Ibrahim Traoré appelle à consommer local : « Le consommer local doit devenir un réflexe quotidien »

À l’ouverture des Journées nationales d’engagement patriotique, le président burkinabè appelle à un changement des habitudes de consommation pour renforcer la souveraineté économique.

Le président du Faso, Ibrahim Traoré, a exhorté, jeudi, les Burkinabè à privilégier les produits locaux, à l’occasion du lancement de la 3ᵉ édition des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne (JEPPC).

Dans une adresse prononcée à Ouagadougou, le chef de l’État a placé cette édition sous le signe de la souveraineté alimentaire et du patriotisme économique. Il a appelé à une mobilisation collective pour réduire la dépendance du pays vis-à-vis des importations.

« Observons ce que nous mangeons », a-t-il déclaré, dénonçant la forte présence des produits importés dans les habitudes alimentaires. Selon lui, cette situation traduit une forme de dépendance économique qu’il assimile à une manifestation moderne de l’impérialisme.

Le président a notamment pointé les importations de produits de grande consommation, alors que les productions locales issues de zones agricoles comme Bagré, le Sourou ou Samendeni peinent à être écoulées.

Face à ce constat, il a invité à un sursaut patriotique impliquant l’ensemble des acteurs, notamment les consommateurs, les commerçants et les institutions publiques. « Le consommer local doit devenir un réflexe quotidien », a-t-il insisté, appelant administrations, écoles et ménages à adopter des produits burkinabè.

Le slogan retenu pour cette édition, « Mon assiette, ma fierté », traduit cette volonté de transformation des comportements. Pour le chef de l’État, chaque acte de consommation locale contribue à soutenir les producteurs et à dynamiser l’économie nationale.

Il a également alerté sur les conséquences à long terme de la dépendance alimentaire, estimant que la maîtrise de la consommation constitue un levier essentiel de souveraineté.

Dans la même dynamique, il a invité les commerçants à valoriser les produits locaux dans leurs points de vente, une approche qui pourrait, selon lui, contribuer à lutter contre la vie chère.

Prévues du 26 mars au 9 avril 2026, les JEPPC se veulent un cadre de sensibilisation et d’engagement autour des valeurs de patriotisme, de civisme et de développement endogène.

En conclusion, Ibrahim Traoré a appelé les populations à faire de leur consommation un acte engagé, au service d’un Burkina Faso plus autonome et résilient.

Burkina Faso : la campagne « Dɛmɛ Sira » mobilise plus d’un milliard FCFA

La campagne nationale de solidarité « Dɛmɛ Sira » affiche un bilan de plus d’un milliard FCFA après quatre mois de mobilisation.

La première édition de la campagne nationale de solidarité « Dɛmɛ Sira » a enregistré, au 25 mars 2026, une mobilisation globale de 1 132 254 212 francs CFA, selon le ministère en charge de la famille. Dans le détail, cette collecte se compose de 635 473 509 francs CFA en dons financiers et de 496 780 706 francs CFA en dons en nature, principalement constitués de vivres.

Cette communication vise à faire le point sur le déroulement de l’initiative, ses perspectives ainsi que l’utilisation des ressources mobilisées à travers la caravane nationale. Lancée le 14 novembre 2025, la campagne « Dɛmɛ Sira », qui signifie « voie de la solidarité », a pour objectif de promouvoir l’entraide entre les populations du Burkina Faso. Après quatre mois de sensibilisation et de mobilisation autour du partage en faveur des couches vulnérables, les autorités dressent un premier bilan.

Outre les contributions principales, un montant additionnel de 11 millions de francs CFA a été généré grâce à la vente d’œuvres réalisées par des enfants déplacés internes et des blessés, lors d’une soirée de gala.

Pour la ministre en charge de la famille, le lieutenant-colonel Passowendé Pélagie Kaboré, cette campagne a permis de renforcer l’esprit de solidarité et le sentiment d’appartenance nationale. Elle a souligné que « Dɛmɛ Sira » dépasse désormais le cadre d’une simple initiative pour devenir une dynamique portée par l’ensemble des Burkinabè.

