2 000 motos offerts par la capitaine Ibrahim Traoré pour renforcer la mobilité de la Police nationale

Le Président Ibrahim Traoré a remis 2 000 motos à la Police nationale afin d’améliorer la réactivité et la couverture sécuritaire sur le territoire burkinabè.

Le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, a procédé ce lundi 2 février 2026 à la remise officielle de 2 000 motos à la Police nationale, a annoncé le service de communication de la Présidence du Faso. Il s’agit d’une commande spéciale d’engins à deux roues de marque « Yento », un terme signifiant « Sécurité » en Gulmancema, destinée à renforcer les capacités opérationnelles des forces de police.

Cette dotation vise à réduire les délais d’intervention et à améliorer l’accessibilité des forces de sécurité aux zones criminogènes, dans un contexte de renforcement du dispositif sécuritaire sur l’ensemble du territoire national.

« Je vous remets officiellement les clés de ces motos pour la sécurité de nos citoyens. C’est une mission qui vous est confiée. Je pense que cela pourra apporter un plus dans votre maillage, un travail efficace que vous avez déjà commencé », a déclaré le chef de l’État, en remettant symboliquement les clés au ministre de la Sécurité, le Commissaire divisionnaire de police Mahamadou Sana.

Prenant la parole au nom des forces de sécurité, le ministre Mahamadou Sana s’est engagé à faire un usage responsable et optimal de ces engins. Il a souligné que cette dotation permettra de renforcer davantage la présence policière et d’améliorer la sécurité sur l’ensemble du territoire.

Selon lui, les motos seront rapidement déployées au profit de la Police nationale afin de garantir plus de quiétude aux populations. Elles contribueront également à consolider le concept “S 24/7”, lancé en 2025, axé sur une présence sécuritaire permanente et une réactivité accrue des forces de l’ordre.

Ibrahim Traoré : « Nous pouvons dire aujourd’hui que nous avons atteint l’autosuffisance alimentaire au cours de l’année 2025 »

Sécurité renforcée, autosuffisance alimentaire atteinte et réformes structurelles annoncées : le président burkinabè a livré, le 31 décembre, un message de confiance et de projection.

Le président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, a dressé un bilan globalement positif de l’année 2025 lors de son adresse à la Nation du 31 décembre, marquée par des avancées sécuritaires notables et l’atteinte de l’autosuffisance alimentaire, tout en dévoilant des projets ambitieux pour 2026.

Dans son traditionnel message à la Nation prononcé mercredi soir, le chef de l’État a présenté un tableau qu’il juge encourageant de la situation nationale. Il a mis en avant les progrès enregistrés dans la lutte contre le terrorisme, ainsi que les efforts consentis pour relancer l’économie et améliorer les conditions de vie des populations.

Des avancées sécuritaires mises en avant

Sur le plan sécuritaire, le capitaine Ibrahim Traoré a souligné les résultats de l’opération Lalmassga, signifiant « mur de glace ». Cette opération a permis aux forces de défense et de sécurité de reprendre le contrôle de plusieurs dizaines de localités précédemment occupées par des groupes armés terroristes.

« Cette opération audacieuse a permis à nos forces combattantes de se poser dans le sanctuaire de l’ennemi, là où depuis cinq à six ans on croyait impossible d’atteindre », a-t-il affirmé. Les actions ont concerné notamment la région du Nakambé, les abords du barrage de Kompienga, Namungu dans le Gulmu, ainsi que Namsiguia, autour de Djibo et Toulfé.

Le président a annoncé la poursuite des offensives militaires jusqu’aux limites des frontières nationales, avec une montée en puissance des forces armées et un rôle accru des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP). Il a rendu hommage aux soldats tombés au front et salué l’engagement de l’ensemble des forces mobilisées pour la reconquête du territoire.

Retour progressif des déplacés et relance agricole

Sur le plan humanitaire, le chef de l’État a indiqué que des milliers de personnes déplacées internes ont pu regagner des zones sécurisées. Elles bénéficient d’un accompagnement de l’État pour la relance des activités agricoles, ainsi que d’infrastructures sociales nouvellement construites.

