Le Capitaine Ibrahim Traoré, Président de la Transition et Chef de l’État, a dirigé l’assemblée hebdomadaire du Conseil des ministres ce mercredi. Plusieurs points à l’ordre du jour ont été examinés et validés, comme l’a précisé le ministre d’État et Porte-parole du gouvernement, Jean Emmanuel Ouédraogo.
Le Conseil a adopté trois rapports du ministère de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale. Cela inclut la modification de la fiche n°6 de l’annexe du décret de novembre 2019 relatif au répertoire interministériel des métiers de l’État (RIME), une autorisation spéciale de recrutement par concours direct de médecins généralistes pour des formations spécialisées en chirurgie générale et en chirurgie pédiatrique pour les années 2024 et 2025, ainsi qu’une autorisation de recrutement par concours direct pour l’année 2024.
Le ministre d’État Bassolma Bazie a souligné : « Le conseil a approuvé l’ouverture de 5 364 postes à pourvoir dès (…). En fonction des priorités gouvernementales, des recrutements spécifiques dans des secteurs précis pourront être envisagés pour compléter ces effectifs ».
En plus des concours, le gouvernement prévoit de recenser les étudiants sur les sites de production agricole pour les aider à s’installer à leur compte et envisage également le recrutement de jeunes pour des formations entrepreneuriales dans des domaines spécifiques, avec un accompagnement dans leur installation, a ajouté Bassolma Bazie.
Du côté du ministère de la Justice et des Droits humains, deux projets de loi ont été adoptés, l’un portant sur la révision de la loi régissant le Conseil supérieur de la Magistrature et l’autre sur la modification de la loi n°050 concernant le statut de la Magistrature. Selon le ministre Edasso Rodrigue Bayala, ces textes seront transmis à l’Assemblée législative de Transition pour opérationnaliser les réformes constitutionnelles et accélérer le traitement des dossiers.
Concernant le ministère de la Santé, le Dr Robert Lucien Jean Claude Kargougou a présenté une nouvelle tarification pour les examens de scanners, d’IRM et les actes d’hémodialyse. Le Conseil a entériné une baisse significative de ces tarifs, avec une réduction allant jusqu’à 60%. Le Dr Kargougou a déclaré : « Cette démarche s’inscrit dans la vision du Chef de l’État visant à garantir à tous les Burkinabè un accès équitable à des services de santé de qualité ».
Il a également annoncé la suppression de la caution à vie de 500 000 F CFA requise pour l’intégration dans la file active des bénéficiaires d’hémodialyse au Burkina Faso.
Ces décisions et réformes reflètent l’engagement du gouvernement de répondre aux besoins et aux préoccupations de la population, tout en favorisant une gouvernance efficace et transparente.
le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président de la Transition et Chef de l’État, a dirigé ce mercredi le Conseil des Ministres, au cours duquel plusieurs dossiers ont été examinés et des décisions importantes prises pour l’avenir de la Transition, a déclaré Jean Emmanuel OUEDRAOGO, Ministre d’État et Porte-parole du gouvernement.
Sous la direction du ministère de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Sécurité, le Conseil a approuvé un décret instituant la Journée des coutumes et traditions au Burkina Faso. Cette initiative vise à valoriser les coutumes et traditions, avec le 15 mai désigné comme jour de commémoration annuelle, ce qui en fait un jour férié.
Au titre du ministère du Développement industriel, du Commerce, de l’Artisanat, des Petites et moyennes entreprises, le Conseil a adopté un décret créant la société Marena Raffinerie d’or au Burkina Faso (MARENA RAFFINOR – BF SA), une société à économie mixte visant à produire un chiffre d’affaires annuel moyen de 7 milliards FCFA et à créer plus de 70 emplois.
Le ministère de l’Agriculture, des Ressources animales et halieutiques a informé le Conseil de la découverte d’un foyer de grippe aviaire à Ouagadougou le 1er mars 2024, soulignant les mesures prises pour le circonscrire.
Enfin, le ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme a vu l’adoption d’un décret fixant les conditions d’exercice des activités d’opérateur du livre, en application de la loi d’orientation sur la filière livre et lecture publique.
Une délégation de l’Alliance Sahel, dirigée par sa présidente, Mme Svenja Schulze, également ministre de la coopération économique et du développement de la République Fédérale d’Allemagne, accompagnée de M. Ousmane Diagana, Vice-président du Groupe de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre et Président du Comité de pilotage Opérationnel de l’Alliance Sahel, a été reçue en audience ce 5 mars 2024 par le ministre de l’Économie, des Finances et de la Prospective, Dr Aboubakar Nacanabo.
L’objectif de cette visite était d’écouter, de discuter et de travailler ensemble pour promouvoir une prospérité partagée dans la région sahélienne, à travers des investissements structurants et des réformes structurelles.
En outre, l’Alliance Sahel a exprimé sa solidarité envers le Burkina Faso et son engagement à travailler en coordination avec le gouvernement burkinabè pour lutter contre les causes profondes du terrorisme, notamment en offrant des perspectives d’emploi aux jeunes, tout en adressant ses condoléances aux victimes du terrorisme.
Le ministre de l’Économie, des Finances et de la Prospective, Dr Aboubakar Nacanabo, tout en saluant les efforts et les actions des partenaires de l’Alliance Sahel, a souligné l’importance d’une coopération respectant la souveraineté et les choix stratégiques du Burkina Faso.
Créée le 13 juillet 2017, l’Alliance Sahel regroupe actuellement 27 partenaires bilatéraux et multilatéraux de développement. Son objectif est d’améliorer et d’accélérer la mise en œuvre des projets financés, en particulier dans les zones vulnérables, pour obtenir des résultats tangibles.
L’Alliance Sahel intervient dans divers domaines, notamment l’éducation, l’emploi des jeunes, l’agriculture, le développement rural, la sécurité alimentaire, l’énergie, le climat, la gouvernance, la décentralisation et les services de base.
L’Agence panafricaine de la grande muraille verte (APGMV) organise du 4 au 8 mars 2024, à Ouagadougou, son 3e séminaire résidentiel. Cette rencontre internationale vise à renforcer la gouvernance de l’initiative en consolidant le rôle des parties prenantes et des États membres dans l’accélération, la coordination et le suivi des interventions.
Après Widdou au Sénégal et Bamako au Mali, c’est au tour du Burkina Faso d’accueillir cet événement d’envergure. Le séminaire s’est ouvert le lundi 4 mars 2024, avec la participation de nombreuses parties prenantes.
Selon Brahim Saïd, secrétaire exécutif de l’APGMV, cette rencontre est une occasion de discuter des défis environnementaux et de rassembler les parties prenantes pour évaluer collectivement les progrès réalisés dans la mise en œuvre de l’initiative.
Saïd a souligné l’importance de la Grande muraille verte en tant que modèle de gestion des terres arides et semi-arides, offrant une réponse volontariste aux défis de la désertification et du changement climatique.
Le gouvernement burkinabè, représenté par le ministre de l’environnement Roger Baro, réaffirme son engagement envers l’initiative. Des actions concrètes sont entreprises, notamment le reboisement, la restauration des terres et l’aménagement des superficies pastorales, dans cinq régions du pays.
