Conseil des ministres : médicaments moins chers et nouvelles exigences pour les grandes entreprises

Réuni sous la présidence du Capitaine Ibrahim Traoré, le Conseil des ministres a décidé d’une baisse importante des prix des médicaments essentiels et adopté de nouvelles règles pour la construction des sièges des grandes entreprises au Burkina Faso.

 

Le Président du Faso, Chef de l’État, Son Excellence le Capitaine Ibrahim Traoré, a présidé ce jeudi l’hebdomadaire Conseil des ministres. À l’issue des travaux, plusieurs décisions majeures ont été adoptées en vue d’améliorer les conditions de vie des Burkinabè, conformément à la vision de la Révolution progressiste populaire.

Selon le ministre des Serviteurs du Peuple, Mathias Traoré, assurant l’intérim du Porte-parole du Gouvernement, le Conseil a examiné et validé des dossiers structurants touchant aussi bien la santé publique que l’économie nationale.

Baisse des prix des médicaments essentiels

Pour le compte du ministère de la Santé, le Gouvernement a décidé d’une réduction significative des prix de certains médicaments essentiels génériques, produits de santé et consommables médicaux. La mesure entre en vigueur à compter du 1er mars 2026.

Les baisses annoncées sont substantielles :

  • jusqu’à 53 % pour les injectables ;

  • 67 % pour les comprimés ;

  • 72 % pour les consommables médicaux ;

  • 20 % pour les sirops.

Selon le ministre de la Santé, Dr Robert Lucien Jean-Claude Kargougou, cette mesure représente un effort financier de près de 3 milliards FCFA, entièrement pris en charge par l’État. Elle vise à garantir un accès plus équitable aux soins de santé, conformément aux orientations du Chef de l’État.

Encadrement de la construction des sièges des grandes entreprises

Sur le plan économique, le ministère de l’Économie et des Finances a soumis un rapport portant sur un décret fixant les conditions et modalités de construction des sièges des grandes entreprises au Burkina Faso, adopté par le Conseil.

Le ministre chargé de l’Économie, Dr Aboubakar Nacanabo, a précisé que ce décret concerne les entreprises réalisant un chiffre d’affaires d’au moins 5 milliards FCFA sur les trois derniers exercices. Celles-ci sont désormais tenues de construire leur siège sur le territoire national.

Les normes de construction sont définies par catégorie :

  • Catégorie A (≥ 100 milliards FCFA) : immeuble R+7 minimum, parking souterrain et en surface, normes d’efficacité énergétique ;

  • Catégorie B (50 à 100 milliards FCFA) : R+5 minimum, parking souterrain et en surface ;

  • Catégorie C (10 à 50 milliards FCFA) : R+4 minimum, parking en surface ;

  • Catégorie D (< 10 milliards FCFA) : R+3 minimum.

Les entreprises disposent d’un délai de six mois pour soumettre leurs dossiers à une commission interministérielle, puis de 36 mois au maximum pour achever les travaux. Des exonérations sur les matériaux de construction sont prévues, ainsi que la possibilité d’acquérir des terrains auprès de la SONATUR.

Bobo-Dioulasso : un vaste réseau de trafic de drogue démantelé

À Bobo-Dioulasso, le Service régional de la police judiciaire du Guiriko a mis fin aux activités d’un réseau structuré de trafic de chanvre indien. Plusieurs interpellations et une importante saisie de drogue ont été enregistrées, à l’issue d’une enquête approfondie.

 

Dans le cadre de ses missions régaliennes de protection des personnes et des biens, le Service régional de la police judiciaire du Guiriko (SRPJ-GRK) a démantelé un réseau de trafic de drogue opérant dans la ville de Bobo-Dioulasso.

L’opération a été menée à la suite de renseignements jugés fiables. Les enquêteurs ont d’abord intercepté un individu circulant à vélomoteur, en possession d’un sac contenant 99 boules de chanvre indien. Les investigations engagées par la suite ont permis d’identifier et d’interpeller plusieurs complices.

