94.0 FM : la voix du Sahel remplace RFI

La fréquence 94.0 FM change de main et devient la Radio Daandé Liptako, média commun de la Confédération des États du Sahel.

 

La fréquence 94.0 FM, précédemment exploitée par Radio France Internationale (RFI), est désormais attribuée à la Radio du Sahel. À travers la mise en place de la Radio Daandé Liptako, la Confédération des États du Sahel (AES) affirme sa volonté de consolider sa souveraineté informationnelle et de se doter d’un média commun au service de ses populations.

Le Conseil supérieur de la communication (CSC) et le ministère burkinabè des Affaires étrangères ont officialisé, ce mercredi 17 décembre 2025, l’attribution de la fréquence 94.0 FM à la Radio du Sahel. Longtemps occupée par RFI, cette fréquence devient désormais le canal de diffusion officiel de la Confédération des États du Sahel.

La convention d’exploitation, signée à Ouagadougou, consacre la création de la Radio « Daandé Liptako », dont le nom signifie « La Voix du Liptako ». Pour le ministre des Affaires étrangères, cette initiative marque une étape majeure dans la reconquête de la souveraineté médiatique de l’espace sahélien.

Les autorités expliquent que ce projet vise à doter la Confédération AES d’un outil de production et de diffusion de l’information capable de proposer un récit endogène, en rupture avec des narratifs extérieurs perçus comme défavorables à la paix, à la stabilité et à la cohésion sociale.

« Cette radio se veut un instrument d’information et de rééquilibrage du discours médiatique, afin de bâtir un narratif en phase avec nos réalités », a déclaré le chef de la diplomatie burkinabè. Il a salué l’implication constante du ministre de la Communication, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, dans la concrétisation de ce projet stratégique.

Le président du Conseil supérieur de la communication, Wendingoudi Louis Modeste Ouédraogo, a pour sa part insisté sur la vocation essentielle de ce nouveau média : porter les aspirations des peuples du Sahel et lutter activement contre la désinformation.Sur le plan technique, la Radio Daandé Liptako bénéficie d’une autorisation d’exploitation de trois ans renouvelable sur la fréquence 94.0 FM. Son dispositif prévoit une production centrale des programmes à Ouagadougou, avec une diffusion simultanée à Niamey et à Bamako.

Le lancement officiel de la Radio Daandé Liptako interviendra lors du sommet des chefs d’État de la Confédération des États du Sahel, prévu les 22 et 23 décembre 2025 à Bamako, au Mali.

Ibrahim Traoré lance le chantier de l’autoroute Ouaga-Bobo

Le Président du Faso a donné le coup d’envoi des travaux de l’autoroute Ouaga-Bobo, un projet structurant financé sur fonds propres.

Le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, a officiellement lancé, ce 16 décembre 2025 à Yimdi, les travaux de construction de l’autoroute Ouagadougou–Bobo-Dioulasso. Long de 332 kilomètres et financé sur ressources nationales, ce projet structurant ambitionne de positionner le Burkina Faso comme une référence régionale en matière d’infrastructures routières.

Inscrite dans le cadre de l’Initiative présidentielle Faso Mêbo, la cérémonie de pose de la première pierre s’est tenue à Yimdi, localité située à une vingtaine de kilomètres de Ouagadougou. Le Chef de l’État a ainsi donné le coup d’envoi officiel de ce chantier stratégique reliant la capitale politique à la capitale économique du pays.

D’un linéaire total de 332 kilomètres, l’autoroute prendra son départ sur la route nationale numéro 1 à Yimdi. Elle contournera le sud de Koudougou et le nord de Boromo avant de rejoindre le sud de Bobo-Dioulasso, où elle se reconnectera à la RN1. L’infrastructure comprendra huit voies de circulation, soit quatre dans chaque sens, séparées par un terre-plein central, et sera accompagnée de plusieurs équipements annexes.

« Nous avons l’ambition de faire du Burkina Faso un véritable Eldorado. Le lancement de cette autoroute à quatre fois deux voies est un projet d’envergure. Et ce n’est qu’un début. Notre objectif est de relier tous les chefs-lieux de régions par des autoroutes », a affirmé le Président du Faso lors de la cérémonie.