L’agriculture a occupé une place centrale dans le discours présidentiel. « Nous pouvons dire aujourd’hui que nous avons atteint l’autosuffisance alimentaire au cours de l’année 2025 », s’est félicité Ibrahim Traoré. Il a attribué cette performance à une campagne agricole jugée satisfaisante, appuyée par les subventions de l’État, la distribution de semences améliorées et la mécanisation.

Pour 2026, le gouvernement prévoit de poursuivre l’aménagement des terres reconquises, le développement des retenues d’eau, ainsi que la promotion de la pisciculture et des cultures fourragères.

Réformes économiques et sociales annoncées

Dans le secteur minier, l’État a engagé un processus de reprise de contrôle des ressources nationales, à travers le rachat de certaines mines et la création de structures publiques d’exploitation. Les sorties d’or non déclarées auraient été significativement réduites grâce à de nouveaux mécanismes de contrôle.

Le président a également annoncé d’importantes réformes structurelles pour 2026. Dans le domaine de l’éducation, une réorientation progressive vers l’enseignement technique et professionnel est prévue, avec la construction de plusieurs lycées techniques et centres universitaires.

Le système de santé sera renforcé par de nouveaux centres hospitaliers. Par ailleurs, la généralisation de la facture électronique certifiée à partir de janvier 2026 vise à lutter contre la fraude fiscale et à améliorer la mobilisation des ressources internes.

En matière d’infrastructures, quatre nouvelles régions seront dotées de brigades de construction routière en 2026, pour la réalisation de routes nationales, départementales et d’autoroutes. Un nouveau modèle d’urbanisation a également été annoncé, privilégiant la construction en hauteur afin de mieux gérer l’espace urbain.

Souveraineté et valeurs endogènes

Sur le plan diplomatique, le capitaine Ibrahim Traoré a réaffirmé la ligne souveraine du Burkina Faso. Il a insisté sur une coopération ouverte à tous les partenaires respectueux de la souveraineté, de la liberté et de la dignité du pays, tout en annonçant une réorganisation du dispositif diplomatique en fonction des réalités géopolitiques actuelles.

Enfin, le président a appelé au retour aux valeurs endogènes, telles que l’intégrité, la dignité et le patriotisme, comme socle du développement national. Il a invité les Burkinabè à bâtir un « Burkinabè nouveau », affranchi de la corruption et plaçant l’intérêt supérieur de la patrie au-dessus de toute considération.

Confédération sahélienne : Ibrahim Traoré élu président de l’AES pour un an

Réunis à Bamako, les chefs d’État de l’Alliance des États du Sahel ont confié la présidence de la Confédération au capitaine Ibrahim Traoré, marquant une nouvelle étape dans la consolidation institutionnelle, sécuritaire et économique de l’AES.

Le capitaine Ibrahim Traoré, président du Burkina Faso, a été élu mardi président en exercice de la Confédération des États du Sahel (AES) pour une durée d’un an. Il succède au général Assimi Goïta, président de la République du Mali, à l’issue de la 2ᵉ session ordinaire du Collège des chefs d’État tenue à Bamako, selon le communiqué final transmis à l’Agence de presse africaine (APA).

Les travaux ont réuni les trois chefs d’État de l’AES : le général Assimi Goïta (Mali), le capitaine Ibrahim Traoré (Burkina Faso) et le général Abdourahamane Tiani (Niger).

Renforcement institutionnel et sécuritaire

Au cours de cette session, les chefs d’État ont validé quatre protocoles additionnels au traité fondateur de l’AES. Ces textes concernent la défense et la sécurité, la coordination diplomatique, l’harmonisation des actions de développement ainsi que l’organisation des sessions confédérales des parlements. Ils visent à mettre en place « une architecture institutionnelle solide, cohérente et opérationnelle ».

Le Collège des chefs d’État a par ailleurs « condamné avec fermeté les tentatives ignobles et vouées à l’échec de déstabilisation des pays de la Confédération par des groupes terroristes, soutenus par des États sponsors étrangers ». Les dirigeants ont salué la montée en puissance de la coopération entre les forces de défense et de sécurité, notant que les opérations conjointes ont permis de « réduire significativement les capacités de nuisance des groupes armés terroristes ». La remise officielle de l’étendard à la Force unifiée de l’AES (FU-AES) a consacré l’entrée en activité de cette force militaire commune.

