’Agriculture a remis dix motoculteurs aux bénéficiaires. L’exploitation et le suivi technique du périmètre seront assurés par l’Agropole de Samendéni, appelé à jouer un rôle central dans la valorisation de cette nouvelle infrastructure agricole.