Un ouvrage pensé pour la fluidité et la sûreté

La future autoroute vise à désengorger la Route Nationale numéro 1, aujourd’hui saturée, tout en réduisant significativement les délais et les coûts de transport. Elle devrait également améliorer la sécurité routière sur cet axe stratégique, essentiel aux échanges économiques du pays.

Conçue pour une vitesse maximale de 140 km/h en dehors des zones urbanisées, l’infrastructure intégrera neuf échangeurs autoroutiers à deux niveaux, dotés de postes de péage, ainsi que 28 passages supérieurs. Un passage inférieur est également prévu à l’entrée de Bobo-Dioulasso.

Le projet inclut en outre la construction d’ouvrages d’art destinés à franchir les obstacles naturels, des aires de repos et de stationnement, ainsi que des passages inférieurs permettant la circulation sécurisée des populations riveraines et du bétail.

Un financement assumé par l’État

Le Capitaine Ibrahim Traoré a réaffirmé la volonté de l’État burkinabè de financer intégralement cette infrastructure sur fonds propres, traduisant la détermination du gouvernement à assurer son indépendance financière dans la réalisation de projets structurants.

« Il n’y aura pas de lenteur. Dès que c’est lancé, les travaux démarrent. S’il fait jour, les machines vont continuer. Ce sera un chantier 24 heures sur 24. Je n’ai fixé aucun délai précis, mais j’exige la rapidité. Nous devons avancer à un rythme très soutenu. C’est un projet stratégique, financé sur nos fonds propres. J’ai déjà demandé au ministre des Finances de prévoir au minimum deux cents milliards de francs CFA à injecter en 2026 », a déclaré le Chef de l’État.

Le Président du Faso a enfin invité les populations, en particulier celles des localités traversées par le tracé, à accompagner et soutenir ce projet majeur, présenté comme un levier essentiel de croissance économique et de désenclavement national.

Lutte antiterroriste : la Cédéao débloque une aide financière de plus de 2 millions de dollars

La Cédéao annonce un financement de 2,85 millions de dollars pour cinq pays confrontés à la menace terroriste en Afrique de l’Ouest.

La Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement de la Cédéao a décidé, dimanche, d’octroyer 2,85 millions de dollars américains à chacun des cinq États membres les plus exposés à la menace terroriste, dans le cadre des actions communautaires destinées à endiguer ce fléau qui affecte près de six millions de personnes en Afrique de l’Ouest.

Selon le communiqué final de la 68ᵉ session ordinaire tenue à Abuja, les pays bénéficiaires de cette enveloppe issue du Fonds de sécurité régionale de la Cédéao sont le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Nigéria et le Togo, tous confrontés, à des degrés divers, à l’insécurité liée au terrorisme.

Le Bénin subit une recrudescence d’attaques attribuées au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), tandis que le Nigéria continue de faire face à l’insurrection jihadiste menée par les deux factions de Boko Haram. Le pays est également confronté à un risque d’extension des actions du JNIM, qui a récemment revendiqué sa première opération sur le sol nigérian, ainsi qu’à l’émergence d’un nouveau groupe armé se faisant appeler Lakurawa. Le Ghana, la Côte d’Ivoire et le Togo demeurent pour leur part moins affectés, mais restent exposés à la menace terroriste transfrontalière.

Opérationnalisation urgente de la Brigade régionale

La Conférence a instruit la Commission de la Cédéao de prendre des « mesures urgentes » en vue de l’opérationnalisation de la Brigade régionale de lutte contre le terrorisme, conformément aux mécanismes de financement proposés par les ministres des Finances et de la Défense.

Dans cette perspective, les Chefs d’État ont ordonné la convocation, dans les meilleurs délais, de réunions du Comité des Chefs des services de renseignement — incluant ceux des États voisins — ainsi que du Comité des Chefs d’État-major de la défense, afin d’accélérer la mise en œuvre de cette force régionale.

Appel à la mobilisation internationale

La Conférence a appelé la communauté internationale, à travers l’Union africaine et le Conseil de sécurité des Nations Unies, à fournir « une réponse urgente » aux besoins des pays affectés par le terrorisme, dans une approche « cohérente et coordonnée ».

Les dirigeants ouest-africains ont exprimé leur vive inquiétude face à la « dégradation croissante de la situation sécuritaire » dans l’ensemble de la région, notamment au Sahel et dans le bassin du Lac Tchad, marquée par la persistance d’attaques armées, d’enlèvements et d’actes de sabotage perpétrés par des groupes terroristes, insurgés et réseaux criminels.