Identité confédérale et développement économique

Les chefs d’État ont également salué les initiatives engagées pour affirmer l’identité confédérale de l’AES, notamment l’adoption d’un logo, d’un drapeau, d’un hymne officiel, d’une devise commune ainsi que de documents d’identité et de voyage. La mise en service prochaine de la Télévision AES, de la Radio AES et de la Banque confédérale pour l’investissement et le développement (BCID-AES) a été annoncée.

Sur le plan économique, le Collège s’est félicité de l’opérationnalisation du Prélèvement confédéral (PC-AES) et de la création de la BCID-AES, destinés à assurer un financement endogène, durable et prévisible des projets et programmes confédéraux. Les chefs d’État ont également encouragé l’harmonisation des politiques économiques ainsi que la libre circulation des personnes et des biens au sein de l’espace confédéral.

Négociations avec la Cédéao

S’agissant des relations avec la Cédéao, les chefs d’État ont entériné les conclusions des consultations tenues le 22 mai 2025 et réaffirmé leur volonté de poursuivre les discussions « de bonne foi et dans un esprit constructif ». La Confédération des États du Sahel a rappelé qu’elle s’inscrit dans « une dynamique visionnaire devant conduire à terme à l’avènement d’une Fédération regroupant les trois États ».

Dans son allocution, le président Ibrahim Traoré a salué le leadership de son prédécesseur, le général Assimi Goïta, et a placé son mandat sous le signe de la continuité des actions engagées. Il a également présenté les axes prioritaires de la feuille de route de l’An II de la Confédération.

La session s’est achevée sur une note de satisfaction, les chefs d’État ayant exprimé leur contentement quant au niveau de mise en œuvre des décisions issues de la première session ordinaire tenue le 6 juillet 2024 à Niamey.

Motards africains : Ibrahim Traoré en appelle à l’unité et à la libre circulation

En recevant plus de 500 motards venus de dix pays, le Président Ibrahim Traoré a réaffirmé son engagement pour l’intégration africaine et la libre circulation des citoyens sur le continent.

 

Le Président du Faso, Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim Traoré, a reçu en audience, ce lundi 29 septembre 2025, une délégation de Motards représentant dix pays africains. Dans son adresse, le Chef de l’État a insisté sur la nécessité de renforcer l’unité et l’intégration régionale. Il a mis en avant la fraternité et la libre circulation des Africains sur leur continent: « À travers votre passion, vous avez réussi à relier l’Afrique de l’Ouest et au-delà. Vous avez contribué à rapprocher les peuples. Nous sommes disposés à vous accompagner autant que possible », a déclaré le Président Traoré.

Il a réaffirmé sa vision d’un espace africain sans barrières : « Nous voulons que les Africains puissent circuler librement, sans être inquiétés, sur les terres de leurs ancêtres. »

Présents à Ouagadougou dans le cadre de la 3e édition des 72 heures des Motards du Burkina Faso, organisée du 26 au 28 septembre 2025, les participants ont exprimé leur reconnaissance au Chef de l’État. Ils ont aussi souligné leur rôle citoyen dans la promotion de la sécurité.

Pour Abdel Aziz Konaté, président du club des Motards du Faso et du comité d’organisation, l’objectif est atteint : « Nous avons voulu appuyer votre combat en montrant que le Burkina Faso n’est pas une destination interdite. Les participants sont venus par la route et c’est ce message que nous avons transmis », a-t-il affirmé. Le doyen des Motards, Marc Antoine Tahou de Côte d’Ivoire, a salué l’accueil reçu et exprimé son envie de revenir au Burkina Faso, toujours par la route.

Plus de 500 motards ont pris part à cette édition, tenue sous le thème : « Motos et citoyens responsables : résilience, souveraineté, intégration et sécurité routière ». Les délégations venaient du Bénin, de la Côte d’Ivoire, du Ghana, du Niger, du Nigeria, de la Guinée, du Mali, du Sénégal, du Togo et du Tchad.

« 90 minutes face à la presse » : Traoré fixe le cap — défense, État fort et souveraineté

À l’occasion du troisième anniversaire de sa prise de pouvoir, Ibrahim Traoré a détaillé en 90 minutes sa feuille de route pour la sécurité, l’économie et la diplomatie, réaffirmant sa volonté d’indépendance et la construction d’une industrie de défense nationale.