En plus de respecter ses obligations envers l’APGMV, le Burkina Faso se propose de co-organiser la troisième édition de la caravane verte des jeunes en août. Le ministre Baro a appelé les participants à renforcer la synergie entre toutes les parties prenantes et à définir des stratégies pour garantir le succès de l’initiative.
Son Excellence Monsieur Karamoko Jean Marie Traoré, ministre des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’Extérieur, était présent à Antalya dans le cadre du forum diplomatique organisé par la République de Türkiye. Le 1er mars 2024, il s’est entretenu avec son homologue, le ministre des Affaires étrangères de la République d’Azerbaïdjan, SEM Djeyhoun Baïramov.
D’emblée, SEM Karamoko Jean Marie Traoré a félicité son homologue pour sa reconduction dans le dernier gouvernement issu de l’élection présidentielle du 7 février 2024, qui a vu la victoire du Président sortant Ilham Aliyev.
Les deux ministres ont abordé plusieurs sujets d’intérêt visant à renforcer la coopération bilatérale entre leurs pays respectifs. En priorité, ils ont convenu d’accélérer leur rapprochement en signant un Accord cadre de coopération dans les meilleurs délais. Ce cadre servira de tremplin pour accroître le volume de la coopération entre les deux pays dans divers domaines tels que les hydrocarbures, le gaz, la défense, l’enseignement supérieur, etc.
SEM Karamoko Jean Marie Traoré, qui séjourne en République de Türkiye depuis le 29 février 2024 pour la 3e édition du Forum diplomatique d’Antalya, aura d’autres rencontres bilatérales avec plusieurs personnalités, ainsi qu’une rencontre avec la communauté burkinabè vivant en Türkiye.
Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le mercredi 28 février 2024, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 12 H 38 mn, sous la présidence de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président de la Transition, Président du Conseil des ministres. Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.
I. DELIBERATIONS
I.1. AU TITRE DU MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE, DU TRAVAIL ET DE LA PROTECTION SOCIALE
Le Conseil a adopté un décret portant détermination des conditions et modalités de répartition, de prélèvement de la cotisation et des délais de son versement à la Caisse nationale d’assurance maladie universelle (CNAMU).
Ce décret vise à disposer de sources de financement pérennes du Régime d’assurance maladie universelle (RAMU) en vue d’assurer son opérationnalisation. La création de la Caisse nationale d’assurance maladie universelle s’inscrit dans la mise en œuvre de la Convention n°102 de 1952 de l’Organisation internationale du travail (OIT), concernant la sécurité sociale.
L’adoption de ce décret permet de démarrer la mise en œuvre du RAMU au profit des Volontaires pour la défense de la Patrie, des paramilitaires, des travailleurs du public et du privé et des autres couches de la population, conformément à la loi n°060-2015/CNT du 05 septembre 2015 portant Régime d’assurance maladie universelle au Burkina Faso.
I.2. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES, DE LA COOPERATION REGIONALE ET DES BURKINABE DE L’EXTERIEUR
Le Conseil a adopté deux (02) rapports. Le premier rapport est relatif à un projet de loi portant autorisation de ratification de la Charte du Liptako-Gourma instituant l’Alliance des Etats du Sahel.
La Charte du Liptako-Gourma établissant l’Alliance des Etats du Sahel met en place une architecture de défense collective et d’assistance mutuelle entre les Etats parties. Elle offre un cadre juridique et opérationnel dans la lutte contre l’insécurité au Sahel. Ce projet de loi permettra au Burkina Faso d’agir dans un cadre légal en synergie avec le Mali et le Niger dans la lutte contre le terrorisme et la criminalité organisée. Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée législative de Transition.
Le second rapport est relatif à une demande d’agrément pour la nomination d’un Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République du Rwanda auprès du Burkina Faso. Le Conseil a marqué son accord pour la nomination de Monsieur Christophe BAZIVAMO, en qualité d’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République du Rwanda auprès du Burkina Faso, avec résidence à Abuja au Nigeria.
I.3. AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE ET DES DROITS HUMAINS, CHARGE DES RELATIONS AVEC LES INSTITUTIONS
L’adoption de ces décrets permet d’assurer une bonne gestion des carrières des personnels de la Garde de sécurité pénitentiaire inscrits au tableau d’avancement, conformément au décret n°2017-0876/PRES/PM/MJDHPC/MINEFID du 19 septembre 2017 portant conditions générales d’évaluation, de notation et d’avancement du personnel de la Garde de sécurité pénitentiaire et au décret n°2017-0885/PRES/PM/MJDHPC/MINEFID du 21 septembre 2017 portant modalités d’avancement dans les corps de la Garde de sécurité pénitentiaire.
II. COMMUNICATIONS ORALES II.1. Le ministre d’Etat, ministre de la Défense et des anciens combattants a fait au Conseil une communication relative à la participation du Burkina Faso à la deuxième réunion des ministres de la défense des Etats de la Coalition islamique militaire contre le terrorisme, tenue le 03 février 2024, à Riyad au Royaume d’Arabie Saoudite.
La Coalition islamique militaire contre le terrorisme (CIMCT) a été créée afin de mener une action collective organisée à plusieurs niveaux, et de lancer des initiatives efficaces en vue de combattre le terrorisme à travers la mise en œuvre de dynamiques innovantes.
Cette rencontre a permis aux participants d’échanger autour de la stratégie de la CIMCT, du bilan des réalisations marquantes de ladite coalition au cours de l’année 2023 et la présentation de nouvelles initiatives relatives à la formation, à la fourniture d’équipements militaires et de bourses d’études.
Les participants ont convenu de la création d’un fonds destiné à recevoir les contributions financières des Etats. Le ministre de la Défense du Royaume d’Arabie Saoudite a réaffirmé l’engagement de son pays dans la lutte contre le terrorisme et a annoncé un appui de cent millions (100 000 000) de Rials au profit du Fonds de soutien de la Coalition islamique militaire contre le terrorisme.
En marge de cette rencontre, la délégation burkinabè a eu un entretien avec le Vice-ministre saoudien de la défense, sur la situation sécuritaire et humanitaire du Burkina Faso. Elle a également effectué une visite au Salon mondial de la défense dénommé « World Defense Show », organisé par l’Autorité générale des industries militaires du Royaume d’Arabie Saoudite.
II.2. Le ministre de la Santé et de l’hygiène publique a fait au Conseil une communication relative à l’organisation de la 7ème session ordinaire du Comité régional de pilotage du projet Autonomisation de la femme et dividende démographique au Sahel (SWEDD), prévue le 29 février 2024 à Ouagadougou. L’initiative SWEDD est construite sur la base d’un modèle d’appropriation par les pays et privilégie le faire-faire et le recours aux compétences nationales. Elle regroupe 12 pays d’Afrique au sud du Sahara dont le Burkina Faso.
Cette session est précédée de la session technique conjointe regroupant les coordonnateurs des unités de gestion du projet, la Banque mondiale, le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) et les agences de mise en œuvre. La 7ème session ordinaire du SWEDD permettra de dresser le bilan de la mise en œuvre du projet au cours de l’année écoulée, d’examiner et adopter les priorités pour l’année 2024 et procéder au renouvellement des instances de gouvernance.
II.3. Le ministre du Développement industriel, du commerce, de l’artisanat et des petites et moyennes entreprises a fait au Conseil le compte rendu de la participation du Burkina Faso à la première conférence sur les stratégies de mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), tenue du 15 au 17 janvier 2024 à Nairobi au Kenya.