Au cours de l’enquête, une femme résidant dans un pays voisin s’est présentée comme la propriétaire de la drogue saisie. Elle a proposé la somme de 1 980 000 FCFA afin de récupérer la marchandise. Un membre du réseau s’est alors présenté avec ladite somme, avant d’être interpellé pour tentative de corruption et trafic de stupéfiants. L’argent a été saisi comme élément de preuve.

La poursuite des investigations a conduit à l’arrestation d’autres membres du réseau, parmi lesquels figurait un conducteur de véhicule de transport en commun. Selon les éléments recueillis, le mode opératoire consistait à se rendre dans un pays voisin pour s’approvisionner en chanvre indien, dissimulé ensuite dans le compartiment moteur du véhicule pour être acheminé vers Bobo-Dioulasso. Une fois sur place, d’autres membres du réseau prenaient le relais pour faire transiter la drogue vers un autre pays frontalier.

Au total, 118 boules de chanvre indien, d’un poids estimé à 70 kilogrammes et d’une valeur marchande d’environ 20 millions de FCFA, ont été saisies. Les présumés auteurs ont été présentés aux autorités judiciaires compétentes afin de répondre de leurs actes.

La Police nationale a, par ailleurs, salué la collaboration des populations dans la lutte contre le trafic de stupéfiants. Elle les invite à redoubler de vigilance et à signaler tout cas suspect à travers les numéros verts 17, 16 et 1010.

Corridor Bamako–San Pedro : le projet PR8 entre dans sa phase finale

Réunis à Bamako le 11 février 2026, les acteurs du projet régional PR8 ont tenu la 4ᵉ session de leur comité de pilotage. Lancé en 2015, ce programme stratégique reliant le Mali à la Côte d’Ivoire via le port de San Pedro aborde sa dernière année d’exécution.

Les autorités maliennes ont ouvert, mercredi 11 février 2026 à Bamako, la 4ᵉ session du comité de pilotage du projet PR8, dédié au corridor Bamako-Zantiébougou-Boundiali-San Pedro. Cette rencontre marque une étape clé pour ce programme régional, lancé en 2015, qui entre désormais dans sa phase finale de mise en œuvre.

La session est présidée par le Secrétaire général par intérim du ministère des Transports et des Infrastructures. Elle vise à faire le point sur l’état d’avancement du projet, à identifier les goulots d’étranglement persistants, et à valider le programme de travail ainsi que le budget 2026.

Évalué à 166,9 millions d’unités de compte, soit environ 138 milliards de francs CFA, le projet PR8 ambitionne d’améliorer la fluidité du transport et des échanges commerciaux entre le Mali et la Côte d’Ivoire, avec un accès stratégique au port de San Pedro, pôle logistique majeur de la sous-région.

Parmi les principales réalisations figure l’aménagement de la section Boundiali–Kani, longue de 135 kilomètres. Selon les données techniques du projet, le temps de parcours sur ce tronçon est passé d’environ six heures à une heure et demie, traduisant un gain significatif en matière de mobilité et de coûts logistiques.

Au-delà des infrastructures routières, le PR8 s’inscrit dans une logique d’intégration régionale. La cérémonie d’ouverture s’est tenue en présence du représentant résident de la Commission de l’UEMOA au Mali, soulignant la dimension communautaire du projet et son pilotage au niveau régional.

D’après les rapports d’exécution de la Banque africaine de développement, plusieurs travaux routiers et aménagements connexes sont achevés. Toutefois, la clôture définitive du projet demeure conditionnée à la mise en œuvre effective des mesures de facilitation du transport, relevant principalement de la coordination régionale.

