Terrorisme au Sahel : Le chef de la diplomatie togolaise appelle à dépasser les réponses militaires face au terrorisme

Le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey, a souligné lundi la nécessité de dépasser les réponses strictement sécuritaires face au terrorisme, dans un message relayé par son homologue malien, Abdoulaye Diop.

 

Le chef de la diplomatie togolaise a insisté, lundi 6 avril, sur l’importance d’adopter une approche globale dans la lutte contre le terrorisme en Afrique de l’Ouest et au Sahel.Dans un message publié sur ses réseaux sociaux, dans lequel il a mentionné Abdoulaye Diop, Robert Dussey a affirmé que « la lutte contre le terrorisme et la quête de la paix […] ne peuvent se limiter aux seules réponses militaires ou sécuritaires ».

Il a souligné que ces défis « nécessitent également un renforcement des mécanismes d’intégration socio-économique », mettant en avant les causes profondes des crises sécuritaires dans la région.

Le ministre togolais a ainsi plaidé pour une approche combinée fondée sur « la stabilité institutionnelle, l’inclusion sociale et le développement partagé », qu’il juge essentielle pour instaurer une paix durable.

Le message a été relayé par Abdoulaye Diop, traduisant une convergence de vues sur la nécessité d’élargir les réponses face à l’insécurité dans le Sahel.

Cette prise de position s’inscrit dans la continuité des déclarations récentes de Robert Dussey. Fin mars, il avait déjà alerté sur les risques liés à une fragilisation de l’Alliance des États du Sahel (AES), estimant qu’un affaiblissement de ce bloc, composé du Mali, du Burkina Faso et du Niger, pourrait impacter l’ensemble de la région ouest-africaine.

« Pour le Togo, la paix et la sécurité régionales ne peuvent être fragmentées. Si l’AES vacille aujourd’hui, c’est toute la région qui sera menacée », avait-il déclaré, défendant le principe d’une sécurité « indivisible ».

Ces déclarations interviennent dans un contexte d’intensification des initiatives diplomatiques pour maintenir le dialogue sécuritaire au Sahel. Le Représentant spécial de l’Union africaine pour le Mali et le Sahel, Mamadou Tangara, a récemment multiplié les consultations avec les acteurs régionaux.

Il s’est notamment entretenu à Abuja avec le président de la Commission de la Cédéao, Omar Alieu Touray, avant d’être reçu à Freetown par le président sierra-léonais, Julius Maada Bio.

En amont, une mission à Bamako avait permis des échanges avec le président de la transition malienne, Assimi Goïta, en présence d’Abdoulaye Diop, autour du maintien des canaux de dialogue avec les autorités sahéliennes.

Le Sahel demeure aujourd’hui l’épicentre mondial du terrorisme, concentrant plus de la moitié des décès liés à ces violences. Malgré une amélioration relative observée en 2025, avec une baisse des victimes dans certains pays comme le Burkina Faso et le Mali, la région reste la plus exposée.

Elle demeure marquée par la présence active de groupes djihadistes tels que le JNIM et l’État islamique au Sahel, ainsi que par des fragilités structurelles persistantes, notamment le faible contrôle territorial, les instabilités politiques et le manque d’opportunités économiques.

Dans ce contexte, la montée en puissance de l’AES vise à structurer la réponse militaire, sans pour autant occulter la nécessité d’une approche plus large, intégrant les dimensions économiques, sociales et institutionnelles.

La Côte d’Ivoire supprime le visa douanier pour les marchandises vers le Mali et le Burkina Faso.

Abidjan allège ses procédures douanières avec le Mali et le Burkina Faso. Une mesure destinée à accélérer les échanges et moderniser le transit régional.

Les autorités ivoiriennes ont décidé de supprimer l’obligation de visa douanier pour les marchandises à destination du Mali et du Burkina Faso, dans le but de faciliter les échanges commerciaux et fluidifier le transit régional.

Dans une circulaire en date du 31 mars 2026, la Direction générale des douanes de Côte d’Ivoire a officialisé la suppression du visa des représentations douanières de ces deux pays sur les déclarations de marchandises.

Cette mesure met fin à une procédure en vigueur depuis près de 25 ans. Jusqu’ici, toute marchandise quittant le territoire ivoirien vers ces pays de l’hinterland devait obtenir une validation physique des services douaniers maliens et burkinabè présents en Côte d’Ivoire. Introduite en 2000, cette exigence visait à renforcer le suivi des flux commerciaux et à sécuriser les opérations.