Cette Conférence avait pour objectifs d’identifier des domaines stratégiques à fort impact potentiel pour les investissements prioritaires visant à faciliter et à accélérer la mise en œuvre complète, efficace et inclusive de la ZLECAf et de fournir une plateforme d’apprentissage par les paires sur la mise en œuvre des stratégies nationales et régionales de la ZLECAf.
II.4. Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation a fait au Conseil le compte rendu de la participation du Burkina Faso à la deuxième réunion consultative des secrétaires généraux des Commissions nationales et à la 44ème session du Conseil exécutif de l’Organisation du monde islamique pour l’éducation, la science et la culture (ICESCO), tenues du 16 au 18 janvier 2024 à Djeddah, au Royaume d’Arabie Saoudite.
Ces rencontres ont eu pour objectif de renforcer le rôle des Commissions nationales lors des préparations et la mise en œuvre des plans d’actions, projets et programmes de l’Organisation du monde islamique pour l’éducation, la science et la culture. La délégation burkinabè a rappelé lors de ces rencontres le contexte difficile qui prévaut au Burkina Faso et réitéré sa reconnaissance à l’ICESCO qui, depuis le début de la crise sécuritaire au Sahel, a toujours accompagné le Gouvernement burkinabè à travers le financement de nombreux projets dans les domaines de l’éducation, la culture, la santé et la recherche.
II.5. Le ministre de l’Environnement, de l’eau et de l’assainissement a fait au Conseil une communication relative à un mouvement d’humeur d’une partie des éléments de l’Unité spéciale d’intervention des Eaux et forêts (USI-EF). L’Unité spéciale d’intervention des Eaux et forêts a été créée par décret n°2023-0277/PRES-TRANS/PM/MEEA du 22 mars 2023 portant organisation du ministère de l’Environnement, de l’eau et de l’assainissement. Dans le cadre des opérations de sécurisation des massifs forestiers, une mission de cette unité spéciale a été déployée le vendredi 16 février 2024 dans le secteur Ouest du Burkina Faso.
Le dimanche 18 février 2024, le Commandement a décidé de la suspension de l’opération et de l’exécution d’une autre mission dans la région du Centre-Ouest. Des éléments de l’USI-EF, dans un acte de défiance, ont voulu poursuivre la première mission. Rappelés à Ouagadougou, ils ont alors enclenché un mouvement d’humeur par le blocus de la direction générale des Eaux et forêts et la séquestration de leur Directeur général.
De l’analyse des faits, comportements et actes, il ressort dix types de fautes dont cinq sont classées dans la catégorie de fautes graves à extrêmement graves, aux termes de l’article 110 du Règlement de discipline générale et Code de déontologie du cadre paramilitaire des Eaux et forêts. Face à cet acte d’indiscipline notoire, le Conseil décide de la dissolution de l’Unité spéciale d’intervention des Eaux et forêts sans préjudice des sanctions encourues par les éléments reconnus fautifs.
II.6. Le ministre des Sports, de la jeunesse et de l’emploi a fait au Conseil une communication relative à la participation du Burkina Faso aux 13ème Jeux africains, prévus du 03 au 23 mars 2024 à Accra au Ghana.
Les jeux africains sont une compétition sportive multidisciplinaire qui visent à promouvoir le sport africain de haut niveau et à encourager les échanges culturels entre les Etats membres de l’Union africaine. Ces jeux sont également une opportunité pour promouvoir les meilleurs talents sportifs du continent. Ces 13ème jeux africains, placés sous le thème « Vivre le rêve africain » regroupent 54 pays du continent.
Le Burkina Faso est inscrit à ces jeux dans 15 disciplines sportives à savoir : l’athlétisme, le badminton, le basketball 3×3, le beach volley, la boxe, le cyclisme, le handball, le judo, le karaté do, la lutte, la natation, le rugby, le taekwondo, le tennis et le tennis de table.
III. NOMINATIONS III.1. NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES A. AU TITRE DU MINISTERE DE LA DEFENSE ET DES ANCIENS COMBATTANTS
A. MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DE LA PROSPECTIVE
Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Monsieur Ousmane ZOUNGRANA, Mle 29 788 G, Inspecteur des impôts, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Economie, des finances et de la prospective au Conseil d’administration de l’Institut national de la statistique et de la démographie (INSD) pour un premier mandat de trois (03) ans.
B. MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT, DE L’EAU ET DE L’ASSAINISSEMENT
Le Conseil a adopté cinq (05) décrets. Le premier décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Agence de l’eau du Liptako (AEL) pour un premier mandat de trois (03) ans.
Le troisième décret nomme Monsieur Dramane FOGO, Mle 42 852 K, Inspecteur principal des eaux et forêts, Président du Conseil d’administration de l’Agence de l’eau du Liptako (AEL) pour un premier mandat de trois (03) ans. Le quatrième décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Agence de l’eau du Gourma (AEG) pour un premier mandat de trois (03) ans.
C. MINISTERE DES TRANSPORTS, DE LA MOBILITE URBAINE ET DE LA SECURITE ROUTIERE
Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Madame Kâ Josseline Sonia KABORE/OUEDRAOGO, Mle 205 537 E, Ingénieur en génie civil, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère des Infrastructures et du désenclavement au Conseil d’administration de la Société de gestion du patrimoine ferroviaire du Burkina (SOPAFER-B) pour un premier mandat de trois (03) ans.
Le Porte-parole du Gouvernement
Rimtalba Jean Emmanuel OUEDRAOGO Chevalier de l’Ordre du mérite, des arts, des lettres et de la communication
Le mardi 27 février 2024, SEM Karamoko Jean Marie TRAORE, ministre des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’Extérieur, accompagné de la ministre déléguée Estella Eldine KABRE/KABORE, a tenu une réunion avec les chefs des Missions diplomatiques et Postes consulaires accrédités au Burkina Faso.
L’objectif de cette rencontre était de fournir aux ambassadeurs des informations exactes et officielles concernant le retrait du Burkina Faso et des autres pays de l’Association des États de l’Union (AEU) de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).
Selon le ministre burkinabè, cette décision, prise par les autorités burkinabè, maliennes et nigériennes, méritait une clarification afin d’éviter les interprétations divergentes. Il a souligné l’importance de la communication et du dialogue pour éviter les malentendus.
Le corps diplomatique a salué cette initiative et a exprimé son engagement à participer à ce type de rencontres pour mieux comprendre les développements régionaux et poser des questions pertinentes.
Pour rappel, le 28 janvier 2024, le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont annoncé leur retrait de la CEDEAO.
Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’Extérieur, SEM Karamoko Jean Marie Traoré, accompagné de la ministre déléguée, Estella Eldine Kabré/Kaboré, a tenu une rencontre ce mardi 27 février 2024 avec les chefs des Missions diplomatiques et des Postes consulaires accrédités au Burkina Faso.
L’objectif de cette réunion était de fournir aux ambassadeurs l’information officielle et exacte sur le retrait du Burkina Faso et d’autres pays de l’Alliance pour l’émergence du Sahel (AES) de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).
Selon le ministre, cette décision importante prise par les autorités a rendu nécessaire la transmission officielle de l’information au corps diplomatique afin d’éviter toute interprétation erronée. Il a souligné l’importance du dialogue et de la communication dans ces situations pour assurer la clarté du discours officiel.