Coopération avec les pays de l’AES

La Conférence a également demandé à la Commission de la Cédéao de poursuivre et d’intensifier la coopération avec le Burkina Faso, le Mali et le Niger, membres de l’Alliance des États du Sahel (AES), en vue d’« une collaboration renforcée et efficace » face à la détérioration du climat sécuritaire régional. Cette orientation traduit la volonté de l’organisation sous-régionale de privilégier une réponse collective à une menace transfrontalière qui dépasse les frontières étatiques.

Les fonds alloués restent conditionnés à la « révision du Plan d’action », précise le communiqué final publié à l’issue de la session présidée par le chef de l’État sierra-léonais, Julius Maada Bio.

À l’IEMS-TA, Ibrahim Traoré trace la nouvelle doctrine militaire du Burkina

En visite à l’IEMS-TA, le Président du Faso a exposé sa vision d’une armée souveraine, adaptée à la guerre et enracinée dans l’expérience nationale.

 

Le Président du Faso a effectué une visite très remarquée à l’Institut de l’Enseignement Militaire Supérieur TIEFO-AMORO (IEMS-TA), une première depuis la création de cette école d’État-major, au cours de laquelle il a partagé sa vision stratégique de l’Armée burkinabè. Devant la première promotion d’officiers stagiaires, le Capitaine Ibrahim Traoré a exposé les grandes orientations qu’il entend donner aux Forces armées nationales, mettant l’accent sur l’appropriation nationale de la formation militaire et son adaptation au contexte marqué par la lutte contre le terrorisme et les ambitions impérialistes.

S’adressant aux 28 officiers stagiaires de cette promotion inaugurale, le Chef de l’État, en posture de chef de guerre, a insisté sur le « caractère stratégique » de l’institut, conçu comme un instrument clé de souveraineté et d’endogénéisation de la formation des cadres militaires du Burkina Faso. Selon le Président du Faso, la situation de conflit que traverse le pays doit constituer un levier pédagogique majeur pour l’IEMS-TA, afin d’ancrer les enseignements dans l’expérience réelle du combat contre les groupes armés. « La guerre doit nous servir à renforcer et à perfectionner notre outil de défense », a-t-il affirmé.

Face à la menace terroriste persistante, le Chef suprême des Forces armées nationales a appelé les officiers stagiaires à faire preuve d’un patriotisme sans faille, à cultiver la confiance en leurs capacités et à concevoir des stratégies efficaces pour neutraliser l’ennemi. Dans cette dynamique, le Capitaine Ibrahim Traoré a mis un accent particulier sur la confidentialité dans la préparation et l’exécution des opérations militaires. « La discrétion demeure un facteur déterminant de réussite », a rappelé le Chef de l’État.

Tout en saluant l’engagement, le sens du sacrifice et l’abnégation des stagiaires ainsi que de l’encadrement, le Président du Faso a exhorté le commandement à œuvrer pour faire de l’IEMS-TA une institution de référence sur le continent africain.

Pour le Commandant de l’Institut, le Colonel-major Céleste Joseph Moussa Coulibaly, cette visite présidentielle constitue une source d’encouragement, de motivation et d’inspiration pour l’ensemble du personnel et des stagiaires.

Balance commerciale au Faso : un excédent commercial de 178,6 milliards en 2024

La BCEAO révèle une amélioration de la balance commerciale du Burkina Faso, portée par la hausse des exportations d’or en 2024.

La Direction nationale de la BCEAO a organisé, le 12 décembre 2025, une rencontre d’échanges avec les professionnels des médias autour de la balance des paiements et de la position extérieure globale du Burkina Faso au titre de l’année 2024. Cette session, la deuxième du genre, a permis aux journalistes de mieux comprendre la dynamique des échanges entre le Burkina Faso et le reste du monde. Après un déficit de 56,7 milliards de FCFA en 2023, la balance commerciale affiche un excédent de 178,6 milliards de FCFA en 2024. L’or reste le principal produit d’exportation du pays.

Les échanges avec la presse ont été animés par Sibiri Traoré, chef du service des études et de la statistique, Alidou Guigma, chargé de la balance des paiements, et Richard Kima, conseiller auprès du directeur national de la BCEAO. Pour rappel, la balance des paiements est un document statistique qui retrace l’ensemble des transactions économiques d’un pays avec l’extérieur. Elle constitue un instrument essentiel d’aide à la décision pour l’élaboration des politiques économiques.