Ces mesures portent notamment sur la création d’un poste frontalier juxtaposé à Ninguni, dont la réalisation est annoncée dans le cadre d’un partenariat public-privé, ainsi que sur l’interfaçage des systèmes de tracking entre le Mali et la Côte d’Ivoire. Ces dispositifs visent à renforcer le suivi des flux, réduire les délais et améliorer la transparence sur l’ensemble du corridor.

À l’heure de son ultime phase, le projet PR8 est présenté comme un outil structurant, appelé à répondre aux besoins croissants de mobilité, de compétitivité logistique et de dynamisation des échanges économiques en Afrique de l’Ouest.

 

Fraude douanière : plus de 5 000 litres de boissons alcoolisées saisis à Tenkodogo

La Direction de la Surveillance du Territoire des Douanes a intercepté, dans la nuit du 9 février, une importante cargaison de boissons alcoolisées transportées en infraction aux règles douanières.

 

Dans la nuit du 9 février 2026, la Direction de la Surveillance du Territoire (DST) des Douanes a procédé à la saisie de 453 cartons de boissons alcoolisées, soit 5 146 litres, aux environs de Tenkodogo, à l’issue d’un contrôle routier renforcé.

Le véhicule concerné, qui cherchait à se soustraire aux dispositifs de surveillance, transportait ces marchandises en violation des dispositions douanières en vigueur. L’opération, menée avec rigueur par les agents de la DST, a permis de démanteler une tentative de fraude visant à contourner les obligations fiscales et parafiscales.

Selon les services douaniers, cette infraction aurait occasionné un préjudice financier important pour le Trésor public. Les produits saisis étaient notamment assujettis à des prélèvements spécifiques au profit du Fonds de soutien patriotique (FSP), instrument clé de mobilisation des ressources nationales au service de l’effort de paix et de la résilience du pays.

Par cette intervention, l’Administration des Douanes a ainsi contribué à la préservation de recettes stratégiques, essentielles au financement des priorités nationales. À la suite de cette opération, le Directeur général des Douanes, l’Inspecteur divisionnaire Yves Kafando, a rappelé aux importateurs et opérateurs économiques l’obligation de se conformer strictement aux textes réglementaires en vigueur. Il les exhorte à veiller à ce que toutes les marchandises importées aient régulièrement acquitté les droits et taxes exigibles.

Pour le premier responsable des Douanes, le respect de la réglementation douanière relève d’un devoir citoyen et constitue un pilier fondamental de la consolidation d’une économie saine et équitable.

Cette action, conjuguant contrôle rigoureux et démarche de sensibilisation, illustre la détermination constante de l’Administration des Douanes à protéger l’économie nationale et à promouvoir une culture de conformité.

À Tenkodogo, comme sur l’ensemble du territoire national, la Douane réaffirme sa mobilisation permanente dans la défense des intérêts économiques de l’État et de la collectivité.

Encadrement civique : le ministre Zoungrana au chevet des élèves du LTN de Ouagadougou

Le ministre de l’Enseignement secondaire et de la Formation professionnelle et technique, Pr Moumouni Zoungrana, a rendu visite aux élèves du Lycée technique national Aboubacar Sangoulé Lamizana engagés dans un programme d’encadrement civique et patriotique, appelant à un changement profond de comportement et à un engagement accru pour l’avenir du système éducatif burkinabè.

 

Le Pr Moumouni Zoungrana, ministre de l’Enseignement secondaire et de la Formation professionnelle et technique, accompagné du gouverneur de la région du Kadiogo, Abdoulaye Bassinga, a effectué, le mardi 10 février 2026, une visite auprès des élèves en encadrement civique et patriotique du Lycée technique national (LTN) Aboubacar Sangoulé Lamizana, à Ouagadougou.

Selon le proviseur général de l’établissement, Roger Doumabo Ouadio, cette immersion civique et patriotique concerne, depuis le 17 janvier 2026, un total de 1 598 élèves, dont 671 filles et 927 garçons. Il a précisé que le déroulement de la formation se fait dans de bonnes conditions, avec une participation régulière et assidue des apprenants.