Avec les évolutions technologiques, cette formalité est désormais jugée contraignante. Selon le Directeur général des Douanes ivoiriennes, Da Pierre Alphonse, la digitalisation des systèmes de contrôle permet aujourd’hui d’assurer un suivi plus efficace des marchandises.

Les nouveaux dispositifs numériques offrent une transmission continue, sécurisée et transparente des données liées aux échanges. Ce système rend obsolète le recours au visa papier, autrefois indispensable pour valider les opérations.

À travers cette réforme, les autorités entendent accélérer le traitement des opérations d’exportation et de réexportation. L’objectif est également de renforcer la compétitivité des corridors commerciaux et d’améliorer la fluidité du transit sous-régional.

Cette décision est favorablement accueillie par les opérateurs économiques et les commissionnaires en douane, qui y voient une simplification significative des procédures administratives et un gain de temps dans leurs activités.

Atlético vs FC Barcelone, Manchester City vs Liverpool : le dessus du panier pour vous cette semaine !

Le week-end prochain promet aux supporters un match bouleversant en FA Cup, ainsi que des confrontations intenses en championnats espagnol et italien. 1xBet, le meilleur site de paris sportifs international, vous propose un aperçu des chocs les plus attendus de la semaine. Pour vivre encore plus d’émotions fortes, suivez le lien et pariez aux meilleures cotes ! Profitez du spectacle, mais n’oubliez pas de jouer de manière responsable !

 

Atlético – FC Barcelone, 4 avril

 

Les « Blaugrana » jouissent avec panache du statut de leader en Liga, avec 4 longueurs d’avance sur le Real. Les Catalans disputeront un déplacement périlleux chez l’équipe de Diego Simeone, un match qui pourrait avoir un impact majeur sur la course au titre.

 

Durant la trêve internationale, le Barça a perdu l’un de ses leaders : Rafinha. Dans le même temps, le jeune talent Lamine Yamal est au mieux de sa forme et prêt à renforcer sa légende.

 

L’arme principale des « Matesassiers » sera sans aucun doute leurs contre-attaques fulgurantes, orchestrées par les ailiers explosifs Ademola Lookman et Giovanni Simeone. N’oubliez pas l’attaquant technique Julian Alvarez, toujours dangereux dans la surface adverse.

 

Cotes : V1 – 3,19, X – 3,83, V2 – 2,26

 

Manchester City – Liverpool, 4 avril

 

Les hommes de Josep Guardiola affronteront les Merseysiders en quart de finale de la FA Cup. La rencontre se déroulera à l’Etihad Stadium, offrant à City un avantage certain grâce au soutien de son public.

 

Les stars onéreuses des « Reds », Florian Wirtz et Hugo Ekitiké, ravissent régulièrement les kops par de belles prestations, mais le joueur monumental de Liverpool cette saison reste le milieu de terrain Dominik Szoboszlai.

 

Manchester City possède l’une des lignes d’attaque les plus redoutables au monde, emmenée par l’irrésistible Erling Haaland. Cette saison, l’attaquant norvégien a déjà enfoncé 30 pions sous le maillot des « Citizens » et est déterminé à améliorer ses statistiques impressionnantes.

 

Cotes : V1 – 1,83, X – 4,19, V2 – 4,34

 

Inter – Roma, 5 avril

 

Lors de leurs trois derniers matchs de Serie A, les « Nerazzurri » n’ont pas savouré le goût de la victoire, ce qui explique la réduction de leur avance sur Milan au classement à 6 longueurs. L’équipe de Cristian Chivu devra désormais disputer un match difficile face à la Roma, qui lutte pour une place en Ligue des champions.

 

L’Inter évoluera dans son système de prédilection, le 3-5-2, avec une emphase sur l’aile gauche où Federico Dimarco sera, comme à son habitude, très actif. Les « Giallorossi » miseront quant à eux sur la solidité de leur défense et l’excellent sens du but de Donyell Malen.

 

Cotes : V1 – 1,68, X – 4,07, V2 – 5,63

 

Naples – AC Milan, 6 avril

 

Le choc au sommet de la 31ᵉ journée de Serie A se déroulera à Naples, où s’affronteront les deuxième et troisième du tableau. Les Napolitains restent sur quatre victoires de rang et ne sont plus qu’à une unité de Milan.