Au cours de l’année 2024, les échanges commerciaux ont été marqués par une progression notable des exportations, évaluée à 499,3 milliards de FCFA, tandis que la hausse des importations s’est limitée à 264 milliards. Il en résulte un excédent commercial de 178,6 milliards de FCFA, traduisant la capacité du Burkina Faso à couvrir ses achats extérieurs grâce à ses recettes d’exportation. Cette performance s’explique par une augmentation de 15,6 % des exportations, dont les recettes globales ont atteint 3 708,3 milliards de FCFA. L’or non monétaire domine largement les exportations avec 78,6 %, pour une valeur de 2 815 milliards de FCFA correspondant à 64 674 kg exportés. Il est suivi du coton (5,5 %), des animaux vivants (2,1 %), de la noix de cajou (1,8 %) et du sésame (1,2 %). Ces produits ont été principalement destinés à la Suisse (56,2 %), aux Émirats arabes unis (26,2 %) et au Mali (2,1 %).

S’agissant des importations, leur valeur s’est établie à 3 529,7 milliards de FCFA en 2024. Les principaux produits importés demeurent les produits énergétiques, notamment les hydrocarbures et l’électricité, qui représentent 37,9 % des achats, suivis des biens d’équipement, des biens intermédiaires, des produits alimentaires et d’autres biens de consommation courante. La facture énergétique a progressé de 13 % par rapport à 2023 pour atteindre 1 337,7 milliards de FCFA. En revanche, les importations d’électricité ont reculé de 23,6 milliards de FCFA. Les approvisionnements proviennent essentiellement d’Afrique (39,3 %), d’Asie (27,9 %) et d’Europe (27,7 %). La Côte d’Ivoire demeure le premier fournisseur du Burkina Faso avec 18,9 % des importations, devant la Chine et la Russie.

La balance des services, structurellement déficitaire, a vu son déficit se creuser davantage en 2024 pour atteindre 510,5 milliards de FCFA, contre 502,7 milliards l’année précédente. Cette évolution s’explique principalement par l’augmentation des importations de services de transport, en lien avec la hausse des volumes importés et du coût du fret. Concernant le compte de revenu primaire, le solde s’est établi à 691,6 milliards de FCFA, correspondant à un déficit de 147,2 milliards. Cette situation résulte de la hausse des revenus versés aux non-résidents au titre des investissements. La forte présence étrangère dans le secteur minier a entraîné une augmentation des transferts de dividendes vers l’extérieur, passés de 544,4 milliards de FCFA en 2023 à 691,6 milliards en 2024.

En 2024, l’aide humanitaire a enregistré un recul de 20,1 milliards de FCFA pour s’établir à 466,8 milliards, contre 486,9 milliards en 2023. Les ressources mobilisées pour l’assistance et les secours d’urgence ont diminué de 15,4 %, passant de 178,7 milliards à 151,1 milliards de FCFA. L’aide alimentaire a également baissé, passant de 70,7 milliards à 65,8 milliards de FCFA. Les transferts courants reçus par l’administration publique ont diminué de 29,2 milliards, tandis que ceux destinés au secteur privé ont progressé de 4,2 %. Par ailleurs, les flux d’actifs et de passifs financiers ont généré des entrées nettes de capitaux de 777,8 milliards de FCFA, contre 11,1 milliards en 2023. Le besoin de financement extérieur du Burkina Faso, mesuré par les soldes des comptes courants et de capital, s’élève à 318 milliards de FCFA, en baisse de 36,4 milliards par rapport à 2023.

Quant à la position extérieure globale, qui reflète le niveau d’endettement ou de patrimoine du Burkina Faso vis-à-vis du reste du monde, elle est restée débitrice à hauteur de -5 778,9 milliards de FCFA en 2024. Cette situation traduit une aggravation de 544,4 milliards, imputable à une augmentation du stock des passifs financiers plus rapide que celle des actifs.

Afin de limiter les déséquilibres des comptes extérieurs, le rapport recommande le renforcement des politiques économiques, notamment les initiatives visant à accroître l’offre locale de produits agricoles et manufacturés pour réduire les importations, ainsi que l’accélération de la mise en service des unités de raffinage et de traitement des résidus miniers afin d’accroître la valeur ajoutée nationale.