S’exprimant devant les élèves, le Pr Moumouni Zoungrana s’est réjoui de sa visite au sein du LTN et a salué le travail de l’encadrement, au regard des résultats jugés satisfaisants de cette phase expérimentale. Le ministre a également rappelé aux élèves le caractère sélectif de cette immersion, qui s’inscrit dans une phase pilote du programme. À ce titre, il les a exhortés à être des exemples dans leur environnement respectif, afin de favoriser l’extension de l’initiative à l’ensemble des établissements du pays.

« La réussite de cet exercice dépendra de votre comportement. À l’issue de cette formation, on doit constater un véritable changement : l’indiscipline, la paresse, les retards, la consommation de stupéfiants et l’irrespect doivent disparaître », a insisté le Pr Moumouni Zoungrana.

Au-delà de la volonté de remodeler l’élève burkinabè, le ministre a indiqué que cette initiative s’inscrit dans une ambition plus large visant à hisser le Burkina Faso parmi les dix meilleurs systèmes éducatifs du continent africain.

Cap sur l’enseignement technique et professionnel

Le ministre a par ailleurs réaffirmé la vision du gouvernement à l’horizon 2050, qui ambitionne d’orienter au moins 60 % des élèves vers des formations supérieures techniques et professionnelles.

« Nous ne voulons plus que nos enfants obtiennent des diplômes universitaires sans débouchés concrets, après des années d’études, pour se retrouver ensuite à la recherche d’un emploi », a-t-il déclaré.

En conclusion, le Pr Zoungrana a invité les élèves à cultiver les valeurs de discipline, d’engagement, de courage et de travail, soulignant que ces qualités commencent par l’obéissance aux parents et la capacité à croire en l’impossible.

Pour rappel, le Lycée technique national Aboubacar Sangoulé Lamizana compte actuellement 2 830 élèves et 330 agents, toutes catégories confondues.

Faso Mêbo lance une troisième vague de recrutement de 686 agents

L’Agence Faso Mêbo a annoncé, dans un communiqué rendu public le 9 février 2026, le lancement de la troisième vague de son opération de recrutement. Cette phase vise à renforcer les effectifs engagés dans la mise en œuvre des missions de l’agence, notamment au sein des brigades d’intervention dédiées aux infrastructures routières.

Dans ce cadre, 686 agents spécialisés seront recrutés afin d’accélérer l’exécution des projets d’aménagement et de développement sur l’ensemble du territoire national.

Trente-quatre profils recherchés

L’appel à candidatures concerne 34 métiers couvrant l’ensemble de la chaîne des travaux publics. Les profils recherchés incluent, entre autres, des architectes urbanistes, des ingénieurs en génie civil justifiant de cinq à dix ans d’expérience, des hydrauliciens, des géotechniciens et des ingénieurs en environnement.

Des postes sont également ouverts pour des techniciens supérieurs en génie civil, en laboratoire et en topographie. L’agence met un accent particulier sur les métiers opérationnels, avec le recrutement de 128 conducteurs de camions bennes, ainsi que des opérateurs de bulldozers, de niveleuses, de compacteurs et de grues.

Des profils de soutien sont aussi concernés, notamment des mécaniciens spécialisés en véhicules légers, poids lourds et engins BTP, des électriciens, des soudeurs, des infirmiers et des secrétaires de direction.

Conditions et modalités

Les candidats doivent être de nationalité burkinabè et âgés de 18 à 50 ans. Bien que les agents puissent être affectés sur toute l’étendue du territoire, les candidatures des résidents des régions du Nakambé, du Nando, du Djóró et du Tannounyan sont fortement encouragées pour les métiers techniques et manuels. Le dépôt des dossiers se fera exclusivement en ligne, du 18 au 25 février 2026 à minuit, à l’adresse électronique suivante : fasomebo@presidence.bf.