 

Les deux équipes aiment saturer l’axe du terrain, les duels clés se jouant très probablement au milieu. Le leader napolitain Scott McTominay et le meneur de jeu expérimenté Kevin De Bruyne seront opposés à Adrien Rabiot et au légendaire Luka Modrić.

 

Cotes : V1 – 2,68, X – 3,11, V2 – 3,11

 

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Classement FIFA : le Burkina Faso reste stable au niveau africain et mondial

Le Burkina Faso conserve ses positions dans le classement FIFA d’avril 2026, sans évolution notable sur les scènes africaine et mondiale.

 

L’équipe nationale du Burkina Faso maintient ses positions dans le dernier classement publié par FIFA ce mercredi 1er avril 2026.

Les Étalons occupent toujours la 12ᵉ place sur le continent africain et la 62ᵉ position au niveau mondial, des rangs déjà enregistrés lors de la précédente actualisation mi-mars.

Sur le plan africain, le Maroc conserve son statut de première nation, suivi du Sénégal et du Nigeria, qui complètent le podium continental.

Derrière, l’Algérie et l’Égypte occupent respectivement les 4ᵉ et 5ᵉ places, tandis que la Côte d’Ivoire se positionne au 6ᵉ rang africain.

Une hiérarchie mondiale dominée par la France

À l’échelle mondiale, la France reprend la tête du classement, devant l’Espagne et l’Argentine.

L’Angleterre et le Portugal complètent le top 5 mondial, confirmant la domination européenne au sommet du football international.

Le Maroc se distingue également en intégrant le top 10 mondial, à la 8ᵉ place, tandis que le Sénégal occupe la 14ᵉ position.

Une stabilité pour les Étalons

Pour le Burkina Faso, cette stabilité traduit une continuité dans les performances récentes, même si l’équipe reste en dehors du top 10 africain.

Les Étalons conservent néanmoins une position compétitive dans un classement continental toujours dominé par les grandes nations du football africain.

Burkina Faso : Ibrahim Traoré se veut confiant face à la menace terroriste

Le président burkinabè Ibrahim Traoré affirme que la lutte contre le terrorisme progresse, évoquant des avancées significatives sur le terrain.

Le président du Burkina Faso, Ibrahim Traoré, s’est montré confiant quant à l’évolution de la lutte contre le terrorisme, lors d’un échange avec la presse tenu le jeudi 2 avril 2026. Le chef de l’État a estimé que les progrès enregistrés ces derniers mois rapprochent le pays d’un tournant décisif. « Au rythme actuel, nous ne sommes plus très loin », a-t-il assuré, mettant en avant une transformation profonde des méthodes opérationnelles.

Selon lui, les forces burkinabè ont rompu avec les approches utilisées durant les années précédentes, en développant de nouveaux outils jugés plus efficaces sur le terrain.

Des avancées dans des zones stratégiques

Ibrahim Traoré a notamment évoqué des percées significatives dans des zones longtemps considérées comme des bastions de groupes armés, en particulier dans la région de Djibo. Ces espaces, autrefois difficilement accessibles, ont été investis par les forces de défense. Le président a indiqué que des installations importantes y ont été découvertes, notamment des camps d’entraînement structurés et équipés.

Selon lui, ces infrastructures témoignent du niveau d’organisation des groupes armés, qui s’étaient durablement implantés dans ces zones.

Une nouvelle phase de la lutte

Le chef de l’État a expliqué que la stratégie actuelle vise désormais à consolider les acquis en empêchant toute reconstitution de ces bases. Il a insisté sur la nécessité de sécuriser les frontières et de limiter les infiltrations, souvent utilisées par les groupes armés pour mener des attaques ponctuelles. Cette phase, qu’il qualifie de déterminante, devrait permettre de réduire significativement les capacités d’action des groupes terroristes.

Pour les autorités burkinabè, la combinaison de ces nouvelles approches et du contrôle accru du territoire pourrait marquer une étape décisive dans la lutte engagée depuis plusieurs années contre l’insécurité.

Burkina Faso : la jeunesse mobilisée autour de l’initiative « Jeunesse Révolutionnaire en Marche »

Le gouvernement burkinabè lance « Jeunesse Révolutionnaire en Marche », une initiative destinée à renforcer l’engagement patriotique des jeunes autour des idéaux de la Révolution.

