À l’occasion de la célébration de l’Aïd al-Kabir, l’Imam Tiégo Tiemtoré a lancé, mercredi 27 mai 2026 à Ouagadougou, un message centré sur la cohésion sociale, la tolérance et le renforcement de l’unité nationale dans un contexte marqué par des défis sécuritaires et sociaux persistants au Burkina Faso.
S’exprimant devant les fidèles musulmans réunis à l’université Joseph Ki Zerbo pour la prière de la Tabaski, le prédicateur a exhorté les populations à préserver les liens sociaux et à éviter les discours susceptibles d’alimenter les divisions au sein de la société burkinabè.
Selon lui, la situation actuelle du pays impose un sursaut collectif autour des valeurs de solidarité et de fraternité nationale. L’Imam Tiégo Tiemtoré a notamment mis en garde contre les propos haineux, les discours belliqueux, la stigmatisation et les replis communautaires qu’il considère comme des menaces pour la stabilité sociale.
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« Il faut absolument éviter les discours de haine, la stigmatisation et le communautarisme », a-t-il insisté devant les fidèles.
Le guide religieux a également souligné que la diversité culturelle, religieuse et sociale du Burkina Faso constitue une richesse qu’il convient de protéger. Appelant à la préservation du vivre-ensemble, il a encouragé les citoyens ainsi que les responsables communautaires à promouvoir la tolérance, le respect mutuel et l’intérêt général.
Dans son sermon, l’imam a rappelé que le vivre-ensemble reste une valeur essentielle dans toutes les sociétés humaines, particulièrement dans des contextes où coexistent plusieurs croyances et sensibilités.
Selon lui, cette diversité ne peut être préservée que par le respect des autres et l’acceptation mutuelle. Au-delà du message religieux, Tiégo Tiemtoré a aussi plaidé pour davantage de civisme, de responsabilité collective et de dialogue entre communautés. Il a notamment insisté sur la nécessité de multiplier les cadres d’échanges interreligieux et communautaires, surtout en direction des jeunes, afin de prévenir les tensions sociales.
« Quand une nation traverse des difficultés, les divisions doivent céder la place à l’unité », a-t-il déclaré, appelant les Burkinabè à faire bloc autour de la paix et de la stabilité du pays.