Le corps diplomatique a salué cette initiative, reconnaissant l’importance du dialogue entre le ministère des Affaires étrangères et les ambassadeurs accrédités. Ils ont exprimé leur volonté de profiter de cette occasion pour discuter des développements récents dans la région.
Rappelons que le retrait du Burkina Faso, du Mali et du Niger de la CEDEAO a été annoncé le 28 janvier 2024.
Le sommet extraordinaire de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), tenu à Abuja, au Nigéria, le 24 février, a été marqué par le retrait annoncé du Burkina Faso, du Mali et du Niger de l’organisation régionale. Dans son communiqué final, la CEDEAO exprime ses préoccupations concernant les implications socio-économiques, politiques, sécuritaires et humanitaires de cette décision, tant pour les citoyens de ces pays que pour le processus d’intégration régionale.
La CEDEAO rappelle avoir mobilisé une enveloppe de plus de 60,5 milliards de F CFA pour ces trois États dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Elle souligne que le retrait aura des conséquences politiques, socio-économiques, financières et institutionnelles, ainsi que sur la coopération en matière de sécurité et d’échange de renseignements.
Les implications économiques sont également importantes, avec une réduction de la taille du marché de la CEDEAO et une affectation du commerce intracommunautaire. De nombreux projets régionaux, évalués à plus de 500 millions de dollars américains, seraient également impactés, notamment dans les domaines de la sécurité alimentaire et du pastoralisme.
Sur le plan de l’emploi, le retrait entraînerait la fermeture d’agences et d’organismes régionaux dans les trois pays, ainsi que la sécurité des emplois d’environ 130 membres du personnel de la CEDEAO.
La CEDEAO appelle ainsi les trois États membres à recourir au dialogue, à la négociation et à la médiation pour répondre à leurs préoccupations, tout en les exhortant à reconsidérer leur décision. Elle met également en avant les dispositions de l’Article 91 du Traité révisé de la CEDEAO de 1993, relatif aux procédures à suivre en cas de retrait.
Les députés réunis en séance plénière ce jeudi 22 février 2024 à l’Assemblée législative de transition ont examiné et voté à l’unanimité un projet de loi portant « conditions d’entrée et de séjour des étrangers, de sortie des nationaux et des étrangers du territoire national ».
Selon le ministre délégué chargé de la sécurité, Mahamadou Sana, cette initiative répond à une nécessité de relecture de l’ordonnance du 4 août 1984 portant sur les conditions d’entrée, de séjour et de sortie du Burkina Faso des nationaux et des étrangers. L’adoption de cette loi vise à renforcer le dispositif juridique et institutionnel de gestion des flux migratoires, contribuant ainsi à la lutte contre le terrorisme et d’autres formes de criminalité organisée.
Le ministre a également souligné que cette loi clarifiera certains concepts tels que étrangers, nationaux, apatrides, etc. Concernant les procédures d’entrée sur le territoire burkinabè, il a précisé que les étrangers doivent posséder un visa et un document de séjour, tandis que les nationaux doivent justifier leur nationalité et leurs sorties par des documents officiels.
Le ministre a également évoqué des mesures de contrôle renforcées pour les agents publics, visant à mieux surveiller les entrées et sorties des nationaux. Concernant les possibles répercussions sur la réciprocité des autres pays, le ministre a affirmé que le Burkina Faso répondrait de la même manière si nécessaire, conformément aux textes de l’UEMOA qui prévoient une réglementation similaire des entrées et sorties.
Des détails supplémentaires seront communiqués ultérieurement.
Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le mercredi 21 février 2024, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 13 H 18 mn, sous la présidence de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président de la Transition, Président du Conseil des ministres. Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.
I. DELIBERATIONS I.1. AU TITRE DE LA PRESIDENCE DU FASO
Le Conseil a adopté deux (02) décrets. Le premier décret porte création, attributions, organisation et fonctionnement de l’Autorité nationale de coordination du foncier (ANCF). La gestion des actes et titres d’occupation des terres a souvent été marquée par l’absence ou l’insuffisance d’informations fiables et instantanées et de procédures clairement définies. Ces faiblesses ont pour conséquences de renchérir la spéculation foncière, de créer des lourdeurs dans la gestion des actes et titres d’occupation des terres et de provoquer des manques à gagner sur le budget national et sur le budget des collectivités territoriales.
Malgré l’existence de mécanismes juridico-institutionnels dans la lutte contre la corruption, le Burkina Faso reste toujours confronté à ce fléau aux conséquences néfastes pour le développement du pays et la cohésion nationale. L’adoption de ce décret permet de compléter l’arsenal juridique de lutte contre la corruption en précisant les conditions et modalités de dénonciation et les récompenses pécuniaires des dénonciateurs.
I.2. AU TITRE DU MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE, DU TRAVAIL ET DE LA PROTECTION SOCIALE
Le Conseil a examiné un projet de loi portant coordination du régime de sécurité sociale applicable aux agents publics de l’Etat et du régime de sécurité sociale applicable aux travailleurs salariés et assimilés au Burkina Faso. Ce projet de loi vise la relecture de la loi n°033/98/AN du 18 mai 1998 portant institution d’une coordination entre le régime de retraite des fonctionnaires, militaires et magistrats et le régime de pension des travailleurs régis par le code de la sécurité sociale.
Cette coordination permet aux personnes ayant cotisé sous les deux régimes de cumuler leurs années d’assurance, passées sous l’un et l’autre des régimes en vue de bénéficier d’une pension de vieillesse.
Le Conseil a adopté deux (02) rapports. Le premier rapport est relatif à une demande d’agrément pour la nomination d’un Représentant du Haut-Commissariat des Nations unies pour les Réfugiés (UNHCR) au Burkina Faso.
Le Conseil a marqué son accord pour la nomination de Monsieur Maurice AZONNANKPO, en qualité de Représentant du Haut-Commissariat des Nations unies pour les Réfugiés (UNHCR) au Burkina Faso. Le second rapport est relatif à une demande d’agrément pour la nomination d’un Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire du Portugal auprès du Burkina Faso. Le Conseil a marqué son accord pour la nomination de Madame Florbela Alhinho Paraida, en qualité d’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire du Portugal auprès du Burkina Faso, avec résidence à Dakar, au Sénégal.
I.4. AU TITRE DU MINISTERE DU DEVELOPPEMENT INDUSTRIEL, DU COMMERCE, DE L’ARTISANAT ET DES PETITES ET MOYENNES ENTREPRISES
Le Conseil a adopté deux (02) rapports. Le premier rapport est relatif à un projet de décret fixant la liste des produits soumis à Autorisation spéciale d’importation (ASI) et à Autorisation spéciale d’exportation (ASE).
Ce décret est une relecture du décret n°2021-1235/PRES/PM/MINEFID/MCIA du 29 novembre 2021 fixant la liste des produits soumis à Autorisation spéciale d’importation (ASI) et à Autorisation spéciale d’exportation (ASE). Cette relecture vise à prendre en compte l’importation du fil du coton et du fil de mercerie jugés stratégiques pour l’industrie nationale au regard de la politique gouvernementale visant à promouvoir les produits nationaux à travers le « consommons local ».