Sommet d’Abuja : la Cedeao durcit le ton face aux transitions militaires

Réunie à Abuja, la Cedeao rejette la transition en Guinée-Bissau et menace de sanctions contre toute entrave démocratique.

À l’issue du sommet de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), tenu ce dimanche 14 décembre 2025 à Abuja, au Nigeria, l’organisation régionale a rejeté le programme de transition proposé par les militaires en Guinée-Bissau et exigé un retour rapide à l’ordre constitutionnel.

Parmi les sujets inscrits à l’ordre du jour des échanges entre les chefs d’État, figurait également la présidentielle en Guinée. Le président de la Commission de la Cédéao a qualifié cette étape de « progrès significatif » dans le cadre du « processus de transition », malgré la candidature du général Mamadi Doumbouya, en contradiction avec son engagement antérieur, et l’exclusion du scrutin de l’opposant en exil et ancien Premier ministre, Cellou Dalein Diallo.

Interrogé sur la crédibilité du processus électoral guinéen, le président de la Commission, Omar Alieu Touray, a déclaré : « Nous espérons que les élections seront crédibles, transparentes et équitables ». Par ailleurs, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest a brandi la menace de sanctions ciblées contre toute personne ou groupe qui entraverait le processus démocratique en Guinée-Bissau, à la suite du coup d’État survenu en novembre dernier.

Pour Julius Maada Bio, président de la Sierra Leone et président en exercice de la Cedeao, cette régression démocratique est inacceptable. Il a fait référence aux changements de régime intervenus au Burkina Faso, en Guinée, au Mali et au Niger. Concernant spécifiquement Conakry, l’organisation régionale a toutefois estimé que le processus de transition en cours constituait un progrès notable.

« Les autorités appliqueront des sanctions ciblées contre les individus ou groupes qui entravent le processus de transition », a averti Omar Alieu Touray. Il a également précisé que la force de maintien de la paix de la Cedeao, déployée en Guinée-Bissau depuis 2022, est « autorisée à assurer la protection de l’ensemble des responsables politiques et des institutions nationales ».

S’agissant du Bénin, la Cedeao a condamné la tentative de coup d’État récemment déjouée grâce à une intervention militaire nigériane. L’organisation a annoncé que des renforts militaires en provenance du Ghana et de la Sierra Leone devraient être déployés prochainement. Pour Omar Alieu Touray, « les événements de ces dernières semaines ont démontré de manière concrète ce que signifie la solidarité régionale », a-t-il souligné lors de la cérémonie d’ouverture du sommet.

Toutefois, la Cedeao demeure fortement critiquée par une partie de l’opinion publique régionale, qui l’accuse de suivre un agenda politique dicté par des puissances occidentales, notamment la France.

703 nouveaux cadres pour défendre la souveraineté économique du Burkina Faso

L’Institut des finances publiques du Burkina (IFPB), issu de la fusion de l’École nationale des douanes et de l’École nationale des régies financières, a procédé à la sortie officielle de sa première promotion, ce samedi 13 décembre 2025 à Ouagadougou.

 

Le ministre de l’Économie et des Finances, Dr Aboubakar Nacanabo, a présidé la cérémonie, avec le coparrainage du ministre de la Défense et des Anciens combattants, le général de brigade Célestin Simporé, et du directeur général de la Banque postale du Burkina, Inoussa Boundaoné. Cette première cohorte, baptisée « Les sentinelles de la souveraineté économique et financière », compte un total de 703 nouveaux diplômés.

La cérémonie s’est déroulée dans une ambiance solennelle et festive. Elle était marquée par des défilés, la remise de galons et la transmission symbolique du fanion aux promotions cadettes. Les majors de chaque cycle ont été distingués par des attestations de reconnaissance. Ils ont aussi reçu et des présents offerts par la Banque postale du Burkina. S’adressant aux nouveaux lauréats, le ministre de l’Économie et des Finances, Dr Aboubakar Nacanabo, ainsi que le coparrain, le général de brigade Célestin Simporé, ont insisté sur la nécessité de faire de l’intégrité et de l’éthique des piliers fondamentaux de leur engagement professionnel, dans un contexte national exigeant.