 

Le président du Burkina Faso, Ibrahim Traoré, a accordé, le 28 septembre 2025, un long entretien de 90 minutes à la presse nationale et internationale, centré sur cinq grands thèmes : défense et sécurité, politique et société, économie et développement, diplomatie et AES, ainsi que géopolitique. 

Durant cet échange diffusé dans l’émission « 90 minutes face à la presse », le chef de l’État a répondu aux questions d’une dizaine de journalistes issus de médias publics et privés. L’exercice visait à rassurer l’opinion sur les orientations du pays ; selon les premières réactions, il a suscité de nombreux commentaires sur les réseaux sociaux et auprès de la diaspora. 

Défense et sécurité : la conviction de la victoire

Sur la défense, Ibrahim Traoré a insisté sur la nécessité d’une « mentalité nationale » forte dans les rangs, estimant que la formation indigène est essentielle pour préserver l’indépendance de pensée des soldats. Il a justifié la création d’une École supérieure militaire pour ancrer cette vision. 

Face à la menace terroriste, le président a été catégorique : « Nous n’irons nulle part et nous allons gagner cette guerre ». Il a rappelé que la capacité d’adaptation des forces et une compréhension claire de l’ennemi sont des atouts majeurs. Intriguant, il a évoqué qu’« on parlera bientôt d’un albinos noir », sans autre précision, avant d’affirmer que « la guerre va finir ». 

Traoré a par ailleurs présenté la souveraineté industrielle comme la troisième étape de sa politique de défense : l’objectif est de passer de l’achat d’armements à une production locale d’équipements militaires, afin d’assurer une montée en puissance autonome des forces burkinabè. 

Économie et rôle de l’État

Sur le plan économique, le président a plaidé pour un renforcement de l’action publique dans des secteurs stratégiques — agriculture, services essentiels, hydrocarbures, contrôle du transport et mines — afin de limiter ce qu’il a qualifié de « capitalisme sauvage ». Il a annoncé que l’État avait mobilisé 100 milliards FCFA pour reprendre deux mines d’or, expliquant que les revenus doivent être au service du peuple. En agriculture, il évoque un rôle accru de l’État pour réduire la dépendance alimentaire, notamment via la filière riz.

Diplomatie, AES et géopolitique : assumer la rupture

Interrogé sur la rupture avec certaines puissances étrangères et sur la posture régionale, Ibrahim Traoré a défendu la décision de retirer des forces étrangères présentées comme contre-productives. Il a estimé que la présence de certaines puissances n’avait pas toujours aidé à résoudre les conflits et que cette posture souveraine pouvait susciter des oppositions extérieures. 

Sur l’« encerclement » évoqué autour des pays de la Confédération/AES, il a rappelé que conduire une révolution implique d’anticiper l’adversité et de se préparer à la résistance diplomatique. Pour lui, la souveraineté et la préparation interne sont les réponses à ces pressions. 

Bilan et message au pays

Tout au long de l’entretien, le président a cherché à combiner fermeté et assurance : renforcer les forces nationales, relancer l’économie sous pilotage public, et défendre une diplomatie tournée vers l’indépendance et la solidarité sahélienne. Le message final visait à galvaniser la population autour d’une vision de souveraineté et de résilience nationale. 

Ibrahim Traoré face à la presse : Nous allons gagner cette guerre

À l’occasion de son 3ᵉ anniversaire au pouvoir, le capitaine Ibrahim Traoré a détaillé sa vision sécuritaire et souveraine du Burkina Faso.

 

À l’occasion du 3ᵉ anniversaire de son accession à la magistrature suprême, le président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, a répondu ce dimanche 28 septembre 2025 aux questions des journalistes dans l’émission « 90 minutes face à la presse » diffusée sur la RTB. Plusieurs thématiques ont été abordées : défense, lutte contre le terrorisme, état des forces armées à son arrivée au pouvoir, relations avec les grandes puissances et rôle de l’Alliance des États du Sahel (AES).