L’adoption de ce décret permet de réguler l’importation du fil de coton et du fil de mercerie au Burkina Faso. Le second rapport est relatif à une demande d’autorisation pour la passation et l’exécution de marchés publics par la procédure d’Entente directe pour la construction des dépôts de gaz de Kaya et de Koupèla.
L’objectif global de ces projets est d’accroître la production de gaz face à la demande exponentielle à travers la mise à disposition de nouveaux dépôts toujours plus proches des populations. Au titre de l’exercice 2024, il s’agit de réaliser un dépôt à Kaya et un autre à Koupèla.
Le montant total cumulé des marchés pour la construction du dépôt de Koupèla est de trois milliards trois cent treize millions sept cent quarante mille deux cent quatre-vingt-cinq (3 313 740 285) F CFA TTC. Le financement de ces deux marchés est assuré par le budget de la Société nationale burkinabè d’hydrocarbures (SONABHY).
I.5. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENERGIE, DES MINES ET DES CARRIERES
Le Conseil a adopté un décret portant renouvellement du permis d’exploitation industrielle de grande mine d’or de Youga, de la société BURKINA MINING COMPANY (BMC) SA dans la commune de Zabré, province du Boulgou, Région du Centre-Est.
Le permis d’exploitation objet du renouvellement couvre une superficie de 29 km2 pour une durée de cinq (05) ans. La production totale attendue est de 9,57 tonnes d’or.
En termes de retombées, la mine va générer au profit du budget de l’Etat un montant de 14 385 910 000 F CFA. Elle permettra le maintien et la création d’environ 602 emplois pour les nationaux. Un montant de 2 877 182 000 F CFA est attendu au titre du Fonds minier de développement local. L’adoption de ce décret permet le renouvellement du permis d’exploitation industrielle de grande mine d’or de Youga, de la société BURKINA MINING COMPANY (BMC) SA dans la commune de Zabré, province du Boulgou, Région du Centre-Est.
I.6. AU TITRE DU MINISTERE DES SPORTS, DE LA JEUNESSE ET DE L’EMPLOI
Le Conseil a adopté un décret portant attributions, composition, organisation et fonctionnement du Conseil national de l’emploi et de la formation professionnelle (CNEFP).
Ce décret est une relecture du décret n°2009- 661/PRES/PM/MJE/MTSS/MESSRS du 24 septembre 2009 portant composition, organisation, attributions et fonctionnement du Conseil national de l’emploi et de la formation professionnelle.
Le ministre d’Etat, ministre de la Communication, de la culture, des arts et du tourisme a fait au Conseil une communication relative à la tenue de la 29ème édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO). Cette édition, prévue du 22 février au 1er mars 2025 a pour pays invité d’honneur, la République du Tchad. Le lancement officiel de l’appel à inscription des films est prévu pour le 29 février 2024.
En marge du FESPACO, se tiendra le 22ème Marché international du cinéma et de l’audiovisuel africain (MICA) et les ateliers Yennega. L’ambition de ces ateliers est de renforcer le rôle du festival comme passerelle de soutien à l’émergence de nouveaux talents dans les principales chaînes de valeur de l’industrie cinématographique, le financement et la finalisation des projets de films du continent pour les rendre plus compétitifs et visibles sur le marché international.
II.2. Le ministre de l’Economie, des finances et de la prospective a fait au Conseil une communication relative à la participation du Burkina Faso à l’Assemblée des membres de l’Initiative internationale pour la transparence de l’aide (IITA) prévue du 23 au 26 avril 2024 à Bogota en Colombie.
L’Initiative internationale pour la transparence de l’aide vise à renforcer la transparence des informations sur l’aide. Elle regroupe des institutions multilatérales, le secteur privé, des organisations de la société civile et d’autres acteurs. L’Assemblée des membres de l’IITA permettra aux participants d’apprécier la mise en œuvre du plan stratégique 2020-2025 et d’échanger sur les bonnes pratiques en matière de gestion et d’utilisation des données sur l’aide.
II.3. Le ministre de l’Agriculture, des ressources animales et halieutiques a fait au Conseil une communication relative à l’organisation de la 4ème édition du symposium africain d’APIMONDIA, prévue du 05 au 07 septembre 2024 à Ouagadougou, au Burkina Faso.
Ce symposium est une plateforme réunissant les acteurs de l’apiculture, notamment des fabricants d’équipements, des scientifiques/universitaires, des décideurs politiques, des partenaires au développement, des producteurs, des transformateurs et des commerçants de miel pour partager leurs expériences sur le développement du secteur de l’apiculture.
La filière apicole au Burkina Faso est forte de plus de 16 000 acteurs dont 28% de femmes avec une production moyenne annuelle de 1000 tonnes, soit un revenu brut d’environ 3 milliards F CFA. L’organisation de cette activité au Burkina Faso permettra de donner une dimension internationale au Salon national du miel et de mieux positionner le miel burkinabè sur le marché continental dans le cadre de la Zone de libreéchange continentale africaine (ZLECAf).
II.4. Le ministre de la Santé et de l’hygiène publique a fait au Conseil une communication relative à la mise en œuvre du financement octroyé par le Fonds de lutte contre les pandémies au Burkina Faso.
Le Fonds de lutte contre les pandémies est un partenariat mondial multipartite créé en septembre 2022 dont l’objectif est de fournir un flux dédié de financements supplémentaires à long terme pour renforcer les capacités de prévention, de préparation et de réponse en cas de pandémie dans les pays à faible revenu et intermédiaire, suite à la pandémie du COVID-19. Pour la période 2024-2026, la subvention de ce fonds permettra à notre pays de réduire les impacts socio-sanitaires et socio-économiques d’éventuelles épidémies et pandémies.
II.5. Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation a fait au Conseil une communication relative à la participation du Burkina Faso à la rencontre du Groupe de travail spécial chargé d’améliorer le fonctionnement du système multilatéral d’accès et de partage des avantages du Traité international sur les ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture (TIRPAA). Cette rencontre prévue du 15 au 18 avril 2024 à Rome en Italie, a pour objectif principal de faire des propositions consensuelles pour améliorer le fonctionnement du système multilatéral du TIRPAA.
Notre pays mettra à profit sa participation pour échanger avec les représentants d’autres pays sur les contraintes qui affectent le bon fonctionnement du multilatéralisme dans le transfert des ressources phytogénétiques. II.6. Le ministre de l’Environnement, de l’eau et de l’assainissement a fait au Conseil une communication relative à la tenue de la 3ème édition du Séminaire résidentiel de l’Agence panafricaine de la Grande muraille verte, du 04 au 08 mars 2024 à Ouagadougou, au Burkina Faso.
Le Séminaire résidentiel est un cadre d’échanges inclusif et participatif des principaux acteurs de la mise en œuvre de la Grande muraille verte entre l’Agence panafricaine de la Grande muraille verte, les structures nationales et les différents partenaires stratégiques.
Cette rencontre a pour objectifs entre autres, de renforcer la synergie d’intervention des acteurs de la Grande muraille verte sur la base d’un plan d’investissement prioritaire décennal 2021-2030, de procéder à l’évaluation des réalisations de l’année écoulée et de planifier les activités opérationnelles de l’année à venir.
III. NOMINATIONS III.1. NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES A. AU TITRE DE LA PRIMATURE
Gommêtekba Toussaint DIPAMA, Mle 216 137 T, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Responsable du Programme budgétaire « Pilotage et soutien des services », cumulativement avec ses fonctions de Directeur général des études et des statistiques sectorielles ;
Oumarou KABORE, Mle 54 608 J, Conseiller des affaires étrangères, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Directeur du développement institutionnel et de l’innovation.
E. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DE LA PROSPECTIVE
Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Monsieur Ollé Arnaud KAM, Mle 256 193 C, Conseiller en études et analyses, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Agriculture, des ressources animales et halieutiques au Conseil d’administration de l’Agence pour la promotion de l’entrepreneuriat communautaire (APEC) pour un premier mandat de trois (03) ans.
B. MINISTERE DE LA SOLIDARITE, DE L’ACTION HUMANITAIRE, DE LA RECONCILIATION NATIONALE, DU GENRE ET DE LA FAMILLE
Le Conseil a adopté deux (02) décrets. Le premier décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Institut d’éducation et de formation professionnelle (INEFPRO) pour un premier mandat de trois (03) ans.
C. MINISTERE DU DEVELOPPEMENT INDUSTRIEL, DU COMMERCE, DE L’ARTISANAT ET DES PETITES ET MOYENNES ENTREPRISES
Le Conseil a adopté un décret portant renouvellement du mandat de Monsieur Tidiane KABORE, Mle 58 770 S, Inspecteur des impôts, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Economie, des finances et de la prospective au Conseil d’administration de la Filature du Sahel (FILSAH-SA) pour une dernière période de trois (03) ans.
D. MINISTERE DES TRANSPORTS, DE LA MOBILITE URBAINE ET DE LA SECURITE ROUTIERE
Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Monsieur Mamoudou SAWADOGO, Mle 53 686 A, Maître de conférences agrégé hospitalo- universitaire, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de la Santé et de l’hygiène publique au Conseil d’administration de l’Office national de la sécurité routière (ONASER) pour un premier mandat de trois (03) ans.
Le Porte-parole du Gouvernement
Rimtalba Jean Emmanuel OUEDRAOGO Chevalier de l’Ordre du mérite, des arts, des lettres et de la communication
Les ministres de l’Alliance des États du Sahel ( AES) se sont réunis ce hier jeudi , dans la matinée à Ouagadougou pour travailler sur l’élaboration d’un traité visant à créer la confédération regroupant le Burkina Faso , le Mali et le Niger .
Une vingtaine de ministres des trois pays membres de l’Alliance des États du Sahel (AES) se sont rassemblés à Ouagadougou depuis ce matin.
Cette réunion fait suite à une rencontre préparatoire de trois jours qui a réuni des experts des trois pays du lundi au mercredi précédents.
L’objectif de cette réunion est de revoir la Charte de l’Alliance des États du Sahel et de rédiger un traité qui établira la Confédération regroupant les trois pays : le Burkina Faso, le Mali et le Niger.
En plus de cette démarche institutionnelle, la réunion de Ouagadougou vise à permettre aux délégations des trois pays d’analyser le contexte politique, marqué par la décision historique du Burkina Faso, du Mali et du Niger de se retirer immédiatement de la CEDEAO.
Présidée par les trois chefs de délégation, à savoir le général de Brigade Kassoum Coulibaly, ministre d’État, ministre de la Défense et des Anciens Combattants pour le Burkina Faso, le colonel Abdoulaye Maiga, ministre d’État, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation pour le Mali, et le général de Corps d’Armée Salifou Modi, ministre de la Défense nationale pour le Niger, cette rencontre revêt une importance particulière.
Il convient de rappeler que le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont fondé l’Alliance des États du Sahel (AES) le 16 septembre 2023, lors de la signature de la Charte du Liptako-Gourma par les trois présidents.
Le ministre d’Etat, ministre de la Défense et des anciens combattants, le Général Kassoum COULIBALY, ainsi que plusieurs membres du gouvernement burkinabè, ont accueilli une délégation malienne, conduite par le ministre d’Etat, ministre de l’administration territoriale et de la décentralisation, le colonel Abdoulaye MAIGA, à l’aéroport international de Ouagadougou, le 14 février 2024.
Cette rencontre préfigure la réunion des ministres de l’Alliance des Etats du Sahel, qui se tiendra le jeudi 15 février 2024, dans la capitale burkinabè.
Le ministre malien des Affaires étrangères, SEM Abdoulaye DIOP, a souligné l’importance de cette réunion dans le contexte géopolitique et géostratégique actuel, affirmant que le Burkina Faso est un partenaire stratégique du Mali.
SEM Abdoulaye DIOP a également rapporté que le Colonel Assimi GOITA, président malien, a exprimé la nécessité d’une mobilisation accrue du gouvernement malien pour concrétiser les choix stratégiques de l’Alliance des Etats du Sahel.
Initiée le 16 septembre 2023 avec l’adoption de sa charte, l’Alliance des Etats du Sahel a progressivement élargi son champ d’action, incluant des dimensions telles que l’intégration économique et commerciale ainsi que le rapprochement des peuples.
Le mardi 13 février 2024, le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur, SEM Karamoko Jean-Marie Traoré, a tenu des discussions avec la Directrice régionale a.i du Programme alimentaire mondial (PAM) du Système des Nations unies, madame Maria Antoinetta J. Nicolasina Ban Der Velden.
La Directrice régionale a exprimé sa reconnaissance envers le gouvernement burkinabè pour la collaboration fructueuse dans le domaine de l’assistance humanitaire et des programmes de résilience agricole. Ils ont également discuté des priorités du gouvernement en vue de renforcer cette collaboration et de soutenir les populations vulnérables.
Dans le même contexte, la Directrice régionale prévoit d’effectuer des visites sur le terrain pour évaluer les besoins et l’impact des interventions du PAM.
Le ministre Traoré a salué l’approche combinée d’urgence et de résilience du PAM, en accord avec les objectifs de l’offensive agropastorale du gouvernement visant à promouvoir la production, la transformation et la consommation locales.
En outre, SEM Karamoko Jean-Marie Traoré a rencontré madame Genevieve Lefebre, représentante du Bureau des Nations unies pour les services d’Appui aux Projets (UNOPS), pour discuter des secteurs d’intervention de l’agence et des perspectives de collaboration avec le Burkina Faso, en particulier dans le domaine des infrastructures agricoles.
Le Conseil des ministres s’est réuni à Ouagadougou le mercredi 07 février 2024, en séance ordinaire, pour délibérer sur les sujets inscrits à son ordre du jour, entendre des communications orales, procéder à des nominations et autoriser des missions à l’étranger.
Parmi les délibérations, le conseil a adopté un projet de décret portant renouvellement du Fonds de soutien patriotique. Ce décret, selon le compte-rendu du conseil des ministres, fait suite au décret n°2023-0021/PRES/TRANS/PM/MDAC/MATDS/MEFP du 23 janvier 2023 portant création du Fonds de soutien patriotique (FSP).
À la date du 31 décembre 2023, l’État a mobilisé à travers le Fonds de soutien patriotique un montant de 99 039 035 500 F CFA. Ces ressources ont été utilisées pour couvrir les dépenses sociales des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP), assurer leur équipement individuel et collectif, ainsi que l’acquisition de carburant.
L’adoption de ce décret permet au gouvernement de renouveler le Fonds de soutien patriotique pour une période d’un an à compter du 1er janvier 2024.