Dr Aboubakar Nacanabo s’est longuement appesanti sur la portée du nom de baptême de la promotion. Selon lui, la notion de sentinelle évoque la vigilance, la protection et l’anticipation. « Une sentinelle ne dort pas lorsque les défis s’intensifient et ne recule pas lorsque les responsabilités s’alourdissent. Vous serez désormais ces vigiles présents dans nos régions, aux carrefours de nos administrations et aux portes de nos institutions ».  A-t-il déclaré, appelant les nouveaux agents à servir avec rigueur et professionnalisme.

Pour le directeur général de l’IFPB, Barthélemy Dabré, cette première sortie de promotion constitue à la fois un aboutissement et une consécration pour l’institut. « C’est aussi un moment de projection vers l’avenir, afin de remplir les missions confiées par les plus hautes autorités, en faisant de l’IFPB un pôle régional de formation et un centre d’excellence au service de l’administration économique et financière », a-t-il affirmé, rappelant que l’institut dispense des formations dans huit filières.

Au nom des diplômés, le délégué de la promotion, Moussa Traoré, a pris l’engagement de défendre l’intérêt général. Même lorsque cela implique de remettre en cause certaines pratiques. Il a souligné que derrière chaque décision budgétaire ou chaque opération de contrôle se trouve un citoyen en attente de transparence, d’équité et d’efficacité.

« Aujourd’hui, nous prenons un engagement qui va au-delà de nos parcours individuels : servir la nation avec intégrité, persévérer dans la probité publique et honorer la confiance du peuple burkinabè », a-t-il déclaré.

Les 5 moments les plus mémorables de l’histoire de la CAN

La 35ᵉ Coupe d’Afrique des nations débute au Maroc le 21 décembre. 1xBet, site de paris sportifs international et partenaire officiel de la CAF, revient sur les moments les plus marquants de l’histoire de la plus prestigieuse compétition de football du continent.

La première Coupe d’Afrique des nations et le triomphe de l’Égypte

Le tournoi s’est tenu pour la première fois à Khartoum, capitale du Soudan, en 1957. Seules trois équipes y participaient alors : l’Égypte, le Soudan et l’Éthiopie. L’Afrique du Sud figurait initialement parmi les participants, mais a dû abandonner suite à sa disqualification. Ce tournoi, bien que modeste, a posé les fondements de la culture footballistique africaine et a joué un rôle déterminant dans la construction de l’identité du continent.

L’Égypte, qui disposait déjà d’un système de jeu performant, a remporté l’or avec brio. En demi-finale, les « Pharaons » ont battu le Soudan 2-1, et en finale, ils ont humilié l’Éthiopie 4-0 avec un quadruplé signé Ad-Diba.

Le titre historique de l’Afrique du Sud

Le pays a fait son retour sur la scène internationale du football en 1992 et, quatre ans plus tard seulement, a accueilli la Coupe d’Afrique des nations. Les Bafana Bafana ont soulevé la coupe, qui est devenue un symbole de renaissance nationale. En finale, les hôtes ont dominé la Tunisie 2-0 devant 80 000 spectateurs. Ce titre a confirmé le statut de l’Afrique du Sud comme nouvelle puissance du continent.

Il est à noter que la Coupe d’Afrique des nations 1996 est également entrée dans l’histoire en passant à 16 équipes. Cependant, 15 équipes ont effectivement participé au tournoi, le Nigeria s’étant retiré à la dernière minute.

Zambie, 2012 : une victoire née de la tragédie

La 28ᵉ édition de la Coupe d’Afrique des nations, au Gabon et en Guinée équatoriale, a offert un véritable conte de fées footballistique. La Zambie ne figurait pas parmi les favoris, mais elle a réalisé un parcours impeccable et est devenue championne pour la première fois, en battant une Côte d’Ivoire constellée de vedettes au terme d’une longue séance de tirs au but en finale.

La tragédie de 1993 confère une dimension symbolique à ce succès. Ce jour-là, l’avion transportant la sélection zambienne s’écrase au large des côtes gabonaises, emportant avec lui 18 joueurs. Les hommes d’Hervé Renard se sont battus non seulement pour la gloire sportive, mais aussi pour la mémoire de ceux qui resteront à jamais gravés dans l’histoire du football ivoirien.