Le Premier ministre burkinabè, Jean Emmanuel Ouédraogo, a procédé jeudi 2 avril 2026 à Ouagadougou au lancement officiel de l’initiative « Jeunesse Révolutionnaire en Marche » (JeRM).

Portée par le ministère en charge de la Jeunesse, cette initiative vise à fédérer les jeunes autour des valeurs d’engagement patriotique et de fidélité aux idéaux de la Révolution progressiste populaire. La cérémonie s’inscrit dans le cadre de la commémoration du premier anniversaire de la RPP, proclamée le 1er avril 2025.

L’événement a été associé au cérémonial mensuel d’hommage au Thomas Sankara, figure emblématique de la Révolution d’août 1983.

Un appel à s’inspirer des valeurs révolutionnaires

Présidant la cérémonie d’hommage, le ministre de l’Enseignement supérieur, Adjima Thiombiano, a invité la jeunesse à s’inspirer des principes d’intégrité, de sacrifice et de souveraineté incarnés par Thomas Sankara.

Il a également annoncé une contribution de 4 millions de francs CFA pour soutenir l’initiative « Ma brique pour Sankara », destinée à la réalisation du mémorial dédié à l’ancien chef de l’État.

La jeunesse au cœur de la dynamique révolutionnaire

Dans son allocution, Jean Emmanuel Ouédraogo a salué la forte mobilisation des jeunes et insisté sur leur rôle central dans la transformation en cours du pays.

Il a rendu hommage à la vision du président du Faso, Ibrahim Traoré, tout en soulignant que la proclamation de la RPP marque une rupture avec les pratiques antérieures et ouvre une nouvelle phase de gouvernance fondée sur des valeurs endogènes.

« Un an après, l’adhésion du peuple aux idéaux de la Révolution est réelle », a-t-il affirmé, évoquant une dynamique collective en faveur de la souveraineté nationale.

Le chef du gouvernement a invité les jeunes à s’impliquer activement dans les activités prévues, notamment les journées d’hommage aux martyrs, les causeries éducatives et les actions de sensibilisation à travers le pays.

Une mobilisation citoyenne renforcée

Dans la perspective de renforcer cette mobilisation, des supports audiovisuels de sensibilisation ont été remis au ministère en charge de la Communication.

La cérémonie s’est achevée par une marche populaire de cinq kilomètres à laquelle le Premier ministre a pris part, aux côtés de nombreux jeunes, dans une ambiance marquée par un engagement contre l’impérialisme, les ingérences extérieures et le néocolonialisme.

À travers JeRM, les autorités entendent faire de la jeunesse un acteur clé de l’enracinement des idéaux révolutionnaires, dans une dynamique de construction d’un Burkina Faso souverain et solidaire.

Terrorisme au Sahel : des violences en baisse malgré une menace persistante

Le Global Terrorism Index 2026 met en évidence une baisse des violences au Sahel en 2025, tout en confirmant le maintien de la région comme foyer mondial du terrorisme.

Le Global Terrorism Index 2026 fait état d’une diminution des violences terroristes dans plusieurs pays du Sahel en 2025, malgré le maintien de la région comme principal épicentre mondial de cette menace.

Selon ce rapport consulté par l’Agence de Presse Africaine, le Sahel concentre désormais plus de la moitié des décès liés au terrorisme à l’échelle mondiale, contre moins de 1 % en 2007. Cette évolution confirme le déplacement progressif du centre de gravité du terrorisme vers l’Afrique subsaharienne.

Toutefois, une tendance à l’amélioration se dessine. Le Global Terrorism Index 2026 indique que dix pays d’Afrique subsaharienne ont enregistré une baisse des décès liés au terrorisme, contre quatre en hausse, traduisant une évolution encore fragile mais notable.

Dans le Sahel central, les reculs sont particulièrement marqués. Le Burkina Faso enregistre la plus forte baisse au niveau mondial avec une diminution de 45 % des décès, tandis que le Mali enchaîne une troisième année consécutive de recul avec une baisse de 42 %. Le Niger, bien qu’encore fortement touché, observe également une réduction des attaques et des victimes.

Malgré ces progrès, le rapport appelle à la prudence. La région demeure la plus meurtrière au monde, avec six des dix pays les plus affectés situés en Afrique subsaharienne, dont trois dans le Sahel central.