Sur la question de la peur et de la confiance populaire, le chef de l’État a affirmé avec fermeté : « Je n’ai pas peur. Parce que j’ai confiance en vous tous. » Selon lui, cette confiance constitue « la première force nationale ». Il a insisté sur la nécessité d’une mentalité forte au sein de l’armée, rappelant la création de l’École supérieure militaire afin de former les soldats localement et de préserver l’indépendance idéologique. « Si vous laissez vos forces être formées par d’autres puissances, elles y insufflent ce qu’elles veulent et c’est plus facile de les manipuler », a-t-il prévenu.

Interrogé sur la guerre contre le terrorisme, le capitaine Traoré s’est montré résolu : « Nous allons gagner cette guerre. » Il a expliqué que la victoire dépend de l’adaptation aux mutations de la menace et de la résilience d’une armée qu’il juge parmi « les plus endurantes du monde ». Sans entrer dans les détails, il a évoqué une opération à venir en des termes énigmatiques, parlant d’un « albinos noir ».

Revenant sur l’état des forces armées à son arrivée, le président a décrit une situation « catastrophique », marquée par un déficit en armement : « Moins de 100 000 cartouches de Kalachnikov et à peine une centaine d’armes. » Il a rappelé les efforts engagés depuis : renforcement de l’équipement, recrutements massifs de 10 000 à 15 000 hommes chaque année, intégration des VDP et diversification des partenariats en armement.

Le chef de l’État a détaillé les étapes de sa politique de défense : après l’équipement et les recrutements, la troisième phase est désormais la souveraineté industrielle. « Nous devons fabriquer nous-mêmes nos armes. Dans quelques mois ou années, nos militaires utiliseront des armes made in Burkina », a-t-il annoncé.

Sur le plan diplomatique, il a justifié la rupture avec certaines puissances étrangères. Selon lui, certaines forces « entretenaient la guerre » au lieu d’y mettre fin. « Nous nous sommes débarrassés de toutes les forces présentes, qu’elles soient françaises ou américaines », a-t-il précisé.

Concernant l’« encerclement » supposé de l’AES, le président a assumé l’adversité comme une conséquence logique du choix révolutionnaire : « Quand vous faites la révolution, vous devez vous préparer à l’adversité. » Il a dénoncé la complaisance de certains dirigeants africains accusés de collaborer avec les impérialistes.

Enfin, il a critiqué la vision paternaliste des grandes puissances : « Ils nous disent que nous n’avons pas besoin d’armée forte. Pour eux, nous sommes comme des enfants. Mais il n’y a pas d’État sans armée forte. » Pour Ibrahim Traoré, la victoire passera par la détermination, la clarté stratégique, la montée en puissance de l’armée et la souveraineté industrielle.

Burkina Faso : Ibrahim Traoré célèbre l’excellence scolaire 2025

Ce vendredi, le Président du Faso, Capitaine Ibrahim Traoré, a mis à l’honneur les meilleurs élèves, enseignants et encadreurs lors de la Journée de l’excellence scolaire 2025 à Ouaga 2000. Une cérémonie placée sous le signe du mérite, de l’engagement patriotique et du développement endogène, qui célèbre le travail acharné et les performances exceptionnelles dans l’enseignement primaire, post-primaire et secondaire.

 

Une cérémonie symbolique à Ouaga 2000

Ce vendredi matin, dans la salle des Banquets de Ouaga 2000, le Président du Faso, Capitaine Ibrahim Traoré, a présidé la cérémonie annuelle de la Journée de l’excellence scolaire. Cet événement met à l’honneur les élèves, enseignants et encadreurs ayant démontré un engagement exceptionnel tout au long de l’année scolaire.

Récompense des meilleurs élèves et enseignants

Placée sous le thème « Excellence scolaire, un tremplin pour l’engagement patriotique et le développement endogène au Burkina Faso », la cérémonie a distingué 138 élèves, 26 enseignants et 5 encadreurs. Ces récompenses soulignent le travail acharné et les performances exceptionnelles dans les enseignements primaire, post-primaire et secondaire.

Un message inspirant pour la communauté éducative

Un discours de Son Excellence le Président du Faso, Chef de l’État, est prévu pour encourager et motiver la communauté éducative à poursuivre ses efforts et à renforcer le rôle de l’excellence scolaire dans le développement du pays.

Valoriser le mérite et l’engagement patriotique

La Journée de l’excellence scolaire illustre la volonté des autorités burkinabè de promouvoir le mérite, l’engagement citoyen et le développement endogène, en reconnaissant ceux qui incarnent ces valeurs dans le secteur éducatif.