La région du Nakambé s’est distinguée par son engagement, une implication saluée lors de la soirée de gala par une distinction honorifique. Pour accompagner cette initiative, l’État a mobilisé 125 millions de francs CFA afin de couvrir les coûts d’organisation.

Selon la ministre, les ressources collectées permettront de soutenir les populations vulnérables à travers des actions concrètes, notamment la construction et la réhabilitation d’infrastructures sociales de base, ainsi que des programmes d’accompagnement. Les autorités envisagent également de promouvoir l’inclusion socioéconomique par la mise en place d’activités génératrices de revenus et le soutien à la réinstallation des populations affectées.

Malgré ce premier bilan, la campagne de collecte se poursuit. Fort du succès de cette édition, les autorités ont annoncé la reconduction de l’initiative, avec une prochaine édition prévue en 2027.

Burkina Faso–Nigéria : Maxime Bengaly prend fonction à Lagos

Le nouveau consul général du Burkina Faso à Lagos a officiellement pris fonction. Sa mission vise à renforcer les relations bilatérales.

Le nouveau Consul général du Burkina Faso à Lagos, Maxime Bengaly, a officiellement pris fonction après la présentation de ses Lettres de provision, le 24 mars 2026, au ministre des Affaires étrangères du Nigéria, Yusuf Maitama Tuggar, selon le ministère burkinabè des Affaires étrangères.

Ces documents, signés par le président du Faso, Ibrahim Traoré, officialisent sa nomination en tant que représentant consulaire du Burkina Faso dans la capitale économique nigériane.

Le diplomate était accompagné de Sidonie Bagué/Badoun, Ambassadrice et Chargée d’Affaires par intérim, qui a conduit la délégation.

À l’issue de la cérémonie, les échanges entre les deux parties ont porté sur le renforcement des relations historiques et culturelles entre le Burkina Faso et le Nigéria, avec un accent sur la coopération économique, politique et sécuritaire.

Maxime Bengaly a exprimé sa reconnaissance aux autorités nigérianes pour les facilités accordées dans l’exercice de sa mission, notamment en matière de protection consulaire. De son côté, Sidonie Bagué/Badoun a salué la qualité des relations entre les deux pays, tout en réaffirmant l’engagement des représentations diplomatiques à renforcer cette coopération.

Ouvert en 2017, le Consulat général du Burkina Faso à Lagos couvre sept États fédérés, dont Lagos, Ogun, Oyo, Ondo, Osun, Ekiti et Kwara. Il joue un rôle central dans la protection des ressortissants burkinabè vivant au Nigéria, à travers l’assistance consulaire et la délivrance de documents administratifs.

Cette prise de fonction marque une nouvelle étape dans le renforcement des relations entre le Burkina Faso et le Nigéria.

Burkina Faso : le gouvernement mise sur les Partenariat public-privé pour accélérer le développement

Réunie à Ouagadougou, la Commission PPP a validé plusieurs projets pour 2026. Le gouvernement veut faire du partenariat public-privé un levier stratégique.

La Commission de Partenariat public-privé (PPP), présidée par le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a tenu sa première session ordinaire de l’année 2026, ce lundi 23 mars, à la Primature. Cette rencontre s’inscrit dans la mise en œuvre des orientations des plus hautes autorités, visant à positionner le partenariat public-privé comme un outil central de financement du développement, sans accroître la dette publique.

Les travaux ont porté sur l’examen et l’adoption du rapport de mise en œuvre du programme PPP au 31 décembre 2025, ainsi que sur la validation de l’avant-projet du programme pour l’année 2026. Dans son intervention, le chef du gouvernement a souligné que, dans un contexte économique international difficile, l’État ne peut plus se reposer uniquement sur les mécanismes classiques de financement. Il a indiqué que le PPP constitue désormais un levier stratégique pour réduire le déficit en infrastructures et soutenir durablement la croissance.

Malgré les progrès enregistrés, le directeur exécutif du Bureau national des grands projets du Burkina Faso (BN-GPB), Hamidou Sawadogo, a relevé plusieurs insuffisances dans la mise en œuvre des projets.