Une menace toujours active

Le document souligne la persistance des activités des groupes djihadistes, notamment le JNIM, affilié à Al-Qaïda, et l’État islamique au Sahel. Dans certains pays, comme le Niger, leurs actions ont même connu une progression.

Les dynamiques transfrontalières, en particulier dans la zone du Liptako-Gourma, continuent de favoriser leur expansion. Les groupes armés exploitent la porosité des frontières et les fragilités structurelles des États pour renforcer leur implantation.

Le rapport met également en avant des facteurs de vulnérabilité persistants, notamment le faible contrôle territorial, les crises politiques et les tensions entre populations et forces de sécurité. Il souligne que 71 % des recrutements dans les groupes extrémistes font suite à des abus subis, tandis que le manque d’opportunités économiques reste un facteur déterminant.

Une réponse régionale en construction

Ces constats interviennent dans un contexte de recomposition sécuritaire au sein de la région. En décembre 2025, le président de la transition malienne, Assimi Goïta, a présidé la remise de l’étendard à la Force unifiée de la Confédération des États du Sahel (AES).

Cette initiative, qui regroupe notamment les ministres de la Défense Sadio Camara, Célestin Simporé et Salifou Mody, s’inscrit dans une logique de mutualisation des moyens face à une menace transnationale.

Selon les autorités de l’AES, les opérations conjointes menées depuis 2024 ont permis de neutraliser plusieurs chefs terroristes et de démanteler des bases armées, grâce à un partage renforcé du renseignement et une meilleure coordination militaire.

En dépit des avancées observées, le Global Terrorism Index 2026 estime que le Sahel devrait rester en 2026 le principal foyer du terrorisme mondial. Dans ce contexte, les initiatives régionales apparaissent comme des réponses structurées pour consolider les acquis et contenir durablement la menace.

BOAD : plus de 131 milliards FCFA décaissé pour soutenir des projets stratégiques au Burkina Faso

La Banque ouest-africaine de développement renforce son appui au Burkina Faso avec plus de 131 milliards FCFA de financements, orientés vers des secteurs clés.

La Banque ouest-africaine de développement (BOAD) a validé un volume global de 501,568 milliards de FCFA de nouveaux financements à l’issue de la session ordinaire de son Conseil d’administration tenue les 25 et 26 mars 2026. Sur ce montant, 131,468 milliards de FCFA sont alloués au Burkina Faso.

Au total, 17 opérations ont été approuvées en faveur de plusieurs États membres, notamment le Burkina Faso, le Sénégal et la Côte d’Ivoire. Pour le Burkina Faso, ces financements concernent quatre projets considérés comme prioritaires, dans les domaines de l’agriculture, de l’énergie et de la sécurité alimentaire.

Dans le secteur agricole, la BOAD a accordé une enveloppe de 50 milliards de FCFA pour appuyer la filière coton. Ce financement permettra l’acquisition de 120 000 tonnes d’intrants agricoles pour la campagne cotonnière 2026-2027, avec pour ambition d’améliorer les rendements et de renforcer le poids du coton dans l’économie nationale.

Sur le plan énergétique, un prêt de 16,468 milliards de FCFA a été octroyé à la SONABEL pour l’extension du centre solaire photovoltaïque de Koudougou. Le projet vise à porter la capacité de production à 40 MWc, avec un système de stockage par batterie de 10 MW/30 MWh. Cette infrastructure devrait améliorer l’accès à l’électricité, stabiliser le réseau et réduire les émissions de CO₂.

Par ailleurs, la Société nationale burkinabè d’hydrocarbures bénéficie d’un financement de 45 milliards de FCFA destiné à l’importation d’environ 500 000 m³ de produits pétroliers. Cette opération vise à sécuriser l’approvisionnement énergétique dans un contexte de tensions sur les marchés.

Enfin, une ligne de refinancement de 20 milliards de FCFA a été accordée à Coris Bank International (CBI SA). Ce financement doit soutenir des projets d’énergies renouvelables et renforcer les capacités de stockage alimentaire à travers la Société nationale de gestion des stocks de sécurité, dans le cadre de la campagne 2025-2026.

À travers ces engagements, la Banque ouest-africaine de développement confirme son rôle de partenaire majeur du développement au Burkina Faso. Ces investissements devraient contribuer à renforcer la résilience économique du pays, tout en soutenant la transition énergétique et la sécurité alimentaire.