Chaque candidat devra transmettre un seul fichier au format PDF, d’un poids maximal de 15 Mo, nommé selon le modèle : Region_Poste.pdf. Toute candidature incomplète, hors délai ou non conforme aux exigences techniques sera rejetée. La sélection s’effectuera en deux phases : une présélection sur dossier, suivie d’un entretien oral et, pour certains profils, de tests pratiques.

L’Agence Faso Mêbo précise qu’aucun frais n’est exigé pour le dépôt des candidatures et met en garde contre toute tentative de fraude.

Drame à Kaya : deux policiers tués au siège de la police municipale

Un drame a frappé la police municipale de Kaya lundi, lorsqu’un agent en détresse psychologique a ouvert le feu, causant la mort de deux policiers et faisant deux blessés.

 

Un agent de la police municipale de Kaya, décrit comme étant en situation de « rupture psychique », a ouvert le feu lundi 9 février 2026 aux environs de 13 heures au siège de la police municipale, faisant deux morts et deux blessés, selon l’Agence d’Information du Burkina (AIB). Les faits se sont produits au sein de la police municipale de Kaya.

L’auteur des tirs a mortellement atteint une collègue, blessé un autre agent ainsi qu’un usager civil, avant de retourner son arme contre lui. Il est décédé peu après des suites de ses blessures, portant à deux le nombre de policiers décédés dans ce drame survenu à la police municipale de Kaya. Les personnes blessées ont été prises en charge et évacuées vers un centre hospitalier.

Le procureur du Faso s’est rendu sur les lieux pour les constatations d’usage. Une enquête judiciaire a été ouverte afin d’établir les circonstances exactes de ce drame qui endeuille la police municipale de Kaya.

Mamadou Coulibaly prend les rênes du Bureau de la BAD en Centrafrique

Le Burkinabè Mamadou Coulibaly prend la tête du Bureau pays de la Banque africaine de développement en République centrafricaine, renforçant la présence burkinabè dans les grandes institutions panafricaines.

 

Le Burkinabè Mamadou Coulibaly a été nommé nouveau Responsable du Bureau pays du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) en République centrafricaine. Il a officiellement présenté ses lettres d’accréditation le 26 janvier 2026 à Bangui, marquant son entrée en fonction à la tête de la représentation de l’institution financière panafricaine dans le pays.

Cette désignation met en lumière l’expertise et le professionnalisme des cadres burkinabè au sein des grandes organisations internationales. Elle traduit également la reconnaissance du savoir-faire national dans l’accompagnement des politiques publiques de développement en Afrique, notamment à travers la BAD RCA.

Dans ses premières prises de parole, Mamadou Coulibaly a réaffirmé sa volonté de collaborer étroitement avec les autorités centrafricaines afin d’appuyer les efforts de relance économique et de développement social, en parfaite cohérence avec le Plan national de développement 2024-2028, soutenu par la BAD RCA.

Cette nouvelle responsabilité constitue une fierté pour le Burkina Faso et confirme la montée en puissance de ses cadres au sein des institutions africaines et internationales, à l’image de l’action menée par la BAD RCA en République centrafricaine.

Burkina Faso : l’Assemblée acte la fin des partis politiques

L’Assemblée législative de transition a adopté à l’unanimité la dissolution de tous les partis politiques au Burkina Faso. Une décision majeure qui s’inscrit dans la dynamique de refondation de l’État portée par les autorités de transition.

 

L’Assemblée législative de transition a validé, lundi, à l’unanimité, le projet de loi actant la dissolution des partis et formations politiques, ouvrant une nouvelle séquence dans la vie politique du Burkina Faso. Réunis en séance plénière, les 69 députés votants de l’Assemblée législative de transition (ALT) ont adopté, lundi 9 février 2026, la dissolution des partis politiques au Burkina, sans aucune voix contre.

