Italie : un Burkinabè honoré pour avoir empêché un braquage à Naples

Adama Nonni a été distingué par les autorités italiennes après une intervention courageuse face à une tentative de braquage.

 

Le Burkinabè Adama Nonni a été honoré le lundi 27 avril 2026 pour avoir mis en échec une tentative de braquage à Naples, en Italie, a indiqué l’ambassade du Burkina Faso à Rome le mardi 28 avril. Selon un communiqué de la représentation diplomatique, les faits remontent au 24 avril 2026, aux abords d’un supermarché de la ville de Naples. Adama Nonni s’est illustré en intervenant avec détermination face à une tentative de vol à main armée.

Grâce à son action, les personnes présentes sur les lieux ont pu être protégées, tandis que les assaillants ont été maîtrisés. En reconnaissance de cet acte de bravoure, les autorités locales italiennes lui ont rendu hommage lors d’une cérémonie officielle tenue le 27 avril 2026. À cette occasion, elles ont salué son courage ainsi que son sens élevé du devoir.

L’ambassade du Burkina Faso à Rome a, pour sa part, exprimé sa fierté face à cet acte et a remercié les autorités italiennes pour cette marque de reconnaissance à l’endroit de son ressortissant.

Côte d’Ivoire : Abidjan dément abriter les ennemis du Burkina Faso

En réponse aux propos du capitaine Ibrahim Traoré, le gouvernement ivoirien affirme ne pas héberger « les ennemis » du Burkina Faso et réaffirme son rôle de terre d’accueil.

 

Le porte-parole du gouvernement ivoirien, Amadou Coulibaly, a réagi ce mercredi 1er octobre 2025, affirmant que la Côte d’Ivoire n’abrite pas « les ennemis » du Burkina Faso, en réponse à une récente déclaration du capitaine Ibrahim Traoré.

« La Côte d’Ivoire a toujours été une terre d’hospitalité et d’accueil. Dire que nous hébergeons leurs ennemis n’est pas exact, car de nombreux Africains ont trouvé refuge chez nous », a déclaré Amadou Coulibaly à l’issue du Conseil des ministres.

Le ministre de la Communication a précisé que l’État ivoirien n’a jamais dissimulé la présence de certaines personnalités burkinabè sur son territoire. Toutefois, a-t-il insisté, « tous ceux qui résident en Côte d’Ivoire savent qu’ils doivent s’abstenir de certaines pratiques politiques ».

Selon lui, cette situation « n’aura aucune incidence sur l’élection présidentielle » du 25 octobre 2025. Il a rappelé que le pays reste une nation ouverte, avec 26 % de sa population composée d’étrangers, soit près de 7 millions de personnes, dont environ 3 millions de Burkinabè.

« Nous n’avons aucun intérêt à ce que le Burkina Faso soit déstabilisé, car c’est nous qui en subirions les conséquences », a-t-il ajouté, avant de demander des preuves concernant les accusations de projet de déstabilisation.

Le porte-parole a également souligné que la Côte d’Ivoire accueille plus de 80 000 réfugiés fuyant les violences liées au terrorisme au Burkina Faso. Concernant les agents du DAARA, service d’assistance aux réfugiés et apatrides, soupçonnés de vouloir déstabiliser le pays voisin, il a démenti fermement : « Ce ne sont pas des espions, mais des fonctionnaires chargés du recensement administratif des réfugiés. »

Amadou Coulibaly a enfin relevé que la Côte d’Ivoire subit une forte pression démographique, accentuée par le retrait de certaines ONG. « L’État s’organise pour combler ce vide et assurer la prise en charge des réfugiés », a-t-il conclu.

Burkina Faso : une avocate poursuivie pour trahison après des publications sur Facebook

Me Ini Benjamine Esther Doli, avocate au barreau du Burkina Faso, fait l’objet d’une enquête après des publications sur Facebook. Elle fait l’objet de poursuites pour trahison, outrage au chef de l’État et démoralisation des forces armées.

 

Le parquet près le Tribunal de grande instance de Ouagadougou I a annoncé, dans un communiqué daté du 6 septembre 2025, l’ouverture d’une enquête visant Me Ini Benjamine Esther Doli, avocate inscrite au barreau du Burkina Faso. Cette décision fait suite à des publications diffusées fin août sur son compte Facebook, considérées comme pouvant constituer des infractions pénales.

Le 4 septembre, après avoir obtenu l’autorisation du Procureur général près la Cour d’appel de Ouagadougou, le parquet a chargé une unité de police judiciaire de diligenter les investigations. Les faits reprochés concernent des soupçons de trahison, d’outrage au chef de l’État et de tentative de démoralisation des forces armées.

Le parquet a rappelé son attachement au respect scrupuleux de la légalité et assuré que la procédure suivra toutes les règles établies, en veillant au respect des droits de l’avocate mise en cause.