Il a notamment évoqué des retards dans la transmission des offres techniques et financières par certains ministères, des faiblesses dans la gestion des projets PPP et l’absence de cellules dédiées dans plusieurs départements. Les échanges ont permis de recadrer certaines pratiques, notamment en matière de sélection des projets et des partenaires, afin d’améliorer l’efficacité du dispositif.

Ils ont également contribué à poser les bases opérationnelles du volet investissement du plan de relance 2026-2028, tout en mettant en évidence les acquis et les défis à relever. À l’issue de la session, la Commission a validé un programme PPP comprenant une trentaine de projets alignés sur les priorités nationales du Plan RELANCE. Ces projets concernent plusieurs secteurs clés, notamment l’énergie, les infrastructures routières, l’habitat, la santé, la sécurité ainsi que le développement industriel et commercial.

Le Premier ministre a appelé les différents ministères à accélérer la mise en œuvre des projets et à consolider les initiatives déjà engagées. Il a insisté sur la nécessité de passer de la planification à des résultats concrets et visibles.

Il a enfin invité l’ensemble des acteurs impliqués à maintenir la dynamique afin de traduire les engagements en réalisations effectives au profit des populations.

Burkina Faso : la BCEAO salue la stabilité économique malgré les tensions

Réunie à Ouagadougou, la BCEAO a dressé un bilan encourageant de l’économie burkinabè. Inflation maîtrisée et secteur bancaire solide sont mis en avant.

La Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a organisé, le jeudi 19 mars 2026 à Ouagadougou, une session du Conseil national du crédit consacrée à l’examen de la situation économique, monétaire et financière du Burkina Faso. À l’issue des échanges, le directeur national de la BCEAO, Armand Badiel, a présenté un bilan globalement satisfaisant. Il a indiqué que l’économie burkinabè a enregistré de bonnes performances en 2025, soutenue par la vitalité de ses principaux secteurs de croissance.

L’inflation est restée sous contrôle, avec des taux en glissement annuel de +0,2 % en janvier et +0,8 % en février 2026. Dans ce contexte, la politique monétaire de l’institution est demeurée axée sur la stabilité des prix, tout en accompagnant une croissance durable. Le secteur bancaire a également affiché des indicateurs solides, avec des établissements bien capitalisés et un niveau de liquidité en hausse.

Les banques ont, en outre, renforcé leurs provisions afin de se prémunir contre les risques liés aux difficultés de remboursement observées dans certains secteurs encore vulnérables. S’agissant des risques extérieurs, notamment les tensions au Moyen-Orient, Armand Badiel a estimé qu’il est encore trop tôt pour en évaluer l’impact réel. Il a toutefois relevé une hausse importante des prix du pétrole, liée à la fermeture du détroit d’Ormuz par l’Iran au début du mois de mars 2026.

Cette situation a provoqué une augmentation notable du prix du baril de Brent, passé de 72,5 à 103,9 dollars en deux semaines. Malgré ces incertitudes, le responsable de la BCEAO a assuré que les perspectives économiques du Burkina Faso restent stables. Les prévisions d’inflation pour 2026 sont maintenues à 1,5 %, en ligne avec l’objectif fixé par l’UEMOA, compris entre 1 % et 3 %.

Les autorités monétaires se montrent ainsi confiantes, estimant que l’économie burkinabè dispose de marges suffisantes pour poursuivre sa dynamique de croissance tout en préservant ses équilibres macroéconomiques.

Burkina : Le gouvernement met en construction un abattoir moderne en chantier à Dédougou pour booster la filière viande

Le gouvernement burkinabè accélère la modernisation de la filière bétail-viande. En visite à Dédougou, le ministre d’État Ismaël Sombié a constaté l’avancement des travaux de réhabilitation d’un abattoir frigorifique aux normes modernes.

 

Le ministère de l’Agriculture, de l’Eau et des Ressources animales et halieutiques du Burkina Faso a engagé d’importants chantiers de construction et de modernisation d’abattoirs afin d’améliorer durablement l’offre en viande.

Dans ce cadre, le ministre d’État en charge du département, Ismaël Sombié, s’est rendu le lundi 16 mars 2026 à Dédougou pour s’enquérir de l’évolution des travaux de réhabilitation de l’abattoir frigorifique de la ville.