Deux chocs décisifs entre la Côte d’Ivoire et le Ghana (1992 et 2015)

Le football a cette capacité à entretenir la tension pendant des décennies. En 1992, la Côte d’Ivoire et le Ghana s’affrontaient en finale de la CAN, un match entré dans les annales comme l’un des plus dramatiques. Le temps réglementaire n’ayant pas déterminé de vainqueur, il a fallu 22 tirs au but pour départager les troupes. Les Ivoiriens se sont révélés plus forts et ont remporté la CAN pour la première fois de leur histoire.

En 2015, le scénario s’est répété : les deux équipes n’ont pas réussi à trouver le chemin des filets, et le sort du titre s’est joué aux tirs au but. Les « Éléphants » ont débuté par deux frappes ratées, suivies par une série de sans-faute. Après le but décisif de leur gardien, Boubacar Barry, les joueurs ivoiriens ont couru vers leurs supporters, tandis que les Ghanéens se sont écroulés au sol, en plein désespoir.

Le Sénégal brise le signe indien 

Pendant de nombreuses années, le Sénégal a été considéré comme l’une des meilleures équipes africaines, sans jamais accrocher de trophée. Il a fallu attendre 2021 pour que les « Lions de la Téranga » empochent enfin le titre tant attendu : en finale, l’équipe d’Aliou Cissé est venue à bout de l’Égypte aux tirs au but.

Sadio Mané aurait offert la victoire à ses consorts dans le temps réglementaire, s’il n’avait pas loupé son penalty. Le capitaine sénégalais a alors pris les choses en main et a transformé le penalty lors de la séance de tirs au but. Après le coup de sifflet final, les Sénégalais ont déferlé dans les rues pour célébrer un triomphe qu’ils attendaient depuis plus de 50 ans.

La CAN 2025 réunira les stars du football mondial, promettant des matchs époustouflants, des rebondissements inattendus et un véritable spectacle footballistique. Suivez le tournoi et pariez avec les meilleures cotes sur 1xBet, le meilleur site de paris sportifs international !

Indépendance du Burkina : la diaspora en Chine affirme son unité et son soutien à la souveraineté nationale

À Pékin, la diaspora burkinabè a célébré le 65ᵉ anniversaire de l’indépendance, entre hommages, diplomatie renforcée et engagement renouvelé pour la souveraineté nationale.

La communauté burkinabè établie en République populaire de Chine a commémoré, ce 11 décembre à Pékin, le 65ᵉ anniversaire de l’indépendance du Burkina Faso, aux côtés de partenaires et d’amis chinois. L’ambassadeur Daouda Bitié a présidé la cérémonie, rythmée par des hommages, des échanges culturels et un rappel du renforcement continu des relations sino-burkinabè

Devant Liu Yuxi, envoyé spécial du gouvernement chinois pour les affaires africaines, le doyen du corps diplomatique à Pékin et plusieurs ambassadeurs, le représentant burkinabè a salué « les filles et fils valeureux » qui personnifient la lutte pour la liberté et la dignité nationale.

Daouda Bitié a souligné que la confiance réciproque entre les dirigeants des deux pays a permis de consolider une coopération solide fondée sur le partenariat gagnant-gagnant depuis la reprise des relations diplomatiques en 2018. Au nom des autorités burkinabè, il a remercié la Chine pour son appui constant dans le cadre de la coopération bilatérale. « Le gouvernement du Burkina Faso exprime sa gratitude au gouvernement de la République populaire de Chine pour les soutiens multiples et l’accompagnement dans ses projets de développement », a affirmé l’ambassadeur.

Il a également réitéré que le Burkina Faso, sous le « leadership du camarade Ibrahim Traoré », a engagé une diversification de ses alliances internationales reposant sur le respect mutuel et la volonté de progrès partagé. Selon lui, le pays traverse une étape déterminante de son histoire, résolument tourné vers la quête d’une indépendance réelle et d’une souveraineté totale, 65 ans après la fin de la colonisation. Il a dénoncé la présence de groupes armés appuyés par des puissances étrangères « animées par des objectifs inavoués », responsables de violences persistantes depuis plus de dix ans.

« Dans un contexte où nos propres voleurs feignaient de nous aider à retrouver nos biens dérobés, le peuple résilient du Burkina Faso a choisi de reprendre son destin en main le 30 septembre 2022, en accueillant avec enthousiasme le camarade capitaine Ibrahim Traoré, porteur de la Révolution populaire et progressiste (RPP) », a-t-il déclaré.