Ibrahim Traoré promet la fin prochaine de la guerre devant 408 enfants du camp « Faso Mêbo »

Devant 408 enfants réunis pour la première édition du camp vacances « Faso Mêbo », le président du Faso, Ibrahim Traoré, a livré un message fort : la guerre contre le terrorisme au Burkina Faso « prendra bientôt fin ». Une déclaration d’espoir, placée sous le signe de la solidarité, de l’humilité et de la construction d’un avenir commun.

Une cérémonie symbolique de montée des couleurs

Ce jeudi matin, le président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, a présidé une cérémonie exceptionnelle aux côtés des 408 enfants de la première promotion du camp vacances Faso Mêbo. Devant eux, il a livré un message porteur d’espoir : « La guerre contre le terrorisme prendra bientôt fin au Burkina Faso ».

Former dès aujourd’hui les bâtisseurs de demain

S’adressant aux campeurs, le chef de l’État a insisté sur leur rôle décisif dans l’avenir du pays :

« Aujourd’hui, le Burkina est en guerre, mais la guerre finira bientôt et c’est vous qui bâtirez notre pays (…) C’est votre responsabilité de construire ce pays et il fallait qu’on vous prépare dès maintenant. »

Pour lui, ce camp vise à inculquer des valeurs essentielles – solidarité, humilité et responsabilité citoyenne – afin de forger des adultes intègres capables de préserver la cohésion nationale.

Dix jours de formation civique, culturelle et écologique

Durant leur séjour, les enfants ont participé à un programme varié. Ce sont entre autre l’éducation civique et militaire, l’arts plastiques et vivants, la confection et la pose de pavés. Ils ont aussi mené des activités écocitoyennes. Ces tout petit ont notamment appris à partager le repas dans le même plat, symbole de solidarité et d’humilité.  Et aussi à respecter le bien commun, l’autorité de l’État et l’intérêt supérieur de la Nation.

Des réalisations concrètes en héritage

En guise de contribution, les campeurs ont laissé leur empreinte sur le site d’accueil : un bosquet d’arbres fruitiers, un carré d’armes pavé de 300 m², une dizaine de banquettes et plusieurs fresques picturales. Des œuvres qui témoignent de leur engagement et de leur apprentissage collectif.

 

Burkina Faso : un centre africain de référence sur l’eau et la sécheresse annoncé par la Banque mondiale

Le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, a reçu en audience ce vendredi 1er août 2025, le Représentant résident de la Banque mondiale. Monsieur Kamil Hamoud Abdel Wedoud. Cette rencontre a permis d’échanger sur les futures initiatives de l’institution au Burkina Faso, notamment dans le domaine de l’eau.

Un forum continental sur l’eau en préparation

La Banque mondiale prévoit d’organiser un forum africain sur l’eau et la sécheresse en septembre 2025, à Ouagadougou. L’événement réunira des experts, décideurs et partenaires techniques pour réfléchir aux solutions durables face aux défis hydriques croissants sur le continent.

M. Abdel Wedoud a informé le Chef de l’État burkinabè de l’état d’avancement des préparatifs. Le forum s’inscrira dans une démarche de coopération régionale et de résilience climatique.

Un centre de référence unique en Afrique

À l’issue du forum, le Burkina Faso accueillera un centre de référence sur l’eau et la sécheresse. Il sera soutenu par la Banque mondiale. Il s’agira du deuxième centre de ce type au monde, après celui de Singapour. Celui-ci  servira de base de données, de centre de recherche et de plateforme d’innovation pour l’ensemble du continent africain.

Ce centre vise à fournir des réponses concrètes aux épisodes de sécheresse, à améliorer la gestion de l’eau et à renforcer les capacités nationales en matière d’adaptation climatique.

Soutien à la vision de développement endogène

Le représentant de la Banque mondiale a réaffirmé l’alignement stratégique de son institution avec la vision du Président Traoré, fondée sur le développement endogène. Il a salué les efforts du gouvernement dans les domaines de la santé, de l’éducation, de l’agriculture et de l’énergie.

« Nous continuerons à appuyer le Burkina Faso dans sa vision », a-t-il déclaré à la presse à l’issue de l’audience.