Sur place, le membre du gouvernement a pu constater un niveau d’exécution jugé satisfaisant, avec des équipes mobilisées pour respecter les délais fixés.

La future infrastructure sera équipée de dispositifs modernes adaptés aux exigences sanitaires et industrielles. Elle comprendra notamment une chaîne d’abattage capable de traiter 50 bovins, 100 petits ruminants et 20 porcs en l’espace de six heures.

En plus des lignes d’abattage, le site intégrera un bureau vétérinaire, une fosse dédiée à la collecte des déchets stomacaux ainsi qu’un incinérateur de dernière génération. Des espaces de stabulation seront également aménagés pour accueillir les bovins, les petits ruminants et les porcins, dans des conditions respectant les normes en vigueur.

L’infrastructure sera par ailleurs dotée d’un bassin d’évaporation des eaux usées, d’un système autonome d’approvisionnement en eau, d’une fosse septique et d’une mini-centrale solaire, renforçant ainsi son autonomie énergétique. À l’issue de sa visite, Ismaël Sombié a salué l’implication des différents acteurs engagés dans la mise en œuvre de ce projet structurant pour la filière bétail-viande.

D’un investissement global estimé à plus de 1,78 milliard de FCFA, cet abattoir modernisé devrait permettre d’accroître les capacités de transformation, de garantir une meilleure qualité sanitaire de la viande et de stimuler l’économie locale.

Mali – Mauritanie : reprise du dialogue après des tensions diplomatiques

Le Mali et la Mauritanie relancent les échanges diplomatiques après des tensions récentes. Une rencontre à Bamako illustre la volonté des deux pays d’apaiser la situation.

 

Le Mali et la Mauritanie multiplient les contacts diplomatiques dans un contexte marqué par des tensions récentes liées à des questions sécuritaires.  À Bamako, le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, a reçu en audience le chargé d’affaires mauritanien, Cheikhane Habibou Rahmane.

Cette rencontre sur les relations Mali Mauritanie intervient après des échanges tenus à Nouakchott entre le chef de la diplomatie mauritanienne, Mohamed Salem Ould Merzoug, et l’ambassadeur du Mali, Bakary Doumbia.

Un dialogue pour apaiser les tensions

Selon les autorités maliennes, les discussions ont porté sur les relations bilatérales et les enjeux sécuritaires dans la sous-région. Le ministre malien a insisté sur la nécessité de renforcer la coopération dans un esprit de solidarité et de dialogue. Dans ce contexte, les relations Mali Mauritanie apparaissent au cœur des efforts pour éviter une escalade diplomatique.

Une crise liée à des accusations

Ces échanges interviennent après une vive réaction de Nouakchott à des déclarations de l’état-major malien. Ce dernier avait évoqué l’évasion de deux soldats maliens depuis un camp de réfugiés situé en Mauritanie. Les autorités mauritaniennes ont rejeté ces accusations, les qualifiant d’infondées. Elles ont également dénoncé l’absence de recours aux canaux diplomatiques avant ces déclarations.

Cet épisode a contribué à fragiliser les relations Mali Mauritanie ces derniers jours.

Vers un apaisement progressif

Dans ce climat sensible, les deux pays semblent privilégier la voie du dialogue. Les responsables maliens et mauritaniens ont réaffirmé leur attachement au bon voisinage et à la coopération. Ils ont insisté sur l’importance de traiter les questions sensibles par des canaux diplomatiques. Cette dynamique pourrait permettre de consolider les relations Mali Mauritanie et de prévenir de nouvelles tensions dans la sous-région.

Burkina Faso : plusieurs interpellations dans un trafic d’ânes

Au Burkina Faso, plusieurs individus ont été arrêtés pour exportation frauduleuse d’ânes. Les autorités ont saisi des centaines d’animaux et rappellent la fermeté de la loi en vigueur.

 

Le Procureur général près la Cour d’appel de Ouagadougou a annoncé, dans un communiqué daté du 16 mars 2026, l’interpellation de plusieurs individus impliqués dans un réseau d’exportation illégale d’ânes.