Le Ministre Délégué, Chargé de la Sécurité, Mahamadou SANA, a entrepris une visite sur le terrain du 29 janvier au 03 février 2024, dans la région du Centre-Est. L’objectif de cette sortie était de prendre conscience des réalités locales et d’apporter son soutien aux Forces combattantes qui œuvrent quotidiennement pour le retour rapide de la paix et de la sécurité au Burkina Faso.
Au cours de cette visite auprès des Forces de Défense et de Sécurité (FDS) ainsi que des Volontaires pour la défense de la Patrie (VDP), le Commissaire divisionnaire de Police, Mahamadou SANA, a souligné qu’il s’agissait d’une opportunité de collaborer avec les FDS pour réorganiser et renforcer le dispositif sécuritaire déployé dans la région. Le Ministre Délégué SANA a exprimé le devoir commun envers la patrie, déclarant : « Nous n’avons qu’un seul pays, il est de notre devoir de nous battre pour notre chère Patrie. »
Il a également insisté auprès de toutes les Forces combattantes sur la nécessité de renforcer la collaboration entre elles pour surmonter la crise que traverse actuellement le pays.
Profitant de cette tournée, le Ministre Délégué SANA a adressé des encouragements et des félicitations aux acteurs du monde éducatif de la région, soulignant leur résilience remarquable depuis le début de la crise sécuritaire.
Dans une interview accordée au journaliste Alain Foka le 30 janvier 2024, le capitaine Ibrahim Traoré a souligné que la sécurité demeure la priorité absolue pour les forces armées burkinabè. Il a assuré que l’armée est actuellement à l’offensive dans la plupart des zones, marquant ainsi un changement significatif dans sa posture, passant de la défense à l’attaque.
Le capitaine Traoré a répondu aux inquiétudes soulevées par Alain Foka concernant une éventuelle augmentation des attaques terroristes depuis le retrait des forces étrangères. Il a affirmé que l’armée burkinabè, désormais engagée pleinement dans la lutte contre le terrorisme, recherche activement l’ennemi et met pied dans des zones qui étaient sous contrôle depuis plusieurs années.
Évoquant la décision souveraine du Burkina Faso de prendre en main son destin, le capitaine Traoré a souligné le réveil du patriotisme parmi les Burkinabè, tant chez les combattants que chez les civils. Il a noté que la population est prête à contribuer et à s’enrôler massivement pour défendre le pays, mettant en avant une nouvelle compréhension de la nécessité de l’autodéfense.
Le capitaine Ibrahim Traoré n’a pas mâché ses mots en critiquant les forces étrangères précédemment présentes sur le territoire burkinabè. Il a déclaré qu’elles n’avaient manifesté « aucune réelle volonté » de lutter contre le terrorisme. Selon lui, malgré la technologie à leur disposition, ces forces n’ont pas montré d’efficacité dans la localisation des terroristes. Il a souligné que le Burkina Faso, en prenant l’initiative de faire la guerre, a réussi à retrouver et à affronter les terroristes quotidiennement.
Le capitaine Traoré conclut en affirmant que si les forces étrangères avaient eu la volonté de lutter, le terrorisme n’aurait jamais atteint le niveau actuel. Cette critique franche souligne la détermination du Burkina Faso à assurer sa propre sécurité et à faire face à la menace terroriste de manière proactive.
Une annonce fracassante a secoué la scène politique ouest-africaine, alors que le Burkina Faso, le Mali et le Niger, membres de l’Alliance des États du Sahel (AES), ont conjointement déclaré leur retrait de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Les trois pays ont officiellement notifié leur décision à l’organisation ouest-africaine.
Le Capitaine Ibrahim Traoré, président de la Transition burkinabè, a expliqué dans une interview accordée au média AFO que cette décision résultait d’une « analyse profonde ». Il a souligné que le retrait n’était pas pris à la légère, mais en réponse à une évaluation approfondie de la situation.
Le président Traoré a critiqué la dérive de la CEDEAO au fil du temps, soulignant que l’organisation avait perdu ses valeurs originelles d’entraide, de solidarité et de soutien économique. Il a noté l’absence d’aide de la CEDEAO aux pays confrontés à des décennies de guerre contre le terrorisme, remettant en question l’efficacité de l’organisation dans la résolution des crises.
Interrogé sur la possibilité que la décision de quitter la CEDEAO soit liée à l’intolérance envers les coups d’État, le Capitaine Traoré a insisté sur le besoin de changer la perception des coups d’État. Il a affirmé que ces actions étaient parfois nécessaires pour garantir la souveraineté nationale et dénoncé le manque de soutien concret de la CEDEAO dans les moments de crise.
En ce qui concerne les conséquences du retrait « sans délai » de la CEDEAO, le président Traoré a critiqué les sanctions non prévues par les textes de l’organisation. Il a assuré que le Burkina Faso restait ouvert aux Africains et demeurait un pays panafricain, malgré le retrait de la CEDEAO.
Enfin, le président Traoré a promis d’évaluer les impacts potentiels sur les populations de l’Alliance des États du Sahel qui font des affaires dans les pays de la CEDEAO, déclarant qu’ils prendraient des mesures appropriées « en temps opportun ». Il a conclu en insistant sur le processus minutieux d’analyse et de prise de décision qui a conduit au retrait de la CEDEAO.
Le 29 janvier 2024, le ministère burkinabè des Affaires étrangères a officiellement notifié à la Commission de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) le retrait « sans délai » du Burkina Faso de cette organisation. Cette démarche fait suite à la décision conjointe du Burkina Faso, du Mali et du Niger, annoncée le 28 janvier par communiqué conjoint, de se retirer de la CEDEAO.
Dans une communication formelle, le ministère burkinabè souligne que cette notification constitue une information officielle à la Commission de la CEDEAO en tant qu’autorité dépositaire, destinée à être partagée avec les États membres de la CEDEAO, l’Union africaine, l’Organisation des Nations unies, et d’autres organisations identifiées par elle. Cette démarche confirme le passage à l’acte de ces trois pays, marquant ainsi un tournant significatif dans leurs relations avec la CEDEAO et au sein de la région ouest-africaine.
Le tribunal de Grande instance de Ouagadougou a déclaré , ce jeudi 25 janvier 2024 , que l’action publique dans l’affaire du “charbon fin “ opposant l’État Burkinabé à la société minière Iamgold Essakane est éteinte en raison d’une transaction .
Le Tribunal de Grande instance de Ouagadougou a déclaré, ce jeudi 25 janvier 2024, que l’action publique dans l’affaire du « charbon fin » opposant l’État burkinabè à la société minière Iamgold Essakane est éteinte en raison d’une transaction. La décision du juge comprend également l’ordre de restitution des 32 conteneurs de résidus miniers saisis, ainsi que des échantillons prélevés pour les expertises.
Le juge a reconnu la validité de l’infraction de faux et usage de faux contre la société minière Iamgold Essakane et Africa Logistic (ex-Bolloré). Cependant, les accusations de blanchiment de capitaux formulées contre les prévenus ont été jugées non fondées.