Cette décision entraîne l’abrogation de la loi de 2001 relative à la charte des partis et formations politiques, ainsi que celle de 2009 portant sur le financement des partis, des campagnes électorales et le statut de l’opposition. Présentant le texte, le ministre de l’Administration territoriale, Émile Zerbo, a indiqué que cette réforme s’inscrit dans la volonté des autorités de transition de refonder l’État et de procéder à une réorganisation en profondeur du champ politique national.

Selon le gouvernement, les cadres juridiques en vigueur ont favorisé une multiplication de partis politiques dépourvus d’idéologie structurée, sans véritable base sociale ni implantation territoriale, contribuant progressivement à une perte de confiance des citoyens envers les institutions politiques.

L’exécutif estime que l’application de ces lois depuis l’avènement du multipartisme intégral a mis en évidence leur inadéquation avec les aspirations populaires et les défis sécuritaires auxquels le pays est confronté. Ces dispositifs ne répondraient plus aux exigences actuelles de refondation de l’État et de consolidation de l’unité nationale.

La dissolution des partis politiques au Burkina vise ainsi à ouvrir la voie à l’élaboration d’un nouveau cadre juridique, mieux adapté aux réalités socioculturelles et politiques du Burkina Faso.

Le projet de loi avait été adopté en Conseil des ministres le 29 janvier 2026. Présentée comme un levier pour mettre un terme aux clivages politiques, cette réforme s’inscrit pleinement dans le processus de refondation de l’État engagé par les autorités de la transition, autour de la dissolution des partis politiques au Burkina.

Entre Étalons et Bleu Espoirs, Ismaëlo Ganiou trace sa route

Non retenu pour la CAN Maroc 2025 avec le Burkina Faso, le défenseur du RC Lens, Ismaëlo Ganiou, évoque désormais sans détour son ambition d’intégrer l’équipe de France espoirs, tout en poursuivant sa progression en Ligue 1.

 

Absent de la liste des Étalons pour la 35ᵉ édition de la Coupe d’Afrique des nations (CAN), le défenseur central du RC Lens, Ismaëlo Ganiou, a confié, le samedi 7 février, après la victoire de son club contre Rennes, que porter désormais le maillot de l’équipe de France espoirs figure parmi ses ambitions.

Interrogé sur une éventuelle déception liée à sa non-sélection pour la CAN Maroc 2025, Ismaëlo Ganiou s’est exprimé sur l’orientation de sa carrière, le samedi 7 février 2026, face aux médias, à l’issue du succès lensois (3-1) contre Rennes. Le joueur du RC Lens n’exclut pas l’option de représenter la France chez les espoirs. « Je fais en sorte de rester lucide. Nous avons des objectifs importants avec le club et nous allons nous battre pour les atteindre. Sur le plan individuel, j’ai aussi des ambitions, et l’équipe de France espoirs est un objectif qui me motive. Je travaille dur et j’espère pouvoir y parvenir avant la fin de la saison », a-t-il expliqué.

Le 8 décembre 2025, lors de l’annonce de la liste du sélectionneur Brama Traoré, l’absence du défenseur lensois avait suscité de nombreuses interrogations. « Ganiou est avant tout un défenseur central. C’est un joueur de qualité qui aura sa chance après la CAN, d’autant plus qu’il reste jeune. Sur le côté droit, Yago et Badolo peuvent faire le travail. Il fallait faire des choix et nous les assumons », avait justifié le sélectionneur national burkinabè.

Avec dix apparitions et deux réalisations en Ligue 1 cette saison, Ismaëlo Ganiou s’affirme progressivement comme l’une des belles surprises du championnat français.

Pour rappel, le défenseur du RC Lens détient également la nationalité française, étant né en France de parents burkinabè. Le 6 juin 2025, il avait honoré sa première sélection avec le Burkina Faso, disputant une partie du match amical remporté face au Zimbabwe (2-0).