Il a rappelé que la RPP constitue le socle idéologique du désir d’émancipation, de prospérité partagée et de reconquête de l’intégrité territoriale. Dans cette dynamique, il a exhorté ses compatriotes vivant en Chine à porter les valeurs nationales. « Être Burkinabè, c’est incarner l’héritage d’un peuple intègre, laborieux et fier », a-t-il insisté. L’ambassadeur a appelé la diaspora au patriotisme, à l’innovation et à une participation active dans la construction nationale.

La Chine met en avant l’essor de la coopération

Le gouvernement chinois, par la voix de Liu Yuxi, a salué la consolidation des relations bilatérales. « L’amitié sino-burkinabè s’enracine de plus en plus profondément dans la conscience des deux peuples », a-t-il déclaré. Il a indiqué que le nombre de Burkinabè ayant séjourné en Chine cette année a doublé comparé à 2024. « Environ 1 000 professionnels burkinabè de divers secteurs ont pris part à des formations et ateliers en Chine », a-t-il précisé.

Il a également signalé l’intérêt grandissant pour l’apprentissage du chinois, marqué notamment par la célébration de la Journée internationale de la langue chinoise à l’École nationale d’administration et de magistrature (ENAM). Liu Yuxi a affirmé être convaincu que l’Année sino-africaine des échanges culturels et humains prévue pour 2026 renforcera davantage la coopération entre les deux pays. La cérémonie a été rythmée par une prestation de l’artiste Idak Bassavé, chaleureusement accueillie par la communauté burkinabè.

 

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Mobilisation nationale : des milliers d’élèves marchent pour soutenir Ibrahim Traoré et défendre l’éducation

Des rassemblements scolaires ont eu lieu dans plusieurs villes du Burkina Faso, où les élèves ont exprimé leur soutien au Président Ibrahim Traoré et rendu hommage aux acteurs du secteur éducatif.

 

Une série de manifestations a gagné plusieurs localités du Burkina Faso, où des milliers d’élèves sont descendus dans les rues pour afficher leur soutien au Président Ibrahim Traoré et saluer le travail du personnel éducatif.

Ce mercredi, à Ouagadougou comme dans d’autres centres urbains, de nombreux apprenants ont pris part à des marches et rassemblements destinés à réaffirmer leur adhésion à la Révolution progressiste populaire (RPP) et à témoigner leur reconnaissance envers leurs enseignants. Ce mouvement, porté par une jeunesse déterminée, s’est inscrit dans un climat de mobilisation nationale.

Dans la capitale, l’appel de la Ligue des élèves de Ouagadougou (LEO) a conduit les participants jusqu’au Mémorial Thomas Sankara. La marche, organisée sous le thème : « Hommage du monde scolaire au Président du Faso et aux acteurs de l’éducation : reconnaissance, unité et engagement pour un Burkina souverain », a été marquée par des messages d’appui au Chef de l’État.

Les élèves ont dédié cette journée au Capitaine Ibrahim Traoré, présenté comme « une figure de courage, de vision et de fermeté ».

Le porte-parole des immergés de Ouagadougou, Abdoul Rachid Guetikila, a souligné l’importance de l’engagement des élèves. Selon lui, ils « ne sont pas là uniquement pour marcher, mais pour s’affirmer et montrer qu’ils saisissent l’instant historique que traverse la Nation ».

Cette dynamique citoyenne s’est également observée à l’intérieur du pays. À Ziniaré (Oubri), Banfora (Tannouyan), Dédougou (Bankui), Kaya (Koulsé) et dans d’autres communes, de vastes cortèges d’élèves ont défilé.

À Ziniaré, Bamogo Georges, président de la Ligue locale, a expliqué que la démarche visait à soutenir l’éducation, contribuer à la stabilité nationale et affermir la souveraineté du Burkina Faso. Dans toutes les villes concernées, les participants ont exprimé leur gratitude envers le Chef de l’État pour les efforts engagés en faveur de l’école, rappelant que l’avenir du pays dépend de l’implication de la jeunesse scolaire.

Ce vaste mouvement illustre ainsi le soutien élèves Traoré dans un contexte où la jeunesse entend peser dans la dynamique nationale et défendre les fondements de l’éducation.