Burkina Faso : L’an 1 de la RPP Ibrahim Traoré réaffirme les valeurs de la révolution

Le président Ibrahim Traoré a profité de la cérémonie officielle de l’an 1 à Ouagadougou pour rappeler les principes fondamentaux de la Révolution progressiste populaire.

 

Dans le cadre de la première phase des Journées d’engagement patriotique et de participation citoyenne (JEPPC) 2026, le président du Faso, Ibrahim Traoré, a présidé, mercredi 1er avril 2026, au palais de Koulouba à Ouagadougou, la cérémonie de montée des couleurs nationales. Cette activité a également marqué le premier anniversaire de la proclamation de la Révolution progressiste populaire (RPP).

À cette occasion, le chef de l’État s’est adressé à la Nation. Dans son intervention, il a mis l’accent sur les principes essentiels devant guider toute dynamique révolutionnaire.

Selon lui, l’ordre et la discipline constituent les bases indispensables à la réussite d’une révolution. Il a insisté sur le fait qu’aucun changement profond ne peut s’opérer dans un climat marqué par le désordre ou l’indiscipline.

Toujours dans cette logique, le président du Faso a annoncé la publication prochaine d’un manifeste. Ce document devrait présenter les grandes orientations de la Révolution progressiste populaire dans plusieurs secteurs de la vie nationale, afin de mieux en faire comprendre les fondements aux populations.

Poursuivant son adresse, Ibrahim Traoré a rappelé les valeurs que doit incarner tout révolutionnaire. Il a notamment cité l’attachement à la patrie et aux peuples épris de paix, la quête permanente du savoir ainsi que la fermeté face à toute forme de domination.

Le chef de l’État a souligné qu’un révolutionnaire ne peut évoluer dans l’ignorance. Il a insisté sur l’importance de la connaissance comme levier de transformation sociale. Il a également appelé à une posture de résistance face à l’oppression et à toute tentative de domination extérieure.

En conclusion, le président burkinabè a invité les populations à rester mobilisées et fières de leur engagement. Il les a exhortées à participer activement à la construction de cette nouvelle orientation politique, présentée comme une étape importante dans l’histoire du Burkina Faso.

 États-Unis : Donald Trump évoque un retrait de l’OTAN évoquant un manque de soutien dans le conflit avec l’Iran

Le président américain Donald Trump a déclaré, dans un entretien accordé au Daily Telegraph, qu’il envisage sérieusement un retrait des États-Unis de l’OTAN à l’issue du conflit avec Iran.

 

Cette prise de position intervient dans un climat de tensions accrues entre Washington et plusieurs capitales européennes, liées à leurs divergences sur l’intervention militaire américano-israélienne lancée le 28 février 2026 contre Téhéran.

Le chef de l’exécutif américain a qualifié l’alliance atlantique de « tigre de papier », estimant que l’option d’un retrait est désormais « au-delà de toute reconsidération ». Il reproche notamment aux membres de l’OTAN leur manque de soutien aux opérations militaires contre l’Iran, en particulier dans la sécurisation du détroit d’Ormuz, axe stratégique pour le commerce pétrolier mondial.

Plusieurs alliés ont en effet décliné toute participation à cette intervention. Le Premier ministre britannique Keir Starmer a refusé l’accès aux bases aériennes de RAF Fairford et Diego Garcia, invoquant le respect du droit international. De son côté, la Turquie s’est opposée à toute action militaire, privilégiant une posture de médiation, tandis que l’Espagne a également décliné toute coopération, malgré les pressions américaines.

Fin mars, Donald Trump avait déjà exprimé sa « grande déception » face à la position collective de l’OTAN, regrettant l’absence de soutien aux intérêts stratégiques américains.

Le président américain a par ailleurs rappelé ses réserves anciennes vis-à-vis de l’alliance, affirmant ne jamais s’être laissé influencer par celle-ci. Il a également indiqué que le président russe Vladimir Poutine partageait cette analyse critique de son efficacité.

Un éventuel retrait des États-Unis de l’OTAN pourrait entraîner des conséquences majeures sur l’équilibre stratégique international. Washington dispose actuellement d’environ 50 000 soldats et d’un dispositif militaire important au Moyen-Orient, en partie intégré dans le cadre de l’alliance. A ce stade, aucun calendrier ni modalité précise n’ont été annoncés par l’administration américaine.