Cette opération s’inscrit dans la lutte contre le trafic d’ânes au Faso, une activité formellement interdite par la réglementation nationale. Dans le ressort du Tribunal de grande instance de , deux individus ont été arrêtés le 12 mars dans la zone de Tiébélé alors qu’ils convoyaient 62 ânes. Ils ont été conduits à la brigade territoriale de gendarmerie pour les besoins de l’enquête. Deux jours plus tard, le 14 mars, deux autres suspects ont été interpellés alors qu’ils tentaient d’acheminer 70 ânes hors du territoire.

Des saisies importantes à Koudougou

Dans le ressort du Tribunal de grande instance de Koudougou, les forces de l’ordre ont également mené une opération d’envergure. Le 12 mars, la Brigade de prévention routière de la gendarmerie a intercepté deux camions transportant environ 200 ânes en direction de l’extérieur du pays. Ces différentes opérations illustrent l’ampleur du trafic d’ânes au Faso et la mobilisation des autorités pour y mettre fin.

De nombreuses irrégularités constatées

Les contrôles effectués ont révélé plusieurs infractions graves. Parmi celles-ci figurent le transport d’un nombre d’animaux largement supérieur à la limite autorisée, l’absence d’autorisation d’exportation et le défaut de certificat sanitaire vétérinaire. Les convoyeurs ne disposaient pas non plus de laisser-passer zoo-sanitaire, documents pourtant obligatoires.

Ces manquements confirment le caractère illégal du trafic d’ânes au Faso.

Un rappel ferme de la loi

Le Procureur général a rappelé que l’exportation des ânes est strictement interdite au Burkina Faso. Cette interdiction est encadrée par le décret du 7 septembre 2016 relatif à la réglementation de l’abattage et de l’exportation de certains animaux. Les infractions sont également sanctionnées par le code de santé animale et de santé publique vétérinaire. Les personnes impliquées s’exposent à des poursuites judiciaires, à la saisie des animaux et à la confiscation des moyens utilisés. Les enquêtes se poursuivent afin d’identifier tous les acteurs impliqués dans ce réseau.

Cette opération intervient quelques jours après une mise en garde du gouvernement contre l’exportation frauduleuse d’ânes vers les pays voisins.

Mali : plus de 18,4 milliards FCFA redistribués aux collectivités grâce aux revenus miniers

Le gouvernement malien poursuit la réforme du secteur extractif. À travers le Fonds minier de développement local, plus de 18,4 milliards de francs CFA ont été redistribués aux collectivités territoriales afin de soutenir les projets de développement dans les zones minières.

 

Le gouvernement du Mali a procédé, le 12 mars 2026, à la redistribution de plus de 18,4 milliards de francs CFA aux collectivités territoriales dans le cadre du Fonds minier Mali. Cette initiative s’inscrit dans la mise en œuvre de la réforme du secteur extractif prévue par le nouveau code minier.

La cérémonie officielle de remise des chèques s’est tenue au palais présidentiel de Koulouba, sous la présidence du chef de l’État de la transition, Assimi Goïta. Elle s’est déroulée en présence du Premier ministre, de membres du gouvernement et de responsables du Conseil national de transition. Les ressources distribuées proviennent du Fonds minier Mali, un mécanisme instauré par la législation minière afin de réorienter une partie des revenus issus de l’exploitation des ressources naturelles vers les collectivités territoriales.

Ce dispositif vise à financer des infrastructures de base, des programmes sociaux et des projets économiques dans les zones touchées directement ou indirectement par l’activité minière. Selon les autorités, cette nouvelle phase de redistribution porte sur un montant global supérieur à 18,4 milliards de francs CFA. La répartition des ressources obéit à un mécanisme défini par la réglementation minière. La moitié des fonds est destinée aux communes situées dans les zones d’exploitation minière. Une autre partie revient aux collectivités de ces mêmes zones, tandis qu’un système de péréquation permet également d’étendre les retombées du Fonds minier Mali à l’ensemble des régions du pays.