Cette décision pourrait mettre un terme définitif au dossier, à condition que les parties prenantes, qui ont 15 jours pour réagir, n’interjettent pas appel. En décembre dernier, l’État et la société minière Essakane avaient conclu un accord à l’amiable pour mettre fin à cette affaire, débutée en décembre 2018. L’affaire du « charbon fin » avait été initiée après la saisie en 2018, pour soupçon de fraude, de 32 conteneurs de charbon fin appartenant à la société Iamgold Essakane par la douane de Bobo. Ce dossier, largement médiatisé et suivi par la société civile, a connu plusieurs étapes, notamment des expertises, des contre-expertises, des fluctuations et des accélérations dans l’instruction et le jugement.
Hier, mardi 23 janvier 2024, le ministre des Affaires étrangères de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur a accueilli en audience le chargé d’affaires de l’ambassade des États-Unis d’Amérique au Burkina Faso. Lors de cette rencontre, le diplomate américain Eric P. WHITTAKER et les représentants burkinabè ont discuté de divers sujets liés à la coopération bilatérale, mettant l’accent sur des domaines tels que la sécurité, l’assistance humanitaire, l’éducation, la santé. communautaire et la bonne gouvernance.
Le chargé d’affaires, nouvellement en poste au Burkina Faso après une expérience dans des pays sahéliens tels que le Mali, le Niger et le Tchad, a exprimé son engagement à renforcer la coopération entre les deux nations de manière pragmatique et productive, tout en respectant la souveraineté du Burkina Faso.
Accueillant chaleureusement le diplomate américain, SEM Karamoko Jean Marie TRAORE a souligné l’avantage de sa connaissance préalable du Sahel et de son contexte. Tout en reconnaissant les États-Unis comme un partenaire de taille, le ministre a encouragé Eric P. WHITTAKER à accorder une importance particulière aux solutions endogènes dans les initiatives en faveur des populations burkinabè.
Faisant preuve de disponibilité, le ministre a assuré le chargé d’affaires de sa collaboration pour la réussite de sa mission au Burkina Faso. La réunion a ainsi jeté les bases d’une coopération bénéfique mutuellement entre les deux nations.
Le 23 janvier 2024, le Ministre de l’Administration Territoriale, de la Décentralisation et de la Sécurité (MATDS), Émile Zerbo, a convoqué les gouverneurs de région à Ouagadougou pour discuter du retour des Chefs de circonscription administrative (CCA) dans leurs territoires respectifs. Le Ministre a souligné la nécessité d’une action rapide, malgré l’amélioration de la situation sécuritaire dans ces zones.
Actuellement, 85 Chefs de circonscription administrative ne résident pas en permanence dans leurs circonscriptions, une réalité que le Ministre a regrettée. Il a pressé les gouverneurs d’adopter des mesures appropriées en collaboration avec les Forces de Défense et de Sécurité (FDS) pour assurer le retour « effectif et sans délai » des CCA dans leurs territoires. Il a également appelé les FDS à inclure la protection et la sécurisation des CCA dans leurs missions, en insistant sur la résidence de ces derniers dans les zones où des détachements ou des unités de force combattante sont présents.
Selon le MATDS, la réinstallation des populations dans leurs localités doit être dirigée par le CCA, dont la présence rassure non seulement les habitants mais aussi les autres acteurs locaux. Dans le contexte actuel, le Ministre a souligné le rôle crucial des CCA dans l’organisation des populations, les appelant à prendre des mesures d’urgence et à rendre compte régulièrement de l’état d’esprit des habitants.
Le Ministre Zerbo a également critiqué la persistance de dysfonctionnements au sein de l’administration, notamment l’exécution hors délai de certaines instructions. Il a appelé les agents du MATDS à corriger ces lacunes pour s’aligner sur les orientations du Chef de l’État, soulignant que les difficultés rencontrées ne doivent pas compromettre l’accomplissement de leurs devoirs.
Le Président de la Transition et Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim TRAORE, a récemment remis un significatif lot de matériel militaire au ministère de la Défense et des Anciens combattants du Burkina Faso. Cette donation, constituée de moyens roulants, d’armes de combat et de munitions, résulte des contributions diverses des citoyens burkinabè et s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du plan stratégique d’équipement des forces armées nationales.
Lors de la remise officielle, le Chef de l’État a symboliquement remis les clés du matériel roulant au ministre de la Défense et des Anciens combattants, l’incitant à « commencer le développement tant attendu de la guerre ». Il a également exprimé sa disponibilité à répondre aux besoins supplémentaires en soulignant, « Si quelque chose vous manque, revenez vers moi et je saurai repartir vers le peuple. Nous attendons des résultats. Bonne chance et faites-en un bon usage. »
Le ministre de la Défense, Kassoum COULIBALY, a assuré au Président de la Transition que le matériel serait utilisé « à bon escient », reconnaissant la contribution de la population burkinabè à travers leurs efforts conséquents pour le retour de la paix dans le pays.
Le Général de Brigade Kassoum COULIBALY a rappelé que cette acquisition marque le début d’une série de cinq lots prévus dans le cadre du plan stratégique d’équipement annoncé par le Chef de l’État dans son message à la Nation du 31 décembre 2023. Les quatre lots subséquents sont attendus dans les prochains mois, soulignant ainsi l’engagement continu envers le renforcement des capacités militaires nationales pour assurer la sécurité et la stabilité du Burkina Faso.
Le capitaine Ibrahim Traoré, chef de l’État au Burkina Faso, a récemment annoncé une série de mesures exceptionnelles visant à améliorer les conditions des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP). Ces mesures significatives démontrent la reconnaissance du gouvernement envers les civils qui se dévouent quotidiennement aux côtés des Forces de défense et de sécurité (FDS) pour protéger le pays contre les menaces terroristes.
Parmi les ajustements, la prime d’invalidité des VDP augmentera considérablement, passant de 1 million 800 mille à 3 millions de FCFA. De plus, le salaire mensuel augmentera de 60 mille à 80 mille FCFA, le capital décès sera triplé, passant de 1 million à 3 millions de FCFA, et les frais d’inhumation augmenteront de 100 mille à 250 mille FCFA. Ces décisions, annoncées par l’Agence d’Information du Burkina (AIB) le 10 janvier 2024, témoignent de l’engagement du gouvernement envers le bien-être des VDP.
En complément de ces mesures, un arrêté conjoint signé le 29 décembre 2023 maintient la prime alimentaire quotidienne des VDP à 1 500 FCFA et prévoit des frais de soins médicaux de 2 000 FCFA par mois.
Pour financer ces charges supplémentaires, le capitaine Ibrahim Traoré a pris des mesures audacieuses. Il a renoncé à son salaire de chef de l’État le 3 janvier 2024, optant pour celui d’officier. De même, les membres du gouvernement ont accepté une réduction de 5% de leur salaire net à partir du 1er janvier 2024. Les fonctionnaires contribueront également, avec une réduction de 1% de leur salaire mensuel, tandis que ceux bénéficiant de primes verseront 25%. Les entreprises sont également appelées à contribuer, en sacrifiant 2% de leurs bénéfices annuels pour soutenir la cause nationale.
En parallèle, un changement important concerne les Groupements de commandement de VDP, qui ne bénéficieront plus de la prise en charge du carburant à partir du 1er janvier 2024. Les VDP devront désormais s’organiser pour financer le carburant par le biais de cotisations internes ou en comptant sur le soutien des populations et des bienfaiteurs.
Cette série de mesures exceptionnelles illustre l’engagement fort du gouvernement burkinabè envers les VDP, soulignant la reconnaissance et l’appréciation pour leurs sacrifices au service de la patrie.