Le Fonds est alimenté par plusieurs sources prévues par la loi. Une part des redevances minières versées à l’État y est affectée, tout comme une contribution calculée sur le chiffre d’affaires des sociétés minières opérant sur le territoire national. Cette approche s’inscrit dans une stratégie plus large visant à renforcer l’impact économique du secteur extractif sur le développement local.

Le Mali figure parmi les principaux producteurs d’or en Afrique de l’Ouest. L’exploitation minière représente un pilier important de l’économie nationale et constitue une source majeure de recettes fiscales et d’exportations. Ces dernières années, les autorités ont engagé plusieurs réformes afin d’augmenter les retombées économiques du secteur. L’adoption d’un nouveau code minier vise notamment à renforcer la participation de l’État et à promouvoir le contenu local.

Parallèlement à l’exploitation aurifère, le pays développe également de nouveaux projets dans les minerais stratégiques, notamment le lithium, afin de diversifier ses ressources extractives. Plusieurs projets industriels sont en cours dans ce domaine pour répondre à la demande mondiale croissante en métaux nécessaires à la transition énergétique.

Pour les autorités maliennes, la redistribution des ressources minières constitue un levier essentiel pour améliorer l’impact du secteur extractif sur le développement territorial. Les fonds issus du Fonds minier Mali doivent notamment servir au financement d’infrastructures publiques, d’équipements sanitaires et éducatifs ainsi que de projets d’accès à l’eau et à l’énergie dans les communes bénéficiaires. Dans un pays qui compte plus de 800 communes, les collectivités locales occupent une place stratégique dans la mise en œuvre des politiques de développement.

Les ressources issues du fonds minier devraient ainsi renforcer la capacité d’investissement des collectivités et soutenir des projets susceptibles d’améliorer les conditions de vie des populations dans les zones concernées.

47ᵉ session du CAMES : le Burkina Faso occupe la première place du classement général

Le Conseil des ministres présidé par le capitaine Ibrahim Traoré a autorisé la création de 300 postes dans l’enseignement supérieur et la recherche. Une décision liée aux bons résultats du Burkina Faso lors de la dernière session du CAMES.

 

Le président du Burkina Faso, Ibrahim Traoré, a présidé jeudi le Conseil des ministres consacré à l’examen de plusieurs dossiers relatifs au développement du pays. Selon le porte-parole du gouvernement, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, la réunion a permis d’adopter plusieurs décisions visant l’amélioration des conditions de vie des populations dans le cadre de la politique de transformation engagée par les autorités.

300 postes pour les universités et centres de recherche

Cette décision concerne le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation dirigé par Adjima Thiombiano. Le Conseil des ministres a autorisé la création de 300 emplois dans plusieurs grades de l’enseignement supérieur.

Ces postes concernent notamment les directeurs de recherche, maîtres de recherche, maîtres assistants, maîtres de conférences et professeurs titulaires. Ils seront attribués aux universités publiques, aux grandes écoles ainsi qu’au Centre national de la recherche scientifique et technologique. Selon le ministre Adjima Thiombiano, ces emplois visent à renforcer les capacités du système universitaire et à soutenir la recherche scientifique.

Une performance saluée au niveau africain

La décision du gouvernement intervient également après une performance notable du Burkina Faso lors de la dernière session du Conseil africain et malgache de l’Enseignement supérieur. Lors de la 47e session tenue à N’Djamena, au Tchad, le Burkina Faso a occupé la première place du classement général.

Sur 328 candidats présentés par les institutions d’enseignement supérieur et de recherche du pays, 318 ont été inscrits sur les différentes listes d’aptitude. Ce résultat représente un taux de succès de 96,95 %, dont 17 candidats issus d’universités privées. Le gouvernement a salué cette performance qualifiée d’historique pour l’enseignement supérieur burkinabè.

Des félicitations aux institutions académiques

Le Conseil des ministres a adressé ses félicitations aux universités, aux grandes écoles ainsi qu’au Centre national de la recherche scientifique et technologique pour cette réussite. Selon les autorités, cette dynamique doit contribuer à renforcer la qualité de la formation et de la recherche dans le pays. À travers la création de ces postes, le gouvernement entend consolider les ressources humaines dans les institutions universitaires et accompagner le développement scientifique national.